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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 15:39

Je change de source et passe à un livre qui retrace l’évolution des armes à travers les âges.

De l’importance du modèle Suisse pour Louis XI

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Le Livre Des Armes

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Chapitre : L’âge de la poudre, p. 99 et 100

Lorsque les hostilités reprirent, en 1449, l’armée de Charles VII ne connut que des victoires. Semblable à la légion romaine après Cannes, elle avait tiré parti de son effroyable défaite d’Azincourt en 1415. A Castillon, le 17 juillet 1453, Talbot s’élance à cheval à la tête de ses Anglais vers les palissades qui protègent les Français. Le vieux chef est reçu par une décharge d’artillerie tirée à bout portant. Il trouvera tout à la fois la défaite et la mort.

En quelques semaines, Bordeaux, Bayonne et La Rochelle tomberont au pouvoir du roi. Les Anglais ne conserveront que Calais. La guerre de Cent Ans prenait fin. Le canon français avait eu raison de l’archer anglais.

L’esprit militaire en Suisse [4]

Cependant, l’infanterie allait trouver une parade : les piquiers suisses. Courant sus à l’ennemi et droit à ses canons, ils s’en emparent et les tournent contre lui. « Vrai gens de guerre, au dire de Blaise de Montluc, et servant comme de rempart à une armée ; mais il faut que l’argent ne manque pas et les vivres aussi ; ils ne se paient pas de paroles. » Louis XII, fatigué de payer s’apercevra que « si on n’a pas les Suisses avec soi, on les a contre soi »… Les Suisses sont formés en gros carrés pleins d’un millier d’hommes, les batailles ou bataillons. Plusieurs rangs de piquiers en constituent la face extérieure, parmi lesquels sont disposés des hallebardiers et des couleuvriniers en proportion variable. Le courage et la discipline de ces troupes garantissent une cohésion inébranlable. Elles se portent à l’attaque au pas de course et dans un silence plus impressionnant que les cris. Contre la cavalerie, elles opposent une forêt de piques longues de 18 pieds appuyées sur le sol. L’assaut irrésistible des Suisses ne sera brisé que plus tard, lorsque la rapidité et l’efficacité du feu décimeront leurs rangs compacts.

L’esprit militaire en Suisse [4]

Louis XI prendra des contingents suisses à son service, et confiera à Guillaume de Diesbach le soin d’organiser et d’instruire sa propre infanterie en 1480. vingt mille hommes seront ainsi réunis à Pont-de-L’arche, en Normandie. Après deux ans, les bataillons français sont répartis dans des garnisons d’Artois et de Picardie. Ils sont appelés Bandes de Picardie, et reçoivent le drapeau rouge frappé d’une croix blanche. Ils formèrent la première infanterie française régulière et permanente.

Les Suisses ne sont pas pour autant invincibles. François Ier en fait la démonstration à Marignan.

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