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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:05

 

Théorie glaciaire : Playfair d’Edimbourg semble avoir été le premier qui, dès 1802, eut l’idée que les glaciers pouvaient avoir transporté des blocs erratiques. Il ne publia ses idées nouvelles qu’en 1815 dans une note qui passa inaperçue. Venetz n’en eut pas connaissance avant la publication de son mémoire en 1833.

 

   Dans sa séance de 1816 à Berne, la SHSN s’est occupé pour la première fois de l’étude des glaciers. Venetz est reçu membre de la société, il présenta un mémoire pour démontrer comment les corps tombés dans des crevasses reparaissent à la surface, en aval du point de chute, après un temps plus ou moins long. Il ne s’agit point là d’une force occulte, mais de la fonte de la glace superficielle combinée avec l’avance du glacier ; Venetz ne connaissait pas la constitution intérieure des glaciers, il croyait qu’ils avançaient à cause du regel de l’eau de fusion qui pénétrait dans leurs fissures. Il rejetait l’opinion alors admise que la fusion se faisait surtout par la base, il démontrait que c’est presque uniquement par la surface, ce qui n’est pas le cas, il pensait que la température était très basse à l’intérieur des glaciers. On sait aujourd’hui que, au-dessous de la limite des névés, le froid de l’hiver et des nuits d’été ne gèle qu’une croûte peu épaisse de la surface dont la masse reste constamment à une température voisine de 0°.

 

   En 1817, à la réunion de Zurich, la SHSN avait posé cette question : « Est-il vrai que, depuis un certain nombre d’années, le climat des hautes Alpes de la Suisse soit devenu plus froid et plus rigoureux ? Adjoindre à cette dissertation des observations sur l’accroissement et la diminution des glaciers, et en déterminer les causes ».

 

   Un travail fourni par K. Kasthofer en 1820, engagea la SHSN à formuler sa question de la manière suivante : « Mémoire sur les variations de la température dans les Alpes de la Suisse ». Cette fois la réponse viendra de Venetz, elle était déjà rédigée en 1821, mais ne fut publiée qu’en 1833. Venetz n’avait pas attendu la demande de la SHSN pour étudier les glaciers. Tout jeune il a dû accompagner les hommes de sa commune de Visperterminen à l’ancien bisse « Hido » alimenté par les eaux du glacier du Galenhorn et les deux « Niven » dont les eaux proviennent du glacier de la Gamsa. Comme ingénieur de l’Etat son travail professionnel le conduisit souvent vers les glaciers. En 1811 il est à Mattmark, en 1815 à ceux du Gorner et de Z’Mutt, en 1817 à celui des Eaux Froides au Simplon. Nullement influencé par les superstitions dont les glaciers sont l’objet, ne croyant pas du tout au rôle du déluge, il va les interroger sur place. Homme enthousiaste, il possède une idée, il la retrouvera partout au cours de sa vie. Malgré ses occupations et ses soucis pour élever une nombreuse famille il trouve le temps et le courage pour parcourir de vastes territoires en haute montagne, en Valais et dans le massif du Mont-Blanc, à une époque où il fallait se déplacer à pieds.

 

2. Analyse et résumé du Mémoire sur les variations de la température dans les Alpes suisses. [Rédigé en 1821, publié en 1833]

 

   Dans son introduction, Venetz indique les difficultés du sujet proposé ; il faut parcourir de vastes territoires et faire des observations avec une attention suivie. On ne possède pas de mesures thermométriques portant sur de longs siècles. A ce défaut il faut recourir à d’autres moyens par lesquels on pourra juger approximativement de l’état de la température.

 

   L’état actuel et antérieur des forêts peut conduire à des erreurs parce que leur recul peut être le fait de la main destructive de l’homme.

 

   Si on découvre des passages fréquentés dans les montagnes qui étaient autrefois obstrués par des glaciers, ou des chemins libres autrefois et aujourd’hui impraticables, ces faits peuvent être admis.

 

   Mais rien ne lui parait plus propre à faire connaître la température des temps reculés que l’augmentation ou la diminution des glaciers parce qu’elle est la conséquence de l’élévation ou l’abaissement de la ligne des neiges persistantes.

 

GTell, La vie et l'oeuvre de l'ingénieur Ignace Venetz 1788-1859

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