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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 16:59

Comment montrer à des élèves du primaire, l’état du canton au moment où ceux-ci s’éveillent à leur environnement ?

Le département de l’instruction publique et des cultes du Canton de Vaud avait chargé une commission spéciale formée de membres du corps enseignant de rédiger les textes et les illustrations et en faire un ouvrage d’étude.

Voici les cartes et photos qui illustrent cet ouvrage et qui vous permet de différencier deux époques, le milieu du XXe siècle et celui d’aujourd’hui. Ce n’est pas le jeu des 7 erreurs, non, mais de réaliser ce qui a changé ou évolué, voire même qui a disparu entre ces deux moments, 1950 et 2016.

Il y a 66 ans
Il y a 66 ans
Il y a 66 ans
Il y a 66 ans
Il y a 66 ans

Les élèves apprenaient…

Les débuts de l’horlogerie à la Vallée de Joux

Au XVIIIe siècle, il y avait à la Vallée un certain nombre d’artisans du fer : forgerons, serruriers, cloutiers, armuriers, couteliers. Quelques-uns d’entre eux étaient assez habiles pour fabriquer de grosses horloges à poids. Ces artisans trouvaient sur place le métal dont ils avaient besoin : la vallée possédait du minerai de fer à plusieurs endroits, et assez de bois pour le fondre.

En 1740, un jeune « Combier », Samuel-Olivier Meylan, entendit raconter qu’un « montrier » s’était établi à Rolle ; c’est le premier fabricant de montres qu’on ait vu dans le Pays de Vaud. Meylan se rendit chez lui, se fit accepter comme apprenti ; mais dès qu’il sut faire une montre tout seul, il quitta son patron et remonta à la Vallée pour y ouvrir son propre atelier. Il y forma lui-même des apprentis. Ainsi débuta l’horlogerie à la Vallée de Joux.

La nouvelle industrie se développa rapidement. Les Combiers sont persévérants et habiles de leurs doigts. Les longs hivers de la montagne laissent beaucoup de loisirs aux paysans et les poussent à chercher une occupation sédentaire. Un travail qu’on pouvait faire chez soi, dans la chambre familiale, à l’abri de la neige et de la bise, leur convenait particulièrement.

Parmi les horlogers de la Vallée qui ont laissé un souvenir, il faut citer Philippe Meylan, qui vivait autour de l’année 1800. Cet artisan génial inventa la « bague-Réveil » : elle portait une petite montre dont le mécanisme, à l’heure voulue, faisait pénétrer une fine pointe d’acier dans le doigt du dormeur. Il fit des mouvements de montres si minces qu’on pouvait les loger dans un louis d’or évidé. Il fabriqua des automates : des souris blanches mécaniques, qui couraient, s’arrêtaient, repartaient et terminaient leurs courses par un petit saut ; des oiseaux magiques, qui secouaient les ailes, étalaient les plumes de leur queue, pirouettaient, ouvraient le bec et faisaient des trilles et des roulades à la façon du rossignol ; un moine qui répondait par écrit à vingt-huit questions différentes. Cette intéressante collection a malheureusement disparu. Achetée par un riche Australien, elle coula dans l’océan Indien avec le navire qui la portait.

A une époque où les moyens de communiquer avec le reste du pays ou l’étranger n’étaient pas aussi développé qu’aujourd’hui, les artisans avaient souvent de la peine à vendre leur marchandise au loin. Beaucoup d’horlogers de la Vallée, lorsqu’ils avaient achevé quelques montres, se mettaient bravement en route, passaient le Marchairuz ou le Molendruz et s’en allaient dans la plaine offrir leur marchandise de porte en porte.

La tradition rapporte que deux frères Golay, du Chenit, poussés par le goût des voyages, emballèrent un jour leur stock et se mirent en route pour… la Grèce. Ils n’avaient aucune notion des difficultés du voyage ni la géographie ; ils n’avaient pas même songé à se munir de passeports. Arrivés en Italie, ils tombèrent en pleine opération de guerre ; ils furent arrêtés comme suspects et jetés en prison avec les pires malfaiteurs, qui les dépouillèrent. Ils rentrèrent au pays, ayant perdu jusqu’aux boucles d’argent de leur souliers.

Demain, à suivre : la vallée de l’Orbe

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