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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:55

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Le fameux bretzel américain que l’on voit très souvent dans les films et séries américaines a été introduit par un Suisse, précisément un Argovien du nom Gloor et l’un des membres fondateur de Tell City dans l’Indiana. Ville fondée par des alémaniques avec l’idée de faire de cette ville un point important pour l’industrie et le commerce, pour cela il fallait être près d’une voie de chemin de fer, d’une voie fluviale et avoir des terres fertiles. Une fois trouvé le point idéale ils aménagèrent le terrain avant de bâtir la ville (1858). De vrais pionniers aux idées modernes, ils firent des rues très larges en prévision d’un trafic important et donnèrent des noms de rues avec des personnages célèbres. Il y a une rue Tell, Mozart, Gutenberg, etc.

La plus vieille manifestation populaire de l’Indiana est la « Schweizer Fest » qui fût créée en 1958 lors du centième anniversaire de la fondation de Tell City. Regardez le logo de la manifestation ci-dessus, nous voyons Guillaume Tell et son fils, une représentation libre de la célèbre statue qui est à Altdorf. Le paysage typique du coin, vallonné et traversé par l’Ohio ou une autre rivière. À gauche du nom de la fête, une pomme stylisée formant un bretzel.

Jolie petite ville avec un passé qui a des racines profondément implantées en Suisse.  http://tellcityindiana.com/

 

Pourquoi je vous parle de Tell City ? Parce que je suis tombé sur un livre que je possède depuis fort longtemps et que je relis : Le Rendez-Vous Américain, Correspondance et Journal inédits de Jacques Martin 1853-1868, préface de F.G. Slaughter, Editions Plon, 1975.

 

Le manuscrit de Jacques Martin, retrouvé cent ans après sa mort dans un coffret de la maison des ancêtres, nous parvient aujourd’hui comme un très précieux patrimoine. Si précieux que le grand romancier américain, Frank Slaughter, qui parle de « fascination » peut écrire : « Il a su capter l’ambiance qui régnait en Amérique dans cette période tragique de son histoire avec infiniment plus de profondeur et de vérité que n’eût pu le faire un écrivain américain. »

Jacques Martin, après un drame passionnel, quitte l’Europe, ses troubles, ses menaces et ses révolutions, pour les Etats-Unis où il veut refaire sa vie et tenter sa fortune. L’homme qui s’embarque pour conquérir l’Amérique est bientôt subjugué par l’infini des espaces vierges, et l’héritage paysan le ramène à la vocation de ses ancêtres : Martin ingénieur devient Martin fermier. La guerre de Sécession le surprend dans son ranch de l’Indiana : Martin fermier devient Martin soldat. Et pendant quinze années il va tenir le journal de son aventure. Il se trouve que ce pionnier est un écrivain-né et qu’il sait restituer un climat, un voyage, une bataille avec un tel parfum de vérité, une telle justesse de ton, un tel pouvoir d’observation que l’agenda du combattant se hausse à la dimension de l’histoire.

L’histoire d’un homme, c’est celle de ses affrontements. Martin a tout affronté : le climat, les fièvres, les bêtes sauvages, les indiens et les Sudistes, avec une conscience de Samaritain et un enthousiasme de soldat de l’an II. Pour lui, la guerre de Sécession c’est la croisade pour le droit à la justice et la liberté. Pour nous, c’est l’histoire gorgée de sève, l’histoire vivante et vibrante, prise au jour le jour, l’Histoire écrite par ceux qui la font. C’est une grande page d’amour et un acte de foi. C’est surtout, selon le mot de Slaughter, « un témoignage irremplaçable ».

 

GTell, Internet

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