Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 18:35

La Fête de 1927

[Commentaire : Déjà, avec les précédentes Fêtes, les livres de chants, autant ceux des écoles, que ceux des amateurs de chant, ont trouvés de très beaux chants qui enrichissaient la chanson populaire. La Fête de 1927, allait elle aussi, amener sa contribution dans ce domaine, très apprécié qu’est le chant.]

Depuis la Fête de 1905 il fallut attendre vingt-deux ans avant de voir le public accourir à Vevey pour assister à une nouvelle Fête des Vignerons. La Grande-Guerre bouleversa l’Europe de 1914 à 1918, et il en résulta des perturbations économiques dont les répercussions se firent sentir longtemps encore. Toutefois, dès 1924, une lueur d’espérance apparut à l’horizon.

.

Dans la séance du Conseil de la Confrérie du 3 juillet 1924, M. l’abbé exposa que l’on se préoccupait, dans le public, de la célébration prochaine d’une Fête des Vignerons. Le Bureau fut chargé d’élaborer un avant-projet de programme d’étude. Le 7 novembre 1924, les Conseils examinèrent l’avant-projet et nommèrent huit commissions ayant pour but d’élaborer un budget général.

Le 9 avril 1925, le projet du budget fut soumis aux Conseils. Ceux-ci décidèrent de présenter la résolution suivante à l’assemblée générale fixée sur le 11 mai 1925 :

.

L’assemblée générale de la Confrérie des Vignerons, désireuse de célébrer la Fête des Vignerons dès que les circonstances le permettront et dès qu’un capital de garantie suffisant sera assuré, étant entendu que cette solennité devra être digne de celles qui l’ont précédée, autorise les Conseils à faire composer dès maintenant la musique et les paroles, en lui accordant à cet effet les crédits nécessaires.

.

L’assemblée du 11 mai 1925 adopta ladite résolution avec enthousiasme.

Le Ier juillet 1925, les Conseils désignent M. Gustave Doret pour la composition de la musique, et le Ier août M. Pierre Girard pour le texte du scénario.

.

Un avant-projet du programme général fut présenté par MM. Doret et Girard, le 13 février 1926, et les Conseils décidèrent de proposer, à l’assemblée générale, la date de 1927 pour la célébration de la future Fête.

.

La ratification de la date fut admise par l’assemblée générale du 27 mars 1926.

.

C’est le 6 avril 1926 que les Conseils adoptèrent le règlement élaboré pour la Commission centrale, et désignèrent les membres des divers comités et les chefs de troupe.

.

Le budget fut adopté dans la séance des Conseils du 19 mai 1926.

[Nous voyons ce professionnaliser l’organisation, avec un sérieux et une prudence toute de rigueur.]

La publication de la Fête de 1927 fut fixée sur le dimanche 29 mai, et cette traditionnelle cérémonie attira une foule considérable dans notre bonne ville.

.

La même question se pose chaque fois que s’entreprend une Fête des Vignerons :

Trouverait-on facilement, ailleurs qu’à Vevey, une population de 18000 à 20000 habitants – y compris les obligeants collaborateurs de La Tour-de-Peilz et de toutes les communes environnantes – consentant à fournir un effort aussi considérable que celui qui est exigé pour apprendre les chants, les danses, etc., durant des mois ? Et n’oublions pas que tous les figurants ont fait cela bénévolement, de façon toute désintéressée.

.

C’est méritoire, mais c’est aussi – répétons-le – ce qui différencie la Fête des Vignerons de toutes les autres fêtes.

Cette manifestation, créée pour glorifier le travail de la terre, s’est maintenue et se maintiendra en dépit de tout ce que le progrès apporte et transforme dans nos mœurs, nos coutumes et nos habitudes.

.

M. Emile Gaudard est le premier abbé qui ait eu l’honneur de présider aux destinées de deux Fêtes. Il dirigea les opérations de celle de 1927 avec autant d’aisance qu’en 1905, et pourtant c’était à vingt-deux ans de distance…

Le compositeur, M. Gustave Doret – bourgeois de Vevey et membre d’honneur de la Confrérie – n’est un inconnu pour personne chez nous. En 1889, il fit partie du Comité d’organisation, et s’occupa déjà de la musique. On lui doit la partition de la Fête de 1905 et il eut le courage, l’audace pourrait-on dire, d’accepter la lourde tâche d’entreprendre une nouvelle partition. Cette tâche, il l’a remplie avec autant de talent que de conscience. L’œuvre nouvelle fait honneur à notre compositeur-compatriote ; la preuve qu’elle est plaisante, charpentée en main de maître, c’est que les 600 chanteurs et chanteuses ont, dès les premières répétitions, éprouvé un grand plaisir à l’apprendre et à la chanter. Une autre preuve, meilleure encore, c’est l’approbation enthousiaste du public aux représentations.

C’est le peintre Ernest Biéler qui a préparé les maquettes des costumes. Si l’on s’en tient toujours au style grec pour les accompagnants et les accompagnantes des déesses et de Bacchus, le peintre doit choisir une époque pour les costumes de ceux qui forment la grande troupe des figurants répartis dans les quatre saisons. Pour ceux-là, c’est au XVIIIe siècle que M. Biéler a demandé ses modèles, et il a bien fait car, en ce temps-là, les coiffes coquettes, les étoffes chatoyantes étaient de mode. Ses dessins servirent à confectionner deux séries de cartes postales, l’une de 24 sujets et l’autre de 25.

Le même artiste a peint les maquettes d’un album (dépliant), qui reproduisait les différents corps avec leur délicieux coloris.

M. Pierre Girard, un jeune auteur genevois dont on apprécie le talent, a été chargé de composer le poème. Il a su façonner son œuvre avec la simplicité qui convient tout en lui donnant une tournure nouvelle.

La suite demain.

Partager cet article

Repost 0

commentaires