Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:29

[3]

 

10) Utilisation et missions en particulier


a) Commandement de l’ensemble : Commandement en chef de la 12e Armée.

Mission du Commandement en chef de la 12e Armée : « Commandement en chef de la 12e Armée – pour les préparatifs subordonné au Groupe d’Armées C, dès le début de l’attaque directement subordonné à l’OKH – lance sur l’ordre de l’OKH le jour x, à l’heure y, une attaque concentrique contre la Suisse depuis l’ouest (effort principal), le nord et le nord-est afin d’occuper rapidement la Suisse au nord dans la sphère d’intérêt allemand. Elle percera les fortifications frontalières ennemies et s’emparera rapidement de la capitale et des régions industrielles autour de Berne et Zurich.

Il convient de battre rapidement et d’une manière décisive l’armée suisse, avant qu’elle parvienne à se retirer vers le sud, en haute montagne, en interrompant simultanément ses lignes de retraite depuis le sud-ouest et l’ouest et en faisant intervenir des parachutistes au nord des Alpes glaronnaises.

b) 1) Pour le cas où la ligne délimitant les sphères d’intérêt germano-italiennes s’étendrait au sud de la vallée du Rhône : (Ann. 4 : ligne b-b)

« 1re formation d’attaque »

Forces : 20e div. mot. Renforcée, 1 bat. Mitr. (de la 2e Armée). Placé directement sous les ordres Commandement en chef 12e Armée.

Voies d’approche : par Saint-Laurent, Saint-Claude, Gex.

Base de départ dans la zone autour de Ferney (au sud de Gex). La voie d’approche est située partiellement à l’ouest de la ligne de démarcation car la route Morez, direction Gex, est totalement utilisée par la division voisine de gauche (29e mot.) qui dans le secteur au nord-ouest de Gex se prépare à attaquer en direction de Nyon. La marche d’approche s’effectuera par le territoire non-occupé, à l’ouest de la ligne de démarcation, sans en informer préalablement les Français, dans la nuit précédant l’attaque jusque dans la région de Genève, de telle manière que la division n’atteindra la frontière suisse que peu avant l’attaque.

Mission : « La div. – directement subordonnée au Commandement en chef de la 12e Armée – s’emparera par surprise de Genève le jour x, heure y, afin d’entreprendre à partir de là une poussée avec deux groupes d’attaque avec effort principal par Martigny sur la vallée du Rhône direction Saint-Gothard pour ouvrir aux Italiens le col du Simplon depuis le nord et pour établir plus tard le contact direction Schwyz et Brienz avec les troupes attaquant depuis le nord. Le fort de Saint-Maurice doit être pris depuis le nord et le sud. »

 

2) Pour le cas où la ligne séparant les sphères d’intérêt germano-suisses serait fixée sur les Alpes bernoises et glaronnaises : (Ann. 4 ligne a-a)

Si cette ligne est établie sur les Alpes bernoises et glaronnaises, ce groupe d’attaque est supprimé. En échange des éléments de la division voisine, engagée seulement au nord du Léman (29e mot. – aile sud du 2e groupe d’attaque ; cf. en bas) se dirigent via Genève et Aigle, directement au sud du Léman, sur Thoune.

 

c) « 2e formation d’attaque » :

Forces : le XVe Corps d’Armée 5e div. (mot.) (de la 12e Armée), 29e div. mot. (de la 12e Armée), 4e div. blindée (de la 12e Armée), troupes de Corps : 1 groupe ob. Lourds.

Marche d’approche : 5e div. déjà sur place. Pas de difficultés pour div. mot. et blindées.

Mission : « Le XVe C.A. perce le jour x, heure y, les fortifications frontalières de l’ennemi situées entre Nyon et Vervières (localités comprises), s’empare rapidement de la capitale et coupe les voies de retraite de l’ennemi vers le sud dans le secteur du lac de Thoune.

Le C.A. se tient prêt à ouvrir éventuellement plus tard à son voisin de gauche l’accès à travers la chaîne du Jura depuis le sud en attaquant avec des éléments provenant du secteur de Berne, sur ordre du Commandement en chef de la 12e Armée. »

 

Conduite de l’attaque :

La 29e mot. attaque Nyon avec de puissants éléments depuis le secteur orient. et occ. de Gex car dans cette zone, avant la frontière, la crête montagneuse a déjà été franchie et apparemment l’ennemi n’a pas encore établi de fortifications. Utiliser ici une div. mot. afin de couper les voies de retraite dans le secteur de Thoune.

4e blindée comme groupe fournissant l’effort principal sur Berne. Intervention seulement après que des éléments de la 5e div. auront percé les fortifications frontalières. L’utilisation ultérieure de la 5e div. pour occuper Berne, la région industrielle environnante et le terrain conquis par le XVe Corps d’Armée apparaît nécessaire. L’intervention d’un petit groupe latéral via Neuchâtel sur Berne peut faciliter la percée de la div. voisine à travers la chaîne montagneuse près de la Chaux-de-Fonds. Il faut prévoir de la placer ultérieurement sous les ordres du XVIIIe Corps d’Armée.

 

d) « 3e formation d’attaque » :

Effectifs : XVIIIe Corps d’Armée (de la 12e Armée), Ire div. mont. (de la 16e Armée), 73e div. mont. (de la 12e Armée), R.I. « Gr. D. » (de la 12e Armée), SS « A.H. » (de la Ire Armée). Troupe de Corps : 1 groupe ob. Lourds, 1 groupe chasseurs chars, 4,7 cm (provenant des troupes d’Armée).

Marche d’approche : cdmt. Gén. XVIII et 73e div. sont déjà sur leurs positions.

Ire div. mont. arrive avec ses éléments de combat transportés par un rég. Transp. Camions (organisé par Qua.-Maît. Gén.) avec ses colonnes acheminées par train. Il faut camoufler la raison de ce transport. (Mission sur la ligne de démarcation.) Troupes de Corps : à pied.

R.I. « Grossdeutschland » et SS « A.H. » pas de difficultés. Ils doivent être amenés au dernier moment pour des raisons de dissimulation et en fonction de leur utilisation ultérieure.

 

Mission : « Le XVIIIe Corps d’Armée – après la percée à travers les fortifications frontière et le Jura dans le secteur Le Locle-Bâle (localités comprises) – s’empare de Lucerne en jetant en avant depuis le nord et l’ouest ses éléments rapides et empêche que l’ennemi se dérobe vers le sud au-delà d’une ligne Berne-Lucerne-Schwyz. »

Conduite de l’attaque : Bâle doit être tourné par l’ouest.

R.I. « Grossdeutschland » et SS « A.H. » doivent être poussés immédiatement en avant après la première percée. A envisager l’utilisation de parachutistes dans la région d’Olten pour ouvrir les débouchés alpestres vers le sud.

 

e) « 4e formation d’attaque » :

 

Effectifs : XIIe Corps d’Armée (de la Ire Armée), 260e div. (de la 12e Armée), 1 bat. Mitr. (mot.) (de la 2e Armée), 262e div. (de la Ire Armée). Troupes de Corps : 1 groupe ob. Lourds, bats. Du génie et unités de pontonniers, 1 groupe ob. Mortiers fumigènes, 1 groupe chass. Chars, 4,7 cm (provenant Groupe d’Armées).

Marche d’approche : cdmt. Gén. du XIIe Corps d’Armée : à pied, 260e div. : à pied sur 140 km de la région de Belfort à la région de Waldshut sur le Rhin. 262e div. : débarquement autour de Saarbruck. Transport train dans la région Constance et Friedrichshafen. Troupes de Corps : à pied.

 

Mission : « Le XIIe Corps d’Armée – intervenant le jour x, heure y – anéantit l’ennemi dans la région Zurich-Sargans-Bodan-Waldshut. A cette fin perce les fortifications frontière de l’ennemi et empêche, en collaboration avec les parachutistes intervenus sur le canal de la Linth, et près de Sargans, que l’ennemi ne se dérobe vers le sud par Schwyz-Sargans.

Entre Bâle et Constance (localités exclues), il convient de feindre une attaque de grande envergure sur le Rhin. »

Conduite de l’attaque : Une attaque via Rheineck (le chemin le plus court pour se porter sur le flanc ennemi) risque de ne pas être couronnée de succès en raison des puissantes fortifications ennemies. Pour la div. intervenant par Constance on envisage, pour percer les fortifications se trouvant sur ce point, l’utilisation du bac à voitures Friedrichshafen-Romanshorn pour le débarquement surprise d’éléments en utilisant également des canots d’assaut.

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

Partager cet article

Repost 0

commentaires