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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 13:42

De 58 avant J.-C. jusqu’au commencement du Ve siècle après J.-C.

 

Les Helvètes habitaient le pays plat ou ondulé qui s’étend du lac Léman au lac de Constance, entre le Rhin, les Alpes et le Jura ; les Rauriques, au nord-ouest ; les Séquanes, au sud-ouest ; les Allobroges, au sud du lac Léman.

L'Helvétie est en rose...

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 14:26

On apprenait à l’école que le canton de Vaud est protestant avec cependant la particularité du district d’Echallens, qui était catholique (que l’on a fondu aujourd’hui en un district nommé Gros-de-Vaud). Que l’on parlait français partout dans le canton, à la différence des cantons du Valais et de Fribourg qui sont bilingue. Pourtant là encore il y avait une exception, le village de Faoug, seul village de langue allemande du canton.

Hélas, là encore la particularité du village de Faoug a changé depuis quelques années. En 1980, Faoug avait 391 habitants et parlait allemand. La population depuis lors a augmentée de façon significative et la langue officielle, aujourd’hui, est le français, parlée par 56,7 % de la population pour 34,2 % l’allemand et le solde le portugais avec 3,2 %, (2000).

La population est à 55 % protestante et un peu plus de 30 % catholique.



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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 15:06

Peine de mort : Abolie

Date de la dernière exécution : 1944

Date de la loi d'abolition : 1992

La Suisse a aboli la peine de mort pour les délits ordinaires en 1942, et aboli complètement la peine de mort en 1992. La dernière exécution s'est produite en 1944.

Le 3 mai 2002, la Suisse a ratifié le Treizième Protocole de la Convention Européenne sur les Droits Humains qui interdit la peine de mort en toutes circonstances.

La Suisse a ratifié le Pacte international sur les droits civils et politiques; le Second (abolition de la peine de mort) Protocole additionnel du Pacte; la Convention sur les Droits de l’Enfant; la Convention contre la Torture et les traitements et punitions cruels, inhumains ou dégradants; le 13e protocole de la Convention européenne pour la protection des droits humains et des libertés fondamentales (qui abolit la peine de mort en toutes circonstances); et le Statut de la Cour Pénale Internationale (qui interdit le recours à la peine de mort).

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 15:30

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

 

 

Canton d’Appenzell, Rhodes-intérieures (Rh.-int.) (Appenzell I.-Rh., Appenzell oint.) – 13e rang – Entrée dans la Confédération : 17 décembre 1513

 

Nom : voir sous Appenzell Rh.-ext.

Armoiries : les anciennes armoiries du canton d’Appenzell, sans l’inscription V-R.

Origine : voir sous Appenzell Rh.-ext.

Couleurs cantonales : blanc, noir, parti.

Superficie : 172,59 km2, dont 22,87 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Appenzell. Langue : allemand.

Constitution : du 24 novembre 1872 avec 3 modifications (1942).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat), composé de 58 députés (1 pour 250 habitants), élus par le peuple pour 1 année. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : gouvernement cantonal (Standes-Kommission), composé de 9 membres (emploi secondaire), élus par la Landsgemeinde à Appenzell pour 1 année. Celle-ci élit aussi le président du gouvernement (Landammann) pour 1 année ; le gouvernement élit son remplaçant pour 1 année.

Division administrative : 6 communes, 2 districts : Appenzell et Gonten.

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 14:36

Lors de l’exposition nationale suisse de 1939 à Zurich, comme auparavant et comme par après, l’armée se présentait. Peut-être différemment que lors des autres manifestations nationales du genre, étant à la porte d’un conflit mondial qui promettait d’être sévère. La leçon de 14 allait ce répéter.

A la différence de 14, en 1939 l’armée s’était plus ou moins modernisée dans certains domaines, mais en négligeant d’autres. Par exemple, aviation et défense aérienne étaient plutôt bien dans le coup, sans être pourtant à la pointe d’une défense pouvant repousser les éventuelles agressions d’une armée plus pointue comme celle de l’Allemagne Nazie.

Ne parlons pas de l’infanterie qui était celle de 14 pour son armement et pour ses déplacements sur le terrain et ses prises de positions sur le terrain. Peu ou pas mécanisée, l’infanterie était trop statique.

Par contre, l’avion de combat Maurane était bien un avion moderne et performent bien que la malheureuse France n’ait pas pu démontrer ses véritables aptitudes au combat face à l’agression allemande.

La Suisse avait donc acheté 2 Maurane à la France et comme à son habitude elle étudia l’avion et améliora celui-ci à son idée et fini par en produire 82 unités sous licence (plus deux autres unités avec des pièces détachées).

Sur le stand de l’Armée on pouvait lire : « Le premier avion monoplace de chasse « Morane » construit en Suisse et qui peut atteindre une vitesse de 500 km à l’heure, mérite un intérêt spécial. »



 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Morane-Saulnier_MS.406

 

Pour sa défense anti-aérienne, le canon de 20 mm fabriqué par la Fabrique de Machine-Outils Oerlikon, Buehrle & Cie., Zurich-Oerlikon, était un très bon outil de guerre qui fit ses preuves dans de nombreux conflits après la Deuxième Guerre Mondiale. La mécanique de précision et le savoir faire dans les armes fit de ce canon une arme redoutable jusqu’à l’introduction des technologies électroniques. Il a été présent sur tous les fronts, même là où la Suisse n’aurait pas du vendre de telles armes.

 

 

guide officiel de l'exposition nationale à Zurich. Wikipedia
pour en savoir plus: http://www.amicaleaviation4.ch/index.html
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Published by G.Tell - dans La modernité
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:37

 1198-1216 Le Pape Innocent III ; prestige de la Papauté. Fondation de l’Université de Paris. St François d’Assise (1182-1226) ; la pauvreté évangélique.

Frédéric II, empereur (1212-1250) et roi des Deux-Siciles ; adversaire de l’Eglise.

 

En Suisse Obtiennent l’immédiateté impériale : seigneurs ecclésiastiques et laïques : les évêques, l’abbé de St Gall, les comtes de Kybourg, de Savoie, de Gruyère, de Habsbourg etc.

 

1231 Uri reçoit l’immédiateté impériale du roi Henri, fils de l’empereur Frédéric II. Partage des possessions habsbourgeoises entre les comtes Albert (branche aînée, plus tard : Habsbourg-Autriche) et Rodolphe II (branche cadette, Habsbourg-Laufenbourg).

 

1239-1244 Premier soulèvement des Waldstaetten. Schwyz et Unterwald, soutenus par Lucerne et Uri, luttent contre Rodolphe II de Habsbourg.

 

1240 Schwyz reçoit l’immédiateté impériale de Frédéric II.

 

1245-1250 Deuxième soulèvement des Waldstaetten (Schwyz et Unterwald).

 

Vers 1240 ou plus tard ? Première alliance d’Uri, de Schwyz, d’Unterwald et de Lucerne.

 

1263-1264 Extinction de la famille de Kybourg. Rodolphe III de Habsbourg (branche aînée) devient tuteur d’Anne, fille de Hartmann le Jeune de Kybourg ; et prend possession de l’héritage de Hartmann l’Ancien.

 

1273 Rodolphe III de Habsbourg acquiert les possessions des Habsbourg-Laufenbourg dans les Waldstaetten.

 

1273-1291 Rodolphe de Habsbourg empereur. Uri obtient de lui la confirmation de sa charte de franchises. Rodolphe enrichit sa maison du duché d’Autriche et fait de nouvelles acquisitions sur territoire suisse (Fribourg, Lucerne, etc.)

 

1215 En Angleterre : La Grande Charte ou premières libertés, origine du Parlement.

 

1235-1250 Dernières luttes entre l’Empire et la Papauté.

 

1256-1273 Grand interrègne en Allemagne ; graves désordres jusqu’à l’avènement de Rodolphe de Habsbourg.

 

1270 Huitième croisade. Mort de St Louis à Tunis.

 

Frédéric II














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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:31

Acte de reconnaissance et de garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse et de l’inviolabilité de son territoire.

Paris 20 novembre 1815.


 

L’accession de la Suisse à la Déclaration donnée à Vienne le vingt mars mil huit cent quinze, par les Puissances signataires du traité de Paris, ayant été dûment notifiée aux Ministres des cours Impériales et Royales, par l’Acte de la Diète helvétique du vingt-sept mai suivant, rien ne s’opposait à ce que l’Acte de reconnaissance et de la garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse dans ses nouvelles frontières fût fait conformément à la déclaration susdite. Mais les Puissances ont jugé convenable de suspendre jusqu’à ce jour la signature de cet acte à cause des changements que les événements de la guerre et les arrangements qui devaient en être la suite pouvaient apporter aux limites de la Suisse, et des modifications qui pouvaient aussi en résulter dans les dispositions relatives aux territoires associés au bienfait de la neutralité du Corps helvétique.

Ces changements se trouvant déterminés par les stipulations du traité de Paris de ce jour, les Puissances signataires de la déclaration de Vienne du vingt mars font, par le présent acte, une reconnaissance formelle et authentique de la neutralité perpétuelle de la Suisse, et Elles lui garantissent l’intégrité et l’inviolabilité de son territoire dans ses nouvelles limites, telles qu’elles sont fixées, tant par l’acte du Congrès de Vienne que par le traité de Paris de ce jour, et telles qu’elles le seront ultérieurement, conformément à la disposition du protocole du 3 novembre ci-joint en extrait, qui stipule en faveur du Corps Helvétique un nouvel accroissement de territoire, à prendre sur la Savoie, pour arrondir et désenclaver le Canton de Genève.

Les Puissances reconnaissent et garantissent également la neutralité des parties de la Savoie, désignées par l’acte du Congrès de Vienne du vingt-neuf mars mil huit cent quinze, et par le traité de Paris de ce jour, comme devant jouir de la neutralité de la Suisse de la même manière que si elles appartenaient à celle-ci.

Les Puissances signataires de la déclaration du vingt mars reconnaissent authentiquement par le présent acte que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse et son indépendance de toute influence étrangère sont dans les vrais intérêts de la politique de l’Europe entière.

Elles déclarent, qu’aucune induction défavorable aux droits de la Suisse, relativement à sa neutralité et à l’inviolabilité de son territoire, ne peut ni ne doit être tirée des événements, qui ont amené le passage des troupes alliées sur une partie du sol helvétique. Ce passage, librement consenti par les Cantons, dans la convention du vingt mai, a été le résultat nécessaire de l’adhésion franche de la Suisse aux principes manifestés par les Puissances signataires du traité d’alliance du 25 mars.

Les Puissances se plaisent à reconnaître que la conduite de la Suisse, dans cette circonstance d’épreuve, a montré qu’elle savait faire de grands sacrifices au bien général et au soutien d’une cause que toutes les Puissances de l’Europe ont défendue ; et qu’enfin la Suisse était digne d’obtenir les avantages qui lui sont assurés, soit par les dispositions du Congrès de Vienne, soit par le traité de Paris de ce jour, soit par le présent acte, auquel toutes les Puissances de l’Europe sont invitées à accéder. En foi de quoi la présente Déclaration a été faite et signée à Paris le 20 novembre de l’an de grâce mil huit cent quinze.

 

Autriche. Le Prince de Metternich. Le baron de Wessenberg.

 

France. Richelieu.

 

Grande-Bretagne. Castlereagh. Wellington.

 

Portugal. Le Comte de Palmella. D. Joachim Lobo da Silveira.

 

Prusse. Le Prince de Hardenberg. Le Baron de Humboldt.

 

Russie. Le Prince de Rasoumoffsky. Le Comte Capo d’Istria.

 

 

Traité de Versailles du 28 juin 1919.

 

Les Hautes Parties contractantes, tout en reconnaissant les garanties stipulées en faveur de la Suisse par les Traités de 1815 et notamment l’Acte du 20 novembre 1815, garanties qui constituent des engagements internationaux pour le maintien de la Paix, constatent cependant que les stipulations de ces traités et conventions, déclarations et autres actes complémentaires relatifs à la zone neutralisée de Savoie, telle qu’elle est déterminée par l’alinéa 1 de l’article 92 de l’Acte final du Congrès de Vienne et par l’alinéa 2 de l’article 3 du Traité de Paris du 20 novembre 1815, ne correspondent plus aux circonstances actuelles. En conséquence, les Hautes Parties contractantes prennent acte de l’accord intervenu entre le Gouvernement français et le Gouvernement suisse pour l’abrogation des stipulations relatives à cette zone qui sont et demeurent abrogées.

Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent de même que les stipulations des Traités de 1815 et des autres actes complémentaires relatifs aux zones franches actuelles de la Haute-Savoie et du pays de Gex ne correspondent plus aux circonstances actuelles et qu’il appartient à la France et à la Suisse de régler entre elles, d’un commun accord, le régime de ces territoires, dans les conditions jugées opportunes par les deux pays.

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 15:13

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

 


Canton d’Appenzell, Rhodes-extérieures (Rh.-ext.) (Appenzell A.-Rh., Appenzello est.) – 13e rang – Entrée dans la Confédération : 17 décembre 1513

 

Nom : de « Abatis Cella » = la cellule (habitation) de l’abbé (St-Gall). Le mot Rhodes vient de « ausroden » = déboiser, défricher ; par exemple : une région riche en forêts. Le même mot est à l’origine de Rüti, Rütli, Ruete, etc.

Armoiries : d’argent, à un ours levé en pied de sable, armé et lampassé de gueules, accosté des deux lettres de sable V et R (Ussere Rhoden = Rhodes extérieures).

Origine : tout d’abord à la séparation de ce canton en Rhodes extérieures (protestants) et en Rhodes intérieures (catholiques) le 8 septembre 1597. les armoiries ont pour origine l’époque où Appenzell appartenait encore à l’abbaye de St-Gall qui portait un ours dans ses armoiries. Appenzell conserva celles-ci après s’être libéré de ses liens avec l’abbé. Depuis cette époque (1405-1408) les appenzellois portèrent leurs armoiries aussi sur leurs bannières. Les plus anciennes bannières que nous possédons proviennent du XVe siècle. Elles sont en toile blanche avec un ours peint.

Couleurs cantonales : blanc, noir.

Superficie : 242, 71 km2, dont 9,7 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Hérisau. Langue : allemand.

Constitution : du 26 avril 1906 avec des modifications (1941).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Kantonsrat), composé de 67 députés (1 pour 1000 habitants), élus par le peuple pour 1 année. Ge minimum : 20 ans. Les questions importantes sont traitées par la Landsgemeinde. Le siège de la Landsgemeinde est soit Trogen, soit Hundwil.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 7 membres (emploi secondaire), élus pour 1 an par la Landsgemeinde. La Landsgemeinde élit le président du Conseil d’Etat (Landammann) : le Conseil d’Etat élit le remplaçant (Statthalter) pour 1 année.

Division administrative : 20 communes, 3 districts : Hinterland (Hérisau, derrière la Sitter), Mittelland (Trogen) et Vorderland (Heiden, devant la Sitter).

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 14:46

Et après cela, il adressa à la foule silencieuse, et plus recueillie que dans un temple, des exhortations qui, venant d’un homme près de mourir, durent toucher les cœurs les plus durs. Il supplia ses auditeurs de fuir les procès qui sont contraires à l’esprit chrétien et sont une cause de grandes misères. Et avec quelle éloquence il nous reprocha à tous notre peu de religion, notre manque d’attention au service divin o`, trop souvent, on ne va que par habitude et non par réelle dévotion.  Et comme il dit avec indignation leur fait aux ministres indignes qui ne travaillent pas à l’instruction du peuple et sont trop souvent ignorants et de mauvaise conduite ! Il nous engagea à respecter l’ordre dans le service divin et à donner une attention toute particulière au chant par lequel la créature peut exprimer ses sentiments d’adoration. Les étudiants en théologie entendirent à leur tour un appel pressant à prendre au sérieux leur future vocation et à s’y préparer au lieu de dissiper leurs années d’études en amusements coupables. Puis, d’une façon particulièrement émouvante, il supplia ceux qui l’écoutaient de s’acquitter mieux de leur devoir, de mériter par une vie chrétienne l’approbation de leur Créateur « afin que, dit-il, lorsque vous serez à l’article de la mort, comme j’y suis maintenant, vous n’en soyez pas réduits à la craindre. »

Il affirma enfin qu’il ne se plaignait de personne. Ceux qui l’ont arrêté, ceux qui l’ont condamné, ont suivi leurs lumières, comme lui a répondu à l’appel de Dieu. Il termina enfin par ces mots qui, j’en suis sûr, arrachèrent des larmes aux plus endurcis : « Je donne peu de chose pour arriver à un grand bonheur. Quelques années que j’avais encore à vivre ne sont point à comparer avec la félicité dont je vais jouir. Je sens, au-dedans de moi, l’amour de Dieu et son secours qui me soutient dans ces derniers moments après m’avoir conduit et protégé toute ma vie. »

Un silence solennel suivit ce discours qu’aucun de ceux qui l’entendit ne dut jamais oublier. On se sentait véritablement en face d’un serviteur de Dieu, convaincu de la présence et de la toute-puissance de son Seigneur.

A son tour le pasteur de Saussure fit un magnifique et courageux sermon. Certes il blâma l’entreprise de Davel comme contraire à l’obéissance due au souverain. Mais, par contre, comme il loua l’esprit vraiment chrétien de Davel, sa vie irréprochable, sa charité qui se manifestait par des actes et non par des paroles. Il rendit un hommage émouvant et sincère à sa piété. À sa probité, à ses hauts mérites reconnus de tous. Il affirma sa certitude que Dieu accueillerait avec bienveillance cet homme que des juges humains avaient condamné, mais qui avait été un de ses meilleurs serviteurs.

Alors Davel fit ses adieux aux pasteurs qui l’avaient accompagné, il leur serra la main et les remercia. Puis il ôta son habit aussi tranquillement que s’il eût été dans sa chambre et alla s’asseoir sur la chaise fatale. Il écarta lui-même sa chemise sur sa poitrine afin que rien ne vint gêner le bourreau. Une minute plus tard tout était fini !

Il n’y eut pas un cri, pas une acclamation dans la foule qui s’écoula silencieuse et recueillie.

Pour moi, je ne sais comment je regagnai Cully, le même soir, tellement j’étais émotionné et accablé par la douleur. Je fus longtemps malade ; j’avais passé par des heures terribles. Et voici que maintenant que je trace ces lignes, je ressens de nouveau tout mon chagrin me remonter au cœur.

Oui, Davel, cher et noble ami, un jour ce pays qui t’a méconnu et sacrifié, saluera en toi le meilleur et le plus noble de ses enfants ! Quand, devenu digne de cette liberté que tu rêvais de lui donner, le peuple vaudois la conquerra, il se souviendra de toi, l’homme sans peur et sans reproche, qui est mort pour lui.

 

FIN


 

 

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 11:59

Voilà les quelques éléments illustrant l’article sur la cathédrale de Coire ; ceci complète un peu le texte bien qu’il a été très difficile de trouver une photo couleur et actuelle de la cathédrale. Et encore moins des éléments remarquables de la bâtisse elle-même. Si vous trouvez par hasard une photo ou un site sur le sujet, adressez-les dans les commentaires. Merci.


 

 




la cathédrale  de Coire

Coire et ses vignes...
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