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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 16:05

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f) Réserves : nécessaires à l’arrière des troupes fournissant l’effort principal :

a) pour l’exploitation rapide des succès du XVe Corps probablement (pour cela SS « T » de la 2e Armée) dans le secteur au sud de Besançon,

b) pour venir à bout d’une résistance particulièrement forte en montagne à l’ouest de Bâle (à cet effet 23e div. de la 12e Armée). Elle doit demeurer mobile dans la région de Belfort avec le rég. de transp. camions qui, auparavant, a amené la Ire div. mont.

ces réserves dépendent du Commandement en chef de la 12e Armée.

 

12) Aviation

a) Missions de l’aviation d’attaque :

Destruction de l’aviation ennemie. La destruction des voies ferrées et des ponts n’est initialement pas autorisée !

b) Utilisation de chasseurs-bombardiers en collaboration avec l’armée : durant toute l’attaque du XVe Corps d’Armée et lors de la percée à travers lignes fortifiées du XVIIIe et XIIe Corps d’Armée.

c) Troupes aéroportées :

Intervention de parachutistes voir sous « 4e formation d’attaque. »

d) DCA importante sur les rares routes profondément encaissées. Répartition dans la mesure où la situation face à la côte anglaise le permet actuellement. A demander pour chaque C.A. une unité de DCA.

e) Appareils de reconnaissance :

Pour le Commandement en chef de l’Armée, les Corps d’Armée, les div. mot. et blindées chacun une escadrille de reconnaissance.

 

13) Conduite tactique et composition :

Tenir compte des expériences de la Norvège : attribution de chars, pièces d’artillerie et de troupes mot. particulières aux éléments de pointe ; renforcement des groupes de marche par des comp. Mitr. (mot.) ; utilisation accrue de canons d’infanterie et de lance-mines ; constitution de puissants détachements avancés avec utilisation – ici peu nécessaire pour la lutte antichars – des véhicules des unités de chasseurs de chars.

 

14) Temps requis :

a) Pour le déploiement :

I) des unités mot. les plus éloignées de la zone de la 12e Armée : 2 jours,

II) des div. inf. : à pied : 2-3 jours, de la 260e div. jusqu’à 4 jours,

III) de la div. mont. : en camions et transports ferroviaires : 3 jours,

IV) pour la 262e par train : 3 jours.

Pour III et IV trois jours de préavis pour la préparation du matériel roulant : 3+3=6 jours. 7 jours avant l’attaque au moins un préavis doit être adressé aux chemins de fer.

 

b) Pour les opérations : la prise de Berne, Lucerne et Zurich doit être possible au plus tard dans le courant du 2e jour. L’atteinte de la ligne de démarcation dépend du succès des deux premiers jours et du résultat des combats autour du Saint-Gothard. En 3-4 jours la partie de la Suisse qui nous revient peut être occupée (avec tracé de la ligne séparant les sphères d’intérêt sur les Alpes bernoises et glaronnaises), sinon en 4-5 jours. Le temps requis par les Italiens dépend de la nature de leur engagement.

15) Saison

L’été est favorable. D’octobre à mars des chutes de neige en montagne gênent les déplacements et le brouillard empêche entre autres l’intervention de l’aviation. Le mois de septembre est particulièrement favorable pour l’aviation.

 

16) Exigences

a) Maintien du secret et leurre :

Bouclage discret et renforcé de la frontière suisse également dans le secteur frontalier italien et, si possible, français. Informations de presse idoines, faux messages radio et silence radio pour certains éléments.

 

b) Utilisation d’agents secrets pour la reconnaissance de certains détails des fortifications. Qu’existe-t-il dans les positions de l’arrière ? Des regroupements sont-ils en cours à la frontière française ?

 

c) Amélioration des cartes particulièrement mauvaises. Se procurer si possible des cartes dans le commerce en Suisse. Etablissement d’une courte description géo. Mil. Du pays.

 

d) Le chef du Service des transports doit donner son avis sur les voies de communication.

 

e) La Commission d’armistice a refusé un déplacement de la ligne de démarcation sur une ligne Champagnole-Saint-Claude-Collonges ouest-Martigny (localités comprises). Etant donné que les avantages d’une entreprise allemande et italienne à partir du sud du Léman sont grands, il convient d’exiger de la direction politique allemande qu’elle autorise le passage de troupes allemandes et italiennes à travers le territoire non-occupé et la zone des 50 km (sur la frontière italo-française) ou, respectivement, qu’elle crée les conditions nécessaires. Plus tôt le secteur frontalier franco-suisse Léman-point de jonction des 3 pays (au Grand Saint-Bernard) sera fermé, et mieux cela vaudra afin d’interrompre tout mouvement venant de France ou y allant.

 

f) Il faut accepter le plus rapidement possible la demande de la Suisse de pouvoir expulser de son territoire les Polonais et les spahis, afin de prévenir un éventuel renforcement de son armée.

 

17) Etant donné la situation politique actuelle en Suisse il est possible que l’occupation ait lieu de manière pacifique sur ultimatum, si bien qu’après une entrée en force, il faut rapidement passer à l’invasion pacifique.

von Menges

Capitaine à l’E.M.

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

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