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Carnet gourmand

Yogourt

 

Il y avait le yogourt, qui tellement aigre et acide, que l’on ajoutait du sucre pour le manger. Fromage arrivant de la Bulgarie, le yogourt ne plaisait pas à tous, d’autant qu’à son arrivée chez nous, nous ne savions s’il fallait le saler ou le sucrer.

Pour élargir la clientèle, l’industrie ajouta des arômes artificiels et du sucre pour que l’enfant aimât le yogourt à la fraise… sans fraises. Puis avec le temps, on ajouta quelques morceaux indéfinissables de fruits dans le yogourt et l’industrie élargissait ainsi le nombre des consommateurs. Le yogourt devenait de plus en plus consommable.

Tous les fruits furent utilisés et encore quelques arômes restaient sur les rayons du commerçant.

Puis on ajouta de la crème pour l’onctuosité du yogourt et on aimât de plus en plus. On exagérât les quantités de fruits et de crème au point de chercher le yogourt dans le gobelet. Mangez nos yogourts pour votre santé ! Disaient les publicités. Toutes les compositions possible furent essayées et proposée au public. Plus on ajoutait de la crème et des fruits plus on ajoutait des liants qui épaississaient le yogourt qui serait resté liquide avec toute sa crème et son fruits rouge gorgé d’eau.

Un jour, un industriel de l’ombre, proposât un yogourt dégraissé ; je me suis alors demandé qu’avait-on dégraissé, la crème ou le yogourt ?  

Les différents laits rentrèrent à leur tour dans la composition des yogourts. Lait entier, lait pasteurisé, partiellement écrémé, totalement écrémé, 50% de matière grasse en moins, 30%, 10% et jusqu’à seulement 3,5% de matière grasse. Que mangeait-on là ?

Les argumentaires de la publicité avaient depuis longtemps mélangé, qualité, santé, jeunesse, beauté, en arguant qu’il fallut en manger, des yogourts, pour rester jeune et beau. L’industrie fabriquât des yogourts pour les bébés, pour les plus grands jusqu’à 24 mois, pour les enfants en âge d’aller à l’école pour leur croissance, pour les adultes si vous voulez être beaux et en santé, mangez nos yogourts ! Mais pas pour les ados mâles, seulement pour leurs copines. Ou alors comme boisson lactée qui va faire d’un ado ordinaire un ado intelligent.

On ne sait plus comment est fait un yogourt, ni ne savons plus le goût  que peut avoir un yogourt. Devait-on chercher nos yogourts à la pharmacie ou chez le laitier ? Le produit devenant tellement bon pour votre beauté et votre santé que les arguments publicitaires sont les mêmes que pour les médicaments et d’ailleurs on inventât le mot alicament.

Euh, euh ! Vous aurez deviné qu’aujourd’hui il est pratiquement impossible de trouver un yogourt des temps très anciens où manger un yogourt était le moment des grimaces et de l’excès de sucre pour le faire passer. Mais au moins à cette époque là, le yogourt était vrai. Regardez une étiquette, écrit en tout petit comme la posologie d’un médicament, vous lisez : Yogourt à base de lait pasteurisé avec 3,5% de matière grasse, sucre, protéine laitière, amidon modifié, 0,2% extrait de vanille et graines de vanille, extrait de fruit colorant, concentré de jus de citron, arôme. Ceci pour un simple yogourt à la vanille, pour celui à la framboise : Yogourt avec 3,5% de graisse dans la partie lactique au lait pasteurisé, 10% de framboises, sucre, protéine de lait, amidon modifié, concentré de jus de betterave rouge, arôme, extrait de vanille. Deux étiquettes de deux marques différentes, même méthode de fabrication.

On utilisât aussi le yogourt pour la confection de biscuits et de pâtisseries divers. Dans des sauces à salades, et probablement dans des aliments où il est nécessaire d’en manger pour notre santé et rester beau.

 

Là, depuis quelques mois, je vois la publicité d’un fromage au yogourt ! C’est révolutionnaire, un fromage au fromage ! Que penser de cela, un fromage fabriqué au lait caillé, moulé dans sa forme, et à un moment dans le processus on ajoute le yogourt… ajouterai-t-on le yogourt bon pour la santé dans un fromage ordinaire sans qualité ou vis-versa ? Et pourquoi ? Quel goût peut avoir le fromage au fromage ?

Absurde ! Oui absurde et pourtant le chaland doit se faire avoir à l’argument ainsi martelé depuis longtemps déjà, le yogourt est bon, pour qu’un industriel ait trouvé l’idée géniale d’un fromage au yogourt!

 

Que ceux qui ont gouté à ce fromage me disent à quoi cela ressemble. Merci.


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Lundi 17 août 2009 1 17 08 2009 15:01

Gâteau du VULLY

 

Recette fribourgeoise ou vaudoise...

 

L’idyllique région du Vully qu’étreignent les lacs de Morat et de Neuchâtel est avant tout célèbre pour ses vins qui, s’ils n’ont pas la renommée des grands crus vaudois, plaisent aux amateurs par leur pétillante gaieté. C’est le lieu de se souvenir que les cantons de Fribourg et de Vaud se partagent cette entité géographique et que tous deux sont en mesure de revendiquer la paternité de cette recette. La préparation de ce succulent gâteau constituait jadis un événement car on n’allumait pas le four tous les jours.


Une fois Vaudois, une fois Fribourgeoise, un pas de côté et nous voilà sur Berne, un coup en français un autre en allemand, nous sommes bien en Suisse. Sous les belles terres et eaux de la région, on sait qu’il y a là les vestiges de nos ancêtres le Celtes, les Helvètes.

 

Pour 12 personnes

Temps de préparation : 1 h. 15 minutes

 

 

ggggghhhhhh

 

300 g de farine, 10 g de levure fraîche ou lyophilisée, 40 g de beurre, 2,5 dl lait, 5 g de sel, 40 g de sucre fin, 2 dl crème, 100 g de sucre brun concassé et 40 g de beurre en flocons.

 

ggggghhhhhh

 

Préparation :

Faire une pâte légère avec le lait, la levure, 40 g de beurre fondu, le sel, le sucre fin et la farine.

Laisser reposer cette pâte pendant 1 heure.

Foncer deux plaques à gâteau (20 cm de diamètre) et piquer avec une fourchette ; la pâte doit remonter sur 2 cm.

Parsemer de flocons de beurre. (pour faire des flocons, le beurre doit être bien froid)

Couvrir de crème.

Parsemer de sucre brun concassé.

Cuire au four 25 minutes à 200°C.

Servir froid.

la suisse gourmande et gtell


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Vendredi 13 février 2009 5 13 02 2009 11:59

La livèche

Levicisticum off.- Ombellifères.

Ache de montagne, Lapio.

 

Description : Plante vivace très forte qui peut atteindre deux mètres de haut. Ses tiges sont dures, rugueuses, et passablement ramifiées. Les feuilles du fond sont très grandes et divisées en forme de cœur, avec de fortes dentures. Par contre les feuilles du sommet sont de forme lancéolées, avec trois divisions seulement. Les fleurs ont la forme d’ombelles de couleur jaune, et très serrées. L’odeur de la plante est aromatique.

Habitat et récolte : Dans notre pays cette plante ne se trouve pas à l’état sauvage. Elle est cultivée pour servir de condiment, dans de nombreux jardins, surtout à la montagne. Mais on ne la récolte qu’à mesure des besoins. Pour la médecine on doit récolter ses feuilles en mai juin, les sécher à l’ombre et les serrer sans retard pour en conserver l’arôme.

Principes actifs et action : Notre ombellifère contient de l’essence. Son action est antiseptique, excitante et tonique. Elle peut rendre de grands services dans la tuberculose pulmonaire en mâchant chaque jour et plusieurs fois par jour, son herbe fraîche. Elle sert aussi pour la même cause en l’employant comme épice. On la dit aussi diurétique.

Emploi : Elle s’emploie à dose de 30 à 40 grammes par litre d’eau, en décoction, contre l’œdème, le rhumatisme, les maladies de l’estomac et les reins. Mais c’est surtout sa racine qui a le plus de valeur. Elle vaut comme fortifiante de l’estomac et dépurative. Cette racine doit se cueillir en automne. Elle peut être séchée au soleil.

Nous nous faisons un devoir de recommander la plantation de la Livèche puisque ses qualités sont si avantageuses.

 

Personnellement, quelques feuilles fraîches ou séchées jetée en fin de cuisson dans une bonne soupe aux légumes, relève la soupe en un sublime met gastronomique. GTell

 

Hors saison où cette plante fait défaut, les commerces spécialisés qui vous promettent de la livèche fraîche, savent la vendre au prix (très) fort. Au prix du caviar. Alors remplissez le congélateur de cette plante aromatique pour son usage culinaire et laissons celui de soigner aux personnes qui en ont l’habitude. D’autant que dans certains jardins, cette ombellifère est plus considérée comme plante envahissante et inutile. Un peu comme la rhubarbe poussant sur quelques tas de déchets jardiniers. Souvent c’est parce que l’on ne sait que faire avec eux que l’on cherche à les détruire plutôt que chercher à quels usages ils peuvent être utilisés.

 

Il est temps actuellement de récolter les dernières feuilles et de les mettre en sachet hermétique bien fermé (voir dans deux sachets) si vous ne voulez pas que le reste des aliments s’imprègnent de l’agréable odeur de la livèche.  

Les feuilles seront soit gardées entières ou achées grossièrement avant.

On ne pourra l’utiliser partout en cuisine ; son odeur et goût ne vont pas dans n’importe quel plat. Sachant que la livèche est appelée parfois l’ « herbe à Maggi » vous aurez alors compris qu’il ne s’agit pas d’aromatiser n’importe quoi avec la livèche. Mais dans la soupe aux légumes, que c’est bon, ha ! Vraiment bon !

 


les jeunes feuilles au printemps sont les meilleurs, les tiges peuvent être utilisées comme paille pour certaines boissons.

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Lundi 18 août 2008 1 18 08 2008 12:30

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