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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 17:01

 

 

Le-col-des-Mosses.jpg

 

Le col des Mosses est bien l’endroit qui laissera le souvenir le plus vif des mobilisations à tous ceux du bataillon 15 arrivés là, pour la première fois, fin juillet 1940. En effet, il ne se passera plus une relève sans qu’ils revoient l’hôtel aux mille souvenirs joyeux, sans oublier les petits incidents dus à la vie militaire, mais qui, vus de loin, paraissent tout de même amusants. Encadrant l’hôtel, c’est aussi le Mont-d’Or, c’est-à-dire la préparation d’un feu du 1er août : c’est la pointe de Chaussy souvent escaladée à titre d’entraînement ; c’est enfin ses chalets où, le soir, après la déconsignation, plus d’un reçoit une douce hospitalité, qui lui fait trouver le temps moins long et oublier les fatigues d’une journée bien remplie et l’absence des êtres qui lui sont chers.

 

Que la guerre semble loin…

 

 

Le col du Pillon

 

Le col du Pillon

 

 

 

Quel est le col qui n’a pas son auberge à laquelle on s’attarde volontiers pour se reposer des fatigues et de la montée et se restaurer quand le cœur vous en dit ? Cette colonne de convoyeurs s’est arrêtée là où tant de diligences ont fait halte dans le bon vieux temps, lourdement chargées, attelées de quatre beaux alezans reluisants de sueur, écumants.

 

Mais l’aspect des lieux a changé. La route a été refaite, élargie ; les ornières ont disparu. La modeste auberge aux chambres sombres d’où émanait un mélange d’odeurs de fumée, de vin et de pétrole, a fait place à un restaurant aux salles claires et accueillantes, fleuries à souhait, que connaissent bien ceux qui étaient cantonnés dans les environs.

 

Un coup de sifflet retentit. La colonne s’ébranle. Charrettes et fourgons crissent sur le gravier de la route dont on aperçoit les premiers lacets là-bas, au fond, entre ces deux sapins sombres.

 

Le livre a été publié en novembre 1941, c’est pourquoi les textes sont si lyriques et sans contenu militaire, la censure était de rigueur… mais nous savons que ce n’était pas des vacances et que le service était dur, très dur. 

 

 

 

GTell, Le Régiment de Fribourg vous parle...

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