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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:28

1789, pendant ce temps en Europe ça bouge et la marche en avant de la Démocratie ne pourra s’arrêter. La Suisse sous influence, devra parois subir le pouvoir étranger, sans capacité à le repousser, d’autrefois ébloui par les lumières du miroir aux alouettes, être aveugle au destin. Le canton de Vaud sous la domination Bernoise, essayera sa révolution, ruera dans les brancards, sans vraiment être dans un total succès. C’est plus l’environnement global du canton dans la Suisse et la Suisse dans l’Europe, qui firent avancer les choses, jusqu’au Congrès de Vienne.

La Fête de 1791

Pour la première fois, à la Fête du 16 août 1791, la déesse Cérès fut représentée par une jeune fille, portée sur un gracieux palanquin.

[La Révolution Française aurai-t-elle influencé ce changement, puisque la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, n’est publiée qu’en septembre de la même année ?]

Une généreuse citadines, Mme Grenier-De Lom, fit cadeau de la robe de la déesse.

A remarquer que les attributs, même certains costumes, appartenant à l’Abbaye, étaient déposés chez un des membres du Conseil. Inventaire était dressé, et le dépositaire devait trouver deux cautions responsables.

Une heureuse innovation fut introduite, cette même année 1791, par

La création d’une caisse destinée à constituer un « Fonds » où seraient puisées les primes décernées aux vignerons les plus méritants.

Des dons, parfois importants, l’alimentèrent.

C’est dans une réunion des Conseils du 16 juillet 1791 que la bravade fut fixée sur le 16 août. Le procès-verbal ajoute :

Il a été décidé qu’on publiera la parade le 2 août avec des joueurs d’instruments.

Pour donner une idée de l’envergure prise par l’avant-dernière fête du XVIIIe siècle, reproduisons ces quelques observations faites par un spectateur, présent le 16 août 1791 :

Le spectacle était vraiment curieux et à la fois magnifique. Rien de plus vif et de plus plaisant que les danses, entre autres des bacchantes et des faunes. Les premières étaient, comme les autres, des hommes, mais si bien habillés en femmes que chacun y a été trompé. La prêtresse de Bacchus, savoir M. Tardan fils, a fait récitation, chant et il danse merveilleusement bien. Chaque troupe de vignerons et vigneronnes, de jardiniers et jardinières, d’effeuilleuses, etc., etc., a rempli son rôle au parfait. Nous nous sommes délectés les yeux et les oreilles. Il y a eu, à commencer de la Placette, devant la Maison de Ville, jusqu’à quinze représentations qui ont duré de sept heures du matin à quatre heures de l’après-midi sans interruption. Et quand les acteurs, au nombre de plus de deux cents, se sont mis, Derrière-l’Aile, à une table d’autant de couverts, le repas était délicieux à voir. C’est du jardin du Lieutenant Baillival, M. Couvreu, que nous avons regardé.

Les visiteurs étrangers ont été en admiration.

[A chaque fois que je lis dans un texte ancien, avant le milieu du XXe siècle, le mot « étranger » semble très souvent désigner tous ceux qui ne sont du coin ; c’est-à-dire dans ce cas et les autres fois, « Les visiteurs étrangers ont été en admiration », désignent possiblement des Genevois ou des Fribourgeois et autant de Français ou Savoyards par exemple.]

1791, les Conseillers

1791, les Conseillers

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