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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:27

Au sortir de la guerre civile, observé de tous en Europe, la Suisse est, fait unique, aux mains des radicaux seule force au pouvoir à la Diète.

 

   Le diplomate conservateur et le révolutionnaire ont un égal intérêt à suivre de près les événements en Suisse. La Confédération est pour eux un objet d’études. Les uns y observent comment il faudrait réaliser des réformes, les autres comment on pourrait les empêcher.

   Les républicains allemands, les nationalistes italiens, les réformistes français et les socialistes de tous les pays avaient suivi les événements de Suisse avec une fiévreuse attention. Pour eux, la guerre contre les cantons conservateurs était plus qu’un combat entre deux partis d’un petit pays : ils y voyaient la première phase d’un soulèvement général des peuples opprimés, la lutte de la liberté contre l’absolutisme. La victoire des radicaux suisses leur semblait le premier triomphe de l’idée de la souveraineté du peuple. Quelque différence qu’il y eût entre le caractère du radicalisme suisse, celui du réformisme français ou celui du régime démocratique qu’avaient en vue les révolutionnaires allemands, la Suisse leur servait d’exemple, de foyer de propagande, et même de champ de manœuvre. Ils comparaient les avantages et les défauts du régime démocratique suisse, alors le seul en Europe.

   Tout à coup, l’appel aux armes arrache ennemis et défenseurs de la démocratie à ces études, des luttes acharnées s’engagent autour de la Confédération. Les radicaux suisses, à l’abri de l’intervention, peuvent tranquillement achever leur grande entreprise : la transformation de la fédération des cantons en un Etat fédératif.

 

Analyse de la diplomatie entre la France et la Suisse de 1848 à 1852, H.Bessler, éditions Victor Attinger 1930

 

GTell, Internet

 

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