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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 17:47

Nous voilà à la fin de ces 50 affiches qui ont été placardées sur les murs de la ville de Genève et qui au court des siècles a rythmé la vie de la cité et renseigné la population des intentions ou des restrictions de l’autorité. Il y en a eu bien d’autres qui s’affichèrent sur les murs de la ville, mais cette sélection a démontré la diversité des préoccupations que pouvait avoir les autorités à certains moments de son histoire.

Reste donc à parler d’une célèbre affaire d’affiche qui concerne la France et un peu la Suisse.

Georges Detersannes, rappel que les affiches collectées et précieusement gardées dans les musées, n’est que le sommet de l’iceberg et que parfois des historiens palabrent sur le contenu d’une affiche disparue, sans que ceux-ci en disent la vérité. Detersannes nous apprend ainsi l’étonnante trouvaille sur une affiche qui concerne la grande Histoire de France.

« Parfois cependant le hasard ménage d’heureuses surprises et le document que l’on croyait perdu à tout jamais réapparaît, bouleversant bien des positions acquises.

J’en donnerai pour exemple l’affaire des « Placards » - contre la messe – lesquels furent affichés par des extrémistes protestants, jusqu’à la porte même des appartements de François Ier à Paris dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534. Il eût pu n’y avoir là qu’un incident banal. Mais dont les prolongements revêtirent une importance exceptionnelle.

Ses conséquences tragiques, politiques et religieuses, apparaissent comme corolaires d’une flambée de persécutions dont cette affaire fut le prétexte et l’occasion. Elle porta un terrible coup à la Réforme française et détermina Calvin, dans la première semaine de 1535, à l’exil. Il se réfugia à Bâle. Ces « Placards » dont tous les originaux disparurent aussi soudainement qu’ils étaient apparus, ne nous furent connus pendant quatre siècles que par un texte apocryphe, publié en 1564, texte qui n’éveilla pas le moindre soupçon et fut repris jusqu’à nos jours par tous les historiens, faisant couler des flots d’encre.

L’heureuse surprise se produisit en 1943 à la bibliothèque de Berne où un exemplaire authentique de cette affiche fut découvert, révélant que la version considérée exacte depuis des siècles avait été remaniée et interpolée.

Sa rédaction s’éloignait fort de celle de l’original. »

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

En collaboration, Musée de l’Affiche et du Tract. 1971

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