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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 15:32

Elbe, juillet 1814

Le bruit courut à Porto-Ferraio que c’était l’Impératrice Marie-Louise qui venait de débarquer, accompagnée du Roi de Rome, un petit garçon de quatre ans. J’ai vu cette dame à la Palazzina de Molini (Palazzina dei Mulini) et je puis révéler qu’il s’agissait de la Dame polonaise. Je l’ai conduite auprès du maréchal Bertrand pour qu’il les amène auprès de l’Empereur. Nous devions tous prendre de grandes précautions dans l’Ile, à cause des espions qui faisaient leurs rapports à Paris et à Vienne, et j’étais un des seuls qui pouvait se rendre à Piombino ou à Livourne. C’est là que je recevais des lettres confidentielles. Je rencontrais des personnages de confiance à qui je remettais des missives.

Naturellement, les rencontres entre l’Empereur et les généraux Drouot, Bertrand et Cambronne n’avaient d’autres témoins que Madame Mère et sa fille, la princesse Borghèse, mais je devinais le grand dessein de l’Empereur. C’est ainsi que j’ai pu rendre compte directement au maréchal Bertrand des allées et venues de celui que l’on désignait sous le nom de « geôlier ». Quand celui-ci quittait l’île à bord de sa frégate, « la Partridge », c’était parfois pour des missions de surveillance, mais nous l’avons vite compris, c’était souvent pour rejoindre à Livourne, à Lucques ou à Florence, sa maîtresse. Sur son journal de bord, il notait paraît-il « …pour sa santé ! »

Parfois, Noverraz écrit les noms propres, justes et parfois faux, Portoferraio ou Porto-Ferraio. Palazzina de Molini, par exemple, aurait pu être écrit, par Noverraz en français, que l’on aurait très bien compris, mais non, il écorche ou estropie les noms.

A suivre

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