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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:30

 

Les premières ordonnances ecclésiastiques de Neuchâtel. (1538)

 

   Le 15 avril 1538, le Conseil de Berne invite les Quatre Ministraux à établir à Neuchâtel des « estatus et mandements pour l’annulation et correction des vices ». Il en résulte les ordonnances que voici.

 

I. Premièrement, il est enjoint et ordonné à chacun de fréquenter, bien et dévotement, les sermons et les prêches de la parole de Dieu, le dimanche principalement, et de reprendre et admonester en charité ceux que l’on verra faillir et se méprendre de leur devoir.

II. Item, il est enjoint à tous chefs et pères de famille et autres ayant charge de la jeunesse, serviteurs et servantes, de les enseigner et tenir en discipline et les admonester souvent de leur devoir, les mener ou envoyer principalement aux catéchisme pour y être instruits en la connaissance et crainte de Dieu, sous peine d’être repris et châtiés.

VII. Que nul n’ait recours aux sorciers, devins, charmeurs et autres moyens illégitimes et défendus par les saintes Ecritures parce qu’ils sont une espèce de renoncement de Dieu et d’impiété manifeste, sous peine d’être punis exemplairement selon l’exigence du cas.

XI. Que nul n’ait à jouer à aucun jeu, quel qu’il soit, en public ni dans les maisons, ni à se trouver dans les tavernes le jour de la célébration de la sainte Cène ; mais que chacun emploie spécialement ce jour-là à méditer les grâces du Seigneur, sous peine de prison et de soixante sols d’amande.

XIII. Que les enfants et ceux qui sont sous la puissance d’autrui se rendent sujets et obéissants à leurs pères et mères, tuteurs et curateurs, régents d’école, maîtres, maîtresses et leurs autres supérieurs, et n’attentent et n’entreprennent de rien faire de conséquence sans leur autorité, permission et consentement, sous peine de nullité de telles conventions clandestines, et d’être châtiés arbitrairement selon le mérite du fait.

XV. Qu’un chacun ait à user des biens de Dieu sobrement et avec actions de grâces, et de ne les dépenser avec prodigalité, afin d’avoir moyen d’en assister tant plus charitablement et librement les pauvres.

XX. Et il est défendu à toutes personnes de contraindre, provoquer et solliciter autrui à boire.

XXI. Il est aussi ordonné à tous de se contenter d’habits honnêtes et médiocres, ainsi que pareillement de meubles, de linges, de maisons, à chacun selon sa qualité et ses moyens, sans superfluité, ni excès, nous retenant (…) d’en faire défense plus étroite et de particulariser, pour chaque sorte de personnes, les habits et les ornements que chacun peut et doit mettre et porter, qu’il soit homme ou femme, et notamment aux serviteurs et servantes.

 

Vous reconnaîtrez qu’il serait pénible d’être régie pas de telles lois.

 

GTell, Internet, Documents d'Histoire Suisse par M. Salamin.


 

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