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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:10

Établissons des câbles téléphoniques

Les problèmes les plus difficiles de la guerre de montagne sont constitués par la liaison et le ravitaillement.

Au temps de la T.S.F., cela semble incroyable. Cependant, les gorges, si bien appropriées à la défense des routes, sont souvent inaccessibles aux ondes. Et on ne peut pas davantage recevoir les émissions d’un poste établi dans ces parages. Provisoirement, cet état de chose ne peut être modifié, mais il nous commande de prendre – justement parce qu’on ne peut rien y changer – des mesures convenables dès le temps de paix. Établir dès aujourd’hui, dans les régions de combats éventuels, un réseau de câbles téléphoniques résistant aux projectiles et aux avaries, ce serait, tout en diminuant le chômage, faire œuvre très utile du point de vue militaire. [Tien ! il pense encore aux chômeurs.]

Étant donné que la visibilité en montagne est gênée par le temps durant 250 jours par an, et qu’en outre le front ne peut se contenter d’une liaison par vue directe avec l’arrière, le signal optique ne remplace que très relativement le câble téléphonique. Une invasion ennemie, qui n’est pas annoncée à temps, peut avoir en montagne des suites souvent fâcheuses, puisqu’elle peut aboutir à l’encerclement des plus solides positions. Les troupes de secours ne pouvant arriver que lentement, la nouvelle doit pouvoir être transmise dès que l’événement a eu lieu. Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra être en quelque sorte assuré que les dispositions qui seront aussitôt prises par les chefs de l’armée viendront à temps pour éviter un plus grand malheur.

Bien entendu, la pose de ces câbles ne se justifie que s’ils peuvent nous être utiles en cas de danger. [La population locale n’a pas besoin de recevoir le T.S.F.] Le moyen de s’en rendre compte est simple. Chaque unité fait des exercices dans la région qu’elle aura vraisemblablement à défendre. La position à occuper et la mission à remplir sont indiquées par le commandement intéressé. La troupe doit s’y exercer. Un procès-verbal d’exercice fait partie des documents de mobilisation. Sur la base de ces exercices, on établit, dès le temps de paix, un réseau de liaisons avec l’unité, et en certains endroits même avec les principales zones de barrage.

Qui sait si la carte du monde ne serait pas différente de ce qu’elle est, si, le 9 septembre 1914, la liaison téléphonique avait été coupée entre La Ferté-Milon et Luxembourg ? Ce que l’histoire militaire française appelle le « miracle de la Marne » a tenu à ce fil, responsable de l’histoire mondiale. Que pourrait donc faire un fil de ce genre pour l’histoire suisse ?

    LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [11]

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Alors la Suisse est mal équipée en toutes choses à la lecture de ce livre. Un certain décalage entre la vision que l’on se fait de cette époque où l’on a beaucoup filmé, photographier et écrit sur un peu chaque sujet et la réalité qui nous a été cachée, ou non formulé, n’étant pas la préoccupation des journalistes à ce moment de l’histoire. Même l’équipement de base, uniforme, chaussures, ne sont pas encore la tenue de ceux qui libèreront l’Europe.

C’est à la fin des années 60, début 1970 que certains lieux de montagne, ont été « électrifié », alors pensez un peu à l’attente des gens pour obtenir la radio qui ne fonctionne qu’avec un câble de cuivre pour le transport de l’électricité. La lampe à pétrole, bougie, étaient dans certain village la seule énergie que pouvait rencontrer un soldat égaré.

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Published by G.Tell
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