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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:57

   Le jour où le Gouvernement bernois renonce à protéger les corporations horlogères des villes vaudoises, le 6 mars 1776, il consacre la victoire de la montagne sur la plaine. Dans les principales villes du canton, un certain nombre de penduliers et horlogers survivent tant bien que mal.

 

   À Lausanne, entre 1791 et 1801, Narbel, aux Degrés-du-Marché, construit des pendules, des tournebroches à ressort et portatifs ; il répart tout mécanisme, y compris ceux des serinettes, tandis que sa femme recouvre les parasols et leur met cannes et viroles.

   Pierre-Frédéric Giroud, rue Saint-Pierre, monte aussi des lunettes. Jacob Conod et fils, « horlogers et mécaniciens » rhabillent et fabriquent les montres ordinaires ainsi que des tabatières à musique. Ils offrent des pendules sonnant les heures et les quarts « répétant à volonté par un troisième corps de rouages ». Abram-Louis Dubois, au Petit-Saint-Jean, ne monte que les boîtes. En 1823 il s’assure la collaboration d’un ouvrier, Jean-Pierre Tissot, pour les rhabillages de pendules, répétitions, pièces à musique, carillons, etc. Il vend aussi montres et cartels.

 

   Les deux tiers des ateliers d’horlogerie sont vers 1830 entre les mains de Jurassiens : Les Conod des Clées, les Golay, Maylan, Reymond, de La Vallée ou de Vaulion, les Vallotton de Vallorbe, les Lassieur de Sainte-Croix, les Reymond du canton de Neuchâtel.

 

   De toutes les annonces horlogères, la plus intéressante décrit une pendule mécanique fabriquée par Louis Rochat de La Vallée de Joux, « dont la cage, les ciselures et la dorure offrent un travail qui ne le cède en rien à ce qui se fait de mieux à Paris ». Elle « est composée de plus de 2800 pièces, qui servent à faire exécuter les divers mouvements des objets mécaniques dont ce bel ouvrage est orné. On y voit un soleil dont les rayons se meuvent, des colimaçons flamboyants, de grandes rosaces qui changent de couleur, un oiseau qui chante, un escamoteur chinois dont les mouvements de tête ; des yeux et surtout des lèvres sont si naturels qu’on diroit qu’il respire, il fait agir ses gobelets d’où il sort des fruits, des balles, et il finit par escamoter un colibri qui chantoit un air devant lui, etc.., etc. – On peut la voir tous les jours depuis 9 heures du matin à 9 heures du soir, au premier étage de la maison ci-devant Creux, place de la Palud N° 2. Prix d’entrée 10 batz, et moitié pour les enfants ».

 

 

GTell, Deux cents ans de vie et d’Histoire Vaudoises. La Feuille d’Avis de Lausanne 1762-1962

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