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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:58

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Au décès de G. Motta est organisée une élection le 22 février 1940, élu au Département des Postes et des Chemins de fer.

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Enrico Celio

Des racines profondes sur la peur de l’étranger [13]

 1940 une année de bouleversements en Suisse.

24 juin 1940,

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Hitler planifiait d’encercler complètement la Suisse avec l’aide de l’armée italienne. Ce fut un échec, car un « trou fatal » s’ouvrait près de Genève. Relisez mes articles : « Il faut encore avaler la Suisse ! »

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Ce fut, semble-t-il, la seule fois qu’Hitler s’intéressa de si près à la Suisse sur le plan militaire. En fait, à l’époque, les autorités helvétiques ignoraient tout de ce projet d’action militaire.

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Par la suite, Hitler a déclaré avec un grand geste de la main que « soit durant la campagne à l’Ouest, soit après, l’occupation de la Suisse serait chose aisée ». Il ajouta, en présence du SS-Gruppenfüher Dietrich, qui commandait la Leibstandarte de la SS : « Dietrich va me régler ça avec sa Leibstandarte. »

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A cet égard il faut souligner que, jusqu’à l’offensive allemande de mai 1940, la Suisse n’a connu aucun problème d’approvisionnement.

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Après l’occupation des ports du nord (Anvers, Rotterdam, etc.), le ravitaillement alimentaire essentiel a transité par l’Italie (Gênes). Enfin, après la mainmise de l’Allemane sur l’Italie, le ravitaillement à destination de la Suisse a été acheminé par le Portugal (en particulier par Lisbonne), l’Espagne et la France en camions et en trains.

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Dès le 24 juin 1940, la ligne Annemasse – Saint-Gingolph, appelée la « ligne du Tonkin », a constitué une voie de ravitaillement très importante jusqu’à l’occupation de la zone sud française.

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Deux semaines après l’Armistice, signé le 22 juin 1940, les marchandises purent à nouveau arriver depuis les ports de Marseille et de Sète. La marchandise était transportée depuis ces ports jusqu’en Suisse par camions ou trains. La ligne directe était celle qui passait via Grenoble-Albertville-Annecy-Annemasse à Saint-Gingolph ou à Saint-Maurice ou par la gare de Genève Eaux-Vives. Suivant leur destination en Suisse, les marchandises arrivaient également depuis Gênes ou Port-Bou. Le trafic provenant de Gênes prit un essor important en 1941-1942.

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La ligne Genève-Bellegarde fut rouverte le 1er août 1941.

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Jusqu’au 11 novembre 1942, date de l’occupation de la zone libre, ces voies de circulation demeurent toutes ouvertes.

De fait, s’il est vrai que l’on pratiqua un rationnement durant la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas eu de problème d’importation, en particulier en ce qui concerne les produits alimentaires (café, thé, oléagineux, etc.).

6 juillet 1940,

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A l’inverse de ce qui se passait ailleurs, la Suisse démobilise 450'000 hommes, ne conservant que 150'000 hommes environ sous les drapeaux. (Il fallait des bras pour l’agriculture.)

12 juillet 1940,

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Le général Henri Guisan, autre Vaudois, était d’un avis différent de celui de Pilet-Golaz au sujet du déroulement des hostilités. Il n’y voyait pas le rétablissement de la paix. Dans une note secrète du 12 juillet 1940, il s’oppose à une nouvelle démobilisation et communique sa décision au chef du Département militaire fédéral.

La note secrète.

« Si d’une part, l’Allemagne et l’Italie n’ont pas intérêt à provoquer de nouveaux conflits aussi longtemps qu’elles ne sont pas venues à bout de la résistance anglaise, d’autre part, les voies de communication directes qui traversent nos Alpes présentent, pour la première de ces puissances en tout cas, un intérêt indiscutable. Celle-ci pourrait donc être amenée à exercer sur la Suisse une pression économique, politique et même militaire, pour obtenir libre usage de ces voies de communication.

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« Ainsi, les exigences allemandes pourraient tôt ou tard, devenir telles qu’elles seraient inconciliables avec notre indépendance et notre honneur national. La Suisse ne parviendra à échapper à la menace d’une attaque allemande directe que si le Haut commandement allemand, dans ses calculs, considère qu’une guerre contre nous serait longue et coûteuse, qu’elle ranimerait, inutilement ou dangereusement, un foyer de lutte au centre de l’Europe et gênerait l’exécution de ses plans.

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« Dès lors, l’objet et le principe de notre défense nationale sont de démontrer à nos voisins que cette guerre serait une entreprise longue et coûteuse. Si nous devons être entraînés dans la lutte, il s’agira de vendre notre peau aussi chère que possible. »

[Commentaire : Guisan voit clairement la réalité géopolitique de son environnement, mais après le discours de Pilet-Golaz, le peuple est dans le doute, des voix s’élèvent pour critiquer le Conseil fédéral. Comment le Général va gérer cette situation qui voit le CF plus à droite qu’il devrait et rester fort contre tous agresseurs potentiels sans aller dans le sens qu’entrevoit celui-ci. Probablement que l’idée du Réduit national le conforte dans cette résistance.]

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