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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:15

- La réputation de Lausanne s’est répandue au loin. Entre deux époques troublées, de grands personnages y passent : de Charlemagne à des papes, puis à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui établit son camp aux Plaines-du-Loup et devait se faire battre, par les Suisses confédérés, à Grandson comme à Morat, avant de périr dans les marais gelés de Nancy (1477).

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- Il est erroné de se représenter Lausanne en croissance sous l’aspect d’une ville unie que dominait l’évêque. Au contraire, de graves dissentiments mirent aux prises, en diverses circonstances, les bourgeois et le prince de l’Eglise, les premiers étant plus ou moins ouvertement soutenus dans leurs revendications par la Maison de Savoie, maîtresse, alors, d’une large part du Pays de Vaud.

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- C’est pour mieux résister aux habitants si fréquemment soulevés et qui, à plus d’une reprise, chassèrent l’évêque et livrèrent à ses gens de véritables luttes armées, que Guillaume de Menthonay (1397) entreprit la construction, sur les dépendances du prieuré de Saint-Maire (nord de la Cité), d’un château fortifié, achevé en 1406 par son successeur l’évêque Guillaume de Challant. Après Guillaume, Benoît de Montferrand (1470-1491) et Aymon de Montfalcon (1491-1517) agrandirent l’édifice et pourvurent à sa décoration intérieure.

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Tel qu’il était, le Château Saint-Maire fut avant tout maison forte. Il le prouva victorieusement lorsque les conflits entre le prélat et le peuple lausannois confinèrent à l’aigre (sous Sébastien de Montfalcon, par exemple).

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La tension devint même si alarmante qu’en 1517, le Conseil de Lausanne remet les clefs de la ville aux Savoyards. Se ravisant bientôt, il conclut avec les villes de Berne et de Fribourg (1525) un avantageux traité de combourgeoisie.

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- Il est juste de rappeler, à cette occasion, qu’auparavant (1368) l’évêque Aymon de Cossonay, au terme de multiples incidents, codifia à l’usage des Lausannois un « Plaide général », sanctionnant, sous l’angle judiciaire, diverses coutumes de la ville. Ce « Plaide » eut force de loi jusqu’en 1798.

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- Mais Lausanne, plus d’une fois ravagée par le feu, en proie, par surcroît, aux épidémies, n’était pas arrivé au dernier stade de ses tribulations. En 1476, au lendemain du combat de Morat néfaste aux Bourguignons du duc Charles, les Confédérés pillèrent la ville, histoire de la punir d’avoir donné asile au Téméraire, qu’à la duchesse Yolande de Savoie.

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