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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 15:49

Jean-Baptiste Bremond, ce nom déjà cité dans un article du blog, comme étant l’un des instigateurs de l’émigration de nombreux Suisses qui créèrent la colonie brésilienne de Nova Friburgo (1819). Dans cette affaire, il est connu pour avoir outrepassé le cota des migrants, pour s’enrichir. Le malheur voulu que trop de morts au cours du voyage a pénalisé l’enthousiasme de l’idée généreuse et pourtant politique du roi Jean VI du Brésil.

Pour éclairage, je reprends un passage d’un récit intitulé : « Jean-Baptiste Bremond et l’affaire Naundorff », par Gaston Bourgoin, Fribourg Imprimerie Fragnière Frères 1947.

« Qu’on nous permette de rappeler brièvement le rôle joué par Bremond lors de l’émigration des Suisses au Brésil, en 1819. Avec Nicolas-Sébastien Gachet, de Gruyère, à qui revient l’honneur de l’initiative de ce projet accepté par le gouvernement de plusieurs cantons, il se consacra tout entier à cette œuvre de colonisation. Le roi Jean VI du Portugal et du Brésil lui avait conféré le titre de consul général du Portugal, des Algarves et du Brésil en Suisse. Le nouveau consul, qui ne recevra jamais l’exequatur, a charge de contrôler le choix des émigrants et de délivrer les passeports. Après de multiples tergiversations, deux mille deux cents personnes quittent leur pays pour l’Amérique du Sud, en juillet 1819. Chacun sait le lourd tribut que les colons durent payer à la mort tout au long de ce triste voyage, puisque plus de six cents d’entre eux, dont 284 Fribourgeois, périrent en cours de route.

On a reproché à Bremond et à Gachet d’avoir eu certaines vues trop intéressées sur ce voyage, d’avoir accepté comme colons beaucoup plus de monde que ne le prévoyait la convention passée avec Jean VI, qui attendait cent familles, soit huit cents individus, et cela parce que le transport des émigrés leur était payé par tête au départ. On a reproché à Bremond en particulier, d’avoir, aux dépens de la place réservée aux voyageurs, surchargé des chalands « d’une quantité de marchandise sortant de sa fabrique de verrerie de Semsales, sous la fausse qualification de bagages des colons… ». N’a-t-on pas déchargé à Bâle, le 12 juillet, alors qu’une émeute grondait contre lui, « environ cent trente colis, dont une caisse de verrerie totalement brisée, deux crics et un instrument d’agriculture… » ?

La Commission de l’émigration de la ville et République de Berne juge ainsi la conduite de Bremond dans cette affaire : « Avec une franchise apparente, son intérêt particulier est le grand mobile de ses actions et de ses belles phrases… » Aux dires de cette Commission, le délégué bernois lui ayant reproché de s’être « réservé une partie des bénéfices des transports », le Consul « allégua qu’il n’avait fait cette réserve qu’en faveur des colons qui auraient besoin de secours ». De fait, « ces colons n’ont obtenu, à Bâle, que des secours équivalant à des aumônes et alors c’était toujours de sa bourse qu’il les donnait, doutant s’ils lui seraient remboursé ».

Nicolas Gachet, sur qui les responsabilités pèsent aussi lourdement, dépeint ainsi le caractère de Bremond : « Ce qui me dépasse en lui, c’est le sang-froid avec lequel il s’est entendu journellement maltraité, répondant à tous les titres dont on le gratifiait, en appelant les uns « mon ami », tendant la main aux autres et embrassant tout le monde à tort et à travers ».

Le Consul du Portugal eut fort à faire à se défendre contre les griefs dont on l’accusait. Il fut actionné par le sieur Frey, l’entrepreneur des transports de Soleure à la mer. Le procès traîna jusqu’en décembre 1826, et les recourant furent condamnés à payer leur liste de frais. Entre temps, Bremond avait obtenu une satisfaction. En 1824, Sa Majesté Très Fidèle avait daigné « l’honorer de l’Ordre du Christ en récompense de ses services ».

Il est vrai que Bremond lui-même s’estimait être la victime de flagrantes injustices de la part de tous les ennemis et calomniateurs de « l’œuvre sublime » de la colonisation du Brésil. Il pourrait facilement se venger de ses ennemis personnels, au nombre desquels se trouvait M. Endryon de la Corbière, d’Estavayer, l’organisateur du transport d’Estavayer à Soleure. Mais, écrivait-il à Mgr Yenny, le 10 décembre 1820 : « Le jour où j’ai le bonheur de déposer entre les mains de Votre Grandeur l’acte religieux de ma reconnaissance envers Dieu doit être aussi celui de l’oubli et du pardon de toutes les injustices que j’ai éprouvées, moyennant que de son côté, M. de la Corbière sache reconnaître ses torts… ». L’acte religieux de sa reconnaissance était une fondation de messes en l’honneur de Notre-Dame de Bon-Secours, résultant d’un vœu fait à Bâle le 12 juillet 1819. »

[Aujourd’hui on dirait que Bremond est une « Grande gueule », beau parleur endormant ses interlocuteurs, et si au passage il peut augmenter quelque peu sa fortune, il ne se gênait pas.]

Que nous dit le Dictionnaire historique de la Suisse ?

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Brémond, Jean Baptiste Jérôme

naissance 8.2.1760 à Brignoles (Provence), décès 10.11.1839 à La Tour-de-Peilz, cath., Français, de Progens (1829). Fils de Jean-François, marchand de drap, et d'Elisabeth Saurin. ∞ 1804 Salomé Lugeon, fille de Jacques-Salomon. B., négociant en peaux, monte à Paris peu avant 1789 pour défendre les intérêts de sa corporation provençale. Happé par la Révolution, il publie plusieurs brochures sur les finances publiques, se compromet avec les milieux proches de la cour et émigre en 1792. Etabli à La Neuveville en 1795, il y fait le commerce de diamants, puis achète les mines et la verrerie de Semsales, où il s'installe en 1796. L'entreprise, fondée en 1776 et peu prospère jusque-là, connaît dès lors un essor réjouissant pour devenir, sous la République helvétique, la principale verrerie de Suisse, grâce notamment à l'appui du Directoire helvétique et de l'administration centrale des mines (1800-1803). Consul du Portugal en Suisse, il s'intéresse en 1817 à la fondation de Nova Friburgo (Brésil), où il espère implanter une verrerie et une vacherie; en effet, B. est aussi un agronome distingué, propriétaire d'un vaste domaine attenant à son entreprise. Dans les années 1830, il soutient financièrement le faux dauphin Naundorff.

[Il est suggéré lors de sa mission à Paris qu’il devait se confronter au roi Louis XVI pour défendre les intérêts de sa corporation. L’a-t-il rencontré ? Impossible de le savoir et pourtant Bremond va jusqu’à dire qu’il était devenu le secrétaire particulier du roi. Fervent catholique il est aussi un royaliste reconnu, ce qui est dans ce temps de Révolution, plutôt mal vu. Lorsqu’il est réfugié en Suisse, sa grande gueule l’a certainement servi et son succès à la verrerie de Samsales était bien vu des petits Suisses.]

[Il n’a pas cru à la mort du Dauphin et toutes les histoires colportées à ce sujet le persuadaient de détenir la vérité, sa vérité. C’est pourquoi on le retrouve dans l’affaire Naundorff.]

Qui est Naundorff ?

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Je ne vais pas vous le dire, mais Wikipédia oui.

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Ce que ne dit pas Wikipédia, ou si peu…

[Il se rend en Suisse puis à Paris, où il arrive le 26 mai 1833 « sans souliers, sans chemise et sans bas ». Il y regroupe bientôt des partisans légitimistes qui forment autour de lui un semblant de cour]

Son séjour en Suisse il le doit à Bremond.

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[Vu que le personnage Bremond, depuis sa montée à Paris et qu’il prétend avoir été le secrétaire intime de Louis XVI, qu’il élève les martyres à la sainteté, qu’il affirme et réaffirme toujours le même discours, on finit par savoir qui il est. Le prétendu dauphin, cherchant partout du soutient ne pouvait ignorer le personnage Bremond. ]

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[C’est donc dans un premier temps une reconnaissance que cherchera Naundorff, puis le soutient surtout matériel pour lui et sa famille nombreuse.]

« Lorsqu’il quitta Crossen pour gagner la France, le duc de Normandie y avait laissé sa famille qui souffrit bientôt du plus grand dénuement. En septembre 1833, il put enfin soutenir les siens plus efficacement, grâce aux secours que lui octroyaient ses amis. Dresde, capitale de la Saxe, avait été ensuite le lieu de résidence des Naundorff. Mais, à plus d’une reprise, ils avaient été sur le point d’être expulsés. Cependant, une dernière fois, on avait prolongé leur séjour jusqu’en mars 1838. Que fit Jean-Baptiste Bremond quand il fut au courant de la nouvelle infortune, qui frappait la famille de son prince bien-aimé ? A celui-ci, il avait donné sa confiance la plus entière, il ouvrit son cœur et sa bourse pour soulager la misère de la femme et des enfants. Il fit plus encore. Sans attendre que le permis de séjour en Saxe fut périmé, il les invita à venir en Suisse et leur offrit la plus large hospitalité, non pas à la Verrière, dans sa maison, mais dans une demeure plus digne de leur rang. La Verrerie, c’est déjà un peu la montagne, et la fabrique n’est qu’à deux pas, car, en 1837, la Châtelaine n’est pas encore construite. Enfin, la famille du prétendant compte en plus de la mère et des six enfants vivant, un aumônier, le bon curé Appert, qui a quitté sa paroisse de Saint-Arnoult au diocèse de Versailles pour suivre le duc de Normandie dans sa destinée ; le gouverneur des fils, l’abbé Jean-Baptiste Laprade, qui, à Paris, avait été aumônier des Dames de la Foi ; Mme Forêt, amie de la famille et gouvernante des filles aînées et Mlle Eglantine Pégot, gouvernante des cadettes. Pour recevoir tout ce monde, le bâtiment de la Verrerie eut été par trop exigu. M. Bremond loua le château de Grand-Clos, au-dessus de Villeneuve, à l’intention de ses protégés. (Le château est sur la commune de Rennaz)

Le 31 octobre 1837, la famille Naundorff, qui, depuis un certain temps, se faisait appeler la famille de Bourbon, quitte sa résidence de Dresde et, passant par Schaffhouse, atteint Berne, où elle se repose un jour chez le colonel de Lentullus. Reprenant la route en compagnie d’Antoine Bremond venu à sa rencontre, elle traverse Fribourg, puis, après une station à la Verrerie, arrive enfin à Grand-Clos, vers la mi-novembre. Dans un site agréable et bien meilleur que la Haute-Veveyse pour raffermir la santé de ses membres, elle pense vivre en paix à l’abri des persécutions.

Le généreux Bremond, qui, en hiver, réside à la Tour-de-Peilz, ne ménage pas ses visites. Quelquefois, il a le plaisir de dîner avec la princesse et ses six anges, qu’il aime plus que s’ils étaient tous ses propres enfants. Il prend sur lui tous les frais du ménage et veille à ce que les provisions soient suffisantes. « A cet effet, raconte Amélie à son père, il nous a déjà envoyé une vache qu’il a baptisée Rambouillet, deux chèvres, qui s’appellent Thibet et Kaschmir, et puis deux moutons qu’il a appelés Ségovie et Castille. » un âne nommé Nicone complète ce troupeau.

Jean-Baptiste Bremond et l’affaire Naundorff
Jean-Baptiste Bremond et l’affaire Naundorff
Jean-Baptiste Bremond et l’affaire Naundorff

Antoine Bremond s’ingénie lui aussi à faire plaisir aux protégés de son père. C’est ainsi qu’il prête à la jeune fille « un piano à buffet et seulement à deux cordes » qui rend un son faible mais très doux. (Dans un piano d’aujourd’hui, il y a des notes formées par une corde, deux cordes et trois cordes.)

Tout en pourvoyant aux besoins des habitants de Grand-Clos, J.-B. Bremond ne se désintéresse pas pour autant de son royal ami. Cinq mois après son expulsion, que ses partisans jugeaient arbitraire et illégale, le prince avait été inculpé d’escroquerie. Au cours de la procédure, « improvisée par le gouvernement », Madame de Génerès, personne toute dévouée à Naundorff, avait répondu au juge d’instruction, qu’elle pensait pouvoir l’assurer de la bonne volonté de Bremond à déposer les motifs de sa conviction. Le 12 août, le juge Tangiacomi envoyait au tribunal de Vevey une commission rogatoire. C’est ainsi que M. Bremond, en date des 1ers et 4 novembre 1837, eut l’occasion de déposer, sur la foi du serment, qu’il avait reconnu le prince « en particulier en ce qu’il connaissait la cachette faite par son père, dans le palais des Tuileries ». C’est là, le point principal de la déposition du vieillard faite « en commission d’information ». Quant à quelques faits mentionnés par le témoin, nous avons déjà montré qu’ils ne s’étaient pas passés, comme il les présentait. Le résultat de cette enquête fut concluant, puisque dès ce moment, cessa la procédure en escroquerie. »

[Le fait que Naundorff connaisse la « cachette du trésor secret de Louis XVI », confirme aux yeux de Bremond que celui-ci est bien le Dauphin. Le fameux trésor n’a probablement jamais existé, comme Bremond prétend avoir été le secrétaire particulier du roi, il se devait de « connaître » lui aussi l’emplacement du trésor. Les deux personnages pouvaient dire n’importe quel emplacement, le résultat confirmait à chacun d’eux la « vérité ». Les deux mensonges de l’un et de l’autre, devenaient vérité.]

[Naundorff, comme vous l’aurez lu sur Wikipédia, parti à Paris puis à Londres, comme toujours, une fois reconstitué sa cour, il fait venir sa famille.]

Le 17 juin 1838, le Prétendant ordonne à ses deux aînés d’abord, Amélie et Edouard, de le rejoindre à Londres, car ses moyens « sans le secours de Messieurs Bremond, fils et père, ne sont pas du tout suffisants pour la subsistance de (toute) sa famille en Angleterre ».

Des obstacles dus, paraît-il, à « la désobéissance » de l’abbé Laprade empêchèrent la réalisation de ce projet. Le 21 août, le Prince, impatient de revoir les siens, lui envoyait un avis sévère par l’entremise du curé Appert. L’abbé Laprade, à ce moment, semble bien avoir déjà quitté la Suisse en compagnie d’Edouard et d’Amélie. Une lettre de Londres, datée du 30 août, annonçait aux habitants de Grand-Clos l’arrivée très heureuse des trois voyageurs. Ce n’est qu’à la fin octobre que toute la famille du prétendant put enfin rejoindre son chef en Angleterre.

Il est difficile de dire dans quels sentiments M. Bremond laissa partir « la duchesse de Normandie et ses six anges ». Il leur avait consacré beaucoup de temps, il avait dépensé pour eux une partie de sa fortune, soit, aux dire de son fils Antoine, environ 60 000 francs. Mon père « se serait dépouillé de tout, ajoute ce dernier, il aurait laissé sa famille dans le besoin pour soutenir la cause du Dauphin ».

Or, une grave dissension s’accentuait de jour en jour entre M. Bremond et le prince. Louis XVII en effet prétendait avoir des visions. Un ange lui parlait, à lui, comme à Martin de Gallardon, le paysan visionnaire, qui, le 28 septembre 1833, à Paris, avait sans aucune hésitation identifié Naundorff avec l’Orphelin du Temple. L’esprit céleste qui apparaissait au duc de Normandie lui révéla une « croix de grâce » qu’il devait remettre au Pape. Le souverain pontife, ayant fait la sourde oreille, on le comprend, Charles-Louis, au nom de l’ange qui l’inspire, fonde, en octobre 1838, « l’Eglise catholique-évangélique », se sépare du Siège de Rome définitivement condamné par Dieu. Pour faire connaître sa nouvelle religion, Naundorff, toujours sous la dictée de l’ange, écrit un livre intitulé : La Doctrine céleste de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Jean-Baptiste Bremond et l’affaire Naundorff

Quand M. Bremond, fervent catholique, vit son ami prendre le chemin du schisme, il se fit sans doute un devoir de le retenir. Le 17 juin, le duc de Normandie mandait à sa fille Amélie : « J’aurais beaucoup à te répondre au sujet des idées de notre loyal de Brémont. Je lui dirais moi-même quel malheur menace la Suisse ; mais on pourrait croire que c’est un moyen de persuasion ». Malgré les objurgations de ses amis, le Prince publia La Doctrine céleste et consomma sa séparation d’avec Rome. Alors, « le loyale de Brémont » se révolta : il ne pouvait supporter cette attaque contre sa foi. Il cessa ses largesses et toute démarche personnelle. On pourrait croire que cette aventure finissant dans l’hérésie aurait dessillé les yeux de l’honorable vieillard. Il n’en fut rien. Son fils Antoine devait écrire plus tard : « Il n’en demeura pas moins le défenseur de ce qu’il croyait une vérité : Naundorff, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Jamais, au grand jamais, il ne reconnut d’autre prétendant ».

Conclusion

Malgré tout, Naundorff et ses descendants qui se parent du nom patronymique de Bourbon conservent leurs partisans. Ceux-ci continuent et continueront à se réclamer du témoignage des anciens serviteurs de Louis XVI, de Jean-Baptiste Bremond en particulier. On a vu comment celui-ci a reconnu le prétendu prétendant. On sait l’état d’esprit, mystiquement entretenu par de vagues prophéties, dans lequel il se trouvait durant les dernières années de sa vie, en attendant le fils de son roi, qui bientôt allait paraître avec éclat. On se rappelle que M. Bremond a basé sa reconnaissance sur la ressemblance du visage de Naundorff avec ceux de Louis XVI et de Marie-Antoinette et sur les détails du fameux secret des Tuileries, secret connu de tout le monde.

Que conclure ?

D’abord, la parfaite bonne foi de Bremond dans cette affaire ne fait absolument aucun doute. Mais, n’a-t-il pas admis avec beaucoup trop de naïveté tout ce que son visiteur de la Fête-Dieu 1836 lui racontait ? Il a cru sans examen et sans preuves formelles toutes les assertions de l’aventurier. Sa persuasion de retrouver l’Orphelin du Temple, les souvenirs de sa gloire passée, les malheurs dans lesquels il voyait son pays plongé (la France), tout a concouru à lui faire admettre comme une vérité intangible que Naundorff était le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le malheureux Orphelin du Temple, le roi Louis XVII.

Crédits photographiques : journal 24 Heures, www.swisscastels.ch, Jean-Bapttiste Bremond et l’Affaire Naundorff.

gaston Bourgoin, Jean-Baptiste Bremond et l'Affaire Naundorff, Fribourg, 1947

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commentaires

Pilayrou 29/08/2016 03:38

Cela vaut la peine.

http://louisxvii.canalblog.com/

G.Tell 29/08/2016 17:02

"Cela vaut la peine... de ?"