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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 12:43
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle. 

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les hommes d'Appenzell
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 11:38
L'établissement d'entreprises suisses en Allemagne du Sud remonte au 19e siècle. Il est lié notamment au développement de l'industrie suisse du textile. Dans la première moitié du 20e siècle, le nombre d'établissements d'Allemagne du Sud en mains suisses est important puisqu'il avoisine les 150; parmi elles, d'importantes firmes suisses qui y ont effectué des investissements significatifs.
Durant la Seconde guerre mondiale, des sociétés comme Maggi, Aluminium Walzwerke ou Georg Fischer ont dépassé la traditionnelle implantation suisse dans le Sud de l'Allemagne. Elles ont non seulement pris une part active à la production de guerre et considérablement augmenté leur production et leur chiffre d'affaires mais ont encore, par leurs activités et par le choix de leurs cadres dirigeants, tenté de s'adapter le mieux possible au régime hitlérien. Une entreprise comme Maggi a même voulu bénéficier des avantages accordés aux firmes allemandes, tout en souhaitant conserver le soutien des autorités suisses, et sans cesser de rapatrier ses bénéfices dans le giron de la maison mère.
Après la guerre, lorsqu'il faudra protéger les propriétés suisses contre les réquisitions voulues par les Alliés, les entrepreneurs se regrouperont en association. Créée à Zurich le 16 novembre 1945, la Vereinigung Schweizerischer Unternehmen in Süddeutschland comptait, parmi ses membres, des représentants des sociétés Maggi (Alimentana), Georg Fischer, Aluminium Industrie, Lonza, Geigy, Escher Wyss, ou encore Villiger. Les autorités suisses la soutiendront, notamment le nouveau Ministre de Suisse à Paris et président du Comité international de la Croix-Rouge Carl JakobBurckhardt.
Pour reprendre l'expression d'un document d'archives, l'"enchevêtrement économique" entre la Suisse et l'Allemagne durant la Seconde guerre mondiale mérite d'être mieux étudié, notamment sous l'angle de la présence de filiales d'entreprises suisses en Allemagne même. Cette approche permet de souligner les diverses facettes des relations économiques, politiques et"humanitaires" entre ces deux pays

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Croix gammées et mot d'ordre nazi "Le Führer fait l'histoire, nous suivons".
L'industrie helvétique apprécie l'Allemagne du Sud, pour y investir. Elle saura s'adapter au Troisième Reich, en tirer profit.
En 1935, pour prouver que la société, ses actionnaires et sa direction sont conformes aux normes raciales que le Troisième Reich instaure, elle demande à un notaire d'établir en sa faveur un "certificat d'aryanité".L'entreprise confie son organisation à des cadres triés sur le volet. Ainsi, les dirigeants de l'usine, R. Brüggemann et R. Weiss, sont-ils des nazis patentés. Weiss est un "camarade de lutte" d'Hitler, haut gradé dans la SS et porteur de l'ordre du mérite nazi (Blutordensträger). Maggi s'attache aussi les services du lieutenant capitaine Crompton, un nazi convaincu qui avait été commandant de sous-marin durant la Première guerre mondiale et qui est bien introduit dans les hautes sphères de la Wehrmacht,l'armée allemande.
Le 1er mai 1940, la filiale Maggi de Singen est élevée au rang"d'entreprise modèle nationale-socialiste". Le fanion d'or lui est décerné par Rudolf Hess, adjoint d'Hitler. Les drapeaux nazis flottent sur le toit de l'usine, les chants nazis résonnent dans l'enceinte, et l'ordre règne parmi les ouvrières et ouvriers, imposé au besoin par la Gestapo.
Ces efforts s'accompagnent d'une autre récompense pour l'entreprise-modèle:l'obtention des commandes de la Wehrmacht. Un marché gigantesque qui absorbe durant la guerre deux tiers de la production de l'usine et même sa totalité en 1945. Profitables aux actionnaires de la société Maggi – le capital de Maggi Singen est à 96,36% en mains suisses - les livraisons de soupe à la Wehrmacht, comme les livraisons d'armes effectuées par d'autres entreprises suisses, apportent un important soutien à l'effort de guerre allemand.
Que dire ?
Que dès les débuts du national-socialisme allemand on ne pouvait savoir ? Que les discriminations d’avant la prise de pouvoir d’Hitler n’étaient pas connues ? Que les chemises brunes écrivant « Jude » sur les commerces partout en Allemagne n’étaient pas connues de la Suisse voisine ? Possible !
Mais dès les débuts des hostilités, plus rien ne justifiait la présence des entreprises Suisses et de ses dirigeants. Ils sont entrés volontairement dans les rouages d’une dictature clairement annoncée dès 1925. Encore un trait du caractère typique des « suisses » âpres aux gains, jusqu’au bout !  (Il y a encore beaucoup de pages de notre histoire de cette époque aussi noires. Je reviendrais sur certaines d’elles.)
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 11:26
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.
 
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undefinedundefinedAppenzell: Rhdes intérieures et extérieures
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 11:20
Nous passâmes un hiver assez tranquille. Je dis assez, car ma vie à la maison n’était point agréable. Ma belle-mère devenait de plus en plus tyrannique, je me révoltais avec toute la fougue de la jeunesse. Bien souvent, je vins me réfugier près de mon ami Davel. Là je pouvais soulager mon cœur et pester à mon aise. Il s’efforçait de me calmer et de me réconcilier avec mon sort. Evidemment, il avait raison. J’aurais dû me montrer plus patient, mais quand on a le sang un peu vif, la patience est difficile à pratiquer. De son côté, Daniel me paraissait souvent préoccupé. Son métier de notaire paraissait l’ennuyer de plus en plus. « Que faisons-nous ici à végéter, me disait-il un jour, quel avenir avons-nous ? Toutes les bonnes places sont pour les Bernois, tant au civil qu’au militaire. Nous sommes traités en mineurs, l’on nous méprise, notre pays n’est pas fait pour nous !
- Tu as raison, cher ami, je secouerais volontiers la poussière de mes souliers et voudrais voir du pays.
- Tiens, j’y avais aussi pensé, et si tu y vas, je pars avec toi ? »
Dès lors, toutes nos conversations n’eurent plus d’autre sujet. Mme Davel, femme de tête, était parfaitement capable de gérer le petit domaine de la famille. Mon père, par amour de la paix, ne ferait aucune objection à mon départ. De quel côté allions-nous nous diriger et à qui offririons-nous nos services ? Nous n’avions que l’embarras du choix. Toute l’Europe était en guerre ; la France s’était mis sur le dos toute une coalition d’ennemis : l’Angleterre, l’Empereur, l’Espagne et la Savoie. Pas plus que moi, Davel ne se souciait d’aller se battre pour le compte du roi de France qui pour lors, persécutait cruellement nos coreligionnaires. Finalement, nous nous décidâmes pour l’Angleterre, qui entretenait quelques régiments suisses dans le Piémont. Ayant réglé nos affaires – pour moi, ce fut vite fait – nous fîmes nos adieux à nos familles et nous partîmes.
 
Davel militaire.
 
Notre voyage se fit le plus facilement du monde et nous fûmes bien accueillis. Les régiments suisses du Piémont étaient commandés par le colonel zurichois d’Obercan. Dès notre arrivée, je commençais à comprendre que l’instruction peut être utile, quel que soit le métier que l’on embrasse. Tandis que Davel état immédiatement pris par le colonel comme secrétaire, moi je fus trouvé bon à faire un simple soldat, sans grand espoir d’avancement. Pendant que je manoeuvrais sous la pluie, virant à droite, virant à gauche, marchant, courant, écrasé sous le poids de mon lourd mousquet et de mon sac, Davel avait une vie bien plus douce. Il avait à s’occuper de l’intendance et de l’administration. Tout de suite, il se fit remarquer et apprécier par son chef, pour son honnêteté scrupuleuse. Malgré sa situation privilégiée, il demeura mon ami et je trouvai chez lui le même accueille amicale qu’à Cully.
Quelques mois après notre arrivée, le colonel d’Obercan mourut. Son successeur fut un Vaudois, le lieutenant-colonel de Sacconay, officier très estimé. Davel lui fut chaudement recommandé et il le prit pour aide-major, officier chargé du dressage des recrues. Dans ces nouvelles fonctions, j’eus l’occasion d’admirer les qualités vraiment militaires de mon ami. Il était à la fois ferme et patient et il sut rapidement imposer son autorité à une troupe pourtant difficile à conduire. Une stricte discipline fut établie car de Sacconay, comme son subordonné, attachait un grand prix à la bonne tenue des soldats et à l’ordre. Toute infraction était sévèrement punie, mais avec justice. Un soir que, m’étant libéré du service j’étais venu passer la soirée avec Davel, il me dit : « Eh bien ! Tu vois, Louis, ce qu’elle m’avait prédit s’est réalisé ». Moi, qui ne pensais plus à la Belle Inconnue, je lui dis : « Qui donc t’a prédit quelque chose. – Mais la jeune servante de ma mère. Elle m’a annoncé que j’irais à la guerre, que je serais secrétaire d’un chef qui mourrait bientôt ». J’avoue que je fus un peu interloqué, je trouvai cependant une réponse : « Elle t’a prédit, c’est vite dit, tu as obéi à ses ordres, voilà tout. – Est-ce pour obéir à ses ordres que notre défunt colonel m’a pris comme secrétaire et qu’il est mort ? » Je jugeai prudent de garder le silence. « Tu le vois, Louis, continua-t-il, ma voie est tracée par Dieu lui-même, je n’ai qu’à me laisser conduire ». Nous ne reparlâmes plus de cela pour le moment, car nous eûmes d’autres préoccupations. Notre armée alla assiéger Casal puis, la ville emportée d’assaut, la troupe prit ses quartiers d’hiver dans le val d’Aoste. Je me conduisis fort vaillamment dans les divers engagements auxquels je pris part ; nous autres Vaudois, qui avons l’air plutôt paisibles, nous aimons la vie de soldat et savons nous battre avec autant de vaillance que les vieux reîtres venus d’outre-Sarine.
A suivre...
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 11:03
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.
 
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Lucerne et Zoug
 
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 12:22
365e jour de l’année est le dernier et pourtant identique à tout les autres jours de l’année, pas plus long ni plus court. Il fallait une fête de plus elle nous est donnée ce jour-là, à la Saint Sylvestre. Ça tombe bien que ce jour-là soit celui de Saint Sylvestre, le bon pape Sylvestre est le premier Saint Non martyre, heureusement pour lui. En 335, mourir dans son lit pour un pape ou un empereur était chose rare. Ce jour-là fête-t-on la mort du Saint ou de l’an nouveau ? Les deux certainement et l’espoir d’une nouvelle année plus chaleureuse, plus riche, plus belle et pour tous, plus heureuse que la précédente.
 
 
BONNE ANNÉE 2008
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 15:34
Or, c’était en 1691, l’année qui précéda le départ de Davel ; il se passa chez eux quelque chose de bien étrange et qui eut, j’en ai toujours été convaincu, une grande influence sur la destinée de mon camarade, et sur la mienne par contrecoup. Mme Davel, au moment des vendanges, avait engagé comme servante une fille inconnue, qui était en passage à Cully. Nul ne savait qui elle était, ni d’où elle venait. C’était une fort belle fille. Son visage était sévère et, dans ses yeux, brillait une flamme étrange. Bien qu’en général, en temps de vendanges, on envoie le plus de monde possible à la vigne, Mme Davel garda sa servante chez elle, pour vaquer aux soins du ménage, et elle ne pouvait assez se louer de son activité et de son savoir faire. Cette Belle Inconnue, - comme nous l’appelions, - était fort sauvage et ne frayait avec personne. Je me souviens qu’un jour elle vint au pressoir. Par manière de plaisanterie, car au moment des vendanges on n’a guère de retenue, je voulus la taquiner un peu et la prendre par la taille. La fille se dégagea brusquement et me lança un regard si méprisant que je demeurai coi. Quand elle fut sortie, je dis à Daniel, qui riait de ma déconvenue : « Votre nouvelle servante est une bien jolie fille, mais elle est rudement farouche ! – Oui, me dit-il, et ce matin même elle m’a vertement réprimandé parce que je la regardais avec trop de complaisance. »
Du reste, sauf sa jolie figure, cette fille ne me plaisait pas et les airs inspirés qu’elle prenait parfois, ne me disaient rien qui vaille.
Un jour, ne voyant pas Davel à la vigne avec ses ouvriers, je demandai à sa mère ce qui lui était arrivé et s’il était malade. « Non, me dit-elle, il se porte bien, mais notre servante lui a prédit cependant qu’il mourrait dans trois jours. Je suis bien tourmentée ! » Je tombai des nues ! « Mais, madame Davel, de quoi mourra-t-il, puisqu’il n’est point malade ? – Je ne le sais, mais cette fille dit que cela lui a été révélé. – Et Daniel y croit ? – Oui, et depuis que cette fille lui a prédit sa fin prochaine, il reste couché et se prépare à la mort par le jeûne et la prière. – Mais, comment pouvez-vous croire à des choses pareilles ? – Ah ! Mon garçon, cette femme est une voyante, elle a révélé à mon fils certaines particularités de son séjour à Interlaken, qu’il croyait être le seul à connaître ! » Là-dessus, Mme Davel me quitta tout angoissée. Pour moi qui ne crois aux prophéties qu’à bon escient c’est-à-dire lorsqu’elles sont accomplies, je ne me tourmentai pas trop. Je ne craignais qu’une chose, c’est que cette folle, avec ses prédictions, ne tournât la tête de mon ami qui n’était déjà que trop porté au mysticisme. L’événement prouva que j’avais eu raison de ne pas me faire de mauvais sang. En effet, les trois jours annoncés par la prophétesse, étant écoulés, mon ami Davel était encore en vie et en parfaite santé, un peu affaibli par son jeûne, voilà tout. La Belle Inconnue ne fut nullement troublée par le démenti donné à ses prédictions et elle annonça gravement que puisque Dieu lui avait laissé la vie, Daniel vivrait. Ce n’était pas bien malin. Et moi qui ne suis pas prophète, j’en aurais dit autant.
Après cela, tout autre que Davel aurait envoyé promener cette « imposteuse » et ses prédictions mensongères. Je ne sais comment elle s’y prit, mais le fait est que Davel continua à ajouter foi à ses dires. Elle fit, paraît-il, je ne sais quelles simagrées avec un œuf qu’elle cassa dans un verre d’eau et où elle prétendit lire l’avenir.
Elle annonça à Davel tout ce qui devait lui arriver pendant sa vie. Mais à ce moment mon ami ne m’en parla que d’une façon tout à fait vague. Ce ne fut que plus tard et peu à peu que j’appris quelles avaient été ces prédictions et lorsque, au dire de Davel, elles se trouvaient réalisées.
La Belle Inconnue disparut un beau jour aussi mystérieusement qu’elle était venue. On ne sut jamais ni d’où elle venait, ni où elle s’en était allée et nul ne la revit jamais au pays. Nous avons toujours supposé qu’elle devait venir du Dauphiné et des Cévennes d’où les protestants persécutés se réfugiaient volontiers dans nos contrées qui leur étaient hospitalières. On sait que là-bas, la piété est assez exaltée et que l’on y rencontre de nombreux prophètes.
 a suivre...
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 12:45
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.

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Nidwald et Obwald
 
 
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:40
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Origine Argovie
La culture des légumes est en grande partie à l’origine de l’intense activité industrielle du canton d’Argovie, dans le domaine des conserves. Ici, la carotte est reine et semble être douée du don d’ubiquité puisqu’on la retrouve jusque dans les desserts. La tourte aux carottes est un classique dont la réputation a depuis longtemps dépassée les frontières cantonales. D’aucuns avancent qu’elle est meilleure après deux jours, la carotte en prévenant le dessèchement.
 
Pour 10-12 personnes
Temps de préparation : 1 h. 30 minutes
 
Jaunes d’œufs 5
Sucre 300 g
Zeste de deux citrons râpés
Amandes moulues 300 g
Carottes râpées fines 300 g
Fécule 75 g
Une pincée de cannelle en poudre
Une prise de girofle en poudre
Poudre à lever 10 g
Une pincée de sel
Blancs d’œufs en neige 5
Gelée d’abricots 30 g
Citron, 1 jus
Kirsch 0,5 dl
 
Préparation :
 
Faire mousser les jaunes d’œufs avec le sucre, le jus de citron et le zeste de citron.
Ajouter les carottes râpées et les amandes.
Ajouter la fécule, cannelle, poudre de girofle et poudre à lever, toujours en mélangeant.
Ajouter ensuite le kirsch.
Incorporer délicatement les blancs d’œuf en neige.
Cuire au four pendant 60 minutes à 180°C dans un cercle de 24 cm de diamètre et 5 cm de haut.
Badigeonner à l’abricot.
Glacer au fondant tiède très clair.
Décorer de petites carottes en massepain.
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 15:13
Quand j’eus fini mon temps de collège, dont je ne retirai pas le profit que j’aurais dû, mon père me reprit avec lui, dans notre maison de Cully. Entre temps, il s’était remarié et je trouvai chez nous une belle-mère avec laquelle je m’entendis mal. Non pas qu’elle fût méchante, mais elle était très autoritaire et voulait tout mener à sa guise. Mon père qui n’aimait pas les querelles cédait toujours, mais moi, j’avais la tête assez près du bonnet et ma résistance amena souvent des scènes pénibles.
Quant à Davel, sa mère l’avait envoyé dans les Allemagnes, du côté d’Interlaken, apprendre l’allemand. Il y resta à peu près deux ans, après quoi il revint à Lausanne et entra chez son oncle Vulliamoz, pour y apprendre l’état de notaire. Pendant qu’il était à Interlaken, sa mère était venue s’établir à Cully, pour veiller de plus près à l’administration de ses biens. C’est là que son fils vint la rejoindre lorsqu’il eut reçu sa patente de notaire. Il était âgé de 19 ans.
 
Davel notaire.
 
 
Si mon ami Davel avait compté sur ce que lui rapporterait sa charge de notaire pour le faire vivre, lui et les siens, ils auraient jeûné la moitié de l’année. Davel n’était pas seul avec sa mère ; sa sœur Sylvestre, devenue veuve était venue vivre à Cully avec ses trois enfants. Je ne crois pas me tromper en disant que, pendant les trois ans que Daniel exerça le notariat à Cully, il passa tout au plus un acte par mois. Je suppose qu’il n’avait pas grand goût pour le métier et préférait s’occuper de son domaine. M. Davel, le père, avait laissé heureusement quelque bien à sa famille, outre des terres et des vignes. C’est avec joie que je retrouvai mon ancien camarade et nous passâmes plus d’une bonne soirée ensemble à deviser. Moi, j’étais resté à peu près le même étourdi, mais lui s’était singulièrement mûri. Je remarquai bientôt qu’il était devenu plus religieux encore que par le passé. Jamais personne ne l’entendit jurer et il reprenait sévèrement ceux qui, en sa présence, blasphémaient le saint nom de Dieu. Il était extrêmement sobre, ce qui est rare dans notre pays de vignoble où l’on fréquente plus assidûment la cave que le temple. Cela n’empêchait pas Davel d’être sociable et bon voisin.
A suivre...
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