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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:01

 

 

Le lendemain de l’assassinat, le cadavre de Gaudot est visité par les médecins-chirurgiens Jean-Rodolphe Liechtenhahn et Samuel Paulet. Le rapport en huit points qu’ils rédigent prouve la fureur et l’acharnement des meurtriers. Arthur Piaget l’a publié sous le titre Les blessures de Gaudot, 1930.


   Par ordre de M. Petitpierre, conseiller d’Etat et maire de cette ville, nous, soussignés, nous sommes transportés avec M. Pettavel, moderne maître-bourgeois, dans la maison de M. Gaudot, avocat général, pour faire la visite du corps de mon dit sieur Gaudot, étendu raide mort sur le plancher du poêle de devant du second étage de sa maison, près de la fenêtre qui jouxte son cabinet d’étude.

 

   1° Nous déclarons avoir bien reconnu en ce cadavre la personne de feu M. Gaudot, avocat général et, par la visite que nous en avons faite, nous reconnaissons avoir trouvé en lui les plaies suivantes :

 

   2° A la tête, une plaie oblique et mortelle, faite par un instrument tranchant, à la partie latérale de l’os frontal, au-dessus du sourcil gauche, avec division et enfoncement d’une partie de cet os, lésion de la dure-mère et de la pie-mère et de la substance du cerveau, de ce côté-là.

 

   3° Une 2e plaie longitudinale, d’environ demi-pouce, à la racine du nez, montant entre les deux sourcils, pénétrante jusqu’à l’os et, plus bas, fracture des os du nez.

 

   4° Une 3e petite plaie à la partie supérieure latérale droite de l’os temporal pénétrante jusqu’à l’os, faite par instrument piquant et tranchant.

 

   5° Une 4e plaie à la partie postérieure de la tête, d’un pouce et demi de longueur, faite par instrument tranchant, aussi pénétrante jusque sur la pariétal droit.

 

   6° Un coup de feu mortel à la partie latérale droite de la poitrine passant au travers d’une partie de la substance du poumon et ressortant à côté des vertèbres du dos.

 

   7° Un 2e coup de feu mortel à la partie latérale droite des fausses côtes, passant au travers de la substance du foie et ressortant à côté de la première vertèbre des lombes.

 

   8° Un 3e coup de feu mortel, pénétrant au-dessus de la partie antérieure latérale droite de ventre, au-dessus de l’os des Isles [= os iliaque], traversant les intestins et ressortant par la partie postérieure, au-dessus de l’os des Isles gauche.

 

 

À l’époque la mauvaise humeur du peuple s’exprimait encore par la mort du responsable supposé des mécontentements réels.

 

À suivre Mémoire de Derschau sur les troubles de Neuchâtel

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797  

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