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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 17:22

Ils entrèrent dans la Confédération en 1481 à la suite des guerres de bourgognes où ils se distinguèrent aux yeux de toute l’Europe admirative. Bon ! Ils n’étaient pas seul face au Grand-Duc, mais ils devaient se différencier par quelques éléments autres que l’épée tueuse ou la hallebarde rutilante.

Une fois les batailles terminées, les soldats redevenaient des hommes, mais pas des hommes de l’ombre retournant chez eux, certes en vainqueurs, mais tout auréolé de gloire, rayonnant de tous les atours que permettaient pillages et rançons. Eblouissant la gent féminine dans les contrées ravagées. Les Suisses entre le fait reconnu d’être les meilleurs soldats d’Europe, étaient aussi jaloux et envieux ; ce que les lansquenets allemands faisaient, les suisses le faisaient mieux, et forcément ils dépassèrent les allemands en tout, meilleurs au maniement des armes et meilleurs en extravagants costumes. Là où le lansquenet avait six à huit crevées aux manches, les suisses triplèrent ou quadruplèrent les crevées jusqu’à l’absolu habit entièrement recouvert de crevées. Il ne suffisait pas d’arborer un joli costume, le chapeau devait lui aussi en imposer et comme déjà les Waldstätten portaient de jolis couvre-chef, les fribourgeois ont certainement voulu montré qu’ils voyaient plus grand et c’est ainsi que l’Europe se couvrit la tête non pas d’un chapeau « ordinaire », mais d’une monstrueuse chose à plumes qui devait utiliser autant de tissu qu’il en fallait pour un costume d’enfant.

Non seulement costume et chapeau en imposaient, mais moustache et barbes étaient remarquablement entretenues et frisotées. Ça ne passait pas inaperçu. Un tel assemblage faisait des envieux, autant chez les alliés que chez les ennemis. Loin de leurs foyers, en vainqueurs, ils firent des émules partout. Costumes et chapeaux furent vite copiés et porté. Pour la barbe, le secret venait d’un accessoire que les fribourgeois possédaient en plus de tout le reste, le BIGOUDI. Le fribourgeois, quand il n’était pas soldat devait aimer paraitre et se pavaner comme un coq de bassecours. Il est certain que le bigoudi existait déjà avant d’être utilisé sur les champs de batailles bourguignons. C’est ainsi que l’objet et surtout le nom de Bigoudi arrive dans la langue française.

 

Bigoudi. Étymologie

D’un mot franco-provençal du canton de Fribourg en Suisse.

 

une-manche-a-crevees-jpg

Une manche à crevées.

 

Niklaus-Manuel--1553-.jpg

Niklaus Manuel 1553 (Berne)

 

Gardes-suisses--costume-tres-modeste-JPG

Gardes suisses en costume bien modeste.

 

GTell, photos Internet.

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