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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:46

 

 

Le dernier Vaudois de Napoléon : Jean-Abram Noverraz

 

   Jean-Arbram Noverraz, valet de chambre et courrier de l’Empereur, est sans doute le dernier Vaudois au service de Napoléon. Il naît à Granges-Riex, dans le Lavaux, le 20 0ctobre 1790. Entré au service de l’Empereur en 1809, il fut nommé courrier de cabinet en 1811, et fit en cette qualité la campagne de 1813 et celle de 1814. Au moment du départ pour l’île d’Elbe, il fut choisi pour accompagner Napoléon, et fit, comme chasseur, tout le voyage de Fontainebleau à Fréjus sur le siège de La Dormeuse, la berline où l’Empereur a son lit. Le 27 avril 1814, sur les routes de la Provence hostile, le Vaudois fait le coup de poing avec l’escorte qui entoure la voiture impériale. Il s’instaura par la suite une réelle complicité entre l’empereur exilé à Longwood et son confident vaudois. De Sainte-Hélène, en mars 1820, l’Empereur lui confie familièrement : « Mon bon ours d’Helvétie, tu as partagé avec moi mes meilleures années, 1810, 1811 ! » Les gazettes étrangères se moquaient : « L’Empereur est tombé amoureux de sa pantoufle ! ». Noverraz assiste aux derniers instants de l’Empereur le 5 mai 1821 au petit matin.

   On le voit sur la gravure représentant la mort de l’Empereur. A son retour en Suisse, Noverraz tente d’exécuter le testament de Napoléon daté du 15 avril 1821 et dans lequel il figure pour une somme de cent mille francs. Il reçoit des Bonapartistes dans sa villa d’Ouchy. En 1833, il est capitaine d’escadron de cavalerie et se fait élire au Grand Conseil. Il meurt à Lausanne en 1849, en laissant un écrit sur Napoléon à Sainte-Hélène.

Le testament

 

   L’Empereur, sentant l’imminence de sa mort, entama en avril 1821 la rédaction de son testament ; perclu de douleurs dans un corps qui lui devenait étranger, Napoléon rassembla ses dernières forces pour mener à bien son ultime entreprise. Il coucha sur papier, avec une étonnante minutie, ses dernières volontés dont bénéficièrent particulièrement ses fidèles ; au nombre de ceux-ci, Noverraz hérita d’une somme de cent mille francs ainsi que d’une liste d’objets destinés au Roi de Rome. Extrait :

 

« 1° Mes trois selles et brides, mes éperons qui mon servi à Sainte-Hélène ;

2° Mes fusils de chasse aux nombre de cinq :

3° Je charge mon chasseur Noverraz de garder ces objets, et de les remettre à mon fils quand il aura seize ans. »

 

who-noverraz-serviteur.jpg

Jean Abram Noverraz

 

 

GTell, Les Vaudois de Napoléon. Musée militaire Morges

 

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