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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:14

 

 

LA CONSTRUCTION

 

Soulignons d’abord que ces travaux devaient s’exécuter avant ceux de la correction de la Broye et avant l’abaissement du niveau des eaux des lacs du Jura, alors seulement projetés. D’où certains travaux de protection contre les débordements de la Broye et de protection contre la hausse du niveau des lacs de Neuchâtel et de Morat. La longitudinale fut construite par la Compagnie du Jura bernois pour le tronçon de ce canton.

Le parcours Fraeschels – Palézieux le fut par la Compagnie de la vallée de la Broye, sous contrôle de la S-O et, par celle-ci, pour la transversale Yverdon – Fribourg.

Les travaux, commencés timidement en 1872 – 1873, pour ne pas laisser tomber en déchéance la concession, furent surtout poussés en 1874 – 1876, soit après l’approbation de fusion avec la S-O.

La longitudinale n’offrait pas de difficultés spéciales. Tant le parcours bernois de Frarschels à Moudon était qualifié de « jardinage » par les constructeurs. Le parcours Moudon – Palézieux était plus difficile. Au 8 et 10 pour 1000 des rampes de la plaine succédait du 18 pour 1000.

Les travaux furent parfois gênés par la crue des lacs et des débordements de la Broye. D’une façon générale les travaux furent exécutés par des gens du pays. Cependant, dans l’état-major, sous les ordres de l’ingénieur en chef Louis Delerageaz, se trouvaient 11 Vaudois, 1 Fribourgeois, 1 Bernois, 2 Zurichois, 2 Argoviens, 1 Bavarois, 2 Français, 1 Piémontais, 3 Polonais et 1 Hongrois.

Les rails, alors encore en fer, provinrent d’Acoz, en Belgique. Longs de 6 m. 90, ils coûtèrent 350 francs la tonne. Par contre, les traverses en bois provenaient des pays vaudois et fribourgeois pour celles en pin, en chêne ou en sapin. Le docteur Cocatrix, de Sion, s’engagea à livrer 14 000 traverses en mélèze, destinées à soutenir les aiguillages qui étaient en acier et provenaient de Krupp, à Essen et de Budapest, en Hongrie.

Le tronçon Fraeschels – Moudon fut confié à l’Entreprise H. Perrin et Cie de Payerne, et celui de Moudon à Palézieux à Gauthier et Cie. La transversale fut confiée aux Entreprises Herzog de Fribourg, Ermoglio de Montpellier, Beet, Combes et Marsandout de Paris, Debatiste de Sumardre (Ain) et à M. Pasquet à Lausanne, remplacé par Gaspar Dorsat d’Yverdon. Les bâtiments furent confiés à M. Bachelin à Yverdon. Les tabliers des ponts à M. Schmied à Genève et les ponts métalliques à M. M Ort et Cie à Berne. (Qui dit qu’on n’est pas européen ?)

 

1876 vit la fin de la construction. Le 9 mai, la première locomotive arrivait à Payerne, amenant 29 wagons de ballast qui furent déchargés sur l’emplacement de la gare. L’entrepreneur et son personnel furent l’objet d’une collation de la part de la Maison Frossard et de la Municipalité qui fit distribuer une bouteille de vin à chacun des ouvriers à la « Vente ».

 

Broye-transversale--Grand-remblai-a-Belfaux--1875.jpg

Broye transversale: Grand remblai à Belfaux, 1875

 

Train-de-travaux-a-la-sortie-du-Tunnel-de-Brivaux-en-1875.jpg

Train de travaux à la sortie du Tunnel de Brivaux en 1875

 

GTell, Cent ans de chemin de fer dans la Broye

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