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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 13:43
Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.
 
 
Canton de Berne  (Bern, Berna) – 2e rang – Entrée dans la Confédération 6/7 mars 1353
 
Nom : l’opinion actuelle suivant laquelle le nom de Berne serait dérivé de « Bär » ; ours, n’est pas exacte. Son fondateur, Berthold V, lui donna le nom de Vérone, « Welsch-Berne », en souvenir du héros légendaire Dietrich von Bern.
Armoiries : de gueules à une bande d’or chargée d’un ours passant de sable lampassé de gueules.
Origine : dans les chroniques illustrées de 1470 et 1478, l’ours est représenté sur champ d’argent. Les couleurs actuelles apparaissent déjà après 1289 (défaite infligée aux Bernois par Rodolphe de Habsbourg à la Schosshalde), en 1298 (victoire du Jammertal) et en 1339 (Laupen).
Couleurs cantonales : rouge, noir.
Superficie : 6883,52 km2, dont 1297,66 km2 de terrains improductifs.
Constitution : du 4 juin 1893 avec 6 modifications (jusqu’en 1942).
Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat), composé de 224 députés élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 25 ans.
Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 9 membres élus par le peuple pour 4 ans. Le président et le vice-président sont élus par le Grand Conseil et le Conseil d’Etat pour 1 année.
Division administrative : 496 communes, 30 districts, à la tête desquels se trouve un préfet élu parmi la population du district : Aarberg, Aarwangen, Berne, Bienne, Büren, Berthoud, Courtelary, Delémont, Cerlier-Erlach, Franches-Montagnes (Saignelégier), Fraubrunnen, Frutigen, Interlaken, Konolfigen, (Schlosswil), Laufen, Laupen, Moutier, Neuveville, Nidau, Oberhasle, (Meiringen), Porrentruy, Saanen, Schwarzenburg, Seftigen, (Belp), Signau (Langnau), Nieder-Simmental (Wimmis), Ober-Simmental (Blankenburg), Thoune, Trachselwald, Wangen a.d.A.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 21:44
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.
 
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Chez les montagnards: Uri, Nidwaldundefinedundefined
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 16:28
C’est autour de ce village qu’eut lieu la bataille décisive de cette campagne. Elle fut acharnée de part et d’autre et le résultat longtemps incertain. Il y eut des milliers de morts de chaque côté. 1300 catholiques serrés de près par les nôtres, voulant franchir la rivière, grossie par les pluies, se noyèrent. Notre général lui-même fut assez grièvement blessé. C’est là que j’eus l’occasion d’admirer une fois de plus l’intrépidité et le sang-froid de mon ami Davel. On le voyait partout où il y avait du danger, stimulant les soldats, ranimant leur courage, rétablissant le combat. A un certain moment, les troupes bernoises pliaient, tout semblait compromis. Le commissaire bernois s’approcha de Davel et lui cria avec angoisse : « Ah ! Monsieur, tout est perdu ! » Davel lui prit les mains et lui dit avec tout le calme imaginable : « Où voyez-vous que tout est perdu ? Au contraire, tout ira bien et la victoire est à nous ». Et il se lança dans la mêlée. Enfin, la victoire pencha de notre côté et nous eûmes la satisfaction de voir l’ennemi lâcher pied et fuir en complète déroute.
Après cela, la guerre était finie et les troupes furent licenciées. Nous rentrâmes dans nos foyers, couverts de gloire, mais pas tous, hélas ! Il y eut des places vides à plus d’un foyer. La conduite de Davel pendant cette campagne lui attira la considération de tous. On sut quelle avait été sa vaillance dans le combat, sa sagesse dans le conseil. Nos autorités de Cully, en reconnaissance de ses grands mérites, lui accordèrent une chaise d’honneur en notre église. Davel, si modeste qu’il fût, se montra sensible à cette marque d’estime venant de ses concitoyens. D’autres part, et ce n’était que justice, il était en droit d’espérer de Leurs Excellences une récompense pour les immenses services qu’il venait de leur rendre. En effet. Berne, une fois n’est pas coutume, se montrait généreuse envers ceux qui l’avaient bien servie. Outre une grosse somme d’argent, de Sacconay avait reçu la grande bourgeoisie de Berne. Les gratifications pleuvaient sur tous ceux qui s’étaient distingués pendant la campagne. Mais alors que les autres recevaient sans avoir demandé, Davel dut réclamer et tirer l’oreille, ces Messieurs de Berne se décidèrent à faire droit à ses justes réclamations. Les Conseils de Berne lui allouèrent pour prix de ses services : une pension annuelle de 200 florins, puis chaque année un tonneau de vin à la mesure de Lutry. Les années de mauvaise récolte, le vin était remplacé par une somme de 100 florins. Il recevait encore trois sacs d’orge, trois de seigle et un d’avoine. C’était sans doute quelque chose, mais, peu à côté de ce que d’autres, qui en avaient moins fait que lui, avaient reçu.
Comme j’étais allé le félicité, il me dit : « Elle me l’avait prédit ». En riant je lui répondis : « Quoi, elle avait prévu les sacs d’orge et de seigle ». Il me regarda sévèrement et me dit d’un ton extrêmement sérieux : « Louis, ton incrédulité me peine, tu ne peux comprendre ces choses-là. Mais vois-tu, peu à peu, tout ce que cette femme m’avait annoncé se réalise. Elle m’avait prédit que, rentré au pays, je ferais de nouveau la guerre et que j’en retirerais beaucoup d’honneur. »
Poussé par je ne sais quel démon, et comme si je mettais en doute sa parole, je ne pus m’empêcher de lui dire : « Eh bien, que t’a-t-elle encore prédit pour l’avenir ? Si cela se réalise, alors je croirai. »
Il resta un moment silencieux, puis d’une voix basse il reprit : « Tu veux le savoir, je te le dirai, mais que cela reste entre toi et moi. Elle m’a annoncé que j’étais choisi par Dieu pour faire de grandes choses, mais que – ici sa voix devint plus basse encore – je finirai sur l’échafaud ». Quand j’entendis cela, je me sentis frémir de terreur et d’horreur et ne pus m’empêcher de m’écrier : « Deviendrais-tu donc criminel, toi ? » Il me répondit simplement : « Toutes choses sont entre les mains de Dieu ; il en sera comme IL le voudra. » Le ton sérieux avec lequel il dit cela m’impressionna vivement. Mais nous n’en reparlâmes plus.
Davel ne reprit pas tout de suite son office de notaire, mais comme il l’avait déjà fait avant de partir pour l’étranger, consacra la plus grande part de son temps à l’administration de ses biens.
Par son intelligence, ses manières affables, sa parfaite droiture et son esprit de justice, il s’acquit une grande réputation. Ennemi des procès qu’il considérait comme une plaie et une cause de ruine, il s’efforçait de concilier les gens en désaccord. « Car, disait-il, les juges, les avocats, les huissiers, qui font durer, traîner vos procès de mois en mois, vous ruinent en frais de justice, et même si vous gagnez, vous êtes appauvris, souvent obligés d’hypothéquer vos biens. »
A suivre...
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 16:33
Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit.
 
Rang et entrée dans la Confédération.
 
Canton de Zurich (Zurich, Zurigo)  – 1er rang – Entrée dans la Confédération : 1er mai 1351
 
Nom : la plus ancienne appellation romaine date du IIe siècle après J.-C. ; c’est : « Stationi turicensi » (place de marché, poste frontière). En 744, on trouve « Zurigavia », en 1040 « Ciurikgowe », en 807 « Turicum, Turegum », fin du XVe siècle : « Tigurum » (du celtique dur = l’eau ; Turicum = ville d’eau ?).
Armoiries : tranché d’argent et d’azur.
Origine : l’origine des couleurs ne nous est pas connue. On peut supposer d’après le symbole des couleurs, que le bleu représente l’eau, le blanc, l’air. En 1218, Zurich devient une ville libre. Ses couleurs remontent au XIIIe, peut-être même au XIIe siècle. On représenta pour la première fois la bannière de Zurich en 1315 (livres de la ville de Zurich). La plus ancienne bannière zurichoise date de 1437.
Couleurs cantonales : blanc, bleu.
Superficie : 1729,08 km2, dont 165,80 km2 de terrains improductifs.
Chef-lieu : Zurich. Langue : allemand.
Constitution : du 18 avril 1869, avec 27 modifications (jusqu’en 1942).
Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Kantonsrat), composé de 220 députés, élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 20 ans.
Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 7 membres élus par le peuple pour 4 ans. Le Conseil d’Etat nomme lui-même chaque année son président et son vice-président.
Division administrative: 171 communes et 11 districts: Affoltern, Andelfingen, Bulach, Dielsdorf, Hinwil, Horgen, Meilen, Pfäffikon, Uster, Winterthur, Zurich.

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je sais tout 1945
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 13:14
Un matin, nous arrivâmes au pont de Meiengrün. Davel commandait notre détachement qui devait occuper le pont. Les balles pleuvaient comme grêle. Personne ne se souciait d’avance. Sans hésiter, Davel met son cheval au galop, passe le pont et tombe le sabre haut sur le premier poste de garde des ennemis, et à lui tout seul le met en déroute. Le pont devenu libre, nous traversâmes à notre tour. A ce moment, trois canons se mirent à nous tirer dessus. Davel appelle à lui quelques dragons, se met à leur tête et fond sur l’artillerie ennemie. Les artilleurs essaient d’emmener leurs pièces. Davel ne leur en laisse pas le temps et revient bientôt, ramenant les trois canons. Ah ! c’était un homme intrépide et qui donnait du courage aux plus poltrons. Ni les balles, ni la mitraille ne lui faisaient baisser la tête.
Peu après, nous arrivâmes devant la ville de Baden, en Argovie. La ville avait de bons remparts et la garnison était nombreuse et bien armée. Sa prise semblait malaisée. Après l’avoir investie de tous côtés, notre artillerie commença à la bombarder. Or dans la ville se trouvait pour lors le comte de Trauttmansdorf, ambassadeur de l’empereur d’Autriche qui soutenait les cantons catholiques. La maison de l’ambassadeur n’était point à l’abri de nos boulets, et le noble seigneur jugea prudent de quitter la ville. Il fit demander à notre général une suspension d’armes. Davel fut choisi par de Sacconay pour aller régler les conditions avec l’ambassadeur. Il profita de l’occasion pour entrer en conversation avec les gens de la ville. Il tâcha de leur faire comprendre qu’ils auraient tort de persévérer dans une défense inutile. Leur ville était investie de tous côtés, ils n’avaient aucun secours à espérer et ne pourraient échapper au sort qui les menaçait. Il leur conseillait d’entrer en composition pour obtenir des conditions plus favorables. Enfin, il les endoctrina si bien qu’ils demandèrent à capituler. Nous entrâmes dans la ville sans coup férir. Mais Davel éprouva une grande mortification dont il me fit part le lendemain. « J’avais promis à ces pauvres gens des conditions assez douces eu égard à leur bonne volonté. Mais les Bernois, et plus encore les Zurichois, sont intraitables. Le château et les remparts doivent être abattus, la ville doit livrer toutes ses armes et payer, de plus, une lourde contribution de guerre. J’ai protesté, appuyé par de Sacconay, mais en vain. Et pourtant un peu d’indulgence aiderait beaucoup à la pacification des esprits, tandis que des mesures de rigueur ne feront que les exaspérer. » C’était la sagesse même, mais allez faire entendre les conseils de la sagesse à des sourds qui ne veulent pas entendre !
Quelques jours plus tard, rencontrant Davel, je lui vis un visage fort joyeux. Je lui en demandai la cause. « Il paraît que Leurs Excellences, reconnaissantes du service que je leur ai rendu en leur épargnant un siège qui eût été fort long et nous eût coûté de lourdes pertes, ont décidé de me restituer mes deux cents écus. De plus, de Sacconay demande pour moi la place de major. Je suis à peu près certain de l’obtenir. M. de Bavois, qui l’occupait, a été destitué pour s’être mal conduit à l’affaire de Bremgarten. Plusieurs officiers bernois et le commissaire du gouvernement bernois, M. Ott, appuient cette demande. – Certes, tu l’as bien mérité », lui dis-je en lui serrant la main. Mais quelques jours plus tard il fallut déchanter. Ces Messieurs de Berne avaient fait la sourde oreille pour ce qui était de la place de major. Ma foi, si j’avais été Davel, j’aurais planté là l’armée, et je le lui dis tout net. Mais je n’étais pas Davel, qui ne fit que redoubler de zèle et continua à rendre les plus éminents services.
Nous approchions maintenant de Villmergen et nous allions établir notre camp, lorsque nous vîmes arriver quelques soldats vaudois fort mal en point, plusieurs étaient blessés. Ils nous contèrent qu’ils faisaient partie d’un détachement commandé par le colonel Monnier. On les avait envoyés garder le pont de Sinns, sur la Reuss. Ils étaient 600 et avaient été assaillis par une armée catholique d’au moins 5000 hommes. Naturellement ils n’avaient pu résister au choc et avaient dû fuir. Le colonel Monnier, avec environ 90 soldats, s’étaient retranchés dans le cimetière et faisaient une résistance désespérée. Aussitôt qu’il fut informé de ce désastre, de Sacconay envoya Davel, avec tous les hommes qu’il avait sous la main – nous étions environ un millier – au secours de nos malheureux camarades. Quelque hâte que nous eussions faite, nous arrivâmes trop tard. En nous voyant arriver, l’ennemi nous prenant pour une avant-garde battit précipitamment en retraite. Quel spectacle, quand nous pénétrâmes dans le cimetière, et surtout dans la chapelle ! Presque tous nos camarades avaient été sauvagement massacrés. Le lieutenant Manuel gisait mort au pied de l’autel. Nous ensevelîmes tous ces malheureux et leur rendîmes les honneurs militaires. Puis, la nuit étant venue, nous reprîmes le chemin de Villmergen, où campait le gros de l’armée.
A suivre...
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 12:49
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 15:58

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La croix fédérale doit son origine à un symbole chrétien. Il faut remonter aux Croisades pour trouver la croix employée comme enseigne. Mais auparavant déjà, les empereurs allemands, au XIIe siècle, portaient à côté de leur emblème, une bannière rouge avec une croix blanche.
Schwyz, qui jouissait de l’immédiateté impériale (1240) osait porter la bannière rouge. Rodolphe Ier de Habsbourg, pour remercier les Schwyzois de leur bravoure au siège de Besançon, attacha à leur bannière rouge une croix blanche. En 1339, les Bernois portaient, comme signe de ralliement à la bataille de Laupen, une croix blanche sur l’épaule gauche. Dès lors, la croix devint le signe commun de reconnaissance des Confédérés. En 1830, le futur général Dufour recommandait l’adoption d’un seul drapeau national. En 1841, la Diète – non sans difficultés – institua le drapeau unique pour l’armée.
Le 12 décembre 1889, les Chambres fédérales fixèrent définitivement les armoiries de la Confédération. Elles sont formées d’un écusson à fond rouge portant une croix blanche et verticale ; les bras de la croix doivent être d’un sixième plus longs que larges.
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De toutes les nations composant les Nations Unies, seul la Suisse a un drapeau CARRÉ.
 
Je sais tout 1945
 
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 15:07

Le nom "Suisse" est dérivé du nom du canton primitif de Schwyz qui était politiquement le plus important des trois cantons primitifs: Uri, Schwyz et Unterwald. Le nom de Schwyz lui-même est dérivé du domaine de Suito, le chef d'une tribu alémane qui était établie dans la région de Schwyz, dans la vallée de la Muota, à Steinen et à Morschach. Certains prétendent aussi qu'il y aurait eu, au pied des Mythen, une centurie avec pour chef Suito.

Par "fédéral", on entend tout ce qui est du ressort de la Confédération, ce qui est fait et ce qui est conservé par elle.

L'expression "Confédération" se trouve dans le pacte de 1291: "antiqua confederationis forma". Elle est employée aussi par les historiens Albrecht von Bonstetten et par Knebel dans son "Diarium" pour désigner les cantons. Mais l'expression la plus employée était "Liga confoederatorum" ou simplement Ligue ou Liga.
Napoléon se fit appeler le Médiateur de la Confédération suisse (1803). Dans le dernier paragraphe du Pacte de 1815, on lit que les cantons réunis "se constituent en Confédération suisse".

GTell

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 16:33
 
1789 La Révolution française (abolition des privilèges et des charges féodales) trouve un accueil enthousiaste dans les pays sujets de l’ancienne Suisse. Des Suisses réfugiés à Paris, Pierre Ochs et César de Laharpe, engagent le Directoire à envoyer des troupes en Suisse. Le canton de Vaud se soulève et la « République lémanique » est proclamée. Des armées françaises conduites par les généraux Brune et Schauenbourg, s’emparent de Fribourg et Soleure.
Les Français sont battus à Neuenegg par les Bernois, mais ils remportent les victoires de Fraubrunnen (5 mars 1798) et du Grauholz (5 mars 1798) qui ouvrent la route de Berne. Après leur entrée à Berne, les Français sont maîtres de toute la Suisse, qu’ils pillent honteusement.
1790 Le Bas-Valais se soulève contre le Haut-Valais.
1792 Défense héroïque et massacre de la garde suisse du roi Louis XVI à Paris (Tuileries) le 10 août.
1794 Grand incendie de La Chaux-de-Fonds.
Troubles dans le canton de Zurich (mémorial de Stäfa).
1797 Napoléon Bonaparte traverse la Suisse par Berne et Bâle. Il passe la nuit du 23 novembre à Fraubrunnen. Bonaparte, le directeur Reubel et Peter Ochs décident, les 8 et 9 décembre, à Paris, de faire de la Suisse un Etat unitaire.
1798 Dissolution de la Diète d’Aarau (31 janvier). Proclamation de la « République lémanique » (24 janvier).
1798-1803 La République helvétique. À Aarau, le 12 avril 1798, 12 cantons proclament l’égalité de tous les citoyens, l’indépendance de la Suisse, qui sera gouvernée par un Directoire de 5 membres. Les autorités législatives sont : le Sénat (premier président : Peter Ochs) et le Grand Conseil (premier président : le bernois Kuhn). Couleurs nationales : vert, rouge, jaune. Opposition des Waldstaetten (Obwald excepté), de Glaris, des Grisons, du Tessin, du Valais, d’Appenzell, de Sargans et du Rheintal. Malgré les succès remportés à la Schindellegi, Rottenthurm, Arth et Morgarten (Aloys de Reding), contre les troupes du général Schauenbourg, l’opposition est brisée. La conduite des Français, le pillage du trésor de l’Etat, des arsenaux, l’entretien des troupes, les réquisitions, etc., dégrisent et aigrissent le peuple. Le commissaire français Rapinat doit être rappelé à cause de son administration arbitraire. Le directeur Laharpe et Ochs doivent aussi se retirer. Conclusion du pacte offensif et défensif avec la France qui au lieu d’apporter la paix, amène de nouveaux combats. 2e coalition. 18 octobre, les Autrichiens occupent les Grisons, 20 août, prestation du serment civique à la nouvelle constitution. Seuls les Nidwaldiens refusent et sont soumis par les troupes française à une sanglante répression. Pestalozzi recueille les orphelins de Stans. Après le rétablissement de la paix dans la Suisse centrale, les deux Conseils se réunissent, le 4 octobre, à Lucerne, la nouvelle capitale, et reprennent leurs séances.
1799 Par suite des divergences d’opinions dans les Grisons, les armées autrichiennes puis russes envahissent le pays et la Suisse orientale pour en chasser les Français. Les Grisons deviennent le centre des combats des armées autrichiennes (Hotze, Auffenberg) et françaises (Masséna, Lecourbe). Bataille de Zurich (4 juin 1799). Masséna abandonne la place. Une armée russe, alliée à l’Autriche et venant d’Italie, traverse le St-Gothard et l’Oberalp du 24 au 25 septembre sous la conduite du général Souvarov. Ayant appris que dans la 2e bataille de Zurich, Masséna avait battu le général Korsakov, qu’il devait rejoindre, il passe le Panix, traverse le Rheintal et gagne le Vorarlberg. Au milieu d’octobre 1799, la Suisse est libérée des armées autrichienne et russe. Les Français quittent à leur tour le pays. Misère noire en Suisse à la suite des dévastations, des incendies, des réquisitions, de 1799, l’année terrible, de la famine. Des secours publics et privés affluent.
1800-1805 Napoléon construit la route du Simplon.
1800 Nouveaux troubles politiques en Suisse. On s’élève contre le gouvernement helvétique. C’est la lutte des fédéralistes et des unitaires. Alliance des 12 cantons conservateurs contre le gouvernement helvétique. Général R. von Erlach.
Le général Bonaparte traverse le Grand-St-Bernard avec 40 000 hommes pour se rendre en Italie (Marengo).
1801 L’indépendance de la République helvétique est confirmée à la paix de Lunéville (9 février) entre les Français et les Autrichiens.
1802 8 et 9 septembre, le général suisse Andermatt canonne Zurich pour faire rentrer dans l’obéissance le gouvernement conservateur.
Berne capitule et se rend aux Fédéralistes. Le gouvernement helvétique s’enfuit à Lausanne (octobre). Guerre des bâtons (Stecklikrieg) en Argovie. En juin, Napoléon avait retiré ses troupes de Suisse, mais elles occupent de nouveau le pays à la suite de la guerre des partisans de l’ancien et du nouveau régime. Le 30 septembre, Bonaparte offre sa médiation par l’Acte de médiation et s’intitule « médiateur de la Confédération helvétique ». La Suisse devient une Confédération de 19 cantons souverains avec la Diète comme autorité suprême présidée par le landamman de la Suisse.
1803 L’Acte de Médiation est remis à la Consulta helvétique à St-Cloud (19 février). Entrée en vigueur : 15 avril ; c’était en partie le retour au régime d’avant 1798. La Diète se réunit une fois par an dans l’un des 6 cantons directeurs : Fribourg, Berne, Soleure, Bâle, Zurich et Lucerne. Aux 13 anciens cantons viennent s’en ajouter 6 nouveaux : St-Gall, Argovie, Thurgovie, Grisons, Tessin, Vaud. Le Valais devient une république indépendante. Genève est rattachée à la France depuis 1798.
1804 Soulèvement sur les bords du lac de Zurich (guerre du Bocken). Rapperswil est attribuée à St-Gall. Commencement de la canalisation de la Linth (terminée en 1822). Hans-Conrad Escher von der Linth. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Conrad_Escher_von_der_Linth
Schiller termine son « Guillaume Tell ».
1806 Eboulement de Goldau. Napoléon donne Neuchâtel à Berthier, son ministre de la guerre (jusqu’en 1813). Après lui, Neuchâtel retourne à la Prusse.
1810 Napoléon occupe le Tessin et annexe le Valais. Fondation de la Société suisse d’utilité publique.
1812 8000 soldats suisses environ (sur 9000), partis pour la campagne de Russie, meurent pour Napoléon, à la Bérézina (novembre), à Polozk (août-octobre).
1813 Chute de Napoléon. Après la bataille des Nations, à Leipzig, les alliés traversent la Suisse avec leurs armées. Misère générale. Suppression de l’Acte de Médiation (29 décembre).
1813/14 Période sans constitution.
1814/15 « La longue Diète », à Zurich (d’avril 1814 à août 1815). Le nouveau Pacte fédéral de 1815 (7 août) rétablit presque l’ancienne Confédération, protège les familles aristocratiques et restreint les droits du peuple. Intervention menaçante des puissances. 22 cantons, autorité suprême : la Diète qui se réunit dans l’un des cantons directeurs : Zurich, Berne, Lucerne. (Remarquer le changement dans les cantons directeurs !) La Diète siège chaque fois 2 ans de suite dans le même canton. 20 novembre 1815, la neutralité suisse est reconnue au congrès de Vienne. Genève, le Valais et Neuchâtel (qui demeure une principauté prussienne) entrent dans la Confédération.
1815 Commencement de la Restauration (majorité conservatrice) jusqu’en 1830. 23 novembre 1815, le Jura est rattaché au canton de Berne. Abdication de Napoléon. Participation de la Suisse à la lutte finale contre Napoléon.
1817 L’ex-reine Hortense de Hollande, chassée de France et mère du futur empereur Napoléon III s’établit au château d’Arenenberg.
Adhésion à la « Sainte-Alliance » pour le maintien de la paix en Europe.
1818 Rappel des Jésuites à Genève, construction des passages du St-Bernardin et du Splügen. Création d’une armée fédérale. Première Ecole centrale à Thoune.
1819 Naissance de Gottfried Keller à Zurich (19 juillet). 28 0ctobre naissance du futur général Hans Herzog.
1820 On construit la route du Gothard (terminée en 1824).
1823 Premier bateau à vapeur sur le Léman.
1824 Fondation de la Société suisse des carabiniers à Aarau.
1830 Construction du nouveau pont du Diable dans les Schöllenen. La Révolution de juillet en France a aussi sa répercussion en Suisse. Le peuple demande une plus grande centralisation des pouvoirs.
1830-1849 La Régénération (majorité libérale). L’Aristocratie est écartée. De nombreuses sociétés intellectuelles se fondent. Complication avec l’étranger à cause des réfugiés politiques.
1831-1833 Troubles à Bâle (la ville se sépare de la campagne) ; à Neuchâtel, soulèvement en 1831 des patriotes neuchâtelois contre le gouvernement prussien (abolition de la principauté) ; à Schwyz, séparé momentanément en Schwyz intérieur et extérieur. Le « Concordat des Sept » : Soleure, Berne, Zurich, Lucerne, Argovie, Thurgovie, St-Gall se garantissent mutuellement leurs constitutions libérales. A celui-ci s’oppose la « Ligue de Sarnen » des cantons conservateurs de Bâle, Schwyz int., Uri, Unterwald, Neuchâtel.
1832 Le premier bateau à vapeur sur le Rhin aborde à Bâle. A la journée d’Uster, 30 000 chômeurs protestent par suite de l’introduction du tissage mécanique. Destruction de fabriques. Fondation de la Société fédérale de gymnastique à Aarau.
1833 La révision de la Constitution est rejetée. Fondation de l’université de Zurich.
1834 Fondation de l’université de Berne.
1837 (5 oct.) L’ex-reine Hortense de Hollande meurt au château d’Arenenberg.
1838 Heiden brûle. Le roi de France Louis-Philippe exige l’extradition du prince Louis-Napoléon qui habitait le château d’Arenenberg (Thurgovie) et menace de prendre Genève.
Genève et la Confédération mobilisent des troupes. Le prince Napoléon quitte volontairement la Suisse.
1841-1845 Grave conflits politique et religieux. Révolutions (putsch) dans plusieurs cantons. Suppression des couvents en Argovie ; expédition des corps-francs dans le canton de Lucerne et finalement le Sonderbund (1841), alliance séparée, conclue entre les cantons catholiques de Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwald, Zoug, Fribourg, Valais.
1842 A Berne, la première usine de gaz entre en service. Introduction d’un service journalier de diligence au St-Gothard (Flüelen-Milan : 30 heures).
1843 1er mars, la poste cantonale de Zurich émet les premiers timbres du continent, le « 4 » et le « 6 » de Zurich.
1844 Exploitation de la première ligne de chemin de fer en Suisse, de Bâle à Bâle-St-Johann.
1845 Émission de la « colombe de Bâle » (2 ½ centimes).
1847 7 août, la Diète de Berne décide de réduire le Sonderbund par les armes. La guerre est menée rapidement. Les troupes fédérales (98 000) commandées par le général Henri Dufour de Genève battent les troupes (48 900) du Sonderbund commandées par le général Salis-Soglio, à Gislikon et Meyerskappel.
24 novembre, entrée du général Dufour à Lucerne. La guerre a duré 25 jours. Les troupes fédérales comptent 74 morts et celles du Sonderbund 39. Les sont traités avec ménagement. Neuchâtel et Appenzell Rhodes Int qui n’ont pas pris part à la campagne doivent payer une amende. Expulsion des Jésuites. Première liaison ferroviaire entre Zurich et Bâle.
1848 Essai d’intervention des puissances par suite du Sonderbund (janvier). Un Etat fédératif (République fédérative) solide, avec une nouvelle constitution (12 septembre), s’établit à la place de l’ancienne Confédération d’Etats aux liens trop lâches.
Les cantons restent souverains mais leur souveraineté est limitée par la souveraineté fédérale. Capitale : Berne (28 novembre). Système des deux Chambres. Un Conseil fédéral de 7 membres. Un Tribunal fédéral (sans siège fixe). L’organisation militaire, la monnaie, les postes sont du domaine fédéral. 6 novembre, première Assemblée fédérale à Berne. Premier président de la Confédération : Jonas Furrer de Winterthur. En mars, insurrection républicaine à Neuchâtel, qui est toujours une principauté prussienne. Proclamation de la République.
1849 Loi fédérale sur l’administration des douanes et des postes. Occupation des frontières par le général Dufour par suite des troubles politiques en Allemagne (frontière du Rhin). Environ 10 000 réfugiés allemands.
Premier séjour de Richard Wagner en Suisse (Zurich) jusqu’en 1853.
1850 Egalisation des monnaies, introduction de l’étalon français (franc). Fondation de la bourse de Genève.
 
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 17:18
ABÉQUER verbe

I. (v. tr.) Mettre un objet dans une postion élevée et souvent instable, précaire ou difficile d'accès; Jucher. regarder aguiller.

"La cruche est tombée, il l'avait abéquée au bord du tablard." 
Enq. CD/II, 1975-1981 (NE Fenin).

(en part.) Abéquer des échalas, les planter provisoirement à la main dans la terre, avant de les enfoncer définitivement avec un piochard [= sorte de pioche destinée à cet effet].

II. S'ABÉQUER v. pron. Se jucher, grimper, monter.

"Les ouvriers se sont abéqués sur le clocher pour en nettoyer les tuiles." CuenVaud 1991.

III. ABÉQUÉ, -ÉE part. passé-adj. Installé en équilibre instable sur le rebord d'une surface plane. Bouteilles abéquées sur le bord d'une tablette.

"Avec sa remorque abéquée là, un coup de vent, elle est en bas."
  Témoin âgé de 65 ans, installateur à la retraite et vigneron, 19 mars 1978 (NE Bevaix).

Local. Vaud, Neuchâtel; III est aussi connu à Genève
Rem. Mot tendant à vieillir. Dans le même champ sémantique, aguiller est mieux attesté
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