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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 16:07

Défensive et offensive

Les compagnies de gardes-frontières se cramponnent au sol. Mais qui nous défend dans les airs ? Plus que jamais se pose le problème d’une aviation permanente. Les nécessités du moment exigent que nous soyons prêts à pouvoir toujours mettre en ligne trois cents avions permanents, réplique aérienne de nos gardes-frontières terrestres. Une aviation de ce genre rendrait d’immenses services pour la protection de notre mobilisation. En arrosant de ses bombes l’adversaire qui franchit nos frontières, en détruisant les ponts et les routes, elle arrête l’avance ennemie pendant des heures et peut-être des jours. Pendant ce temps, nos forces principales ont pu continuer et peut-être achever leur mobilisation. Nous pourrions ainsi faire échouer le plan ennemi d’une marche rapide à travers notre sol, - et c’est vraisemblablement dans ce but que nous serions attaqués, - avant qu’il ait pu en entreprendre vraiment la réalisation.

Là, notre Major est réaliste dans sa vision de ce qui est probable à une future guerre, à peu près.

Pour remplir la mission dont nous venons de parler, nos aviateurs permanents devraient posséder une connaissance parfaite du terrain à surveiller. En particulier, ils devraient connaître jusque dans leurs détails les passages du Jura et du Rhin, afin de pouvoir agir utilement dans ces régions. Il est bien évident que ce n’est pas avec un temps de service de six mois ou d’une année (comme c’est le cas pour les compagnies de gardes-frontières) qu’on pourra y arriver, mais qu’il faudra une période incomparablement plus longue d’instruction et d’exercices constants. Le peuple doit accepter courageusement le sacrifice financier nécessaire, fermement convaincu qu’il s’agit de nous assurer ainsi, dès la première heure des hostilités, une arme défensive importante, peut-être même la plus importante. Il serait vain de dépenser des centaines de millions pour notre armée si, en négligeant ce domaine essentiel, nous empêchions, ou simplement retardions, la mise en ligne de notre armée et de tous nos moyens de défense.

Aucun doute n’est permis : la meilleure défense aérienne est encore, aujourd’hui, celle qu’assurent les avions de combat. Partout où ceux-ci peuvent attaquer, ils remplissent généralement leur mission.

Commentaire

Ici, notre Major (Max Barthell) est plus clairvoyant sur l’usage des avions en temps de guerre, par leur nombre et l’efficacité demandée dans leur mission. Cependant, il sous-estime la capacité d’apprentissage d’un élève pilot, est la volonté quant à son désir de voler. Nous savons, que pendant la guerre 39-45, des pilots ont été formé en très peu de temps, quelques semaines et ils étaient au combat. Les Kamikaze japonais, apprenaient à décoller, mais pas à atterrir, ce qui était suffisant.

Toutefois, il ne serait pas sage de négliger les autres moyens de défense. Il s’agit naturellement en premier lieu de « descendre » l’ennemi volant. Mais ce n’est pas une solution décisive. Il est presque aussi avantageux de l’éloigner jusqu’à une altitude qui ne lui permette plus de viser. On emploie à cet effet des mitrailleuses, et surtout des canons contre avions. La rapidité du feu et l’efficacité du tir doivent garantir que les coups atteignent leur but et qu’ils promettent le complet succès. Une fabrique suisse construit des pièces de ce genre, qui sont demandées dans le monde entier, et l’on ne comprendrait pas que nous n’en n’ayons pas à notre service une quantité imposante.

Il est d’ailleurs tout à fait impossible que l’armée puisse fournir le matériel et les hommes nécessaires partout où cette défense doit être organisée. Il conviendrait bien plutôt de laisser aux communes, usines, centrales et entreprises importantes le soin de se procurer le matériel nécessaire. De façon toutefois que les pièces de rechange et les munitions puissent être fournies, en cas de guerre, dans le pays. Et que les calibres ne soient pas trop différents, en tout cas identiques à ceux qu’emploie l’armée. Les pièces peuvent être servies par d’anciens soldats ou par des réformés, mais le commandement doit avoir été instruit avec soin.

Commentaire

Quel drôle d’idée que de laisser aux privés une défense aérienne, avec des canons « à peu près semblables à ceux de l’armée ! »

LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [19]
LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [19]
LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [19]

…La défense contre avions comprend encore le service des postes d’écoute, déjà bien organisé chez nous, et qui peut détecter un aéroplane à deux cent kilomètres et le service des projecteurs mobiles, avec lesquels on peut aveugler l’adversaire ou le rendre accessible au tir.

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Published by G.Tell
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