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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 17:16

Saint-Loup. – Les bains de Saint-Loup disposent eux aussi, dès 1821, de douches ascendantes et descendantes. « Ces eaux sont avantageusement connues depuis longtemps par les cures nombreuses qu’elles ont opérées. La bonté de l’air qu’on y respire, l’étendue et la variété des vues, la diversité et le charme que les environs offrent pour les promenades, ainsi que la proximité de la grande route, contribuent à en faire un séjour des plus agréables. On y trouvera de plus des logements propres et commodes, une bonne table et des procédés honnêtes. S’adresser pour de plus amples détails à Mme Juvet auxdits bains. »

 

Bex. – Les sources sulfureuses découvertes en 1717 à Bex, dans la plaine, puis perdues, sont retrouvées en 1823. Analysées, elles révèlent à peu près les mêmes propriétés que celles de Loèche. Immédiatement, une petite annonce offre des chambres « à prix très raisonnable pour la saison des bains soufrés » et chante les louanges du site : « le local fort agréable offre de jolies promenades, et on peut avoir de Bex même ou de la montagne du lait et du petit-lait de chèvre ; on peut s’y procurer facilement d’excellants fruits, du gibier et du poisson ». Quelques semaines plus tard, Louis Durr annonce l’ouverture de ses bains d’eau douce et d’eau soufrée pour la première semaine de juillet.

 

L’Etivaz. – Le canton de Vaud recèle d’autres stations encore : Marie Dizerens née Mottier, rouvre les bains de l’Etivaz, « prêts à recevoir les personnes qui voudront y venir chercher les bons effets de ses eaux, dont l’efficacité est connue depuis longtemps. La soussignée, qui y a demeuré longtemps comme servante, et ensuite a servi dans les meilleurs maisons de Lausanne, y est revenue comme propriétaire, et s’est empressée de mettre ces bains dans un meilleur état, afin de mériter l’approbation des personnes qui voudront profiter du bon effet de ses eaux, sont priées de s’y rendre au plus vite » !. Ils sont bâtis au milieu d’un grand domaine alpestre, comprenant estivage et hivernage. La maison des bains s’accompagne d’une grange, d’une étable et d’une écurie. Une forêt assure un ravitaillement en bois surabondant. Jean Dizerens vend le tout aux enchères, promettant de se montrer coulant (c’est bien dans la ligne d’un maître baigneur), pour les prix, et très accommodant pour le terme des payements. A-t-il déjà fait fortune ?

 

Lavey. – Une captation nouvelle enrichit la collection des bains vaudois : celle de la source de Lavey en 1831, source sulfureuse la plus chaude de Suisse puisqu’elle sort à 52°. En 1833, le pharmacien Allemand s’en fait le dépositaire : il la vend en bouteilles ! Le chapelier Lacombe, puis le sieur Bonnard lui succèdent. Dès 1836, il est possible de faire la cure sur place dans des conditions agréables.

 

Saint-Gingolph. – Grâce aux bateaux à vapeur, la traversée du lac devient un jeu. Sa rive méridionale entre dans le rayon d’attraction de Lausanne. Lorsque le sieur Vouilloux installe à Saint-Gingolph, avec l’autorisation du gouvernement valaisan, ses bains à vapeur aromatique, dont l’effet médical est largement attesté, il compte puiser une bonne part de sa clientèle parmi les lecteurs de la Feuille d’Avis. N’auront-ils pas l’avantage de jouir « de la belle perspective du Canton de Vaud » ?

 

Evian. – Les eaux gazeuses d’Evian par leur agrément et leur action médicale imitent à s’y méprendre l’eau de Seltz naturelle ». L’épicier Croisat en tient un dépôt. L’Hôtel des bains d’Evian est géré par André Blanc, ancien concierge du casino de Lausanne : autre raison de se sentir à l’aise sur la côte savoyarde.

 

L’énumération pourtant n’est pas complète :

Prangins, Rolle, Henniez ne placent aucune annonce, pas plus qu’Yverdon, dont les bains pourtant reprennent de l’importance à partir de 1827. Ces ressources balnéaires remarquables n’empêchent pas les Vaudois de s’entendre par l’intermédiaire de la Feuille d’Avis, pour louer à frais partagés la voiture qui les conduira à Spa, à Courmayeur, à Aix-les-Bains, à Contrexéville, à Schinznach ou à Baden…

 

GTell,

Deux cents ans de vie et d’Histoire Vaudoises

 

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