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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 18:10

Un Juste grison : Anton Bühler

Lors de la conférence des directeurs cantonaux de police, le 17 août 1938, le juriste Anton Bühler, qui représentait les Grisons, avait ouvertement partagé le point de vue de Paul Grüninger. Secrétaire du département grison de justice et police, il avait précisé que 173 réfugiés d’Autriche avaient franchi la frontière cantonale, bon nombre d’entre eux ayant toutefois poursuivi leur route jusqu’en France. Comme Grüninger, il ne respecta pas les directives fédérales édictées lors de la fermeture des frontières le 19 août. Mais lui ne fut ni sanctionné, ni même inquiété. Bien plus, lors de la séance du 16 mai 1939 du Grand Conseil grison, un député salua la grande compréhension dont le Département de justice et police, en particulier son secrétaire général, avaient fait preuve à l’égard des réfugiés politiques.

La première intervention connue d’Anton Bühler en faveur des réfugiés juifs date du 30 septembre 1938. On l’avait appelé de Martina en Engadine où quatre jeunes Juifs de Vienne s’étaient présentés à la frontière. Pouvait-on les laisser entrer, malgré les directives fédérales ? Bühler accepta. L’autorisation fut ensuite étendue aux parents de ces jeunes. Plus de cent réfugiés, en majorité juifs, seraient arrivés aux Grisons grâce à Bühler.

Et non, non, non, les von Trapp ne se sont pas enfui d’Autriche pour se réfugier en Suisse, comme il est montré dans le film la Mélodie du bonheur. [La vérité]

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Published by G.Tell
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