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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 17:14

Sur la mobilisation

L’invasion allemande de 1914 a surpris la Belgique au moment où elle se préparait à réorganiser son armée. Elle fut inondée en un clin d’œil.

Toute réforme de l’armée entraîne, pendant qu’elle s’effectue, un état de faiblesse pour le pays. C’est inévitable. Le péril est alors d’autant plus grand que la capacité combative de l’armée tombe presque à rien.

Il serait stupide de faire un secret du fait que nous nous trouvons actuellement dans une semblable période de faiblesse. Les groupes et les partis politiques qui, pendant des années, ont empêché nos armements, en portent toute la responsabilité. Et ceux aussi qui se mirent à plat ventre devant cette opposition.

En tout cas, il ne faut rien négliger aujourd’hui pour réduire au possible la durée des travaux d’armement. Et il est également ridicule de vouloir empêcher la chose en disant qu’on n’arrivera qu’à un « semblant de résultat ». Tant que deux cent mille bras sont sans emploi dans notre petit pays, faute de travail, il est sûrement plus raisonnable de provoquer un « semblant de résultat » que de cumuler la crise du chômage avec la crise de la défense nationale.

Trois phases, trois points de vue

  LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [10]

Au cas d’une guerre susceptible de nous toucher (par une marche à travers notre territoire), la petitesse de notre pays et de notre armée n’est pas sans avantages. Le but à atteindre par notre armée est d’utiliser cette petitesse aux fins d’effrayer par avance tout adversaire éventuel ou de le rencontrer, au plus tard, à la frontière du pays. C’est la mobilisation qui décide de la possibilité, pour l’armée, d’atteindre le but proposé.

Il faut considérer trois phases dans la mobilisation : préparation, ordre et exécution. Et chaque phase doit être, à son tour, considérée à trois points de vue : précision, rapidité, largeur de vues. Suivant l’autorité qui s’en occupe, ces trois points de vue se subordonnent l’un à l’autre de façon variable.

La préparation de la mobilisation est du ressort de l’état-major général. De l’exactitude bien connue avec laquelle il travaille, il ne faudra s’écarter en rien, même si d’autres domaines exigent une exactitude renforcée. S’il suffisait jusqu’ici de faire en sorte que les troupes de combat soient prêtes à marcher dans les quatre jours, et les services de l’arrière seulement une dizaine de jours plus tard, la grande mobilité d’un adversaire éventuel exige un nouveau progrès en la matière. Il est devenu absolument urgent de rendre les troupes de combat prêtes à partir en quelques heures, et les services de l’arrière prêts à fonctionner, au plus tard, dans le délai jusqu’ici imparti aux troupes.

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Published by G.Tell
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