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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:09

La question est posée, les réponses peuvent variées selon les personnes. Actuellement, il est plus facile pour un Zurichois d’aller chez nos voisins Tessinois, qu’un Valaisans. Le tunnel du Gothard est le lien le plus direct et rapide, pour une visite aux suisses italophones.

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Le col du Nufenen est la liaison entre le Valais et le Tessin. Le deuxième plus haut col de Suisse, fermé d’octobre à juin. Donc pas facile de rejoindre le canton au sud des Alpes.

 

C’est pour ces raisons que l’on connait peu ce canton, que l’on visite rarement. Pourtant il mérite toute notre attention ce canton en forme de jambon. Un morceau pris aux Visconti, c’était en 1500.

Le Guides des monuments Suisses SHAS, sera la source des informations que je partagerais avec vous.

 

Les châteaux de Bellinzone par Werner Meyer.

Le Tessin, canton oublié ?

Un brin d’histoire, jusqu’à une gourmandise locale.

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Un amour de souvenir. Quand le voyageur s’approche de Bellinzone il est irrésistiblement attiré par les châteaux qui, tels de désuètes sentinelles, dominent la ville.

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Ces constructions fortifiées résistèrent aux nombreux assauts confédérés, mais elles ne purent rien contre la politique européenne qui, en avril 1500, obligea la cité à faire acte de soumission aux autorités d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald.

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Les trois cantons instituèrent en 1503 à Bellinzona un Hôtel de la Monnaie dont la production pour le marché intérieur et pour le commerce avec la Lombardie ne fut pas négligeable, bien que de courte durée, puisqu’il ferma en en 1529 déjà.

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Pendant ces années on frappa pourtant des pièces d’or et d’argent parmi lesquelles il faut citer le Ducat, le « Testone » et surtout le « Bissolo » du nom du serpent ondulant (biscione) du côté face, alors que le côté pile avait une croix grillagée.

Cette pièce de monnaie a inspiré la créatrice des chocolats fourrés de châtaignes qui perpétuent le nom du « Bissolo ».

 

En effet, Giulia Clerici-Cariboni en alliant de délicieux ingrédients traditionnels à une présentation numismatique a su convaincre le jury du concours « Des friandises pour Bellizone », lancé en 1997 par l’Office du Tourisme de Bellinzone et environs.

Monnaie avec le serpent

Monnaie avec le serpent

Le Tessin, canton oublié ?
Bissoli

Bissoli

Trois visions des châteaux

Trois visions des châteaux

 Au point d’intersection des cols alpins

Vue depuis Castelgrande sur les parties orientales du dispositif de défense.

Vue depuis Castelgrande sur les parties orientales du dispositif de défense.

Au premier plan, à gauche, les remparts de la ville, au-dessus, le château de Montebello. A l’arrière-plan, en haut à droite, le château de Sasso Corbaro.

Questa terra è pur una giave e porta de Italia

« Cet endroit est le verrou et la porte vers l’Italie. » C’est ainsi que le commissaire de guerre Azzo Visconti définissait le rôle stratégique de Bellinzone dans son écrit adressé en 1475 au duc de Milan, afin de justifier les améliorations à apporter à ces fortifications. En effet, tant de cols aboutissent à Bellinzone comme dans nulle autre vallée du sud des Alpes. Outre les cols du Nufenen, du Saint-Gothard, du Lukmanier et du Saint-Bernardin, ouverts au trafic transalpin moderne, il faut citer les sentiers jadis très fréquentés à pied, à cheval ou à dos de mulet, tel celui passant par Greina ou l’itinéraire reliant d’ouest en est Domo d’Ossola, les Centovalli, San Jorio, à la Valteline. Toutes ces routes se rejoignaient en une artère unique de quelques kilomètres, non loin de Bellinzone, pour se diviser ensuite, au sud, en plusieurs axes manant, par voie fluviale ou terrestre, dans la plaine lombarde. La popularité, dont jouissaient les divers cols auprès des souverains, des envoyés et messagers, des commerçants, des gardiens de troupeaux, des pèlerins, guerriers, des émigrés et mendiants désireux de franchir les Alpes, a souvent changé au cours des siècles. Il en est de même de l’importance stratégique de Bellinzone, qui a subi de nombreuses variations, non seulement dues à sa situation-clé tributaire de la politique des transports, mais aussi à cause des conditions topographiques particulièrement vulnérables, incitant à implanter de nouvelles fortifications. le promontoire rocheux, qui se détache du flanc oriental de la montagne et qui empiète largement dans la vallée, crée un verrou naturel ne laissant que deux passages : l’un situé à l’est, là où s’établit l’agglomération médiévale, l’autre à l’ouest, par où les crues imprévisibles du Tessin se déversent dans le lac Majeur. On ne peut imaginer d’endroit plus favorable à l’édification d’un système défensif.

La zone d’inondation du Tessin et la plaine marécageuse de Magadino restèrent jusqu’au début de l’époque moderne peu propices à l’habitat. Jusqu’au XVe siècle, un bras navigable du lac Majeur s’étirait jusqu’à Bellinzone, ce qui permit une installation portuaire à la Torretta.

Les châteaux de Bellinzone sont les témoins les plus importants de l’architecture militaire médiévale en Suisse. Leur origine remonte à la fin de l’Antiquité, lors de la création d’un premier noyau implanté sur le promontoire rocheux de Castelgrande. Mais l’aspect actuel des dispositifs de défense est dû, pour l’essentiel, aux vastes travaux réalisés par les ducs de Milan au XVe siècle. C’est de cette époque-là que datent ces puissantes fortifications, barrant toute la vallée, construites pour dissuader les attaques guerrières des Confédérés. L’ensemble architectural, avec ses murs, ses tours, ses merlons et ses portes, éveille, aujourd’hui encore, l’émerveillement de tout visiteur.

[Si les Confédérés étaient reconnu en Europe comme étant la plus forte armée, la plus farouche et pourtant la plus disciplinée, ce n’est pas pour ces raisons qu’ils prirent Bellizone aux ducs de Milan. Non, c’est qu’au moment où cela se produit, le dernier duc, Philippe Marie Visconti est mort sans héritiers et que depuis quelques années, nombreux sont ceux qui veulent mettre la main sur les ruines du Duché. Les Vénitiens, les Sforza, Charles d’Orléans et l’Empereur Frédéric III.

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Les Confédérés prirent Bellinzone quand une garnison française était en place, mais sans grandes forces.

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Les Châteaux qui furent élevés pour interdire aux Confédérés de passer dans les plaines italiennes, devinrent place forte pour eux, contre les assauts des divers belligérants du sud. L’embryon du canton est ainsi formé. Nous savons, que pendant les guerres d’Italie, les Suisses furent battu, 1515, ils n’étaient plus que l'ombre d’eux-mêmes. Mais encore assez respecté pour garder les possessions au sud des Alpes.]

Castelgrande, vue du sud-est.

Castelgrande, vue du sud-est.

Château de Montebello, vue de l'est.

Château de Montebello, vue de l'est.

Château de Sasso Corbaro. Façade sud.

Château de Sasso Corbaro. Façade sud.

Rempart sud de la ville avec la montée vers Montebello.

Rempart sud de la ville avec la montée vers Montebello.

Bellinzone vue du sud vers 1630. D'après Hans Wlther Im Hoff.

Bellinzone vue du sud vers 1630. D'après Hans Wlther Im Hoff.

Destruction de Bellinzone par la « buzza » de 1515. Xylographie, tirée de la Chronique suisse de Johannes Stumpf, 1548.

Destruction de Bellinzone par la « buzza » de 1515. Xylographie, tirée de la Chronique suisse de Johannes Stumpf, 1548.

Château de Montebello. Porte extérieure.

Château de Montebello. Porte extérieure.

Castelgrande. Vue générale sud-ouest avec le rempart sud de la ville.

Castelgrande. Vue générale sud-ouest avec le rempart sud de la ville.

Bellinzone. Vue du nord-est, vers 1830. Gravure sur cuivre de Johann Hürlimann, d’après Gabriel Lory (fils).

Bellinzone. Vue du nord-est, vers 1830. Gravure sur cuivre de Johann Hürlimann, d’après Gabriel Lory (fils).

Castelgrande. Noyau central avec le réduit et la Torre Bianca à droite, ainsi que la Torra Nera.

Castelgrande. Noyau central avec le réduit et la Torre Bianca à droite, ainsi que la Torra Nera.

Château de Montebello.

Château de Montebello.

Château de Montebello. Vue depuis le mur d’enceinte de l’ouvrage avancé sur le dispositif principal avec la porte intérieure et la tour principale reconstruite. Etat vers 1930.

Château de Montebello. Vue depuis le mur d’enceinte de l’ouvrage avancé sur le dispositif principal avec la porte intérieure et la tour principale reconstruite. Etat vers 1930.

Montebello, tour d'angle occidentale de l'enceinte extérieure.

Montebello, tour d'angle occidentale de l'enceinte extérieure.

Château de Sasso Corbaro, vue aérienne.

Château de Sasso Corbaro, vue aérienne.

Château de Sasso Corbaro, état vers 1890, d'après Johann Rudolf Rahn.

Château de Sasso Corbaro, état vers 1890, d'après Johann Rudolf Rahn.

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