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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:37

Pas de guerre sans prétexte

La constatation des difficultés militaires et politiques que soulève une attaque brusquée, « comme un éclair dans un ciel serein », à savoir qu’il ne serait guère possible, malgré toutes les mesures de précaution, de conserver le secret, nous permet – mieux qu’une thèse quelconque – de prévoir la façon dont éclaterait une guerre future. Pour commencer les hostilités, l’homme politique a besoin, sinon d’un motif, tout au moins d’un prétexte de guerre. Il lui faut, à lui et non au militaire, une tension. Il soupèsera si le prétexte suffit pour élever l’opinion publique au point d’ébullition. Si oui, le chef militaire fera alors pleuvoir les coups.

La guerre de l’Italie contre l’Ethiopie a été entreprise sans déclaration, mais non sans tension, non sans prétexte et non sans une préparation visible et qui a duré des mois. La guerre d’Espagne est une révolution, une guerre civile, et l’on ne saurait la comparer à des hostilités entre deux Etats différents. L’ « attaque » japonaise contre la Chine a eu une longue préhistoire et eût été, bien longtemps avant, prévue par tout peuple qui n’a pas la mentalité orientale.

LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [3]

Aussi peut-on répondre par l’affirmative à la question de savoir si l’on pourra connaître à quel jour, à quelle heure commencera le danger pour notre pays. Nous ne voulons pas admettre en effet qu’une expérience séculaire de la politique n’ait pas laissé de traces chez nos chefs militaires. Ils nous ont en effet prouvé le contraire en proposant la création de garde-frontières, dont la mise en alerte signifiera protection et non mobilisation, création dont la dépense sera justifiée du fait qu’elle rendra perceptible le moindre indice suspect de l’autre côté de la frontière. La création de cours de répétition avec des unités prêtes à l’action constitue une mesure de précaution du même genre. Ce sera aussi l’heure de réunir notre Parlement et de choisir la personnalité d’un général éventuel, sans que la chose soit prédéterminée sous forme de la nomination d’un « général de paix ».

Car, si les nécessités purement militaires n’impliquent pas catégoriquement la désignation d’un chef de l’armée en temps de paix, les conditions politiques qui existent dans notre pays s’y opposent certainement.

LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion

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Published by G.Tell
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