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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 16:44

 

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Entre 1802 et 1805, le lieutenant J.-J. Huguenin perce à travers la montagne la galerie d’écoulement de la Rançonnière, libérant ainsi les Loclois de la hantise des inondations fréquentes lors de crues de printemps. Dès lors, le meunier peut conserver et doser, grâce à des écluses, l’eau nécessaire aux 3 moulins.

 

Charles-Samuel Girardet a fêté cet événement en une gravure qui nous montre deux bâtiments au pied des rochers.

 

En 1809, le « MANUEL DU VOYAGEUR EN SUISSE » d’Ebel parle des 3 moulins « extrêmement curieux, situés verticalement les uns au-dessous des autres ». Plus de 10 guides touristiques reprendront exactement son texte pendant près de 40 ans.

 

En février 1812, charles-Henri Sandoz, meunier aux Grands moulins du Col-des-Roches, présente une requête en communauté du Locle car « l’exubérance des eaux a occasionné des dommages considérable au Bied qui conduit l’eau aux Grands moulins ; vu le cas extraordinaire, la commune accorde les matériaux nécessaires à la réparation du Bied*, cela sans conséquence ».

 

En 1816, le maire Huguenin de la Brévine nous confie, dans ses « LETTRES D’UN BUVEUR D’EAU », qu’il n’a pas eu le courage de descendre « dans ces sombres profondeurs ». Deux maisons sont adossées contre les rochers : « l’une sert d’habitation au meunier et l’autre couvre les rouages ».

 

En 1827, Meisner de Berne décrit d’une façon précise les moulins :

« Descendant quelques marches taillées dans la pierre, on arrive dans une grotte élargie où deux mécanismes pour la mouture sont côte à côte. Une faible lueur venant de la lumière extérieure permet encore de distinguer les objets.

Plus bas, on trouve un moulin à pilon dont l’arbre de transmission de 50 pieds descend jusqu’à la roue à eau. 48 pieds plus bas, il y a un troisième moulin et à nouveau 32 pieds au-dessous un quatrième…

À la lumière de quelques lampes, nous descendons les quelques nonante marches dans les profondeurs. Le grondement de l’eau qui chute, le claquement des moulins, les ombres fantomatiques et les meuniers recouverts de poudre blanche avec leur ombre gigantesque, tout cela donne une impression bizarre et merveilleuse ».

 

*bied/fossé

 

GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches

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Published by G.Tell - dans curiosités
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