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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 17:01

Novembre 1819

L’Empereur est très agité. Ces jours derniers, il m’a chargé de prendre discrètement des nouvelles de Mlle Olympia, la jolie infirmière qui est en train d’accoucher à Jamestown. Tout s’est bien passé. Il m’a dit : « Noverraz, c’est un beau garçon, et je te donnerai des instructions au sujet du petit Gordon Bonaparte ».

Sainte-Hélène, mai 1820

J’ai dit à Archambault que ce qu’il faisait était dégoûtant parce qu’il crache tout le temps et il m’a avoué que c’était à cause d’Aly qui était souvent près de l’Empereur et qu’il savait que ceux qui visitent les malades ne doivent jamais avaler leur salive. En la crachant pendant tout le temps qu’ils restent dans la maison où on respire les exhalaisons de la sueur et de l’haleine des malades, on chasse la contagion. Il m’a dit que, moi aussi, je devrais cracher parce que la salive s’imbibe des infections qu’elle conduit à l’estomac, les exhalaisons des malades sont attirées dans la bouche par l’haleine et elles infectent la salive, c’est pour ça qu’il faut cracher tout le temps pour se garantir de la contagion.

Sainte-Hélène, janvier 1820

« Après ma mort, certains parleront de mon « génie », mais d’autres ne parleront que de mes erreurs : J’ai inventé les « Aigles », mais je me suis contenté des canons étudiés pour Louis XVI.

Les charges de Ney à la tête de ses cavaliers demeureront des morceaux de bravoure, mais que deviendront les chevaux sur les champs de bataille de demain ?

Sais-tu, Noverraz, que je me suis moqué du char mécanique « La Napoléone » proposé par ton compatriote, M. de Rivaz… » (J’en déjà parlé ici, de Monsieur Isaac de Rivaz.)

« Sais-tu que j’ai dédaigné le bateau à vapeur dont on m’avait fait démonstration et qui aurait pu mettre l’Angleterre à genoux. J’ai ignoré le machinisme naissant. J’ai bradé la Louisiane, porte du Mississipi et clé du Nouveau Monde.

Lorsque j’ai pris le pouvoir, la France comptait trois fois plus d’habitants que n’importe quelle nation européenne et la vague montante de cette immense jeunesse a peut-être été la cause de la Révolution. Les démographes pourront dire que mes guerres auront brisé ce rythme ; d’ici cent ans, la France serait devenue une puissance de cent millions d’hommes, ce qui peut être aurait empêché les futures guerres ? J’ai dit un jour à Metternich, et je m’en repens : « Et que me fiche à moi, la mort d’un million d’hommes ! » L’Allemagne, après moi, deviendra notre principale ennemie. Qu’adviendra-t-il de toutes ces petites principautés ? Le danger est que la Prusse les cimente et que se reforme ainsi l’empire que les rois de France s’étaient toujours efforcés d’émietter. »

Napoléon admet quelques erreurs. Il devait, pour certaines, les regretter fortement.

Metternich

Metternich

A suivre

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