Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 16:00
L’art d’aimer en Romandie
 
XVIIIe siècle
 
Paul Louis Courier, « ancien canonnier à cheval », qui découvre qu’une Suissesse peut être experte à maintenir la galanterie dans les bornes de la décence.
« Une jeune fille jolie, comme elles sont là presque toutes, cueillait des petits pois dans un champ ; leur costume est charmant, leur air naïf et tendre, car en général elles sont blondes, leur teint un mélange de lis et de roses ; celle-là était bien du pays. J’approchais. Je ne pouvais rien dire, ne sachant pas un mot de leur langue ; elle me parla, je ne l’entendis point. Cependant, comme en Italie, où beaucoup d’affaires se traitent par signes, j’avais acquis quelque habitude de cette façon de s’exprimer, je réussis à lui faire comprendre que je la trouvais belle. En fait de pantomime, sans avoir été si loin l’étudier, elle savait plus que moi. Nous causâmes ; je sus bientôt qu’elle était du village voisin, qu’elle allait dans peu se marier, que son amant demeurait de l’autre côté du lac, qu’il était jeune et joli homme. Cependant, je partageais son travail ; je portais le panier, je cueillais des pois et j’étais payé d’un sourire qui eût contenté les dieux mêmes ; mais je voulus davantage.
Toute cette histoire ne me fait guère honneur : me voilà pourtant, je ne sais comment, engagé à vous la conter et vous, à la lire. J’obtins de cette belle assez facilement qu’elle ôtât un grand chapeau de paille à la mode du pays ; ces chapeaux, dans le fait, sont jolis ; mais il couvrait, il cachait… et le fichu, c’était bien pis ; à peine laissait-il voir le cou. Je m’en plaignis, j’osai demander que du moins on l’entr’ouvrît. Ces choses-là en Italie s’accordent sans difficulté ; en Suisse, c’est une autre affaire. Non seulement je fus refusé, mais on se disposa dès lors à me quitter. Elle remit son chapeau, remplit à la hâte son panier et le posa sur sa tête. Quoique la mienne ne fût pas fort calme, j’avais pourtant très bien remarqué que ce fichu auquel on tenait tant ne tenait lui-même qu’à une épingle assez négligemment placée, et profitant d’une attitude qui ne permettait nulle défense, j’enlevai d’une main l’épingle et de l’autre le fichu, comme si de ma vie je n’eusse fait autre chose que de déshabiller les femmes. Ce que je vis alors, aucun voyageur ne l’a vu, et moi je ne profitai guère de ma découverte, car la belle aussitôt s’enfuit, laissant à mes pieds son panier et son chapeau qui tomba ; et je restai le mouchoir à la main. Quand elle s’arrêta, et tourna vers moi ses yeux indignés, j’eus beau la rappeler, prier, supplier, je ne pus lui persuader ni de revenir ni de m’attendre. Voyant son parti pris, qu’y faire ? Je mis le fichu sur le panier avec le chapeau, et je m’en allai, mais lentement, trois pas en avant et deux en arrière, comme les pèlerins de l’Inde. A mesure que je m’éloignais, elle revenait et quand je revenais, elle fuyait. Enfin, je m’assis à quelque distance, et je lui laissai réparer le désordre de sa toilette, et puis je me levai et je sus encore lui inspirer assez de confiance pour me laisser approcher. Je n’en abusai plus ; nous ramassâmes ensemble la récolte éparse à terre, et je plaçai moi-même sur sa tête le panier que ses doigts seuls soutenaient de chaque côté ; alors figurez-vous ses deux mains occupées, mêlées avec les miennes, sa tête immobile sous ce panier, et moi si près… J’avais quelques droits, ce me semble ; l’occasion même en est un. J’en usai discrètement ».
 
loi-frib-tion-01.jpg
 
Pour rappel, les temps n’étaient pas à l’amusement, pas de danses, ni de chants. En 1731, l’Ordonnance de Fribourg rappelle la « deffence » générale, et plus ancienne, « de danzer » et sauter dans les Cabarets aussi bien en Ville que sur le Païs ».
Mais peu à peu, dans la société galante des salons patriciens, dans les compagnies bourgeoises comme dans le peuple, le goût de la danse l’emportait. Vers 1750, les bals étaient chose courante, parfois scrupuleusement organisée, comme dans la Société du Printemps, à Lausanne. « Elle était composée de quinze à vingt jeunes demoiselles de bonnes famille. La plus âgée n’avait peut-être pas vingt ans ; toutes agréables, plusieurs jolies, et deux ou trois d’une beauté parfaite. Elles s’assemblaient dans les maisons des unes et des autres presque tous les jours, sans y être sous la garde, ni même en présence d’une mère ou d’une tante. Au milieu d’une foule de jeunes gens de toutes les nations d’Europe, elles étaient confiées à leur seule prudence. Elles riaient, chantaient, dansaient, jouaient aux cartes et même des comédies ; mais au sein de cette gaîté insouciante, elles se respectaient elles-mêmes et étaient respectées par les hommes » (Gibbon, 1763).

texte: Suisse galante, Y.Giraud, Office du Livre, 1979
Repost 0
Published by G.Tell - dans curiosités
commenter cet article
10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 16:32
 
Louis Chevrolet

250px-Vieuxchevy.jpg 
 
Le logo de la marque, bien que certain l’attribue à l’associé de Louis Chevrolet, William Crapo Durant, il semble que du fait que Louis Chevrolet soit Suisse et le réalisateur constructeur des premiers prototypes de voitures, il (Chevrolet ou Durant ?) dessina le logo en s’inspirant de la croix fédérale de la Confédération Helvétique.
 
 
 
 
 
Il aurait été trop prétentieux ou nationaliste d’inscrire son nom simplement sur la croix.
En enlevant la couleur et modifiant les deux branches latérales, et, donnant un biais dynamique à chaque bout, il pouvait écrire le nom sans que cela paraisse quelque peu orgueilleux. 

deuxf-Switzerland-svg.PNG  deuxf-Switzerland-svg-copie-1.PNG  trois-Switzerland-svg.PNG 
 
5-Switzerland-svg.PNG
 
 En gros, voilà ce qui s’est passé, en partant de la croix, allant au « noeud papillon » que certains voient dans le logo Chevrolet. Par la suite le nom lui-même n’était plus nécessaire tant était connu la « croix » ou le « nœud papillon »
  
 
Pour l’histoire de Louis Chevrolet, il y a de nombreux sites Internet qui en parlent fort bien. En voici un parmi beaucoup : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chevrolet
Repost 0
8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 13:38
Le Valais

100px-Valais-coat-of-arms-svg.png

Des quatre évêques bénéficiaires des largesses du roi de Bourgogne, seul l’évêque de Sion exerça une autorité temporelle sur un comté carolingien, et encore seulement sur la partie haute du Valais, de langue allemande, plus deux enclaves dans le Bas-Valais : Matrigny et Ardon – Chamoson. Après des luttes qui s’achevèrent en 1392, la Morge de Conthey fit limite entre la principauté ecclésiastique et le domaine de la Maison de Savoie, qui exerçait les droits comtaux sur son patrimoine. Pour affirmer son pouvoir territorial, l’évêque prit le titre de comte et préfet du Valais, rattachant ainsi son autorité à l’Empire d’Occident par une prétendue donation de Charlemagne à Saint Théodule (ancien évêque qui occupa le siège de Sion sous Charlemagne). Cette donation mythique dénommée la « Caroline » fut d’abord invoquée par l’évêque contre les prétentions de la Maison de Savoie au vicariat impérial puis devint, par la suite, aux yeux des patriotes, le symbole à détruire du pouvoir épiscopal.
L’évêque de Sion eut à lutter comme celui de Lausanne contre l’avouerie impériale accordée aux Zaehringen, mais Berthold la céda, en 1157, à son beau-frère Humbert III, comte de Savoie. La Maison de Savoie en fut dépouillée peu après, en 1189, par l’empereur Henri VI sans que, pour autant, les comtes de Savoie cessent de conférer les régales à l’évêque. Pour l’investiture des régales, l’évêque devait remettre trois vases de cristal et un mulet blanc ferré d’argent aux quatre pieds.
Par la suite, la Maison de Savoie intervint dans les affaires de l’évêché à des titres divers : comme bailli épiscopal et comme vicaire impérial (12 mai 1363).
L’évêque eut à combattre les grands seigneurs du pays, en partie la famille de la Tour, qui tenait en fief la majorie de Sion et avait de nombreuses seigneuries tant dans le Haut que dans le Bas-Valais et même au nord des Alpes, Ayent, Conthey, Nendaz, Niedergesteln et le Loetschenthal. En 1294, près de Loèche, l’évêque battit les féodaux commandés par Pierre de la Tour. Un nouveau soulèvement des seigneurs, en 1318, assistés d’Oberlandais, sous la conduite de Jean de la Tour, fut écrasé, ce qui n’empêchait pas un de la Tour d’occuper le siège épiscopal.
Dans sa lutte contre les grands seigneurs, l’évêque recourut à l’aide des milices paysannes. Les communes prirent de ce fait conscience de leur force. L’assemblée générale du pays épiscopal est mentionnée pour la première fois en 1339. L’évêque Guichard Tavelli voulut contraindre les communautés de Mörel, Ernen et Conches à participer au paiement d’une indemnité qu’il devait au Comte Vert à la suite de la renonciation d’Amédée VI aux fonctions de bailli de l’évêque. Mal lui en prit : il est assailli et blessé à Ernen et détenu pendant huit semaines. La convention de Münster du 4 janvier 1362 libéra les communes de la contribution. Comte Vert est Amédée VI
Guichard Tavelli réussit à réunir la majorie à la manse épiscopale, le 15 janvier 1373, et, dès lors, fit sa résidence au château de la Majorie. Mais, deux ans plus tard, il est assassiné dans son jardin, le soir du 8 août 1375. Les « patriotes » de Conches, Brigue, Loèche, Sierre et Sion, les cinq communautés qui allaient devenir les cinq dizains de l’Etat du Valais, prennent les armes, et, à Saint-Léonard, battent les nobles. Les seigneurs bernois appelés par Antoine de la Tour sont écrasés par les Sédunois à Arbaz. C’est avec l’exil d’Antoine de la Tour, la fin de la plus grande famille seigneuriale du Valais.
Si, jusqu’alors, l’évêque et les communautés se trouvaient du même côté, il en fut différemment avec le règne de l’évêque Edouard de Savoie, tôt accusé de favoriser sa maison. Chassé du trône épiscopal, en 1376, il y fut replacé après le succès d’une grande expédition du Comte Rouge, avec l’appui de la noblesse et des milices vaudoises ainsi que de la Ville de Berne. La prise de Sion, sous les murs de laquelle Guillaume de Grandson fit chevalier son suzerain, fut suivie d’un traité (21 août 1384) selon lequel Martigny et Ardon – Chamoson furent cédés au comte de Savoie ainsi que toutes les possessions épiscopales en aval de la Morge de Conthey. Mais Edouard de Savoie, devenu odieux aux patriotes, fut transféré à l’archevêché de Tarentaise. Comte Rouge est Amédée VII
On était à l’époque du grand schisme d’Occident et deux évêques concurrents furent nommés par les papes de Rome et d’Avignon. Le Comte Rouge fit une nouvelle expédition dirigée spécialement contre la Maison de Rarogne, dont l’un des représentants avait été désigné par le pape de Rome. Le château de Rochefort emporté, la vallée d’Anniviers occupée, les quatre dizains supérieurs se soumettent. Un traité du 24 décembre 1392, soit un an après la mort du Comte Rouge, mit fin définitivement à la lutte des dizains contre la Savoie. La Morge de Conthey sépara définitivement les terres de l’évêque et celles du comte, bientôt duc de Savoie. Le règne d’Amédée VIII, prince plus diplomatique que guerrier, fut indemne de conflits importants avec le Valais.
 
Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, à l’instar de Pierre de Savoie au Pays de Vaud, l’évêque de Sion avait installé des châtelains, fonctionnaires révocables, qui se substituaient aux anciens fonctionnaires fieffés, seigneurs héréditaires. En contrepartie, les communautés de paysans prirent une importance croissante au cours de la lutte des évêques contre la haute noblesse, spécialement contre la Maison de la Tour. Ainsi se constitua, en Valais, comme dans le Pays de Vaud et à Lausanne, le Ständestaat, c'est-à-dire la double organisation, avec le prince et ses châtelains, d’une part, les vassaux et les communautés d’autre part ; la Diète constituait l’organe de liaison et d’affrontement, que présidait le Grand Bailli de l’Evêque. Mais, à la différence du Pays de Vaud, cet équilibre ne subsista pas.
 
w.-A. Liebeskind (L’Etat valaisan et Landesherr und Landschaft im alten Wallis) tient pour décisifs dans l’évolution de l’Etat du Valais le déclin de la haute noblesse dès le XIVe siècle et sa disparition comme ordre distinct, tandis que ses débris confondus avec les communiers fournissaient avec la noblesse de village (qui se caractérisait par l’habitat dans des tours de maçonnerie) des cadres militaires naturels aux communes groupées en dizains.
 
Cette évolution se précipita sous les évêques appartenant à la Maison de Rarogne (12 juillet 1402) la célèbre insurrection de la Mazze partie de Brigue, dirigée contre l’oncle de l’évêque et son bailli, Guichard de Rarogne, seigneur d’Anniviers, vit l’évêque fuir le Valais et se réfugier à Berne. Les Bernois et leurs alliés envahirent le Valais par le Grimsel et le Sanetsch mais furent battus à Ulrichen le 29 septembre 1419. Guillaume V de Rarogne avait été déposé par le Concile de Constance l’année précédente, de sorte qu’un arrangement, sous l’arbitrage du duc Amédée VIII et des archevêque et évêque de Tarentaise et de Lausanne, fut conclu à Evian le 7 février 1420. les dizains restituaient les biens de la Maison de Rarogne et devaient payer des indemnités à l’évêque et à Berne. Guillaume V de Rarogne ne reprit pas son siège épiscopal. Un administrateur de l’évêché le remplaça et lui succéda à sa mort en 1431.
C’est à cette époque que les communautés des dizains accèdent, dans leur généralité, à l’existence de droit public : lors de la répartition des biens de la Maison de la Tour, dont le tiers fut attribué à l’évêque et les deux-tiers aux communautés, celles-ci apposent pour la première fois leur sceau à côté du sceau épiscopal.
Par ce partage, les communautés deviennent elles-mêmes des seigneurs, en particulier du Lötschenthal, héritage de la Maison de la Tour. Dès 1435, les droits de justice criminelle leur sont reconnus. Non seulement les communautés élisent leur juge mais elles imposent à l’évêque leur participation à l’élection de ses officiers. Le 28 janvier 1446, c’est la justice civile et criminelle qui est enlevée à l’évêque Guillaume VI de Rarogne par articles de Naters. Il est vrai que ces articles de Naters furent révoqués par le successeur de Guillaume VI, l’évêque Henri III Asperlin, le 11 septembre 1454.
Le 7 septembre 1475, au début des guerres de Bourgogne, les VII dizains conclurent une alliance avec Berne. La Savoie prend les devants et attaque : une expédition dirigée par Pierre de Gruyère, seigneur du Châtelard (Montreux), parvient jusqu’à Sion mais est exterminée par les patriotes le 13 novembre 1475. C’est l’invasion du Valais savoyard jusqu’à Saint-Maurice. Cette ville est remise aux VII dizains par les Fribourgeois qui l’occupaient, le 16 mars 1476. Les Bas-Valaisans ne résistèrent sérieusement que dans les Vallées de Bagne et d’Entremont.
 
Le 31 décembre 1476, la Diète plaça le Bas-Valais sous la protection de l’évêque et des patriotes. Pour justifier cette occupation, l’évêque Walter Supersaxo et les dizains invoquèrent la Caroline et le patrimoine de saint Théodule. Martigny et Ardon – Chamoson qui, avant la paix de 1384 et 1392, appartenaient à l’évêque, ne furent pas réincorporées aux communautés du Haut-Valais et durent se contenter, comme les autres villes du Bas-Valais, de leurs franchises municipales sans aucune participation au gouvernement de l’Etat.
 
L’évêque Walter Supersaxo, mort le 7 juillet 1482, maintint avec énergie les droits du siège épiscopal. L’équilibre entre les droits de l’évêque et ceux des dizains fut à peu près maintenu durant son règne.
 
Jost de Silenen lui succéda. Il dut s’engager à désigner les châtelains du Bas-Valais parmi les patriotes. Bien que reconnu seigneur du Haut et du Bas-Valais, il dut admettre que tous les fiefs du Bas-Valais sauf Martigny, Ardon – Chamoson, Massongex et Isérables, appartenaient à l’ « Etat », savoir les VII dizains sous la présidence de l’évêque (mai 1490). Après une malheureuse campagne dans le val d’Ossola, l’évêque de Silenen est condamné à l’exil pour avoir fait verser le sang des Valaisans. Nicolas Schiner lui succéda le 27 avril 1496, mais résigna l’évêché en faveur de son neveu, le célèbre Mathieu Schiner, en septembre 1499.
L’opposition entre l’évêque et Georges Supersaxo marque le règne de Mathieu Schiner, bientôt cardinal. Supersaxo appartient, avec les dizains supérieurs, au parti français. L’évêque est l’homme du pape. Mathieu Schiner doit se réfugier à Rome où il revêt la pourpre le 20 mai 1511, avec le titre de l’église de Sainte-Pudentienne. Le diocèse de Sion est libéré de toute dépendance à l’égard de sa métropole de Tarentaise et, dès lors, dépend directement du Saint-Siège. Cette mesure fut d’abord limitée à la vie de Schiner.
 http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques02/saints/063.htm
la lutte de l’évêque contre Georges Supersaxo se continua avec des péripéties diverses. Mathieu Schiner n’obtint pas condamnation de la diète d’Ernen. De Rome, il assigne ses adversaires, qu’il fait emprisonner au château Saint-Ange. Certains périssent par la main du bourreau pontifical. La participation du cardinal aux guerres d’Italie trouva son point culminant par la rupture de la paix de Gallarate, voulue par lui, qui provoqua la bataille de Marignan où il combattit, lance au poing, vêtu de la pourpre cardinalice. http://hls-dhs-dss.ch/textes/f/F8893-1-2.php
la diète d’Ernen du 1er septembre 1517 l’exila jusqu’à la décision du Saint-Siège. L’évêque de Constance administra le diocèse. Un soulèvement des Bas-Valaisans en sa faveur est réprimé et ceux-ci doivent jurer obéissance aux « magnifiques seigneurs patriotes » du Haut-Valais.
Mathieu Schiner obtiendra encore de Charles Quint la confirmation de la fameuse et mythique « Caroline » le 28 février 1521. Il paraît encore à la bataille de la Bicoque, 22 avril 1522, et meurt le 30 septembre suivant.
Georges Supersaxo devient « curateur de la République ». l’élection du nouvel évêque Philippe de Platta ne fut pas confirmée par le pape qui, du fait de l’immédiateté accordée au diocèse de Sion, l’incorporait au concordat germanique et, de ce fait, attribuait au seul Saint-Siège la nomination de l’évêque.
Georges Supersaxo est à son tour victime de l’ostracisme de ses compatriotes. Il s’enfuit à Vevey en février 1529 où il meurt peu après.
La conquête du Pays de Vaud par la ville de Berne en 1536 se double de la conquête par les VII dizains de la châtellenie de Monthey. L’occupation s’étendit jusqu’à Evian et rejoignit l’occupation bernoise de Thonon. Monthey et le val d’Illiez restèrent acquis par la paix du 4 mars 1569, qui fixa la frontière entre la Savoie, recouvrée par le duc Emmanuel Philibert, et le Valais des VII dizains. Pour conserver Monthey et le val d’Illiez, on invoque à nouveau la Caroline et le patrimoine de saint Théodule.
Le déclin des droits de l’évêque et l’avènement des dizains à la souveraineté ne sont pas sans rapports avec les progrès de la Réforme en Valais et l’opposition de la diète au Saint-Siège. Le culte catholique cesse un temps à Saint-Maurice et à Loèche. Une communauté de réformés se constitue à Sion. La diète prend des décrets contre les Jésuites.
A la mort d’Adrien II de Riedmatten, le 7 octobre 1613, les dizains contraignent le chapitre à renoncer solennellement aux droits de souveraineté tirés de la Caroline. Le Grand Bailli, président de la Diète, serait investi des pouvoirs souverains, recevrait le serment de l’évêque élu et lui remettrait le Glaive et la Régale (15 octobre 1613).
L’évêque Hildebrand Jost, élu par la diète parmi les quatre candidats proposés pa le chapitre, confirma cette renonciation mais recourut à la fois au Saint-Siège et auprès de l’empereur Ferdinand II, qui lui confirma la possession des régales, mais sur la base plus sûre de la donation du roi de Bourgogne en 999. il quitta le Valais pour trouver appui à Lucerne et à Rome. C’est alors que le Grand Bailli et le vice-bailli s’installent au palais épiscopal et frappent de la monnaie aux armes de la République du Valais (janvier 1628).
Rentrant au pays, Hildebrand Jost passe le Grand-Saint-Bernard ;  il est convoqué à Sembrancher et, sous la menace, y signe une renonciation à la reconnaissance de l’empereur Ferdinand II. Le chapitre confirme cette renonciation et y ajoute celle de Charles Quint et de la Caroline. Le 9 janvier 1634, l’évêque et le chapitre reconnaissent la souveraineté des VII dizains. L’évêque conserve la présidence de la Diète, le droit de grâce et celui de nommer les notaires. Les titres de comte et préfet du Valais, prince du Saint-Empire romain, ne seront plus qu’un décor.
Si les évêques perdirent la substance de leur pouvoir, ils réussirent, en revanche, à l’aide des capucins et des Jésuites, à extirper du Valais entier la Réforme qui, selon P. Furrer, avait gagné un temps la moitié de la population. L’ignorance invraisemblable du clergé, dont une partie n’était même plus capable de dire la messe, avait facilité la propagation des idées nouvelles. La Contre-Réforme, avec, l’exclusion de l’hérésie, apportait une amélioration de la formation du clergé.
Les communes valaisannes devenues souveraines fondent leur pouvoir sur la conquête des armes sans chercher à la justifier par un titre juridique. En 1661, la République du Valais est reconnue par la France et les Etats protestants.
Finalement, un compromis fut conclu en 1752, mais l’évêque ne récupéra que la présidence honorifique de la République des VII dizains. C’est la Diète qui lui remet l’épée et les droits régaliens. Quant au chapitre des chanoines de Sion, il siège à la Diète comme un simple dizain. L’évêque et le chapitre conservèrent ce droit jusqu’en 1840.
Mais la Diète valaisanne n’est pas devenue pour autant une assemblée souveraine, comme le devinrent les Grands Conseils de Berne et de Fribourg. Toutes ses décisions ou recès (Abschied) sont prises ad referendum et soumises aux assemblées communales. A partir de la moitié du XVIIe siècle, les délibérations ont lieu dans l’assemblée de chaque dizain, mais les délégués des communes peuvent décider d’en référer à leurs commettants.
Ce système peut paraître inconcevable à un esprit moderne mais il ne fonctionnait pas si mal : le Grand Bailli récoltait les décisions des dizains et des communes qui, généralement, exprimaient un consensus général.
La souveraineté des communes des VII dizains s’étendait même au domaine spirituel : c’est d’elles que l’envoyé du diocèse au Concile de Trente, l’abbé de St-Maurice, reçut des instructions. Elles s’opposèrent pendant quatre-vingts ans à l’introduction du calendrier grégorien.
Les bourgeois de Sion avaient le privilège de confirmer les condamnations à mort sur l’ancien territoire de la République.
Quant au Valais romand, en aval de la Morge, conquis sur la Maison de Savoie, il conserva juridiquement sa condition antérieure et continua à jouir des franchises accordées par les princes savoyards, franchises communales, fiscales et personnelles. Mais, comme au Pays de Vaud sous MM. De Berne et de Fribourg, les Bas-Valaisans étaient privés, sous la domination des VII dizains, de l’accès aux hautes charges de l’Etat. Les Magnifiques Seigneurs Patriotes de la Diète leur envoyaient des châtelains et la bannière aux VII étoiles flottait sur leurs châteaux.
Pour la patrie souveraine du Valais, l’Etat avait évolué du comté carolingien ou rodolphien au Ständestaat, de celui-ci à la Confédération des VII dizains, ces derniers fédérant eux-mêmes les communes souveraines (Bundestaat). Pour le Valais romand, du Ständestaat, sous la Maison de Savoie, l’organisation étatique évolua vers la souveraineté collective des VII dizains, tendant à l’absolutisme, mais cependant limitée par les franchises locales. Le Haut-Valais n’était pas souverain dans son entier : certains dizains, rappelons-le, étaient seigneurs de contrées sujettes, tel le Lötschenthal.
Il faudrait encore mentionner l’Abbaye de St-Maurice, seigneurie ecclésiastique vassale des Magnifiques Seigneurs Patriotes des dizains, qui possédait la juridiction temporelle sur la commune protestante de Lavey, sous la suzeraineté de LL.EE. de Berne.
 
Cahiers de la Renaissance vaudoise 104
Marcel Regamey
La formation de l’état dans les six cantons romands de l’an mille à la révolution
1982
Repost 0
6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 14:33
 
Hispano-Suiza

HPn-03.jpg 
 
Hispano-Suiza, une des marques les plus célèbres du monde, fut fondée à Barcelone par l’Espagnol Damian Mateu et par le Suisse Mark Birkigt. Avec deux associés (Fonctunerta et Seix), Mateu avait redressé une petite usine d’automobiles nommée La Quadra, dont Mark Birkigt était directeur technique. Ce dernier se trouvait en Espagne, invité par un camarade d’études qui avait (avec d’autres) l’intention de construire des autobus électriques. Un tel autobus fut en effet réalisé, mais il ne donna pas les résultats espérés ; l’entreprise fit faillite, et la société où Birkigt travaillait fut reprise par Mateu, qui garda le Suisse comme directeur technique. A partir de 1904, la société s’appela Hispano-Suiza, nom double qui allait devenir aussi célèbre que Rolls-Royce.
 
 
On a fait remarquer que Mark Birkigt et Henry Royce avaient bien des points communs. Tous deux avaient commencé en se spécialisant en électricité, tous deux avaient sorti leur première automobile en 1904, tous deux avaient réduit leur activité sportive pour se consacrer totalement à concevoir des automobiles de classe supérieure. En outre, Rolls et Hispano-Suiza avaient atteint le sommet de la gloire avec des douze-cylindres. Aussi bien l’une des firmes que l’autre avaient enfin construit des moteurs puissants pour avions qui s’étaient illustrés aussi par des records. Mark Birkigt s’était consacré à la conception de voitures de luxe, car les conditions espagnoles au début du siècle n’étaient pas de nature à permettre une diffusion de l’automobile, même utilitaire.
 
Le nom d’Alphonse XIII donné à la première voiture de caractère sportif construite par Hispano-Suiza fut un hommage respectueux au roi d’Espagne, qui d’ailleurs était passionné de courses et bon pilote lui-même.
HP-alphonse-XIIIn-01.jpg 
Hispano-Suiza Alphonse XIII – 1911
 
Le succès que les Hispano-Suiza étaient en train de se tailler détermina un important changement dans l’histoire de la maison, car Birkigt et Mateu se persuadèrent qu’un second établissement, en France, à Levallois près de Paris, augmenterait la diffusion de la marque. En fait, avec le temps, l’Hispano-Suiza française devint bien plus importante que la maison mère, et c’est en France que furent réalisées les voitures les plus prestigieuses.
 
La H6, la première auto que la firme ait construite en France, est jusqu’à 1930 le seul modèle de la filiale française, et c’est une des voitures les plus réussies de la marque. Elle était montée simultanément en Espagne, mais en petit nombre, pour le marché intérieur, avec un moteur de 3 700 cc. Les caractéristiques techniques de la H6 (275 ch à 2 750 tours), ses performances (150 km/h environ), sa facilité de conduite, en firent un modèle admiré et recherché. Le moteur, dérivé d’un moteur d’avion, avait un seul arbre à cames, soupapes en tête, deux bougies par cylindre, pistons en alliage, arbre moteur lubrifié sous pression (7 paliers). La souplesse de l’arbre moteur explique qu’on ait eu recours à une boîte de trois vitesses seulement. Les quatre freins à tambour étaient servo-assistés.
 
HP-1922n-01.jpg
Hispano-Suiza H6 B – 1922
 
Le Type 68 et la 68 bis naquirent en 1931, avec l’intention délibérée de faire concurrence aux Rolls-Royce. L’extraordinaire moteur à douze cylindres fut considéré comme fabuleux, et l’on estime encore que c’est un des mécanismes les plus raffinés qu’on ait jamais construits en série. Avec cette voiture, Hispano-Suiza se plaçait de nouveau à la hauteur de Rolls et de Duesenberg, mais la Seconde Guerre mondiale la mit en difficulté. L’usine espagnole fut absorbée par l’E.N.A.S.A., l’usine française tenta mais sans succès de se réinsérer dans le secteur automobile avec une V8 à traction avant présentée au Salon de Genève de 1946 ; rien ne réussit.

symbolen-04.jpg

 
La cigogne d’Hispano-Suiza

1-picture1.gif
Mark Birkigt
 
Le guide des voitures anciennes 1905-1939 P. Casucci 1978
Repost 0
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:10

Une petite correction à propos des recettes qui ont étés mélangés par le miracle de l’informatique et qui demandait que tout redevienne en ordre. Bref mes trois recettes sont actuellement posées dans mon Blog comme étant chaque fois 1 article individuel, puisque les trois recettes dans 1 article ne convient pas.

GTell

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:06

 

Plat des Conseillers

Recette zurichoise

 zh.gif

"Zouftschriibertopf", riche plat traditionnel des parlementaires zurichois, démontre l'opulence et la richesse de la bourgeoisie de Zurich.

pour 5 personnes:

temps de préparation: 1 h. 30 minutes.

--------------------------------------------------------------

200 g de filet de veau coupé en mignons.

200 g de foie de veau en petites tranches.

200 g de filet de boeuf coupé en mignons

200 g de ris de veau blanchis coupés en tranches.

150 g de rognons de veau coupés en tranches.

1 dl d'huile.

75 g de lard fumé coupé en tranches.

400 g de petits pois frais.

200 g de carottes tournées.

200 g de petits champignons frais entiers.

100 g d'échalotes hachées.

80 g de beurre.

500 g de pommes de terre en noisettes

sel, poivre pour l'assaisonnement.

----------------------------------------------------------------------------------------

Griller les viandes, assaisonner. Blanchir les légumes séparément, assaisonner. Suer les échalotes et champignons, assaisonner. Faire rissoler les pommes noisettes, assaisonner. Servir sur un grand plat avec une belle présentation soignée.

Proposer, en saucière, un jus de rôti à la sauge.

 

http://www.saveursdumonde.net/ency_9/suisse/recettes.htm

http://www.euro-info-tourisme.com/suisse/

 

Repost 0
Published by G.Tell - dans Carnet gourmand
commenter cet article
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:03
1855. Lors de la guerre de Crimée, les troupes françaises dirigées par le maréchal Patrice de Mac-Mahon, mettaient le siège de Sébastopol et prenaient d’assaut la tour Malakoff. Des mercenaires suisses qui s’étaient enrôlés dans l’armée française y participèrent. A leur retour en Suisse, les quelques mercenaires suisses d’origine de la Côte vaudoise, apportèrent ou créèrent une recette à base de fromage en souvenir de cette victoire où ils participèrent et nommèrent Malakoff cette gourmandise.
En gros, la Côte vaudois est située entre Genève et Lausanne et englobent les communes viticoles qui regardent le Léman et la Savoie.
C’est, semble-t-il à Vinzel que le Malakoff fut créé. C’est donc avec du vin de Vinzel que sera fabriqué et dégusté un Malakoff.
 
 
 
Pour l’Histoire, Patrice de Mac-Mahon reste célèbre avec son fameux « J’y suis ! J’y reste ! » Lancé lors de cette bataille.
 
vd.gif 
 
Malakoff de Vinzel
 
Pour 4 personnes, temps de préparation environ 30 minutes.
600 gr de gruyère salé
Condiments au vinaigre
Huile pour frire.
Préparation :
30 gr de farine
2 œufs
1 gousse d’ail écrasé
8 tranches de pain paysan découpé à l’emporte-pièce rond de 8-10 cm
Poivre de Cayenne, muscade, 1 filet de vin blanc, 1 filet de kirsch. Mélanger le fromage râpé. La farine, les oeufs, l’ail, les épices, le vin blanc et le kirsch en une pâte lisse et compacte.
Tartiner les tranches de pain en formant un dôme et bien lisser.
Les faires tremper dans une friture à 180°C, dorer.
Egoutter sur un papier absorbant.
Les servir immédiatement avec des condiments au vinaigre.
Repost 0
Published by G.Tell - dans Carnet gourmand
commenter cet article
31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 15:37
2007 fin août, on commémore les dix ans de la mort de Lady Di avec grand bruit. Une telle mort est toujours tragique, si bien que l’on peut facilement s’imaginer un tel battage et ferveur dans l’Europe entière pour les cas similaires ou encore plus cruel lorsque les personnes ainsi mortes sont connues et aimées de tous.
Plus particulièrement pour l’Autriche et la Belgique, qui virent l’assassinat d’une impératrice et la mort accidentel d'une reine. Les deux morts sont survenues en Suisse.
Le premier événement, le 10 septembre 1898 à Genève, l’assassinat de l’ImpératriceSissi.  Elle est assassinée à Genève, en sortant de l’hôtel Beau Rivage de Genève, par un anarchiste italien, Luigi Luccheni (26 ans) qui veut à tout prix tuer un prince européen. L'anarchiste se met alors en faction près de l'hôtel Beau-Rivage où l'impératrice est descendue. À 13h35, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie. Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Le meurtrier, qui vient de la poignarder au moyen d'une lime (exposée à Vienne dans un musée dédié à l'impératrice), s'échappe mais est interpellé quelques mètres plus loin. L'impératrice tient quand même à prendre le bateau, ce qu'elle fait avec peine, perdant connaissance une fois à bord. En ouvrant son corsage, sa dame de compagnie observe un infime point rouge au dessus du sein gauche. Ramenée dans ses appartements, elle décède dans les bras de Fanny Mayer, l'épouse du propriétaire de l'hôtel.
Luigi Luccheni n'est pas allé bien loin. La police l'a arrêté, ou plutôt il s'est rendu, fièrement, disant, du moins c'est ce que l'on raconte, qu' " un anarchiste frappe une impératrice, pas une blanchisseuse ! "
Le 19 octobre 1910, mort de Luigi LUCCHENI (ou LUCHENI), (né le 22 avril 1873 à Paris).
Anarchiste, meurtrier de l'impératrice Elisabeth d'Autriche, (dite Sissi).
Abandonné dès sa naissance par une pauvre servante italienne, il se retrouve à l'hospice des Enfants Assistés, à Paris, avant d'être renvoyé en Italie, d'orphelinats en familles d'accueils. Plus tard, il effectue divers "petits boulots" avant de servir dans l'armée durant 3 ans 1/2. Mais se rendant bien compte que la société n'est pas faite pour les pauvres, il émigre en Suisse. C'est là qu'il y rencontrera les idées anarchistes.
Adepte de la propagande par le fait, il poignarde, le 10 septembre 1898, à l'aide d'une lime effilée, l'impératrice d'Autriche qui séjourne à Genève.
A son procès, le 12 novembre 1898, il se revendique anarchiste et dit avoir voulu tout d'abord tuer le duc d'Orléans, puis s'être décidé ensuite pour l'impératrice et frapper à travers elle "les persécuteurs des ouvriers". Condamné à la réclusion à perpétuité à l'âge de 25 ans, il mettra à profit la prison pour parfaire son éducation, puis se lancera ensuite dans la rédaction de ses mémoires. Lorsque celles-ci seront volées par des gardiens, Luigi se révoltera et subira des brimades, avant d'être retrouvé pendu dans sa cellule.
 
luccheni-l.jpgLuccheni Luigi140px-Elisabeth.jpg et Elisabeth d'Autriche dite Sissi












Le deuxième, moins connu est le décès accidentel de la reine Astrid de Suède, l’épouse du Roi Léopold III de Belgique.
 
Sur la route de Kussnacht
C'est en Suisse, où réside le couple royal, que se déroule le drame



BRUXELLES
Depuis le 31 juillet 1935, la famille royale est en vacances dans les Dolomites, au lac de Garde puis non loin du lac des Quatre- Cantons. Là, elle séjourne à Haslihorn, une villa blanche sans prétention. Comme Léopold et Astrid ont le projet de finir leurs vacances en se livrant à de longues ascensions dans les montagnes, leurs enfants rentrent à Laeken avant eux.
Quelques jours plus tard, ils reçoivent une lettre de leur gouvernante qui annonce notamment que «le prince de Liège se porte fort bien et il vient de faire ses premiers pas dans le parc». La Reine répond à Joséphine-Charlotte: «Tu as bien de la chance de voir, avant moi, Albert tenir tout seul sur ses petites jambes. Embrasse-le très fort de ma part.» Elle adresse une autre lettre à la comtesse du Roy de Blicquy pour lui demander de bien vouloir offrir en son nom à Baudouin la bicyclette qu'il a demandée pour son anniversaire, le 7 septembre. Cette lettre, le roi Baudouin la conservera pieusement: elle était pour lui l'ultime témoignage de la tendresse de sa mère.
Le lendemain matin, 29 août, les Souverains quittent Haslihorn pour gagner la haute montagne. Leur voiture décapotable Packard 120 est conduite par le Roi tandis que le chauffeur a pris place dans le spider. Ils traversent Lucerne. La Reine s'intéresse à l'itinéraire et a déployé une carte routière sur les genoux. Le long de la route court un petit parapet qui épouse ses courbes.
Astrid demande un renseignement. Léopold se penche sur la carte. L'auto appuie soudain vers la droite. La pluie a rendu l'asphalte glissant. La roue avant racle le muret interrompu par une brèche. La voiture monte sur les pierres. Le Roi tente de redresser et s'arc-boute au volant mais l'auto a déjà franchi le parapet. Elle effectue plusieurs tonneaux et s'en va heurter de plein fouet un arbre contre lequel Astrid, éjectée de son siège, se fracasse le crâne. La voiture continue sur sa lancée et dévale la pente du verger qui s'étend entre la route et le lac. Elle percute un autre arbre et le Roi est projeté à son tour sur l'herbe. Impuissant dans le spider, le chauffeur voit l'auto piquer du nez vers le lac et s'y enliser dans les roseaux de la rive.
Le Roi se relève. Sa joue et sa main droite saignent. Il éprouve de vives douleurs à la poitrine: une côte cassée. La Reine est morte sur le coup.
Le lendemain, à huit heures cinquante du matin, le train qui ramène le corps de la Reine en Belgique arrive à la gare du Luxembourg. Tout de noir vêtu, le bras en écharpe et un pansement sur la joue, Léopold III rentre au palais tandis que le corps d'Astrid est déposé dans la salle du Penseur transformée en chapelle ardente. Elle repose entourée de dahlias et d'hortensias, vêtue d'une longue robe blanche de soie ornée de violettes de Parme. Elle tient dans ses mains gantées un chapelet. Son visage est serein.
Texte tiré de DH dernière heure
 
Un petit sanctuaire, celui élevé à la suite du tragique accident du 29 août 1935 dans le verger où fut précipitée la voiture de la Reine Astrid, Reine de Belgique. Face à l’Astridkapelle (Chapelle de la Reine Astrid), une simple croix marque l’endroit où fut retrouvée la Reine, après le choc fatal contre l’arbre dont il ne reste plus aujourd’hui qu’une partie du tronc.
 
200px-Queen-Astid-and-King-Leopold-III-of-Belgium.jpgLe couple royal, Astrid et Léopold III 
astrid1.jpgAstrid de Suède medium-dscn0200-2.jpgLa Chappel de la reine Astrid
 
Pour l’une, une lime fut l’arme du Destin, pour l’autre, un arbre isolé au bord d’une route.
Si Sissi ignorait les signaux de danger que lui fournissaient les services de police de l’empire, et cela depuis longtemps, elle se sentait en sécurité en Suisse. Mais comment pouvait-on être si certain que la Suisse était si sûre ? Ne savait-on pas que les anarchistes étaient fort bien représentés en Suisse et qu’il était plus facile qu’ailleurs de constater l’écart qui séparait un puissant prince d’un ouvrier du temps. Et ne pouvait-on ignorer les révolutions qui se préparaient et le monde moderne et « égalitaire » qu’allait être le XXe siècle.
Pour Astrid, hélas, c’est la conjonction de deux facteurs antagonistes qui est la cause du drame. Une grosse et puissante voiture et des petites routes sinueuses de notre pays. Leur voiture décapotable, une Packard 120 est conduite par le Roi. En une seconde d’inattention et une bordure chevauchée et voilà le drame. 

GTell
Repost 0
26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 13:45

Quelques photos pour illustrer l'article sur la ligne du Tonkin.

Bouveret-02.jpg

Sans-titre-Num--risation-04.jpg

Sans-titre-Num--risation-05.jpg

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 16:57
Berthe de Souabe dite La Filandière, (907-2 janvier 966) elle est la fille de Burchard II, duc de Souabe. En 922 elle épouse le roi de Bourgogne, Rodolphe II. Ils auront deux enfants, Conrad III dit le Pacifique et Adélaïde de Bourgogne
En 937 elle devient veuve, elle se remarie le 12 décembre 937 avec le roi d’Italie, Hugues d’Arles, (880-947)
Elle fut inhumée au prieuré de Peterlingen, aujourd’hui Payerne, qui fut fondé grâce aux dons qu’elle fit à sa fille l’impératrice Adélaïde de Bourgogne, qui épousa l’empereur Otton Ier du Saint Empire. 

350px-Reine-Berthe-et-les-fileueses-2C-1888.jpg
 
Donc, grâce aux dons de sa mère la reine Berthe de Souabe, l’impératrice Adélaïde de Bourgogne fait fonder le monastère de Payerne.
 
L’Abbatiale est d’origine clunisienne, elle possède un orgue très contemporain, (orgue Ahrend) particularité du clocher en forme de tors. (Une centaine en Europe) 

180px-Payerne-abbatiale.jpg
 
Pour un complément d’informations, suivez le lien ci-dessous.
 
 
 Gtell
Repost 0