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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:20

 

Alors entre l’an 58 avant J.C. et l’an 1291 où trois paysans se révoltèrent contre les puissances européennes, et cela jusqu’à ce qu’ils s’écrouent en 1515, les Helvètes restèrent bien sages. Une parenthèse de 224 ans les suisses dominèrent militairement les puissances italiennes, autrichiennes et françaises, jusqu’à la bataille de Marignan et, par la suite, ils subirent dès lors les « dictats », les « ordres », « recommandations » et les « pressions » de ces mêmes puissances.

A chaque fois, cela a été le fait d’un homme, de sa volonté de résoudre un problème mineur qui aurait dégénéré en quelque chose de plus grave où il aurait fallu plus tard plus d’énergie et plus de moyens à résoudre le problème en question.

Ils firent la Suisse , ces grands hommes sont.

 

 

 

 

 

 

Jules César. Expliqué par son besoin d’être tranquille sur son flanc droit et au sud dans sa campagne en Gaule et contre les Germains. César corrige et soumet les Helvètes pour longtemps. C’était la deuxième tentative des Helvètes en 60 ans, de chercher des nouvelles terres plus accueillantes.

 

 

 

 

Walter Supersaxo et  Mathieu Schiner ont été les protagoniste du ou des conflits qui aboutirent à la bataille de Marignan.

 

 

 

 

 

Le Premier Consul Bonaparte s'érige lui-même en «Médiateur» de la Confédération , consacrant la suzeraineté de la France sur celle-ci.

Il ne subsiste de l'acquis de la tourmente révolutionnaire que la notion d'égalité (relative) des citoyens, la règle d'une majorité des 3/4 (au lieu de l'unanimité) pour faire adopter une décision à la Diète confédérale, et l'installation d'un Landamann fédéral chargé d'expédier les affaire courantes dans l'intervalle des sessions.

 

 

 

 

L'Acte de Médiation porte à 19 le nombre de cantons en érigeant six pays alliés et sujets en cantons souverains. C'est le cas de l'Argovie ou encore du pays de Vaud. Certaines parties de la Suisse sont annexées à la France , comme Genève, Mulhouse et la région de Delémont. Le Valais est érigé en république «indépendante». Neuchâtel conserve son statut hybride de principauté et canton.

Les institutions centrales de l'ancienne République sont dissoutes. Il n'y a plus désormais ni nationalité, ni armée, ni monnaie, ni système de mesure commun, encore moins de drapeau !

 

 

 

 

 

 

"La Suisse ne ressemble à aucun autre Etat, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre Etat fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. Les circonstances, l’esprit du siècle passé avaient établi chez vous des peuples souverains et des peuples sujets. De nouvelles circonstances et l’esprit différent d’un nouveau siècle, d’accord avec la justice et la raison, ont rétablit l’égalité de droit entre toutes les portions de votre territoire. Plusieurs de vos Etats ont suivi pendant des siècles les lois de la démocratie la plus absolue. D’autres ont vu quelques familles s’emparer du pouvoir, et vous avez eu dans ceux-ci des sujets et des souverains… L’esprit de vos divers pays est changé. La renonciation à tous les privilèges est à la fois la volonté et l’intérêt de votre peuple. Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes Etats qui vous entourent est donc : I° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons ; 2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes ; 3° une organisation fédérative où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion.         L’organisation des cantons une fois arrêtée, il restera à déterminer les relations qu’ils doivent avoir entre eux, et dès lors votre organisation centrale, beaucoup moins importante en réalité que votre organisation cantonale. Finances, armée, administration, rien ne peut être uniforme chez vous. Vous n’avez jamais entretenu de troupes soldées, vous ne pouvez avoir de grandes finances ; vous n’avez jamais eu constamment d’agents diplomatiques auprès des différentes puissances. Situés au sommet des chaînes de montagnes qui séparent l’Allemagne, la France et l’Italie, vous participez à la fois de l’esprit de ces différentes nations. La neutralité de votre pays, la prospérité de votre  commerce, et une administration de famille sont les seules choses qui puissent agréer votre peuple et le maintenir… "

 

 

 

 

 

 

Lettre du 19 frimaire, an XI

 

 

 

 

 

 

"Jamais la France et la République italienne ne pourront souffrir qu’il s’établisse chez vous un système de nature à favoriser nos ennemis. Le repos et la tranquillité de quarante millions d’hommes vos voisins, sans lesquels vous ne pourriez ni vivre comme individus, ni exister comme Etat, sont aussi pour beaucoup dans la balance de la justice générale. Que rien à leur égard ne soit hostile chez vous, que tout y soit en harmonie avec eux, et que, comme dans les siècles passés, votre premier intérêt, votre première politique, votre premier devoir, soient de ne rien laisser faire sur votre territoire qui indirectement nuise aux intérêts, à l’honneur, et en général à la cause du peuple français…"

 

 

 

 

 

 

Bonaparte à la Consulta helvétique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le point de vue d’un admirateur de l’empereur Napoléon Ier, Monsieur Amédée Gabourd, dans : Histoire de l’empereur Napoléon Ier, septième édition 1853, éditions Mame à Tours.

 

 

 

A la page 106 du chapitre Consulat à vie, il écrit à propos de la médiation avec la Suisse.

 

 

 

Les États soumis à ses lois dépassaient de beaucoup par leur étendue la vieille France de Louis XIV. Bornés au nord par le Rhin, ils s’appuyaient au midi sur les États du pape et la Toscane. La Lombardie formait une république italienne, vassale de la république française, et Bonaparte en avait été proclamé président par une consulta convoquée à Lyon. Le royaume d’Étrurie était un grand fief qui rendait hommage au premier consul. Sur la frontière de l’est, la Suisse avait gardé le dépôt de son indépendance nationale ; elle portait ombrage à Bonaparte ; par ses ordres, une armée de trente mille hommes, commandée par le général Ney, entra dans ce pays, et lui imposa, sans éprouver la moindre opposition, un nouvel acte fédératif qui rattachait sa fortune au gouvernement français. Le premier consul se déclara médiateur de la Confédération Suisse.

L’Angleterre vit avec un amer déplaisir s’accomplir un événement qui rangeait la Suisse au nombre des républiques vassales dont la France s’entourait comme d’une double frontière, et qui mettait à la disposition du premier consul une armée de seize mille soldats recrutés dans les cantons helvétiques, et prêts à verser leur sang pour la France. L ’Autriche partagea en secret les ressentiments de la Grande-Bretagne , mais elle s’abstint de réclamer, et l’indépendance de la Suisse disparut.

 

Dans le BONAPARTE de André Castelot, éditions Famot 1977 Chapitre : Le second pas vers la royauté, pages 330 et 331 il est écrit, suite à la Proclamation du Consulat à vie:

 

 

 

   Déjà son prénom prestigieux apparaît sur les monnaies et, le 15 août – date de la naissance du nouveau maître – est décrété fête nationale.

« Voici le second pas fait vers la royauté, peut s’exclamer Mme de Staël. Je crains que cet homme ne soit comme les dieux d’Homère, qu’au troisième acte il n’atteigne l’Olympe ! »

   Tandis que Cobenzl mande à Colloredo : « Où donc s’arrêtera ce torrent plus rapide et plus dévastateur dans la paix que dans la guerre ? »

   Napoléon a déjà été élu président de la République italienne, et, à la fin de cette même année, le titre de médiateur de la Confédération suisse lui est apporté par les députés des dix-huit cantons helvétiques. Il veut bien accepter cette nouvelle charge mais il leur explique avec condescendance le peu de chose que représente leur pays sur l’échiquier européen.

   - Vous ne devez pas prétendre à jouer un rôle entre les puissances de l’Europe. Vous êtes placés entre la France qui a cinq cent mille hommes de troupes ; l’Autriche qui en a trois cent mille ; la Prusse qui en a deux cent mille ; combien pouvez-vous en entretenir ? Qu’est-ce que dix mille hommes contre de telles armées ? Si vous avez autrefois tenu un rang entre les puissances militaires, c’est que la France était divisée en trente parties, l’Italie en cent. Vous pouviez tenir tête au duc de Bourgogne, mais aujourd’hui la Bourgogne n’est qu’un point de la France.

C’est le ton de Louis XIV – et ce ton paraît tout naturel. Ainsi que le constate encore un agent du comte de Provence : « Bonaparte continue à régner avec une plénitude de pouvoirs que ne déployèrent jamais nos rois. »

 

Pourquoi la République Helvétique a échoué ?

 

 

 

 

 

Imposée aux suisses par le Directoire, cette « chose » ne pouvait être vue et entretenue par le gratin de la bourgeoisie de Suisse. « Comment ! Chaque citoyen est égal à un autre ! Ce n’est pas possible, MA voix vaut plus que celle des « va-nu-pieds » des montagnes ! » Ont du se dire quelques privilégiés et puissants des grandes villes, bourgeois tenant l’industrie et le commerce dans leur giron.

 

Alors que le petit peuple avec quelques idéalistes, adhérèrent à la révolution et approuvèrent cette nouvelle République. Les paysans de nos montagnes et autres petits gens des plaines et des villes trouvèrent certainement très bien de posséder enfin une voix égale à celle de leur patron et de leur curé.

 

Vu le nombre des gens du peuple, cela a du effrayer les grands bourgeois et seigneurs du clergé, ainsi que les grandes familles patriciennes au pouvoir depuis plus de 500 ans. Un simple homme, hier né libre certes, mais sans pouvoir, le voilà qu’il peut accéder au gouvernement et diriger les bourgeois s’il est élu. Les grands allaient perdre le pouvoir et le bénéfice de leurs privilèges. Impossible, et dès lors les grands se disputèrent le pouvoir politique entre eux avec acharnement et refusèrent toutes prises de pouvoir qui n’étaient pas de leur fait.

 

L’administration s’en trouva bloquée et la République ingouvernable était en « guerre civile » en continue, même si cela n’était pas avec des armes que l’on se disputait la domination des institutions, cela déplaisait fortement au Premier Consul Bonaparte.

 

De plus, chaque canton prétendait être le plus apte à gouverner les autres et n’était pas forcément disposé à donner préséance à un autre. L’attachement de ses origines liait un politique à sa terre. Quelle ville devait devenir la capitale ? Un gouvernement central avec une administration centrale ne pouvait que déplaire dans les mentalités de l’époque.

 

Bonaparte fini par envoyer le général Ney avec 30 000 hommes pour calmer les suisses et réclamer une ambassade pour une Consulta. Bonaparte se posait en médiateur, comme il l’avait déjà fait pour d’autre États, afin de rétablir l’ordre à l’est.

 

1802 avec l’Acte de Médiation donné aux Suisse par Bonaparte met fin à la République Helvétique. Ce fut le seul État en Europe et sous l’influence de la France , qui revint pratiquement à l’ancien Régime. Les bourgeois, les familles patriciennes et grands de l’industrie gardèrent ainsi leurs privilèges et le peuple un semblant de liberté avec le fédéralisme.

 

Voilà ce qu’est la Suisse moderne depuis lors.

 

 

 

 

 

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 Histoire générale de 1789 à nos jours de G.-A. Chevallaz

 

 

 

 

La Consulta reçoit la nouvelle Constitution avec gratitude. Comme beaucoup d'autres républiques soeurs et pays alliés de la France , elle s'engage à fournir un contingent de 12.000 hommes de troupe par an.

Napoléon Bonaparte, Premier Consul, se lasse des désordres et chicanes en République helvétique. Depuis ces débuts, en 1797 les suisses se disputent continuellement. Comment calmer les troublions suisses ?

  http://ameliefr.club.fr/index.html

 

 

 

Acte 1, la « Consulta » pour écouter les doléances.

 

 

 

 

Acte 2, l’ « Acte de Médiation » qui impose la nouvelle constitution aux suisses dans une nouvelle structure. 19 février 1803   

Charlemagne a pacifié l’Europe et bien entendu fait une bonne gestion du territoire qu’était l’Helvétie. Lui aussi, considéré comme « Père de l’Europe ». Les Helvètes sont heureux de faire partie du « grand empire d’Occident» avec Charlemagne. 

 

 

 

 

François Ier qui une fois devenu roi à l’âge de 20 ans, en janvier 1515, fait la guerre aux Etats du pape et italiens en septembre de la même année. A cette occasion le grand monarque impose la « paix perpétuelle » aux Suisses. 1516, « Paix de Fribourg », c’est le traité assurant la paix perpétuelle entre la France et la Suisse. Neutralité des Suisses en cas de conflit. Le mercenariat commence, sous l’appellation de « Service à l’Etranger ». De nos jours, un reliquat de ce service à l’étranger est la Garde Pontificale.

 

http://www.reve-lemanique.ch/marignan/

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