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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 13:42

L'histoire de Saint-Imier débute vers l'an 600 avec l'arrivée d'Imier, un ermite défricheur venu d'Ajoie. Après plusieurs voyages, il pose son baluchon dans notre vallée et y fait triompher l'Evangile. Sur son tombeau s'élèvera une église. Le nom de Saint-Imier apparaît pour la première fois en 884, sur une charte où l'empereur Charles le Gros confirme à l'Abbaye de Moutier-Grandval certaines donations, dont la cella sancti Hymerii. En 999, lorsque le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III cède toutes ses dépendances (dont l'Abbaye de Moutier-Grandval), l'histoire de Saint-Imier est reliée à celle de l'Evêché de Bâle. 

http://www.saint-imier.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=127&Itemid=401

 

 

 

Le culte excessif des reliques

En l’absence de réels guides spirituels, les fidèles de la fin du XVe siècle et du début du XVIe s’adonnent à des pratiques souvent plus superstitieuses que religieuses. L’attachement aux reliques de tous ordres en témoigne.

 

L’inventaire des reliques de la collégiale de Saint-Imier.

 

Ludwig Sterner, secrétaire de la ville de Bienne, de 1500 à sa mort en 1541, a rédigé l’inventaire des reliques de la collégiale de Saint-Imier, à la veille de la Réformation. Ce document, établi par un adepte convaincu du catholicisme, est reproduit dans les pp. 30-31 de l’ouvrage de W. Bourquin, R. Gerber, père et fils, La Réformation dans le Jura bernois, Berne, 1928.

 

Et premièrement le glorieux corps saint de Monseigneur Saint-Imier, tant en la tombe qu’aux reliquaires.

Item, le couteau, la gaine et la courroie de Monseigneur Saint-Imier.

Item, le baudrier de cuir auquel Saint-Imier attachait ses chausses en sa vie.

Item, la chasuble de Saint-Imier qui demeura en terre longtemps avec le corps saint.

Item, un ongle d’un griffon qui était en une île de la mer, qui mangeait les gens du pays ; et Saint-Imier, par conjuration, l’en expulsa et lui fit rompre cet ongle de son propre bec ; et c’est le petit ongle du pied dudit griffon.

Item, la clochette que Dieu envoya à Monseigneur Saint-Imier, pendue à un bâton ; et au son de cette clochette, Saint-Imier vint, depuis la fontaine de l’envers, là où il fit son oratoire, par l’ange de Dieu qui le conduisait.

Item, les cendres que Saint-Imier mettait devant son nez afin qu’il ne dormît trop. (…)

Item, du lait de la glorieuse Vierge Marie (…)

Item, du lieu où Notre-Seigneur sua le sang en faisant son oraison à Dieu le Père avant sa passion bénie.

Item, du lieu où Notre-Seigneur Jésus-Christ pleura sur la cité de Jérusalem. (…)

Item, de la colonne où Notre-Seigneur Jésus-Christ fut attaché quand il fut battu par les serviteurs de Pilate.

Item, du lieu où Notre-Seigneur Jésus-Christ était quand il se transfigura devant ses disciples (…)

Item, des os de saint Jean-Baptiste.

Item, des épines de la couronne de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 12:00

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

Canton de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft, Basilea-Campagna) – 11e rang – Entrée dans la Confédération 9 juin 1501.

Nom : voir sous Bâle-Ville. Demi-canton depuis 1833.

Armoiries : d’argent à une crosse d’évêque de gueules, la volute tournée à gauche et entourée de 7 tourteaux du même.

Origine : l’évêque de Bâle avait une crosse rouge dans son blason. Celle-ci était aussi portée par d’autres localités de son évêché : Delémont, Liestal, Olten, Laufon, etc. Au moment de la séparation de Bâle-Ville, le nouveau canton prit les armoiries de son chef-lieu : Liestal, et y ajouta sept tourteaux qui étaient autrefois un ornement de la courbure de la crosse, mais ceci dans un sens symbolique (les sept anciens baillages bâlois qui ont été rattachés au nouveau canton). Lorsque l’on réunit les armoiries des deux demi-cantons, les volutes des deux crosses sont tournées vers l’extérieur.

Couleurs cantonales : blanc, rouge, parti.

Superficie : 426,97 km2, dont 16,28 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Liestal. Langue : allemand.

Constitution : du 4 avril 1892.

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Landrat), composé de 80 députés, élus par le peuple pour 3 ans. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 5 membres, élus par le peuple pour 3 ans. Le président et le vice-président sont élus par le Grand Conseil pour 1 année.

Division administrative : 74 communes, 4 districts : Arlesheim, Liestal, Sissach, Waldenburg.

 

Bâle Campagne
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 14:22

Les Suisses après les guerres d’Italie 1518


Dans le Journal de Jean Barrillon secrétaire du chancelier Duprat, 1515-1521, publié par Pierre de Vaissière, Paris, 1897-1899, t. 2, pp. 5-74, se trouve transcrit le mémoire que le chancelier Duprat rédigea à l’intention du roi François Ier pour justifier la signature du concordat de Bologne. L’extrait suivant, tiré des pp. 29-30, analyse l’attitude de la Suisse à l’égard de la France à cette époque.

 

Touchant les Suisses, ce sont des ennemis réconciliés, qui ont été vaincus et défaits il n’y a pas longtemps par le roi. Leurs enfants, veuves, pères et mères, frères et sœurs en portent le témoignage et s’en querellent. Ce sont des gens de grosses vindication et de merveilleux courage, à la fois et à la confiance desquels il ne faut faire grand fondement. Et la cause qui les a fait demeurer cois jusqu’à présent, c’est qu’ils étaient encore étonné du bâton et aussi de quelques divisions qu’il y a eu entre eux et le grand argent qu’on leur a baillé. Mais il est à craindre qu’ils ne cherchent de volonté après qu’ils auront reçu l’argent que le roi leur a promis et qu’ils se seront un peu remis et qu’ils auront quelque port d’ailleurs. Et cela est également à craindre, attendu qu’ils n’ont pas voulu entrer en alliance avec ledit seigneur [= François Ier].

Et par ainsi, les choses susdites étant bien pesées et considérées, il est notoire à toutes gens de sens et entendement, attendu l’envie et le mauvais vouloir que les dessus dits pourraient avoir contre le roi et son royaume, que ledit seigneur n’a pas petite œuvre de les départir et de prendre avec eux amitié, alliance et confédération. Et il est bien nécessaire que ledit seigneur ait grand soin et cure de les entretenir en l’état où ils sont à présent et qu’il prenne garde à ce qu’ils ne se fourvoient de lui et ne se réunissent et ne reprennent le chemin que leur avait baillé le pape Jules, étant considéré particulièrement qu’il y a des souffleurs qui sont auprès d’eux, comme le cardinal de Sion [= Mathieu Schiner] et d’autres semblables, pour les convaincre de changer de chemin, où ils sont à présent et pour les réduire à la première voie.

 

Un écrit qui dépeint les suisses comme un danger potentiel si le roi ne prend pas garde. François Ier en tint compte et fit signer aux suisses la Paix Perpétuelle.

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 11:59
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Canton de Soleure (Solothurn, Soletta) – 10e rang – Entrée dans la Confédération : 22 décembre 1481

 

Nom : des Romains « Salodurum, Solodurum » mot celtique « salos » et « durum » = forteresse de Salos.

Armoiries : coupé de gueules et d’argent.

Origines : les armoiries viennent du drapeau du patron de la ville de Soleure, saint Ours, qui portait d’argent à une croix pattée de gueules. Le blanc et le rouge devinrent les couleurs de la bannière, comme on peut le voir dans toutes les chroniques illustrées. Elles ne proviennent donc pas de la bannière impériale.

Couleurs cantonales : rouge, blanc.

Superficie : 791,4 km2, dont 25,77 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Soleure. Langue : allemand.

Constitution : du 23 octobre 1887.

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Kantonsrat), composé de 131 députés, élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 20 ans. Il peut être dissous sur demande du peuple.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierrungsrat) composé de 5 membres, élus par le peuple pour 4 ans. Le président (Landammann) et le vice-président (Vizelandammann) sont élus par le Conseil d’Etat lui-même pour 1 année. Il peut être dissous sur demande du peuple.

Division administrative : 132 communes, 10 districts : Soleure-Lebern (Soleure), Bucheggberg-Kriegstetten (Kriegstetten), Balsthal, Tal et Gäu (Balsthal), Olten-Gösgen, (Olten), Dorneck-Thierstein (Breitenbach).



Soleure
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 13:10

Camille Dudan
Professeur, Directeur du Collège Classique Cantonal, à Lausanne.

Chroniques données au micro de Radio-Lausanne - 1941

Vous connaissez tous l’expression si répandue chez nous : comme que comme. Nous la devons sans doute à nos confédérés, qui traduisent ainsi leur so wie so, mais nous sommes seuls responsables de l’avoir accepté. Nous émaillons nos phrases de ce bizarre et jovial amalgame : « Il faudra comme que comme en passer par là », etc. Que ne disons-nous : « Il faudra de toute façon en passer par là », ou « de toute manière, ou encore : bon gré mal gré ?

Pléonasme banal que ce que j’appellerai la paire d’adjectifs : clair et net, frais et dispos, triste et morne, calme et tranquille, lourd et pesant, limpide et transparent, honnête et probe, pauvre et misérable, etc., expressions géminées, clichées, toutes faites et jamais réfléchies, qui naissent de la paresse de penser : un adjectif appelle l’autre, la mémoire fournit, l’esprit ne contrôle plus, et la langue s’empâte.

 

Comment prononcer le mot : Monsieur ?

Un Neuchâtelois de bon accent vous dit : Oui, M’sieu, Non, M’sieu. Un Vaudois de bonne terre vous dit : Oui, Mocieu, Non, Mocieu. Genève est évidement sur ce point-là au-dessus de tout reproche, et Fribourg, et Valais, et Berne. Il est clair qu’il faut dire : Mecieu, Oui, Mecieu, Non, Mecieu. Si vous admirez, vous dites : « Ah ! C’est un Mecieu que ce Mecieu-là, » ou, si vous méprisez : Oh ! C’est un bien petit Mecieu. »

 

En abordant quelqu’un, nous disons – pas tous heureusement - : Adieu, au lieu de bonjour, ou salut, suivant la personne à qui on s’adresse : Bonjour maman, Salut mon cher, ou, si l’on est poète : « Salut, bois couronnés d’un reste de verdure ! »

Adieu s’emploie ici sans doute sous l’influence de l’allemand « Adiö », lequel fait dire adieu précisément à ceux que l’on tutoie, un peu à la façon germanique, réservant bonjour pour ceux que l’on vousoie ; ce qui fait une alliance étrange entre adieu et tu, et entre bonjour et  vous. Adieu, fit à une personne que l’on aborde, est un contresens. Il est la salutation du départ, non celle de l’arrivée. Il signifie : « Je vous recommande à Dieu », « Soyez à Dieu ». c’est la pensée qu’on a au moment de quitter quelqu’un. Le quitte-t-on avec l’espoir de le revoir bientôt, on lui dit : Au revoir, sinon n’engage rien, ou suppose une longue séparation : Adieu, Monsieur, Adieu, Madame. Ce mot d’adieu est au fond le mot des départs, petits ou grands, déchirants ou non.

 

Laissons leur tristesse, et réconfortons-nous en songeant au mot d’un vieillard, devant l’œuvre qui l’attendait encore : « Il ne faut pas considérer ce qui reste à vivre, mais ce qui reste à faire. »

 

Cela me rappelle ces trois mots de beau français, jetés par Renan dans la marge d’un de ses manuscrits : « Travailler, ça repose ».

 

 

 

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 15:32
Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.
 
Canton de Fribourg (Fryburg, Freiburg i U., Friborgo) – 9e rang – Entrée dans la Confédération 22 décembre 1481
 
Nom : la ville reçut son nom lors de sa fondation en 1157 ( ?) celui-ci désigna bientôt la région avoisinante, puis le canton. Pour la distinguer de Fribourg-en-Brisgau, on l’appela Fribourg-en-Uechtland. Aujourd’hui, en allemand, on revient à l’ancienne orthographe : « Fryburg ».
Armoiries : coupé de sable et d’argent.
Origine : le noir symbolise la terre, le blanc, l’eau, donc la ville sur la terre (colline) entourée d’eau. La plus ancienne représentation des armoiries de la bannière se trouve dans le « Miroir de Souabe » (1410), plus tard dans toutes les chroniques.
Couleurs cantonales : noir, blanc.
Superficie : 1671,09 km2, dont 205,38 km2 de terrains improductifs.
Chef-lieu : Fribourg. Langue : français (par décret officiel, aussi allemand).
Constitution : du 7 mai 1857 avec 17 modifications (1941).
Pouvoir législatif : le Grand Conseil (Grosser Rat), composé de 118 députés, élus par le peuple pour 5 ans. Age minimum : 25 ans.
Pouvoir exécutif : le Conseil d’Etat (Staatsrat), composé de 7 membres, élus par le Grand Conseil pour 1 an.
Division administrative : 184 communes, 7 arrondissements (districts) : Broye (Estavayer le Lac), Glâne (Romont), Gruyère (Bulle), Sarine (Fribourg), Lac (Morat), Singine (Tafers), Veveyse (châtel-St-Denis).
Président de district : préfet (Oberamtmann).
 
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Fribourg
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 14:50
Notre arrivée à Lausanne, tambour battant, mit en émoi tous les bons bourgeois. Comme nous descendions la rue de Bourg, le lieutenant-baillival de Loys, sortit de sa maison, très étonné, demandant ce que cela signifiait. Tout le monde était aux fenêtres pour nous voir passer. Il faut dire que c’était une belle troupe, qui faisait plaisir à voir. Nous descendîmes la rue St-François et, de la Palud, nous remontâmes par la Mercerie jusqu’à la terrasse du Grand Temple, où nous nous rangeâmes. Quelques minutes plus tard arrivèrent le lieutenant-baillival, puis, derrière lui, le major de Crousaz et le boursier Millot.
Ces messieurs faisaient les grands bras, s’étonnaient, on voyait qu’ils ne comprenaient rien à notre arrivée. Cela encore me parut étrange ! Comment se faisait-il que le major de Crousaz, le collègue de Davel, ne sut rien de la revue que nous devions passer ?
Accompagné du major de Crousaz et du boursier Millot, Davel descendit en ville, nous laissant toujours rangés sur la terrasse du Grand-Temple. Nous ne le revîmes que deux heures plus tard quand il revint accompagné de deux messieurs du Conseil pour nous distribuer nos billets de logement. Davel avait un visage heureux et en passant près de moi, il me dit seulement : « Tout va bien ! »
Avec deux autres sergents, je fus logé dans les faubourgs, du côté de l’Ale. Mais notre nuit ne fut guère tranquille, dès une heure du matin il y eut des bruits de troupes en marche et quand vers six heures nous nous rendîmes, mes camarades et moi, à notre lieu de rassemblement, celui où nous avions été licenciés la veille, nous fumes étonnés de voir la ville pleine de soldats. Les rues étaient sillonnées de petites troupes. Cela me rassura, tous ces hommes étaient donc là pour la revue annoncée par Davel, j’avais eu bien tort de me forger des chimères. Nous nous rangeâmes comme la veille et attendîmes la venue de notre major.
Soudain nous vîmes arriver le boursier Millot très pâle et agité. Il se plaça devant la troupe et nous ordonna de nous disperser en bon ordre et de rentrer chez nous. « Nous n’avons d’ordre à recevoir que de notre major », lui cria-t-on de divers côtés. Alors Millot nous annonça cette nouvelle stupéfiante que notre chef avait été arrêté au moment où il sortait de chez lui, pour monter à cheval ; qu’il avait été conduit au château pour y être enfermé comme coupable de rébellion et de sédition contre le gouvernement. Le boursier ajouta que ceux qui n’obéiraient pas à ses ordres seraient immédiatement arrêtés comme complices de Davel et enfermés comme lui. Je fus atterré, mes pires craintes étaient réalisées. Mais je voulais en savoir davantage. Je ne pouvais rentrer à Cully sans savoir exactement ce qui s’était passé. Je dis à un garçon de Cully qui s’apprêtait à partir : « Paul, il faut que je reste ici. En rentrant passe à la maison, dis à ma femme ce qui en est, elle me comprendra, et dis-lui encore que je reviendrai dans deux ou trois jours. » Il partit et moi je courus chez mes cousins Penneveyres qui demeuraient toujours dans leur maison de la Mercerie. Ils furent bien étonnés de me voir car ils ne savaient rien de ce que nous venions d’apprendre. En deux mots, je les mis au courant. « Dépêche-toi de rentrer chez toi, tu vas te faire arrêter si tu restes ici. – Non, il faut que je sache comment les choses se sont passées. Vous allez me prêter des habits et me loger deux ou trois jours. Mais tu seras prudent, me dirent-ils. On pourrait savoir que tu étais des amis de Davel et ton affaire serait claire. – N’ayez peur, je serai prudent. Au fond, je ne risque pas grand’chose. Bien que je fusse le meilleur ami de Davel, il m’a laissé tout ignorer de ses projets. – Tu aurais de la peine à en faire la preuve et personne ne te croirait. » Quelques minutes plus tard j’avais dépouillé mon uniforme et vêtu des habits de mon cousin Thomas. J’étais devenu un bon bourgeois que personne n’aurait soupçonné d’avoir une heure avant paradé à la tête de ses soldats. Toutefois je jugeai prudent de ne pas sortir de la journée, attendant avec impatience que mes cousins pussent m’apporter quelques renseignements sur les événements de la veille. C’est le soir seulement que je fus renseigné. Nous eûmes la visite d’un de leurs amis, qui faisait partie du Conseil et qui, sous le sceau du secret, nous révéla ce qui s’était fait depuis le moment où Davel nous avait quitté la veille pour se rendre au Conseil avec le major de Crousaz et le boursier Millot.
A suivre...
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:23
A chaque manifestation folklorique et cortège dans l’une ou l’autre ville ou village de notre pays, on distingue de beaux costumes portés par des femmes et des hommes. Chaque canton a son costume local et pour certains, plusieurs types de costumes provenant des diverses vallées, comme pour le canton du Valais.
Les costumes que nous voyons sont généralement de deux périodes bien définies, c’est-à-dire le XVIIIe et le XIXe siècle.

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Fribourg: Districts romands et du Lac
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 12:40
Dans le courant de l’automne 1882, Monsieur Amrein-Troller voulut faire creuser une cave dans le voisinage du monument du Lion à Lucerne. Après avoir enlevé une couche de terre arable et de galets de plusieurs pieds de profondeur, on arriva à une roche solide ; dans celle-ci on aperçut de grands creux en forme de chaudrons, au fond desquels gisaient des blocs de pierre de la sorte qui se rencontre dans les Alpes. On me fit appeler pour examiner de quoi se composait la surface qui devait bientôt être détruite par la mine et les creusages. On découvrit bientôt de ces marmites de géants dans le voisinage de la première.
 
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Encouragé par nous, le propriétaire, grand ami de la nature, se décida à ne pas détruire la roche, mais plutôt à l’embellir par des plantations et à la rendre accessible à tous ceux que cela pourrait intéresser.
Sans aucun doute, ces excavations en forme de chaudrons ont été produites, au pied des cascades, par l’action des érosions. Les pierres arrondies au fond des trous ont poli ces pots de géants par la friction et la rotation continuelles produites par le tourbillon d’eau. Cependant, c’est en vain que nous cherchons la paroi de rochers d’où l’eau aurait dû tomber en cascade sur la surface de la roche ; nous observons par contre que cette surface est superbement rayée et sillonnée, tout comme quand les glaciers tracent leurs sillons dans leurs lits de pierre. Les blocs qui se trouvent au fond des trous, sont donc erratiques, se composant de débris de montagnes entraîné depuis le sein des Hautes-Alpes jusqu’ici par les glaciers d’une autre époque. Plusieurs d’entre eux, recouverts avant les excavations de galets, de terre grasse, de sable et de terre arable, nous montrent les rayures et les sillons caractéristiques des blocs de pierre qui, pris entre le glacier et la roche, ont été arrondis et polis par la descente lente et progressive du glacier. Les « marmites » de Lucerne ont été évidemment creusées par les torrents d’eau de fonte du glacier, qui se précipitaient par des fentes dans la glace. C’est à cette époque reculée, quand les glaciers descendaient des Alpes et s’étendaient jusqu’au Jura, que se sont formés les trous du Jardin des Glaciers à Lucerne. Les pots de géants furent recouverts par les moraines du glacier qui fondait à la chaleur d’un climat plus doux et plus sec et ils sont restés ensevelis jusque dans l’automne de 1872, lors de leurs découvertes. Des trouvailles semblables ont été faites en Scandinavie et dans d’autres parties de la Suisse, mais les pots de géants de Lucerne surpassent, par leur perfection et la netteté de leurs formes, tous les autres connus. Quelques personnes, visitant le Jardin des Glaciers, se sont demandé si la main des hommes n’aurait pas assisté la nature. J’atteste, en qualité de géologue et de témoin oculaire de la première trouvaille inopinée, comme des excavations subséquentes, soigneusement dirigées, que la main des hommes n’a rien changé ni ajouté à la formation de ces marmites de géants, non plus qu’à la surface polie du glacier, ni aux blocs erratiques qui se trouvent à l’entour ou dans les pots, et qu’il s’agit ici d’une action libre de la nature organique, provenant d’une époque où ces contrées n’étaient pas habitées par les hommes.
 
          Zurich, mai 1876
 
Albert Heim
Professeur de Géologie à l’Académie technique fédérale et à l’Université de Zurich.
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En plus du Jardin des Glaciers qui est déjà un jardin extraordinaire, il y a le plus vieux labyrinthe des glaces du monde. Le labyrinthe Alhambra reste lui aussi une curiosité à visiter.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 13:41
Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté. 

Canton de Zoug (Zug, Zugo) – 8e rang – Entrée dans la Confédération : 27 juin 1352
 
Nom : dérivé de « Fisch-Zug » = capture de poissons, nom d’un village de pêcheurs qui devint une ville et le nom de celle-ci passa à tout le pays.
Armoiries : d’argent à une face d’azur.
Origine : elles datent du milieu du XIVe siècle. Au début, on avait une face de gueules sur champ d’azur. Lorsque Zoug entra dans la Confédération, le changement de couleurs s’opéra (peut-être par analogie avec les couleurs de Lucerne et de Zurich). La plus ancienne bannière date de 1422 (Arbédo) et fut emportée (volée oui !) par les Français en 1798. On possède par contre celle de 1531.
Couleurs cantonales : blanc, bleu, blanc.
Superficie : 240,06 km2, donc 39,46 km2 de terrains improductifs.
Chef-lieu : Zoug. Langue : allemand.
Constitution : du 31 janvier 1894 avec une modification (jusqu’en 1942).
Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Kantonsrat), composé de 79 députés, élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 19 ans.
Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 7 membres (emploi secondaire), élus par le peuple pour 4 ans. Le Conseil d’Etat élit lui-même son président et son vice-président tous les deux ans.
Divisionadministrative : 11 communes et 1 district.
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ZUG
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