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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:12

On m’a laissé un commentaire sur l’article de hier : « Et la Suisse en l'an 1783, elle avait combien de soldat? Pas facile de les compter.... », en effet, pas facile !

Cependant je vais vous parler un peu de ce qu’il en était des statistiques en Suisse.

L’article du 19 janvier dit : « Quelques feuilles anglaises ont fait… », il faut entendre quelques journaux ont utilisés les chiffres à leur disposition pour réaliser ces tableaux concernant les hommes en armes dans certains pays européens. Les Anglais avec le grand Isaac Newton, ont côtoyés les statistiques et se sont familiarisés avec les chiffres qui permettaient de mieux gérer les assurances, par exemple, déjà au XVIIIe siècle. Le reste de l’Europe a suivi selon le rythme de chacun à la fin du XVIIIe et début XIXe siècle.

La Suisse a manqué le coche au niveau statistique, alors que l’Europe en faisait un outil très utile, la Suisse est en retard absolu dans ses pratiques. Chaque Canton faisaient comme bon lui semblait afin d’obtenir des informations très approximatives tirés et surtout gérées pour eux-mêmes.

C’est le Conseiller fédéral Tessinois, Stefano Franscini (1796-1857), qui décida le Conseil fédéral de créer un bureau fédéral de la statistique et le premier recensement fédéral intervient en mars 1850, les résultats publiés en 1851.

Stefano Franscini (1796-1857)

Stefano Franscini (1796-1857)

Franscini était sensibilisé aux statistiques du fait que son canton avait un fort contingent de compatriotes qui étaient à l’étranger pour gagner leur vie. Le canton devait savoir qui et combien de tessinois pouvaient être taxés d’une façon ou d’une autre, et donc, le gouvernement tenait des statistiques régulièrement.

Quand la Suisse fut créée en 1848, elle n’avait pas de statistiques valables et après de nombreux débats pour déterminer la forme et la périodicité du recensement, qu’abouti enfin les premiers résultats nationaux.

En 1850, la population Helvète s’élevait à 2'391'478 âmes. (En 1870, c’était 2'669'147)

Si l’on considère que la moitié sont des mâles cela fait : 1'195'739, mais il y a là un mélange de mâles qui va du bébé au vieillard. Les hommes valides pour constituer une armée de miliciens devaient être constitué par des hommes, disons de 20 à 50 ans et alors combien cela représente-t-il de soldats possible ? Réponse : Beaucoup !

Je devrais exploiter les chiffres du premier recensement de 1850 pour trouver l’information ou exploiter les chiffres publiés pour extrapoler un nombre de militaire possible. Un travail laborieux.

An 1783 [Réponse au commentaire]

Comme il est dit dans la constitution, le citoyen-soldat est en charge de la défense du pays. Donc, femmes et hommes sont « mobilisables », j’exclue les bébés et les vieillards. Proportionnellement, la Suisse devait à l’époque être le pays le plus militarisé, pensez au Service à l’étranger qui a remplacé le mercenariat dès 1515, et qui voyait des dizaines de milliers de « Suisses » dans toutes les armées européennes, jusqu’à nos jours avec la Garde pontificale.

Pour ceux que cela intéresse, les recensements suisses, de 1850 à 1990 se trouvent numérisés et publiés sur le site de l’Administration fédérale. Complément d’information : Depuis 1990, dernier recensement Suisse, la Confédération utilise les chiffres collectés par les cantons auprès des contrôles des habitants.

Ai-je bien répondu ?

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Published by G.Tell - dans curiosités
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commentaires

JCBP 20/01/2016 18:53

Oui! Sans chiffre officiel jusque-là je penses que tu as habilement répondu, Bravo! C'est certain que la Suisse a eu jusque dans les années 80 un effectif important de soldats, plus de 700'000 hommes sous les drapeaux en 24 heures.(Des chiffres sous réserve de véracité).