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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 17:10

 

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5) Déploiement suisse et valeur combative


D’après les maigres informations dont nous disposons jusqu’à présent 5 divisions ½ ont été déployées face à la frontière germano-suisse au nord et seulement 2 divisions ½ à l’ouest. En comparaison avec le mois précédent, on ne discerne aucun renforcement sur la frontière occidentale mais les divisions sont plus éloignées de la frontière qu’auparavant. Le reste se trouve au sud et au sud-est.

Valeur combative : une armée rationnellement organisée, pouvant être rapidement utilisée. Le niveau d’instruction a dû augmenter en raison de la longue durée de la mobilisation. Chefs formés seulement théoriquement. Commandement méthodique. Lacunes dans l’armement (artillerie, chars et défense antichars, aviation, DCA). Individuellement, le soldat est un combattant tenace et bon tireur. Les troupes de montagne passent pour meilleures que leurs voisines du sud. La valeur combative des Suisses vivant à l’ouest (le type français) est médiocre alors que ceux vivant au sud de Constance (communistes) seront des adversaires acharnés. Conclusion : Armée seulement propre à la défensive, totalement inférieure à l’allemande.

 

6) Possibilités opérationnelles suisses


Il ne peut être question pour l’ennemi qui doit protéger une longue frontière d’agir offensivement. Il cherchera à défendre ses positions aménagées, proches de la frontière.

La faiblesse de son actuel dispositif apparaît à la frontière française. Un éventuel regroupement dans cette zone ne peut s’effectuer qu’au détriment de la couverture de la frontière allemande.

Après la perte de ses positions proches de la frontière, l’ennemi tentera de s’établir à nouveau sur la ligne lac Léman-lac de Neuchâtel-la de Bienne-Olten-Zurich-Sargans. De plus, la possibilité de se défendre en haute montagne subsiste.

 

7) Le pays voisin Liechtenstein


Le Liechtenstein est un pays indépendant, qui collabore politiquement et financièrement étroitement avec la Suisse (Union douanière). Le prince résiderait principalement à Vienne. Il n’existe pas d’armée.

Notre propre intervention :


8) Réflexions de principe à propos de l’utilisation des forces


a) il s’agit de

 

I) détruire le plus rapidement l’armée ennemie,

II) d’occuper rapidement et sans destructions la capitale et la région industrielle autour de Berne et Zurich,

III) De contrôler, sans destructions, les principales voies ferrées, tunnels et routes (voir également sous chiffre 1 a-c).

 

b) Déploiement en général :

Il doit s’effectuer aussi rapidement que possible afin que l’attaque surprenne effectivement la Suisse. Pour cette raison approche des unités motorisées en dernière minutes, les div. inf. ne se trouvant pas encore à la frontière, les div. prévues pour l’attaque au nord doivent être camouflées en div. effectuant une période d’instruction.

c) L’attaque principale doit être conduite depuis la France. C’est là que se trouvent les fortifications frontière les moins solides, faiblesse en cet endroit du dispositif ennemi, c’est par cette voie que les grandes villes les plus proches et les zones industrielles peuvent être atteintes, d’autant plus que les positions arrière des deux côtés du lac de Neuchâtel ne sont apparemment pas encore établies.

d) Des moyens réduits doivent être utilisés pour feindre un franchissement du Rhin. Il est difficile et exige de nombreuses unités de pontonniers. Un large front doit être constitué avec une div. pour tromper l’ennemi, des éléments de cette division doivent être déployés sur les points faibles ennemis près de Waldshut et Eglisau et vers Zurich.

e) Il faut renoncer à une attaque à partir de l’est en raison du terrain montagneux difficile, des puissantes fortifications ennemies et des conditions défavorables au déploiement.

f) Pour des raisons de terrain la pointe autour de Coire-Davos doit être laissée aux Italiens.

g) Possibilités d’attaque pour les Italiens voir sous feuille 4, partie II « L’attaque italienne ».

Le plus favorable pour nous serait que les Italiens utilisent exclusivement leurs forces dans la vallée du Rhône, de telle manière qu’une frontière nette soit tracée entre la sphère d’influence allemande et italienne sur la crête des Alpes bernoises et glaronnaises. Il faut s’efforcer de parvenir à cette solution en espérant que les Italiens procéderont rapidement et énergiquement dans la vallée du Rhône.

(Le plus défavorable pour nous serait que l’aile occidentale des Italiens n’interviennent que jusqu’au col du Simplon. Il faudrait alors que des forces allemandes pénètrent dans la très importante vallée du Rhône. Les Italiens n’auraient pas de liaison transversale entre leurs groupes d’attaque à l’intérieur de la Suisse qui ne pourraient pas non plus produire tout leur effet. Cette solution n’est donc qu’un expédient.)

 

h) Menace aérienne :

Nous possédons une très forte supériorité aérienne si bien qu’en dépit de routes étroites et profondément encaissées, l’utilisation de div. mot. Et de div. blindées s’avère parfaitement possible, avec une dotation en DCA convenable.

 

9) Forces à disposition


En comptant avec l’utilisation de quelques div. mot., blindées et de mont. prévues pour « Otarie ».

a) Le commandement général est confié au Commandement en chef de la 12e Armée qui demeure pour les préparatifs subordonné au Groupe d’Armées C.

Avec le début de l’attaque, le Commandement en chef de la 12e Armée est placé sous le commandement direct de l’OKH, afin de raccourcir la voie hiérarchique.

b) Les divisions mot. Et blindées sont utilisées pour obtenir le contrôle rapide de Berne, Lucerne et Zurich et pour atteindre les voies de retraite ennemies vers le sud. Elles doivent être prises à la 2e Armée. Marche d’approche à vol d’oiseau de 200 à 350 km.

c) SS « A.H » (Division SS « Adolf Hitler ») et R.I. (Régiment d’infanterie) « Grossdeutschland“ peuvent être utilisés pour renforcer rapidement des div. inf.

d) Il manque des div. mont. (1re et 6e div. mont. se trouvent sur la Manche). Au moins une div. mont. est nécessaire pour le franchissement de la chaîne du Jura ainsi que pour d’éventuelles interventions ultérieures en Suisse centrale et méridionale. Un remplacement par une div. inf. avec équipement de montagne est impossible car « Otarie » requiert déjà complètement un tel équipement. Il faut par conséquent demander l’envoi de la 1re div. mont.

e) Les divisions d’infanterie doivent être utilisées pour la rupture de la ligne des fortifications et pour les objectifs proches. Nous disposons de :

pour l’attaque depuis l’ouest et le nord-ouest : 5e, 73e, et derrière, en réserve, 23e div. (provenant de la 12e Armée dans son actuelle zone de stationnement favorable à l’entreprise), pour l’attaque depuis le nord : la 260e div. (provenant de la 12e Armée près de Belfort, à pied), la 262e div. (provenant de la 1re Armée au sud-ouest de Saarbruck, transport par trains).

(Il faut privilégier leur utilisation par rapport aux div. en congé demandant 10 jours pour être rappelées et devant être à nouveau instruites – 88e dans la région de Rothenbourg, 95e dans celle de Francfort/M. – Il est également difficile de dissimuler leur rappel).

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

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