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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 17:09

9 novembre 1938,

 

M. Guido Müller, conseiller national, de Bienne, déposa le 9 novembre 1938 une interpellation demandant au CF quels étaient les motifs qui l’avaient décidé à prendre son arrêté du 4 octobre 1938.

7 décembre 1938,

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Le CF répond aux interpellations Guido Müller et Trümpy. « M. Müller se référait à l’occasion de ce débat aux effroyables persécutions dont les Juifs avaient été récemment l’objet (pogroms de novembre). Il ajoutait que si tous les Juifs devaient être exterminés en Allemagne, comme ils en avaient été menacés, le problème de l’entrée en Suisse des non-aryens allemands se réglerait de lui-même, ce qui délivrerait le CF d’un gros souci. Il faut, disait-il, se garder d’augmenter par des mesures officielles l’antisémitisme qui règne déjà dans une partie de la population. Nous voulons nous souvenir que les races et les nations appartiennent à une humanité plus générale qui a ses droits inaliénables et qui fait, pour nous Suisses, la valeur de la vie. »

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M. Baumann, président de la Confédération et chef du DFJP, répondit aux deux interpellations. Il  énonça notamment que, dans un premier temps, les autorités ne s’étaient pas opposées aux entrées illégales, les organismes juifs d’assistance ayant déclaré qu’ils s’occuperaient des réfugiés.

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Cette politique avait changé parce que la Conférence des chefs des polices cantonales avait observé le 17 août 1938 un afflux d’entrées illégales. Partant, le DFJP décida de fermer les frontières et de refouler les personnes entrées illégalement sur le territoire suisse.

9 décembre 1938,

 

Un Message du Conseil fédéral inaugure la « défense spirituelle ». en 1931, la Suisse comporte 24'208 chômeurs, en 1932 54'366. « Cette situation économiquement angoissante renforçait naturellement la crise identitaire. C’est alors, en 1936, que Rothmund donnait sa définition de l’Überfremdung citée précédemment. Si l’on admet la pertinence de la priorité qu’il donne à la motivation psychologique, il était normal que l’étranger fût jaugé sur ses facultés d’adaptation et d’assimilation et que son origine ethnique devînt un critère de décision. Les Juifs passant pour particulièrement réfractaires formaient un groupe hautement suspect, qu’il s’agît de permis de travail ou, par extension, de droit d’asile. »

En Allemagne

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1939

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9 janvier 1939,

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La DRK (croix rouge allemande) refuse de renseigner le CICR sur la situation des Juifs.

17 janvier 1939,

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Message du CF à l’Assemblée fédérale concernant la création d’un Office central du tourisme.

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On y lit notamment ce qui suit :

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« Les efforts déployés pour créer un organisme chargé de la propagande méthodique en faveur des régions touristiques suisses, de leurs services de transports et de leurs hôtels remontent à la fin du siècle dernier. (…) Les accords de 1933 ont eu le mérite de centraliser, au profit du tourisme suisse, auprès de la « communauté de propagande » (ndlr : soit Office du tourisme, Chemins de fer fédéraux et Administration des postes et télégraphes en vertu d’un accord intervenu le 18.9.1933) ou de l’office du tourisme des ressources considérables, soit nouvelles, soit précédemment éparpillées dans des actions de détail. »

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Le budget de 1938 des services centraux de propagande touristique présenté à cette occasion affiche un montant de 4'060'000 francs, dont 500'000 francs de crédit extraordinaire.

En Allemagne

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24 janvier 1939,

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Goering ordonne la création d’un Centre d’émigration juive (Reichszentrale für die jüdische Auswanderung).

20 janvier 1939,

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Décision du Conseil fédéral de rétablir l’obligation de visa pour tous les émigrants étrangers.

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« Les émigrants étrangers ne sont autorisés à pénétrer en Suisse soit pour y séjourner ou s’y fixer, soit pour transiter par son territoire, que s’ils possèdent une pièce d’identité munie d’un visa suisse. Est considéré comme émigrant tout étranger qui, sous la pression des événements politiques ou économiques, a quitté ou doit quitter son domicile à l’étranger et ne peut ou ne veut pas y retourner. » La plus large publicité était donnée à cet arrêté. Les émigrants entrés en Suisse sans visa après la publication de la décision du CF devaient être refoulés dans le pays d’où ils étaient venus.

22 février 1939,

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Une conférence des directeurs cantonaux de justice et police du 22 février 1939 s’occupa de la question d’un contrôle à exercer aussitôt que possible sur tous les étrangers entrés en Suisse.

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Lors de cette conférence, le chef de la Division de police déclara que sur un total de 10'000 à 12'000 personnes réfugiées en Suisse, il y avait environ 3000 Juifs sans ressources. Il précisa que l’entretien de ces Juifs incombait totalement aux communautés israélites de Suisse, qui devaient verser près de 350'000 francs par mois.

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Au moment où la guerre éclata, le total des réfugiés en Suisse était d’environ 7000 à 8000 personnes, dont quelque 5000 Juifs (Rapport Ludwig, page 150).

Mars 1939,

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Rothmund explique aux délégués de la FSCI que l’antisémitisme allemand « vise ouvertement à l’anéantissement des Juifs » et les contraint à émigrer au moment où le chômage empêche de les accueillir ailleurs. Il reprendra ce thème en 1941.

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15 mars 1939,

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Etablissement de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports tchécoslovaques (création du protectorat allemand et début des persécutions contre les Juifs).

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8 mai 1939,

Séance de la Commission de gestion. M. Bringolf, conseiller national, rapporteur pour le DFJP.

1er septembre 1939, début de la Seconde Guerre mondiale.

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