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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:11

 

 

TOUT CE QUI BRILLE…       

…N’EST PAS OR !

 

Les vieux dictons populaires recèlent toujours un fond de vérité. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, comme le confirme souvent la réalité. De quels moyens le profane dispose-t-il dès lors pour distinguer l’objet précieux de la simple imitation, voire de la vulgaire falsification ?

En fait, seul un examen approfondi de la matière, entrepris par le spécialiste, l’essayeur-juré assermenté, est à même de garantir le bon aloi d’un ouvrage en or, argent ou platine. Cependant, l’achat auprès d’un commerçant reconnu et quelques connaissances de base dans le domaine des métaux précieux constituent déjà un sérieux gage de sécurité.

 

D’ « Acier inoxydable » à « Zolotnik »

 

Acier inoxydable : Les seuls aciers convenant à la fabrication de bijoux, couverts de table et autres pièces d’orfèvrerie, ou encore de boîtes de montres sont les aciers inoxydables au chrome et de nickel. 

Avec le laiton et l’alpacca [amalgame de cuivre de zinc et de nickel], l’acier inoxydable est l’alliage de métaux communs le plus couramment utilisé pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent.

 

Alliage : Mélange de deux ou plusieurs métaux, le plus souvent obtenu par fusion ; à titre d’exemple, citons le laiton, alliage de cuivre et de zinc. 

 

Alpacca : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel, également appelé « maillechort » ou encore « argentan » ou encore « Neusilber ». 

L’alpacca est, avec le laiton et l’acier inoxydable, le principal alliage de métaux communs utilisé pour la fabrication d’ouvrages recouverts d’or ou d’argent.

 

Argent : Métal précieux blanc, brillant, qui est le meilleur conducteur de la chaleur et de l’électricité, et qui offre en outre le plus grand pouvoir de réflexion de la lumière. Il est malheureusement sensible au soufre, ce qui se traduit dans la pratique par un noircissement progressif de sa surface au contact de l’air ambiant, lui conférant un aspect souvent peu esthétique. 

Jadis, l’argent était le métal monétaire par excellence ; de nos jours, il sert principalement à la fabrication de bijouterie, orfèvrerie, boîtes de montres, appareillages techniques et de laboratoire ; la sensibilité des sels d’argent à la lumière est également à la base de l’industrie photographique.

Les principaux producteurs d’argent sont le Mexique, les Etats-Unis, le Canada et le Pérou. L’argent pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’ouvrages. Seuls les lingots et quelques médailles sont en argent fin. Dans tous les autres cas, l’argent est allié, surtout au cuivre, parfois au zinc.

En Suisse, les titres légaux pour l’argent sont le 925 et le 800 millièmes ; à l’étranger, d’autres titres, comme le 935, le 835 ou encore le 830 millièmes, sont courants.

 

 

Argentage : Au sens de la législation suisse, les dépôts électrolytiques d’argent sont toujours considérés comme des « argentages », quelle que soit leur épaisseur, et doivent être vendus comme tels, et non comme « plaqués argent ». 

Il existe des prescriptions particulières pour les couverts de table argentés.

 

Boîtes de montres : En Suisse, les boîtes de montres en métaux précieux sont soumises au contrôle et au poinçonnement officiel obligatoire, les boîtes de provenance étrangère sont marquées d’un poinçon officiel spécifique, destiné à les différencier des pièces fabriquées en Suisse.

 

Carat/Karat : A l’ origine, le carat était une unité de poids. En bijouterie, il revêt depuis longtemps une double signification :

a)      En tant qu’unité de poids pour les pierres précieuses, 1 carat (en abrégé « ct ») vaut 0,2 g ;

b)      En tant qu’ancienne indication de titre pour l’or, 24 carats (en abrégé « C » ou « K ») correspondent à l’or fin (1000 millièmes) :

18 carats = or 750 millièmes

14 carats = or 585 millièmes

  9 carats = or 375 millièmes

 

Contrôle des métaux précieux : L’application de la « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » est confiée à un service officiel, le « Contrôle fédéral des métaux précieux », regroupant une soixantaine de spécialistes appelés « essayeurs-jurés », assermentés au terme de leur formation. Ils veillent au respect des prescriptions et à la conformité des ouvrages en métaux précieux, doublé ou plaqué et imitations mis en vente dans notre pays. Il s’agit d’un service public, auprès duquel chacun peut faire vérifier un ouvrage.

 

Couverts de table : Bien qu’il existe des couverts de table en argent massif, il n’en demeure pas moins que, la plupart du temps, ces articles sont en alpacca ou en acier inoxydable fortement argentés, même lorsqu’ils sont désignés par les indications « Argenterie » ou « Hotelsilber » par exemple. La qualité de l’argentage est exprimée par des chiffres insculpés sur les ouvrages.

 

Cuivre : Métal commun, cependant assez proche des métaux précieux en ce qui concerne plusieurs de ses caractéristiques. Il est utilisé dans de nombreux alliages, comme l’alpacca ou le laiton, et constitue le métal d’alliage classique de l’or, de l’argent et du platine.

 

Désignations : Tant pour les ouvrages en métaux précieux que pour les articles recouverts de métaux nobles, la loi précise les indications de qualité exigées, admises ou interdites. Toute désignation susceptible de tromper autrui est interdite.

Les ouvrages en métaux précieux doivent toujours porter une indication de titre en millièmes et un poinçon de maître.

Sur les ouvrages en plaqué ou doublé, la présence d’un poinçon de maître et des termes « Plaqué » ou « Doublé » accompagnés de la mention du procédé de fabrication est obligatoire ; l’indication de l’épaisseur du dépôt, en micromètres, est facultative.

Pour ce qui concerne les ouvrages considérés comme des « imitations » au sens légal du terme, la liste des désignations interdites est largement plus étendue que celle des indications licites. En aucun cas il n’est admis des mentions de titre (que ce soit en millièmes ou en carats), d’épaisseur en micromètres ou d’autres indications quant à la couche de métal précieux en pour-cent, pour-mille, etc.

 

Dorage : Tout dépôt d’or dont l’épaisseur est inférieure à 8 micromètres est considéré comme « dorage » par la loi suisse, et les articles munis d’un tel recouvrement entrent dans la catégorie des « imitations ».

 

Email : Masse vitrifiée, opaque ou transparente, colorée par divers oxydes, métalliques, et appliquée sur un support métallique, par exemple de l’argent.

 

A suivre [2] et [3]

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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Published by G.Tell - dans gtell
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