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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 17:16

Succès du cinéma suisse

Évoquer la Suisse du début des années septante c’est aussi parler de sa culture et plus particulièrement de son cinéma. C’est l’époque où les Français découvrent les films de Claude Goretta, d’Alain Tanner et de Michel Soutter, pour ne citer qu’eux. Grâce à la Télévision suisse romande et au « Groupe des Cinq » - ce n’est en effet qu’à partir de 1970 que la Confédération accordera une aide financière à des films de fiction -, de jeunes réalisateurs tournent des films à petit budget. Charles mort ou vif, d’Alain Tanner, exprime un ton nouveau et révèle une image différente de la Suisse. Une Suisse qui s’interroge sur elle-même, sur ses valeurs, sur son attitude face au monde et à une société en profonde mutation, comme l’avait déjà montré Henry Brandt dans le film qu’il avait réalisé en 1964 pour l’Exposition nationale.

De son côté, la télévision s’intéresse de plus en plus aux questions nationales. Cela est particulièrement vrai en Suisse romande. Nombreux sont les reportages consacrés à la Suisse, à ses problèmes, à ses ombres. Une nouvelle génération de journalistes apparaît. Moins respectueuse des tabous et des institutions, plus critique à l’égard des autorités, elle pratique un journalisme d’investigation qui agace les milieux conservateurs, suscite des crispations et crée des tensions. Mais l’appui des téléspectateurs et les taux d’écoute élevés des magazines d’information montrent que cette forme de journalisme correspond aux vœux des citoyens, à une évolution des mentalités et, surtout, au rôle que doit jouer la presse dans une démocratie.

[Aujourd’hui, le temps a passé et effacé, gommé cet élan qu’avait montré la vigueur journalistique de Suisse romande. Même si le magazine d’information « Temps présent » existe toujours, celui-ci n’a plus rien à voir avec celui des années septante. Tout a été nivelé, plus rien d’aussi aiguisé que les débats de « Table ouverte » le dimanche matin. Aujourd’hui on en a exclu le citoyen et les débats d’Infrarouge sont loin d’être le reflet démocratique qu’il devrait.]

(Les archives pour Table ouverte sont celles d’une époque assez ressente et non celles en noir et blanc d’avant la télévision couleur. Dommage.)

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