Concours

Derniers Commentaires

Qui est-il ?

Les Venetz, ceux qui viennent de Venise, étaient, dit-on, des Italiens arrivés dans la vallée de Saas par le Monte-Moro, dès 1400. Ce que fut cette famille, Ignace Venetz nous le dit en quelques lignes qu’il écrivit pour servir à l’histoire de sa vie :

« Je suis d’une ancienne famille noble. Je laisse aux antiquaires du Valais, s’il y en a jamais, le soin de rechercher le nombre des Grands Baillifs, des Grands et Petits Bannerets, etc., que notre famille a produit depuis plusieurs siècles. On dit bien qu’elle possédait autrefois la vallée de Saas en entier. Je me souviens encore des ruines d’un château, et d’une grande plaine, couverte de cailloux, qu’on m’a montrée en disant : voilà les restes d’une belle campagne qui appartenait autrefois à un Grand Baillif Venetz. Je suis donc le descendant d’un Grand Baillif. Cependant, lorsque je suis venu au monde, mon père était menuisier, ébéniste, meunier, boulanger : un pauvre diable que la misère a poursuivi jusqu’à la mort. »

La branche d’Ignace Venetz provenait de Neubrück, près de Stalden.

Il naquit le 21 mars 1788, à Visperterminen, fils de Pierre-Ignace Venetz et d’Anne-Marie Stoffel. Son père fit preuve d’intelligence en l’envoyant au collège de Brigue. L’état ecclésiastique l’attira tout d’abord : il entra au Séminaire. Mais les sciences naturelles et les mathématiques le captivaient ; c’était sa voie qui se dessinait.

Sa formation d’ingénieur était terminée au moment où le Valais devenait le département du Simplon (1810) ; il fut admis dans le corps impérial des Ponts et Chaussées ; il y resta jusqu’en 1815 (naissance de canton du Valais).

Les Autrichiens, ayant pénétré en Valais, se l’attachèrent et le nommèrent officier d’artillerie. Avec une compagnie de Croates, il fut occupé aux fortifications de St-Maurice. Il les suivit jusqu’à Domo ; convaincu qu’il n’aurait plus d’avancement, il demanda et obtint son congé.

De retour en Valais, il épousa Maria-Josepha Andenmatten, dont il eut sept enfants : Eugène, Ruffina, Ludwig, Louise, Joséphine, Franz et Grégoire. Il accepta un poste d’ingénieur à l’Etat du Valais et le conserva jusqu’en 1836 il y déploya une grande activité, partagée entre ses travaux d’ingénieur et des recherches scientifiques très vaste qui devaient le conduire à la découverte de la théorie glaciaire.

Ses ressources ne suffisant pas à satisfaire les besoins de sa nombreuse famille, il accepta, en 1836, une place d’ingénieur au service de l’Etat de Vaud. L’entreprise de l’endiguement de la Baye de Clarens lui fut adjugée. Les premières années, ses travaux furent couronnés de succès. Mais survinrent des pluies torrentielles qui anéantirent la plus grande partie des ouvrages. En 1846, découragé, il demanda et obtint d’être relevé de ses obligations. Il resta encore au service de l’Etat de Vaud jusqu’en 1855, puis retourna à Sion.

Il s’occupa alors de la construction de la ligne d’Italie et de la rédaction de son second mémoire sur l’extension des anciens glaciers. Chargé d’établir des plans d’ouvrages de colmatages dans la plaine de Riddes et Saxon, c’est là que, en février 1859, il devait contracter un douloureux engorgement des poumons, suivi de paralysie.

« La résignation et le courage de cet homme de travail furent parfaits. Il ne se plaignit pas : ses jours étaient pleins, et ses mérites aussi ; il attendait la récompense de Celui qu’il avait honoré par sa foi, sa science et son dévouement et, le 20 avril 1859, son âme s’envola vers l’Auteur de tout ce qu’il avait aimé et admiré ».

Au glacier du Giétroz

Avant la débâcle de 1818

Le glacier du Giétroz se trouve dans la partie supérieure de la vallée de Bagnes (Valais), sur la rive droite de celle-ci. Il occupe un cirque, fermé au sud et au sud-est par la Ruinette – 3875 m. – et le Mont-Blanc de Cheilon – 3869 m. - ; à l’ouest par l’arête du Mont-Rouge – 3314-3417 m. - ; au nord, par la Luette – 3548 m. – et le Pleureur – 3703 m. -. Sa longueur atteint 4,5 km., sa largeur au centre du cirque d’alimentation 2 km. Il se dirige vers le nord puis, vers 3000 m., il forme un arc de cercle vers l’ouest, se rétrécit, descend une forte pente et, haché de crevasses, aboutit à 2455 m. (cote frontale en 1876 ; en 1934, 2509 m.) au sommet d’une paroi de rochers qui domine la vallée de 700 mètres, presque verticalement. Le torrent sous-glaciaire s’est creusé un couloir ; il tombe en cascade dans la Dranse, 1797 m.

Sur la rive gauche de la vallée, du Bec de la Liaz – 3457 m. – se détache l’arête des Mulets de la Liaz – 2839-2660 m. - ; elle s’avance vers le fond de la vallée, forme le replat de Pierre-à-Vire – 2415 m. -, pour tomber enfin à Mauvoisin, en face de la cascade du Giétroz, suivant une pente rocheuse très forte.

En remontant la vallée depuis Fionnay, on traverse un cône d’éboulis boisé, puis on atteint le groupe de chalets de mayens de Bonatchesse, suivi d’une plaine coupée par le petit seuil de Ceppi. Le pâturage de Mazériaz, tout parsemé de cailloux tombés du Pleureur, aboutit à un verrou de 113 m. La Dranse l’a scié par une gorge profonde et étroite. On la traverse sur un pont en pierre de 12 m., dominant la rivière de 25 m. Ce rétrécissement se prolonge sur 1300 m. Après avoir surmonté le seuil de Mauvoisin, le chemin descend de 43 m. : on se trouve alors devant la cascade de Giétroz. La gorge s’est élargie un peu, jusqu’à une soixantaine de mètres. En amont, le défilé s’élargit, la pente du fond de la vallée ne s’élève que de 47 m. sur 2400 m. on l’appelait Plan Durand, aujourd’hui Torrembé.

C’est dans ce cadre sauvage que va se jouer le drame que nous allons évoquer.

 

Récit de : Ignace Mariétan

Si vous n’êtes pas de la région, ni un valaisan pur sucre je vous conseil de chercher le barrage de Mauvoisin avec Google Maps, le barrage est pratiquement situé nord/sud et le glacier du Giétroz est situé à droite du barrage quand vous regardez le lac, la grosse tache blanche entre La Ruinette au sud et Le Pleureur au nord, c’est le glacier.


Voir les commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Célébrités méconnues
Mercredi 21 octobre 2009
Retour à l'accueil

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus