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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 16:58

 

C

cachemaille, n. m. ou f., tirelire. Nom d’une famille originaire de Baulmes.

cafard, n. m., nom vulgaire de la blatte, insecte nocturne orthoptère. Sobriquet donné, à Payerne, aux libéraux par opposition aux radicaux baptisés, eux, les griets (voire ce mot).

calé, -ée, adj., instruit, savant.

cancouare, n.f., hanneton. Les habitants de Belmont-sur-Lausanne portaient le sobriquet de « Lè Couincouâre » ou « Quincouâre » (FAVRAT, p. 261, REYMOND-BOSSARD, p. 72).

carron, n. m., brique.

cataplasme, n. m., en plus de son sens usuel, ce terme désigne un lourdaud, un emplâtre (PIERRE-HUMBERT, PETIT ROBERT).

cayon ou caïon, n. m., cochon, porc. Au figuré, sale, dégoûtant. On appelait les Payernois « Lè Caïons rodzou », allusion à une race de cochons rouges élevée dans la région (FAVRAT, p. 279, PIERRE-HUMBERT).

cent-livres, n. m., sobriquet donné à un gros gaillard. Centlivres est aussi le patronyme d’une famille originaire de Chavannes-le-Chêne, Chêne-Paquier ou Villars-le-Comte.

chalet, n. m., maison de bois des régions de montagne. Selon PETIT ROBERT, ce terme, issu de la Suisse romande, a été répandu par Rousseau.

chambre à manger, n. f., salle à manger. A noter que la chambre, à la campagne, est à la foi le salon où l’on reçoit ses invités. En un mot : le « living » !

chambre de bains, n. f., salle de bains.

chédail, n. m., cheptel, soit contrat de bail « par lequel l’une des parties donne à l’autre un fonds de bétail, pour le garder, le nourrir et le soigner ». par extension, le terme désigne le bétail lui-même qui forme le fonds dans le contrat de cheptel (PETIT ROBERT). PIERRE-HUMBERT et DEVELEY relèvent que le mot chédail ne recouvre pas seulement le bétail, mais aussi tout le matériel de ferme nécessaire à l’exploitation agricole. C’est pourquoi DEVELEY propose – contre son habitude – de « conserver notre ancien terme ».

chenoille, n. f., vaurien, canaille, gredin (PIERRE-HUMBERT)

chette, n. f., sabbat, assemblée de sorciers ; bacchanale, poursuite effrénée, bruit, désordre, tapage (PIERRE-HUMBERT). Au début de chaque année, la jeunesse de Vaulion organise une chette ou chète.

chotte, n. f., abri, couvert notamment contre la pluie. L’expression « se mettre à la chotte » peut être prise au propre ou au figuré.

clédar ou clédard, n. m., portail, claire-voie (GPSR, PIERRE-HUMBERT, LUGRIN, p. 45).

clopet, n. m., somme léger, par opposition à pioncée (voir ce mot).

Cochon rouge, n. m., sobriquet donné aux Payernois (voir cayon).

cocoler, v. tr., gâter, choyer, dorloter.

Code, n. m., sobriquet donné à un personnage pénible, intransigeant… à l’image d’un recueil de lois.

coitron, n. m., petite limace grise.

Compas, n. m., sobriquet donné à un dégingandé, faisant de grandes enjambées.

Compote, sobriquet que Jacques Chessex a fait entrer dans la littérature romande. « Les gamins (…) l’appelaient Léa Compote, parce qu’elle vendait des raves aux épiciers pour subsister » (Reste avec nous, Cahiers de la Renaissance vaudoise, Lausanne 1967, p. 69).

coter, v. tr., fermer, étayer, on trouve également la forme cotter.

cotterd, ou cotter ou cotère, n. m., réunion de personnes pour converser, pour babiller ; visite faite à des voisins, à des amis. Exemple : « Les cotters ou veillées dans les chaudes maisons des bois » (PIERRE-HUMBERT). On connait également le verbe cotterger, v. int., causer, discuter, babiller.

cotzon ou cotson, n. m., nuque (LUGRIN, p.37).

cougnarde ou cugnarde, n. f., raisiné.

counil ou couni, n. m., lapin. En patois « counet » (CHESSEX-SCHÜLE).

courtilière, n. f., insecte orthoptère sauteur, appelé aussi taupe-grillon, jardinière.

coutzet, n. m., sommet, bout, extrémité. Dans sa traduction de la fable du corbeau et du renard, FAVRAT, p.216, écrit :

« On corbé s’étai aguelhi

Au fin coutzet d’on gros nohi… »

craquée, n. f., craquement ; grande quantité (GPSR). Exemple : « Une craquée de gamins ».

cradzet, -ette, adj., petit.

Crésus, n. m., sobriquet donné à un homme très riche, faisant allusion à Crésus roi de Lydie, connu pour ses richesses, ou, par dérision à un pauvre diable.

cretin ou crétin, n. m., individu atteint de déficience physique ou surtout mentale ; simple d’esprit ; adj., stupide, sot.

crible-fumée, n. m., sobriquet pour désigner quelqu’un de très avare (GPSR)

crouïe ou crouye, adj., de mauvaise qualité, méchant, mauvais ; n. m., vaurien.

crousille, n. f., tirelire, aumônière, boite pour recueillir la monnaie. Exemple : A l’église, « des crousilles circulent » (PIERRE-HUMBERT).

cucu, adj. inv., « bébête, un peu ridicule, niais ». On trouve également la formule cucul (PETIT-ROBERT)

cugnet, n. m., niais.

cupesser, v. intr., culbuter, tomber, dégringoler. Au figuré, faire faillite ; v. tr., renverser, faire tomber, mettre sens dessus dessous.

 

 

(GPSR = Glossaire des patois de la Suisse romande

GTell, Le Langage des Vaudois.

 

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Published by G.Tell - dans curiosités
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