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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 17:16

Elbe 1814

Depuis qu’il a appris sa mort, l’Empereur a besoin de parler de l’Impératrice. Un souvenir qu’il a raconté plusieurs fois se rattache à Toulon, c’est là qu’il a passé avec Madame Joséphine dix jours à la Préfecture Maritime, préparant la flotte qui allait partir en Egypte : bâtiments de transport et vaisseaux de ligne. Il se consolait de cet immense travail en retrouvant Madame Joséphine. Il a raconté en souriant que le quai du port de Toulon s’était effondré tant il y avait d’artillerie. Enfin, le 19 mai 1798, Bonaparte quittait le port à bord de « L’Orient’ », le vaisseau amiral de 120 canons, et c’est au moment où le navire franchissait le goulet qu’il aperçut pour la dernière fois Madame Joséphine, installée dans une guérite de la Tour Royale, et qui agitait un mouchoir blanc.

Modèle réduit d'un vaisseau de 118 canons du même type que l’Orient et permettant de juger de la puissance de feu du navire.

Modèle réduit d'un vaisseau de 118 canons du même type que l’Orient et permettant de juger de la puissance de feu du navire.

Toulon, raconte-t-il, a joué un grand rôle dans ma vie. C’est là que, lorsque j’avais 24 ans, j’ai installé ma mère, Pauline, Elisa et Caroline, c’était à La Valette. C’est là que le 14 septembre 1793, j’ai ouvert le feu sur les Anglais. Mes batteries de canons s’appelaient « sans-culottes » et « chasse coquins ». Arrivé lieutenant, il partit colonel : le général Dugommier avait conseillé à la Convention de confier une brigade à Bonaparte en précisant « Il saura s’avancer tout seul si l’on est ingrat envers lui ! »

C’est encore à Toulon qu’il débarqua en 1799 en revenant d’Egypte à bord de la frégate « Muiron », ainsi baptisé en l’honneur de son aide de camp tué à Arcole.

Jacques François Coquille dit Dugommier

Jacques François Coquille dit Dugommier

C’est encore à Toulon qu’il débarqua en 1799 en revenant d’Egypte à bord de la frégate « Muiron », ainsi baptisé en l’honneur de son aide de camp tué à Arcole.

Il mêlait ses tendres souvenirs à ses souvenirs guerriers.

« Quand je vois des fleurs, je pense à elle : elle avait rassemblé plus de 200 espèces de roses dans les jardins de la Malmaison et près de 200 espèces nouvelles : le jasmin de la Martinique qu’elle mettait dans ses cheveux, le lys du Nil et l’hortensia, baptisé du nom de sa fille.

Elle partageait son amour des fleurs avec celui des animaux : elle avait, à la Malmaison, des cigognes de Strasbourg et des cygnes blancs et noirs. Un jour, elle a bondi sur moi en criant car je m’apprêtais à tirer sur un cygne…

Il y avait aussi, Noverraz, des vaches magnifiques qu’elle avait fait venir de Suisse en compagnie de vachers de Berne et de Fribourg dans des costumes de chez toi. »

Quelques vachers et bergers ont été déracinés de leurs terres, qui pour certains d’entre eux, fut un vrai malheur. GTell

A suivre

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