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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:41

Comme le pays n’a d’autres ressources que le tourisme, il fallait bien commencer à un moment l’exploitation de celles-ci. En premier il y eu les visites d’ « explorateurs » Anglais qui passèrent partout comme au zoo. Les paysages les intéressaient, c’est sûr, mais la curiosité se portait aussi sur les montagnards aux mœurs curieuses, aux parlé incompréhensible.

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Le XVIIIe siècle fut donc la période où le montagnard vendait son bol de lait, un morceau de fromage à ces visiteurs inattendus.

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Le romantisme arrivait avec le XIXe siècle et quoi de mieux pour ces plus fervents personnages que les sauvages montagnes, les lacs les plus clairs comme les plus sombres et les cascades les plus impressionnantes pour frapper l’imagination des romantiques. C’était pour presque partout en Suisse la période la plus prolifique des « Bains » que l’on proposait partout dans toutes les villes. Cette première vague de tourisme était donc très propre !

Dès que l’on comprit tout l’attrait que pouvait avoir le paysage du pays, on construisit des pensions, des auberges et des hôtels pour l’étranger curieux.

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De ces vagues de « touristes », pas encore désigné ainsi, donna à certains des idées, ils furent les vrais pionniers de l’hôtellerie en Suisse. Ils se démarquèrent par leur audace, leur persévérance et parfois par leur génie.

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En voici quelques-uns qui laissèrent leurs noms, non seulement en Suisse, mais aussi dans le monde.

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Les histoires racontant leur parcours sont tirées d’un livre : PIONNIERS SUISSES DE L’HOTELLERIE, Louis Gaulis, René Creux, Editions de Fontainemore et Office National Suisse du Tourisme, 1975.

La seconde vague de pionniers naît entre 1820 et 1840. Ils passeront de la bougie à la lampe à pétrole et plus tard du pétrole à l’électricité. Ils verront les chemins de fer, les funiculaires remplacer les berlines et les chaises à porteur qui servaient à monter les dames sur les sommets. Bref, ils vivront le majestueux et sacro-saint Progrès, dont personne ne doute, qui sera la grande fièvre des quarante dernières années du siècle. L’ère du cheval-vapeur chasse celle du cheval, et tous les arts sont bouleversés. L’architecture prend des proportions inconnues. Plus personne ne sait à quel style se vouer. Ce mélange d’imitations et d’innovations finira par sécréter ce que l’on nomme le style fin-de-siècle, qui dit tout sans rien décrire, et que l’on commence seulement d’étudier, et même, ici et là, de classer à l’inventaire du patrimoine, pour le témoignage historique, culturel et inventif qu’il représente avec le recul.

C’est frappant de voir, en consultant les archives, à quel point les hôteliers de cette période se passionnent pour les inventions nouvelles. Maximilien de Pfyffer d’Altishofen (1834-1890) de la grande famille des Pfyffer, est le type même du pionnier hôtelier qui a le sens de la construction. Il faut dire qu’il est armé pour cela. Il est l’un des tout premiers diplômés de la toute nouvelle Ecole polytechnique de Zurich. Passionné d’hôtellerie, c’est lui qui fait les plans de l’Hôtel National, en bordure de la rade, à Lucerne. C’est une sorte de grand palais dans le goût italien. Directeur de ce nouveau palace, il mène tout de front : fêtes brillantes pour une clientèle presque uniquement aristocratique – organisées avec son ami César Ritz, l’illustre Valaisan, et son maître queux, le Français Escoffier, fameux dans l’Europe entière – construction des fortifications militaires du Gothard. Chef d’état-major, auteur du plan de mobilisation en quarante-huit heures, spécialiste en place forte, il est consulté par le duc d’Aumale sur celle de Belfort, ce qui ne l’empêche pas de fonder deux autres hôtels à Rome : le Grand Hôtel et l’Excelsior dont son fils aîné s’occupera après sa mort. Son autre fils dirigera pendant soixante-quatre ans le National, désormais célèbre.

Grand Hôtel National Lucerne

Grand Hôtel National Lucerne

Grand Hôtel, Rome

Grand Hôtel, Rome

Hôtel Excelsior Rome

Hôtel Excelsior Rome

Les hôteliers inventeurs développent leur génie sur trois fronts : les moyens de transports sur route, en montagne et par les lacs, l’architecture hôtelière, les innovations intérieures pour l’amélioration du confort, qui reste à inventer presque en entier.

 

Le premier de la dynastie des Pfyffer.

[On est là dans les grands hôtels, que l’on nomme Palace, les « paquebots » terrestres, qui sont encore pour la plupart présents.]

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