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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 16:57

- Des Ligures arrivés du Sud transalpin (mélanges de races) sont subjugués par des Celtes originaires du Jutland, suivis au IIIe-IIe siècle par les Helvètes riverains du Rhin et du Main.

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- En 58 av. J.-C., exode de ces Helvètes vers la Gaule, après destruction de leurs douze villes et de leurs quatre cents villages (dont Lousonna de nom ligure [?] établie sur l’ultime tronçon du Flon).

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- Prompt retour des Helvètes battus par Jules-César. Leur influence, qui ne sera guère prolongée au-delà d’un ou deux siècles, s’efface sous l’impérieuse pression romaine ; les soldats des empereurs sont les instaurateurs d’un âge brillant.

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- Double vague d’invasion barbare : Alamans et Burgondes, la seconde assez décisive et destructrice pour entraîner l’exode des survivants lousoniens vers le promontoire de la Cité (seconde moitié du IVe siècle ap. J.-C.). [A croire que l’on était très romanisé pour employer le terme de barbare.]

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- S’établit aussi sur cette position… stratégique l’évêque Marius (ex-prélat d’Avanches) qui va construire au nord et au sud de la butte deux monastères avec églises adjacentes.

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- Sur la même colline, succession de cathédrales, assez sommaires tout d’abord. À l’époque des Mérovingiens et des Carolingiens, les pouvoirs religieux de l’évêque se renforcent de droits temporels.

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- On voit se succéder parallèlement une suite de prélats bâtisseurs, le plus grand étant Landri de Durnes. Cette extension de la puissance épiscopale coïncide avec la fondation (888) de l’éphémère royaume de Bourgogne transjurane (qui prit fin en 1033 à la mort du roi Rodolphe III, et fut réuni à l’Empire germanique).

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- Sous Landri de Durnes et Roger de Toscane : progrès des travaux de construction de la Cathédrale définitive (gothique bourguignon), ralentis, il est vrai, par le feu. Le pape Grégoire X consacre l’édifice virtuellement achevé, en présence de l’empereur Rodolphe de Habsbourg et de sa cour (1275)

Saint-François vers 1660, dessin de Charles Vuillermet d’après les plans du XVIIe siècle.

Saint-François vers 1660, dessin de Charles Vuillermet d’après les plans du XVIIe siècle.

- La Cité est le berceau – la génératrice comme on dit aujourd’hui – de quartiers nouveaux ou « bannières » : la Palud, la Mercerie, Bourg, Marterey, l’Ale, le Pont… les bourgeois, en vertu des franchises successives qui leur sont octroyées, assument une part grandissante des charges administratives.

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- Développement du commerce favorisé par la sécurité, de moins en moins précaire, des routes d’Italie et de France. Pour tenter de lutter contre les troubles politiques du temps, l’évêque Hugues, fils du roi Rodolphe III, proclama, néanmoins, la Trêve de Dieu (cérémonie déroulée sur le Crêt-de-Montriond en 1037). L’assassinat de l’évêque Henri de Bourgogne, chassé de Lausanne par un parti adverse (1019), expliquerait, à lui seul, cette tentative courageuse d’obtenir un apaisement général.

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En dépit de ses pouvoirs étendus, l’évêque ne manque ni de contradicteurs ni de voisins turbulents. À un moment donné, il dut prendre un avoué (plaideur temporel).

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- Au fur et à mesure que la ville grandit, le remaniement des remparts apparaît nécessaire. Au mur de la Cité se joignent ceux des quartiers de Bourg et de Saint-Laurent (vers 1220). De nouvelles extensions de ce système fortifié permettent d’y englober le couvent dominicain de la Madeleine (1234) et celui des cordeliers de Saint-François (1258).

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