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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:47

Étude des pièces médiévales

Boîte médicinale

La boîte médicinale du musée est un fac-similé de l’original, en ivoire, conservé au Musée d’histoire et d’ethnographie de Valère. La pièce, qu’il est possible de dater des années 400, a été transformée à une époque indéterminée en reliquaire, lorsqu’on grava une croix entre les têtes des deux divinités. Sur le couvercle coulissant sont représentés Esculape et Hygie, vêtus à l’antique, au-devant d’une arcature. Le dieu grec de la médecine, barbu, tient dans sa main gauche le caducée – un bâton autour duquel s’enroule un serpent – ainsi qu’un élément végétal dans la droite, certainement un artichaut. Sa fille, déesse de la santé, tient un récipient sur l’avant-bras gauche, et un long serpent dans la main libre, étanchant la soif du reptile sacré. Le couvercle avec les reliefs est percé d’un trou ; il protège la cavité où étaient déposés les différents remèdes. La coupe transversale de la boîte dessine la forme d’un demi-cercle. L’intérieur est divisé en onze compartiments, celui disposé au centre étant oblong.

Trésors d’église [2]

On a parfois comparé les miracles de Jésus à ceux des guérisseurs antiques, tel Esculape. Au IIIe siècle avant notre ère, à la suite d’une peste, Rome en avait adopté le culte.

Pièces de comparaisons :

- une boîte de pharmacie (Trésor de Coire), IVe-Ve siècle, trouvée dans un autel de la cathédrale en 1943

- une pièce avec un philosophe assis (Museo Civico de Bologne), début du Ve siècle

Pyxide de la résurrection (Musée d’histoire et d’ethnographie, Valère)

La pyxide du VIe siècle avec une scène de la résurrection du Christ représente le plus ancien objet chrétien conservé dans le contexte sédunois. Sur ce segment de défense d’éléphant est sculptée la scène du tombeau vide, selon le texte de saint Marc : Marie et Marie-Madeleine au tombeau, un ange au sépulcre, six soldats terrassés, ainsi que Pierre et Paul. Cet objet liturgique, tout comme les derniers ivoires antiques, est certainement une production de l’Orient méditerranéen. Si le style paraît hellénistique, la composition se rattache à la tradition palestino-syrienne. Ces pyxides du haut Moyen Age renfermaient des hosties et servaient d’ornement d’autel, soit posées dessus, soit suspendues par une chaînette. Sur l’exemple sédunois, on peut encore voir des traces de point d’attache pour les chaînes. Le col et le fermoir en bronze sont une adjonction tardive.

Trésors d’église [2]

Pièces de comparaisons :

- une pyxide du VIe siècle (MMA, New York)

- Un diptyque du VIe siècle (Museo Nazionale, Ravenne)

- une pyxide du VIe siècle (Musée de Cluny, Paris)

- une plaque du VIe siècle (Musée des Beaux-Arts, Moscou)

Bourse d’Adalric

La petite bourse-reliquaire en ivoire au décor simple et géométrique est connue sous le nom de bourse d’Adalric. Gravé sur une plaque de plomb, le nom Adalricus correspond certainement à celui du propriétaire de l’objet. Les plaques d’os sont de différentes couleurs, quelques-unes étant teintées en rouge brique. Ce coffret en os sur âme de bois reste mal daté : la chronologie relative s’insère entre les VIe et VIIIe siècles. L’analyse paléographique propose le VIIIe siècle.

Trésors d’église [2]

Pièces de comparaisons pour le décor constitué de stries et de cercles concentriques :

- Un petit coffret en os, XIe siècle (Trésor de Coire)

- le reliquaire d’Essen-Werden, vers 750 : l’un des plus anciens autels portatifs de l’Occident, il offre la particularité de mêler aux motifs géométriques les plus courants des représentations figuratives du plus haut intérêt. La torsade ou le disque concentrique percé d’un œil se rencontrent sur de nombreux documents d’origine byzantine

- le reliquaire d’Albepierre, VIe-VIIe siècle (Trésor d’Albepierre, Cantal)

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Published by G.Tell
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