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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 21:05

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La République Une et Indivisible...

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 14:29
Michel Mayor
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et son collaborateur, Didier Queloz
 
Encore un suisse, patient et méticuleux qui parvint à discerner ce que d’autres ne voyaient pas. Peut-être faut-il être justement patient pour observer l’infime variation qu’une exo planète provoque près de son étoile. La lenteur supposée des suisses a-t-elle été un avantage ?
Enfin, c’est le monde entier qui apprend qu’il existe des planètes autres que celles de notre galaxie et que pour le moment elles sont  énormes. Une exo planète énorme pour courber la lumière de son étoile géante, pour qu’une mesure puisse ainsi être enregistrée sur terre et qu’un astrophysicien interprète juste les chiffres et les graphiques que l’ordinateur montrait à l’écran.
La théorie de la courbure de l’espace, la lumière qui se courbe auprès d’une masse énorme, avait été prouvée lors d’une éclipse de soleil, juste après qu’Einstein en ait énoncé la théorie de la relativité. Et c’est bien l’un de ces éléments de la théorie d’Einstein qui a servi à Michel Mayor pour découvrir l’exo planète à côté de l’étoile 51Pegasi. Quand un corps sombre passe devant une étoile, il y a une baisse d’intensité de la lumière émise par celle-ci. Impossible de distinguer le corps sombre, vu l’éloignement, mais on s’est posé la question, qu’est-ce qui fait que l’intensité de l’étoile baisse, juste un peu, juste assez pour que Michel Mayor interprète à juste titre qu’il s’agissait d’une planète qui passait devant l’étoile.
Depuis lors, le monde entier découvre ainsi des planètes de plus en plus nombreuses et de plus en plus petites, mais toujours d’énormes tailles et toujours gazeuses. Plus les instruments seront fins et les ordinateurs puissants, plus on va vers la découverte d’une planète tellurique, c’est-à-dire comme Mars ou notre Terre.
Ceci grâce à l’observatoire de Genève, celui de St. Luc et de Michel Mayor et ses collaborateurs.
 
gtell
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 16:53
Vous êtes nombreux a passer sur HistAVoire, cependant vous êtes trop peu nombreux à laisser un commentaire sur les articles. Je ne sais si cela vous intéresse réellement, si je dois continuer à chercher dans mes livres une bribe d’histoire insolite concernant un suisse ou qui concerne la Suisse.  
Je reste persuadé que vous aurez trouvé ici quelques facettes de la petite histoire de Suisse ou de la grande histoire Helvétique que vous ne connaissiez pas ou que vous aviez oubliez.
Le jeu des « Blogs » consiste à une interactivité entre l’auteur du blog et de ses visiteurs. Vous êtes peut-être intéressés vous-même par l’histoire et vous aimeriez peut-être trouver ici un article d’une histoire, d’un homme ou d’une femme que je n’aurais pas encore parlé. Alors à vous de me signaler et d’attirer mon attention sur de tels points de notre histoire commune.
Merci encore aux 2711 personnes qui ont vues quelques 9809 pages à ce jour.
Gtell. 14 décembre 2007
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 16:28

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François Pierre Ami ARGAND, dit Ami Argand, est né à Genève le 5 juillet 1750. Après avoir fait des études approfondies des sciences physiques, sous la direction de Lavoisier et de Fourcroy, il devint lui-même un bon physicien de son temps.
Son nom reste attaché à l’amélioration des lampes à huiles et à pétrole de son époque qui avaient des mèches plates et d’un éclairage moyen. Son procédé simple est pourtant révolutionnaire, c’est le cas de le dire ; d’une mèche droite et large, il en fit un cylindre, un tube, faisant cheminée et appel d’air tout au tour de la mèche. Ce qui devait améliorer la luminosité par rapport aux anciennes lampes et bougies de ce temps-là. Lemonnier et Brisson en firent un rapport favorable à l’Académie des sciences, le 7 septembre 1782, la même année qui voit ses travaux aboutirent au succès. Argand publia sa découverte dans une brochure qui a pour titre : « Description des lampes à courant d’air et à cylindre » (1785). Ambroise-Bonaventure Lange, pharmacien à Paris, ayant introduit quelques perfectionnements dans leur fabrication, s’associa à lui. Ils obtinrent, le 5 janvier 1787, des lettres patentes, leur accordant la permission exclusive de fabriquer et de vendre ces lampes, qui jouirent bientôt d’une grande faveur. Ce privilège fut aboli à la révolution. Un épicier, nommé Quinquet, ayant modifié à cette époque la forme des lampes d’Argand, on substitua son nom à celui de l’inventeur et on les appela dès lors lampes à la Quinquet. Ce fait ruina Argand.
Ce physicien avait aussi trouvé de nouveaux moyens de fabrication des eaux-de-vie, qui lui valurent l’approbation des états du Languedoc. Il travailla en 1783 avec Montgolfier à la construction des aérostats.
 
 
http://www.cndp.fr/RevueTDC/866-66097.htm un site sur l’éclairage au théâtre, intéressant.
 
http://books.google.com/books?id=jh4FAAAAQAAJ&pg=PA361&lpg=PA361&dq=lampe+%C3%A0+argand&source=web&ots=4g-VvC2qr6&sig=PCyPdUiW8UY6Y4UNLETrS1tv3UY#PPA355,M1 un site de la Bibliothèque britannique, super intéressant sur des testes de physique à propos de la lampe d’Argand, reproduction de textes de l’époque.
 
http://members.aol.com/Lumiara/fr/oilfr.htm un site sur différent becs des lampes à huiles.

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Sources, Internet et le Dictionnaire biographique des Genevois et des Vaudois qui se sont distingués dans leur pays ou à l'étranger. éd: Barré & Dayez, par Albert de Montet 1995
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 13:03
Je remerciais toutes les personnes qui avaient décrit ces choses en détail. Si je ne l’avais pas su je serais facilement tombée dans l’insécurité. La méthode du flic « gentil » se distingue tellement de celle du flic « méchant » ; on a trop soif d’un signe humain. Mais je faisais attention, je n’étais pas tombée dans le piège. Et quand il m’a demandé à la fin s’il pouvait me rendre un service (un service personnel dont on ne parlerait plus ! par exemple, d’appeler quelqu’un ici en Suisse ou en Italie, d’appeler quelqu’un de mes proches, un ami, une amie – il affirmait qu’il n’exploiterait pas cette information) quand il raconta tout cela je lui dis : « oui, volontiers, informez mon fils ». « Mais bien sûr, ça va de soi ; tout de suite, à Pâques je le ferai de chez moi, donnez-moi seulement son adresse ». Encore une fois je me dis : « Fais gaffe ». Je répondis que je n’avais pas son adresse mais qu’il pouvait appeler mon avocat : « son numéro se trouve dans l’annuaire. C’est par son intermédiaire qu’on peut atteindre Marco ». Il n’a d’ailleurs jamais appelé.
Il m’avait aussi apporté un œuf de Pâques parce que nous étions le jeudi avant Pâques. C’est pourquoi il voulait me faire une petite surprise. Il ne me connaissait pas du tout mais voulait me faire plaisir. Je lui ai répondu que je ne mangeais pas d’œuf de Pâques. J’ai quand même accepté un paquet de cigarettes, je n’aurais pas dû ! C’est la trahison la plus grande que j’ai commise jusqu’à présent, ça, je ne me le pardonne pas.
 
Les trente-trois jours suivants ne passèrent guère autrement. J’étais un ballon de football qu’on shootait de la cellule à la salle des interrogatoires à travers le dédale des couloirs. A n’importe quelle heure, quelquefois deux fois par jour, mais toujours avec le même résultat : je ne disais rien mais j’apprenais de jour en jour de nouveaux faits écrasants.

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 16:30
BERNE. A 10 h 40 hier matin, la terre a tremblé au Palais fédéral. Christoph Blocher a donc été évincé du gouvernement.

Est élu à sa place, Eveline Widmer-Schlumpf, fille de l'ancien conseiller fédéral, Léon Schlumpf, UDC modérée.

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 11:57
Aujourd'hui 12 décembre 2007, Christophe Blocher n'est pas élu!

Ouf! Enfin un éclat, une élection pas convenue d'avance.
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 21:38
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Voilà le canton le plus « allemand » ou le « moins Suisse » de notre pays !
Entendez-moi bien, je ne dis pas que Schaffhouse est un canton hors de la Suisse. Mais pour dire la vérité, Schaffhouse est bien de l’autre côté du Rhin et semble donc à l’extérieur du pays.
Pourtant, depuis le début du XVIe siècle, (1501), Schaffhouse est bien Suisse. Mais par son point géographique, le canton est entouré de l’Allemagne et est un peu une image des régions allemandes et des villes et village du sud allemand. Une visite dans le canton vous démontrera qu’on est bien « chez nous », la signalisation routière, et les enseignes affichées au devant des commerces ou banques, nous assurent que nous sommes bien en Suisse. Si vous êtes venu en train, vous aurez traversé un bout du territoire Allemand et donc franchi une frontière internationale pour aller à Schaffhouse.
Au tournant du siècle, en 1909, Schaffhouse comptait 17'000 habitants (aujourd’hui, environ 35'000 h.). Hier, les rues étaient vides, aujourd’hui on ne voit que le règne de la voiture, comme partout.
 
Retour en 1909 !
Peu, voire pas d’automobiles dans les rues de Schaffhouse. Dès lors, on voyage en train, diligence, en calèche dans la ville ou en tramways. En 1909, le Bureau officiel de renseignements nous rappel que Schaffhouse est excellemment relié au réseau ferroviaire.
 
On atteint :
 
Zurich par train express, via Eglisau en 1 heure, via Winterthur en 1 heure et demie.
Lucerne via Thalweil en 3 heures.
Rigi-Kulm via Thalweil-Zoug-Arth en 4 ½  heures
Milan par le Gothard en 9 heures
Berne via Aarau-Olten en 4 heures
Bâle par la ligne suisse en express via Eglisau en 2 heures ¼, par la ligne badoise via Waldshut en 1 heure ¾.
Genève en 6 heures ½
Davos via Zurich en 7 heures ¼
St. Moritz via Zurich en 8 heures ½
Strasbourg via Schwarzwald en 4 heures, via Bâle en 5 heures ¼
Paris via Eglisau-Bâle en 9 heures
Cologne via Schwarzwald en 10 heures, via Bâle en 9 heures ¾
Francfort via Schwarzwald en 7 heures ¼, via Bâle en 6 heures ¼
Stuttgart en 4 heures ½
Berlin en 16 heures ½
Constance par express, ligne badoise via Singen, ou ligne suisse via Etzweilen en 1 heure. Par bateau à vapeur en 3 heures.
Munich via Radolfzell-Lindau en 7 heures ½
Feldkirch (Arlberg, Innsbruck, Vienne) via Radolfzell-Lindau en 5 heures.
 
Tramways électriques : Schaffouse (gare) Neuhausen (toutes les 10 minutes) 20 cts. ; Obertor-Breite (toutes les 10 minutes) 10 cts.
 
Schaffhouse (gare) – Schleitheim-Stühlingen 7 trains par jour dans les deux sens. Durée du trajet 1 heure, billets aux guichets de la gare.
 
Bateaux à vapeur : Rhin-Untersee-Constance 3 fois par jour aller et retour.
 
Service postal : Les bureaux sont ouverts de 7 heures du matin à 8 heures du soir. Les dimanches seulement de 9 heures ½ à 11 heures ½. La boîte aux lettres de la gare est levée 5 minutes avant le départ de train-poste.
 
Fiacres à la gare et sur les quais du Rhin. Tarif affiché dans chaque voiture.
 
Portefaix à la gare et au débarcadère.
 
Bains publics : Entrée 20 cts. Heures d’ouverture affichées dans les hôtels.
 
Distractions et Amusements.
Concerts de l’orchestre de la ville, et de la « Stadtmusik » dans différents locaux, pendant la saison, en plein air et sur le Munot. Concerts d’orgue à la St. Johann-Kirche ; en hiver concerts d’abonnement, musique de chambre, concerts de sociétés, théâtre, et pendant la saison, tous les soirs illumination de la chute. Les journaux locaux renseignent très exactement.
 
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vue de l'ouest
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vue d'ensemble
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la maison du Chevalier, plus célèbre façade du XVIe sièvle, oeuvre de Tobias Stimmer.
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place de la cathédrale
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"Erker" du Boeuf rouge
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Abbaye des forgerons
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 23:39

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Texte, traduction française : de M. M. Kern et Castella.
 
Au nom du Seigneur, amen. C’est accomplir une action honorable et profitable au bien public que de confirmer, selon les formes consacrées, les conventions ayant pour objet la sécurité et la paix. Que chacun sache donc que, considérant la malice des temps et pour mieux défendre et maintenir dans leur intégrité leurs personnes et leurs biens, les hommes de la vallée d’Uri, la communauté de Schwyz et celle des hommes de la vallée inférieure d’Unterwald, se sont engagés, en toute bonne foi, de leur personne et de leurs biens, à s’assister mutuellement, s’aider, se conseiller, se rendre service de tout leur pouvoir et de tous leurs efforts, dans leurs vallées et au dehors, contre quiconque, nourrissant de mauvaises intentions à l’égard de leur personne ou de leurs biens, commettrait envers eux ou l’un quelconque d’entre eux un acte de violence, une vexation ou une injustice, et chacune des communautés a promis à l’autre d’accourir à son aide en toute occasion où il en serait besoin, ainsi que de s’opposer, à ses propres frais, s’il est nécessaire, aux attaques e gens malveillants et de tirer vengeance de leurs méfaits, prêtant effectivement serment, renouvelant par les présentes la teneur de l’acte de l’ancienne alliance corroborée par un serment, et cela sous réserve que chacun, selon la condition de sa personne, soit tenu, comme il sied, d’être soumis à son seigneur et de le servir. Après délibération en commun et accord unanime, nous avons promis, statué et décidé de n’accueillir et de n’accepter en aucune façon dans les dites vallées un juge qui aurait acheté sa charge, à prix d’argent ou par quelque autre moyen, ou qui ne serait pas habitant de nos vallées ou membre de nos communautés. Si une dissension surgit entre quelques-uns des Confédérés, ceux dont le conseil a le plus de poids doivent intervenir pour apaiser le différend selon le mode qui leur paraîtra efficace ; et les autres Confédérés devront se tourner contre la partie qui rejetterait leur sentence. En outre, il a été convenu entre eux ce qui suit : si un meurtre est commis avec préméditation et sans provocation, le meurtrier, s’il est pris, doit, comme son crime infâme l’exige, être mis à mort, à moins qu’il ne puisse prouver son innocence ; et s’il s’enfuit, il ne pourra jamais revenir au pays. Ceux qui accorderaient abri et appui à ces malfaiteurs, seront expulsés des vallées jusqu’à ce que les Confédérés jugent bon de les rappeler. Si quelqu’un met volontairement le feu aux biens d’un Confédéré, de jour ou dans le silence de la nuit, il ne sera plus jamais considéré comme membre d’une de nos communautés. Et si quelqu’un, dans nos vallées, favorise le dit malfaiteur et le protège, il sera tenu de donner satisfaction à la personne lésée. De plus, si l’un des Confédérés commet un vol au détriment d’un autre ou lui cause un dommage quelconque, les biens du coupable qui pourraient être saisis dans les vallées doivent être mis sous séquestre pour servir, selon la justice, à indemniser le lésé. Au surplus, nul n’a le droit de saisir comme gage le bien d’autrui, sinon d’un débiteur ou d’une caution manifeste, et même dans ce cas, il ne peut le faire qu’avec l’autorisation spéciale de son juge. De plus, chacun doit obéir à son juge et, si besoin est, doit indiquer quel est, dans la vallée, le juge dont il relève juridiquement. Et au cas où quelqu’un refuserait de se soumettre au jugement rendu et où l’un des Confédérés subirait quelque dommage, du fait de cette résistance, tous les Confédérés seraient tenus de contraindre le dit contumace à donner satisfaction. Surgisse une guerre ou un conflit entre quelques-uns des Confédérés, si l’une des parties se refuse à rendre pleine et entière justice, les Confédérés sont tenus de prendre fait et cause pour l’autre partie. Les décisions ci-dessus consignées, prises dans l’intérêt et au profit de tous, devront, si Dieu le permet, durer à perpétuité ; en témoignage de quoi le présent acte dressé à la requête des prénommés, a été validé par l’apposition des sceaux des trois susdites communautés et vallées. Fait en l’an du Seigneur 1291 au début du mois d’août.
 
Il faut 699 mots en français pour traduire intelligemment le texte latin du Pacte, qui lui, s’étale sur 17 lignes et 474 mots.
Voilà pour une fois vous avez l’occasion de lire le Pacte Fédéral premier et fondateur de la Suisse.
Ah ! Encore une chose, le pacte est adopté seulement 10 jours après la mort de Rodolphe Ier de Habsbourg Empereur Romain etc. etc. Le premier roi de cette dynastie, sortie de nos territoires du côté de Aarau.
 
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 23:01
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Antoine ACHARD
Théologien, issu d’une famille d’origine française, naquit à Genève en 1696. Après avoir fait dans cette ville des études soignées, il fut reçu ministre du saint Evangile à Berlin (1722), où il obtint la même année la paroisse protestante du Werder. Une éloquence remarquable, jointe à un savoir très étendu et à une grande charité, lui firent en peu d’années de la réputation. Entré en 1730 dans la compagnie des pasteurs de Genève, il fut plus tard conseiller du consistoire supérieur du royaume de Prusse, puis membre du grand directoire français avec le rang et le titre de conseiller privé (1740). Achard devint, en outre, inspecteur des écoles françaises de Prusse, directeur de l’institut de bienfaisance connu sous le nom de Maison de charité, et membre de l’Académie royale des sciences de Berlin. Ce savant mourut dans cette ville au mois de mai 1772, laissant des « Sermons sur divers textes de l’Ecriture sainte », publiés après sa mort (1775), et divers traités de philosophie et de théologie qui parurent dans les mémoires de l’Académie de Berlin.
 
François Charles ACHARD
Chimiste distingué, né à Berlin, le 28 avril 1754, était fils du précédent. Il fit ses études à l’université de Berlin et fut ensuite suppléant du célèbre chimiste Marggraf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Andreas_Sigismund_Marggraf  A la mort de ce maître, Achard lui succéda dans sa chaire de chimie et devint directeur de la classe de physique de l’Académie de Berlin. Son titre principal à la célébrité est d’avoir popularisé, dès 1798, la découverte, faite par Marggraf, du sucre de betterave. L’Institut de France en reconnut le premier la haute importance, puis les Anglais, qui firent tous leurs efforts pour étouffer à sa naissance une invention qui faisait tort au commerce de leurs colonies. Ils promirent à Achard une somme de 50 000, puis de 200 000 écus, s’il s’engageait à réfuter dans un écrit les avantages de cette découverte, mais ce savant refusa leurs offres. Le roi de Prusse, désirant favoriser une industrie qui promettait de devenir une source de richesses pour son pays, lui accorda en 1812 le domaine de Kunern (cercle de Breslau, en Silésie), pour y fonder une fabrique de sucre de betterave. Celle-ci étant devenue florissante, il y joignit un institut, destiné à rendre public le mode de cette fabrication. Achard mourut à Kunern, le 20 avril 1821. on a de lui les ouvrages suivants, écrits en allemand : « Mémoires physiques et chimiques » (1780), « De la composition de quelques pierres précieuses » (1779), « Leçons de physique expérimentale » (1791-1792), « Instruction à l’usage des gens de la campagne sur la manière la plus avantageuse de former des prairies artificielles » (1797), « Courte et utile instruction sur les moyens de mettre les propriétés rurales à l’abri des désastres causés par les orages » (1798), « Traité complet sur le sucre européen de betterave » (1812). Ce savant a aussi publié une foule de dissertations physiques, chimiques et météorologiques dans les Mémoires de l’Académie de Berlin, de la Société des curieux de la nature et de l’université de Goettingue, ainsi que dans les Nouveaux Mémoires de l’Académie de Bavière.
 
François ACHARD
Jurisconsulte, né à Genève en 1708, était frère d’Antoine Achard et oncle du précédent. Entré dans l’administration judiciaire du royaume de Prusse, il obtint, après de longs et fidèles services, la place importante de conseiller d justice supérieure et devint membre de l’Académie des sciences de Berlin. Il mourut dans cette ville en 1784. Il est l’auteur d’un traité intitulé « Réflexions sur l’infini mathématique », imprimé dans les Mémoires de l’Académie de Berlin et dans lequel il combat les théories de Fontenelle.
 
dictionnaire biographique des genevois et des vaudois 1995
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