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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 16:54

 

Les bateaux Diesel-électrique

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

Jusqu’au début du XXe siècle la construction à roues et à vapeur des bateaux de nos lacs ne se discutait pas. Ce moyen de propulsion a pourtant été de plus en plus détrôné dès les années 1900 à 1915 par le moteur diesel agissant sur l’hélice, du fait de la souplesse de marche et du rendement du système.

Mais que faire des bateaux à roues dont la coque, encore en excellent état, abritait des installations de production de vapeur à remplacer.

 

Diverses possibilités pouvaient être envisagées :

 

- Renouveler l’ensemble du système de production de vapeur

- Supprimer les roues de propulsion et les remplacer par un système diesel hélice

- Entraîner les roues mécaniquement par moteurs diesel par l’intermédiaire d’un ou plusieurs trains d’engrenages

- Entraîner les roues par l’intermédiaire d’un système diesel-électrique

 

La première solution a dû être éliminée pour des raisons économiques d’investissement et d’exploitation.

La seconde, à son tour, a dû être écartée car on ne peut sans autre modifier fondamentalement le profil d’un bateau sans risque d’influencer ses qualités de flottaison. Quant à la troisième solution qui exige des engrenages coûteux, qui impliquent des servitudes quant à l’emplacement du diesel et de ses accessoires et à la souplesse de marche, elle a dû à son tour être laissée de côté. C’est ce qui a conduit la Compagnie Générale de Navigation sur le Lac Léman à opter dès 1932 pour la combinaison diesel-électrique pour la propulsion des bateaux dont le système de production de vapeur devait être remplacé. Cette solution employée couramment pour le chemin de fer, offre les mêmes avantages pour la navigation, à savoir : économie, souplesse de marche et d’installation, préparation rapide au départ, simplicité de commande.

 

Son principe est le suivant : le moteur diesel entraîne une génératrice de courant continu et une excitatrice. Le courant ainsi produit alimente un ou deux moteurs qui attaquent l’arbre des roues par l’intermédiaire d’un simple réducteur. Le bloc diesel- génératrice peut être placé dans le bateau à l’endroit qui convient le mieux. Le moteur diesel travaille en permanence dans des conditions de vitesse optimales. La commande du bateau, pour toutes les manœuvres se fait à l’aide d’un simple levier, comme c’était le cas précédemment et avec l’avantage de pouvoir régler la vitesse des roues d’une manière progressive de zéro au maximum. L’excitatrice, largement dimensionnée, fournit également la puissance nécessaire à tous les services auxiliaires : éclairage, cuisine, etc.

 

Depuis 1932, cinq unités de la flotte de la Cie Générale de Navigation sur le Lac Léman ont été transformées de cette manière, toutes pour la partie électrique par le groupe suisse de la Société Anonyme Brown, Boveri & Cie, soit le « Genève » en 1933/34, le « Lausanne » en 1949, le « Vevey » en 1955 et l’ »Italie » en 1958 par les usines de Baden et le « Montreux » en 1962 par les Ateliers de Sécheron à Genève.

 

Depuis leur transformation, ces bateaux ont assuré leur service pratiquement sans interruption en été comme en hiver avec un rendement économique très intéressant, ce qui justifie pleinement la confiance mise dans ce système.

 

***Pour un vapeur au charbon, il faut cinq heures (chaudière froide) pour le mettre en route.

 

chantier-naval.jpg

 

 

GTell, CGN

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Published by G.Tell - dans curiosités
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