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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 22:05

 

Chateau-couleur-w.jpg
 
Le Château de l’Iisle est un magnifique bâtiment… qui en « jette » !
La Suisse est un pays de châteaux, bien que peu mis en valeur. L’un des plus beau et des plus rare est bien celui-ci. Les plans sont de Jules Hardouin-Mansart, l’architecte de Louis XIV. Pour en savoir plus, suivez le lien ci-dessus.
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 10:22

Sans-titre-Num--risation-01.jpg

Voilà un beau billet de vingt francs suisse de 1974. Le monsieur en effigie est le général Guillaume-Henri Duffour, deux fois général, la première fois en 1847 pour la courte guerre civile nommée « guerre du Sonderbund » qui dura 25 jours, puis une deuxième fois en 1856 pour l’affaire de Neuchâtel.
Lors du Sonderbund, Dufour est opposé au général Jean-Ulrich de Salis Soglio entouré de Philippe de Maillardoz (Fribourg), de Guillaume de Kalbermatten (Valais). Les pertes officiellement s’élevèrent à 78 tués et 260 blessés, du côté des Confédérés et de 50 morts et 75 blessés du côté des insurgés. Le coût de cette guerre civile, s’éleva à 6'000 000 de francs à charge des cantons vaincus et pour les deux cantons neutres, Neuchâtel une amende de 300'000 francs et pour Appenzell Rhodes-Intérieures 15'000 francs ; sommes versé au fond fédéral pour les invalides.
Les événements de Neuchâtel sont ; un coup de main des royalistes ; victoire des républicains. Intervention de l’empereur Napoléon III. Ultimatum de la Prusse. Occupation des frontières sous les ordres du général Dufour. Avril 1857 : Conférence des grandes puissances à Paris. La Prusse reconnaît l’indépendance du canton de Neuchâtel.
Dufour, en 1819, il fait partie des fondateurs de l’Ecole militaire centrale fédérale de Thoune et fut le directeur de l’Ecole de 1831 à 1834. Il eut comme élève le futur Napoléon III.
Il a créé le Bureau topographique fédéral et réalisa la première « carte Dufour » qui fut terminée en 1864. On dit qu’en son honneur, le plus haut sommet de Suisse fut baptisé Pointe Dufour. Pour d’autre personne, ce serait son ego qui serait passé par-là.  
Il fut aussi le co-fondateur de la Croix-Rouge et fut le premier président. Sa formation d’ingénieur le vit urbaniste en faisant de grands travaux ; les nouveaux quais, ponts et passerelles, aménagements de l’île Rousseau. Le concepteur et constructeur du premier pont suspendu du monde avec un pilier central avec six câbles porteurs qui aboutissent à chaque extrémité à deux autres piliers.
En 1852, il fut un des fondateurs de la compagnie de chemin de fer Lyon – Genève.
 
http://www.geneve.ch/fao/2003/20030903.asp
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 17:39
Voilà vraiment une curiosité, la « signature » du général H. Guisan, en arabe.
Guisan-01.jpg
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 11:20
Corpus Christi
 
Série d’émissions télévisées, de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, sur la chaîne ARTE, s’appuyait sur le plus vieux manuscrit d’Evangile propriété de la Fondation Bodmer. www.fondationbodmer.org/
Découvert en Egypte datant de 170 ans après les événements, il est écrit en grec et est presque complet, ce qui représentent 75 feuillets de l’Evangile selon Jean. http://archives.arte-tv.com/special/corpus/ftext/cprog.htm
 
L’un des intervenants, spécialiste de la Bible était Daniel Marguerat qui fait autorité dans ce domaine. http://www.unil.ch/theol/page14561.html  et aussi http://www.ict-toulouse.asso.fr/ble/site/204.html
 
Voilà quatre adresses qui méritent votre visite. Oui vraiment, si vous vous intéressez à l’Homme.
 
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 17:58
Au XVIIIe siècle, Fribourg veut s’approprier les richesses de deux couvents, La Part-Dieu et La Valsainte. L’âpreté que déployèrent les autorités seigneuriales de Fribourg pour annihiler le pouvoir des deux institutions religieuses et s’approprier les richesses supposées, nous apparaît aujourd’hui incompréhensible. Pourtant il y eu acharnement, puisqu’en 1778, La Valsainte n’était plus et les Pères devaient se réfugier à La Part-Dieu qui fut sauvé malgré les efforts de Fribourg pour la dissolution des deux chartreuses. 
 
Un livre que l’on peut encore trouver chez les bouquinistes, retrace l’histoire de La Valsainte et l’épisode cruel de la fermeture et la spoliation de La Valsaint : D. A. Courtray « HISTOIRE DE LA VALSAINTE », Fribourg, imprimerie et librairie de l’œuvre de Saint-Paul, 1914
 
Voici l’introduction.
 
Il n’existait sur La Valsainte que des notices ou des renseignements épars concernant telle ou telle période, manuscrits ou imprimés. La pensée d’en écrire une histoire plus générale remonte aux environs de l’année 1884. Vers cette époque, Dom Zoël-Joseph Giraudier, vicaire (sous-prieur) de la maison, commença à rassembler les matériaux nécessaires à sa rédaction. Outre les éléments qu’il avait sous la main, il en a cherché au dehors.
m. l’abbé Théophile Bovet, chancelier de l’évêché, à Fribourg, lui communiqua gracieusement tous les papiers qui pouvaient lui être utiles. Les directeurs de l’Instruction publique du canton de Fribourg, particulièrement M. le Conseiller d’État Georges Python, pleins de bienveillance, accordèrent toute facilité pour consulter les anciens titres de La Valsainte conservés aux archives de l’Etat, et M. l’archiviste Joseph Schneuwly, qui ne le cédait à personne en complaisance, rechercha dans les autres sections du dépôt confié à sa garde les documents relatifs au monastère.
Dom Giraudier, aidé de scribes, copia au analysa presque tous ces documents.
De plus, le R. P. Gaudé, rédemptoriste, illustré par ses remarquables travaux sur le théologie morale de saint Alphonse de Liguori, eut la bonté de lui transcrire aux archives du Vatican toutes les pièces qu’il découvrit sur La Valsainte.
Sur ces entre faits, Dom Giraudier contracta une maladie dont il ne se remit jamais complètement. Il ne put poursuivre son travail que par intervalles, lorsque sa santé ou ses autres occupations lui en laissaient le loisir, et il mourait en décembre 1901, n’ayant composé que la moitié de l’ouvrage qu’il méditait. La rédaction de son histoire comprend, en effet, trois siècles sur six de l’existence de La Valsainte.
Après un long espace de temps, j’ai repris l’œuvre inachevée de mon confrère. La tâche m’était rendue facile, puisqu’il m’avait épargné la peine de réunir les documents, sauf une autre partie de ceux du Vatican que je fis copier, et où peut-être tout n’a pas encore été exploré.
Mais il est bien rare que deux têtes aient de tout point le même sentiment : tot capita, tot sensus. Le plan adopté par mon devancier ne m’a point paru devoir être maintenu. Il n’omettait, pour ainsi dire, l’analyse ou la recension d’aucun document, et basant la trame de son récit sur la nomenclature très développée des prieurs qui ont gouverné la maison, il en était réduit, afin de parler de chacun d’eux, à signaler les actes les plus insignifiants où se rencontrent leurs noms et qui sont tout ce que l’on connaît de leur priorat.
Il entre parfois dans d’interminables discussions sur l’authenticité de certains faits, et il m’a semblé que tant pour quelques-uns de ceux-là que pour d’autres, il n’était pas dans le vrai. J’ai relevé plusieurs de nos divergences d’appréciation dans les deux articles intitulés De qui dépendit la chartreuse de La Valsainte dès l’instant de sa fondation ? et dans le Catalogue des prieurs et recteurs des chartreuses de La Valsainte et de La Part-Dieu y compris son Supplément, publiés par la Revue d’histoire ecclésiastique suisse (1911, 1913 et 1914). Au sujet de moindres divergences, il suffisait de lire les documents ou de les juxtaposer pour découvrir en quoi il était dans l’erreur à mon avis. Enfin, il avait donné une telle étendue à son ouvrage que, terminé, il aurait comporté deux volumes comme celui-ci. L’intérêt en était fort amoindri, et il n’aurait plu qu’à de très rares amateurs.
Mon but, au contraire, est d’atteindre tout lecteur, sans nuire naturellement à la précision des événements : d’écrire en conséquence non pas une histoire documentaire, mais une histoire documentée, en ce sens que tout ce qui y sera consigné, sera prouvé, et que tout ce qui ne présente aucun intérêt sera éliminé.
Pour tous ces motifs, j’ai donc été obligé de refondre de fond en comble la partie déjà écrite par Dom Giraudier, avant de rédiger la seconde. L’ensemble ne comporte plus qu’un récit sans discussions qui le coupent, établi sur les faits les plus saillants et non sur une liste de noms, autour desquels on ne saurait rien coordonner. On trouvera le catalogue des prieurs en appendice, sans preuves ; celles-ci pourront être lues dans la Revue d’histoire ecclésiastique suisse (1913-1914). Il m’a paru superflu de reproduire leurs 60 pages, d’ailleurs un peu sèches.
Ce n’est pas que je ne me sois servi de l’œuvre de mon prédécesseur. Je l’ai suivie autant que j’ai pu, tout en l’abrégeant avec de si nombreuses modifications, apportées pour une raison ou pour une autre, qu’il suffira d’indiquer ici de cette façon les emprunts faits à son manuscrit.
Ma narration est appuyée sur les documents. Toutefois le texte ne comportera pas de preuves propres à l’alourdir, ni au bas des pages de notes, dont on fait abus aujourd’hui au détriment de la lecture. Elles la rendent pénible et difficile. Tout ce qui méritera d’être dit sera dans le texte, et les références, qui ne manqueront pas, - il y en a plus d’un millier, - seront reportées à la fin du volume. Elles comprendront fort peu d’explications ; ce ne sont que des renvois à des sources ne pouvant intéresser qu’un très petit nombre d’érudits. De la sorte, j’espère contenter plus de monde : ceux qui aimeront lire tout ce que le volume contient de lisible sont avertis qu’ils l’auront sous les yeux avec le texte lui-même sans être interrompus à chaque instant par une annotation gênante ; les quelques amateurs, qui voudront se rendre compte de la documentation, auront aussi toute satisfaction, en recourant aux notes.
Mon unique souci n’a été que de faire à la fois un livre de lecture et d’érudition. A un autre point de vue, il est destiné à trois catégories de personnes : les chartreux, les Suisses et les touristes des pays étrangers. Mes confrères me pardonneront d’avoir écrit un chapitre sur la vie cartusienne. Il ne leur est évidemment pas adressé, mais l intéressera peut-être d’autres lecteurs. Je donne plusieurs détails d’histoire suisse qu’un indigène doit certainement connaître mieux que moi. Ils ne sont pas inutiles aux étrangers tant chartreux que touriste afin de mieux comprendre les autres faits ; et si chartreux et Suisses connaissent déjà quelque partie de ce qui est rapporté, tout sera sans doute nouveau pour les touristes.
Parmi les Suisses, je n’ai pas la prétention d’apprendre beaucoup aux Fribourgeois : tout ce que je raconte, du moins l’essentiel, a déjà été écrit par leurs historiens. Quelques traits peut-être inconnus jusqu’ici, d’autres plus circonstanciés qu’ailleurs, et tous joints ensemble formeront un aspect, dégageront un enseignement dont on ne se doutait guère. L’ancien gouvernement aristocratique de fribourg, par exemple, au point de vue de ses rapports avec les monastères, n’en sort pas indemne. La chose a bien été constatée déjà, et c’est ce qui faisait dire à Bourquenoud, Conseiller d’État, dans ses Matériaux pour l’histoire du Pays et Val de Charmey, et dans la préface de son Précis historique du Vénérable monastère de La Valsainte : « A Dieu ne plaise que je prétende déprécier le gouvernement de Fribourg, mais je ne ménagerai personne et je dirai la vérité sans fard. Je tâcherai de suivre le précepte de Fleury tiré de son quatrième discours sur l’histoire ecclésiastique, où cet auteur dit que le fondement de l’histoire est la vérité et que ce n’est pas la rapporter fidèlement que d’en supprimer une partie. C’est une espèce de mensonge de ne dire la vérité qu’à demi. Personne n’est obligé d’écrire l’histoire, mais quiconque l’entreprend s’engage d’avance à dire la vérité tout entière. »
Et M. Hyrvoix termine par ces mots son article intitulé : Comment fut obtenue la suppression de la chartreuse de La Valsainte, publié par la Revue de la Suisse Catholique (1895) : « Ceux qui me connaissent savent assez que je n’ai pas écrit ces pages par animosité contre l’ancien régime : je serais prêt à le défendre, en principe, même contre les honorables descendants des familles de l’État ; car j’estime que les défauts des anciens gouvernements se retrouvent sous des formes plus disgracieuses chez les modernes, en général, qui du reste, n’offrent pas sous bien des rapports, les mêmes garanties. Mais je suis de ceux qui pensent que les fidèles enfants de l’Église se doivent appliquer à écrire l’histoire vraie, d’où nous pouvons toujours tirer d’excellentes leçons. »
Tel est aussi mon sentiment. Qui pourrait s’en formaliser ? En écrivant l’histoire de leur pays, les Fribourgeois n’omettent pas de flétrir les procédés indignes des rois de France dans la question de la dette helvétique, ni l’ignoble attitude de leur propre souverain, le duc Albert d’Autriche, en 1450. Ils ne croient pas cependant déshonorer la maison de ces personnages et ils n’en sont pas moins restés fidèles aux descendants des monarques qui les ont spoliés, de même que les chartreux sont toujours attachés aux Fribourgeois, et que les Français ou les Autrichiens ne conservent pas rancune à ceux-ci pour avoir raconté les faits que je viens de rappeler et bien d’autres.
Un gouvernement d’ailleurs n’est pas un pays ni ses habitants. Les Fribourgeois eux-mêmes n’ont-ils pas eu à souffrir plus d’une fois sous le pouvoir aristocratique ? C’est le sort réservé aux faibles. Et si l’on ne veut pas être mis un jour au pilori de l’histoire par la pure et simple relation des événements, il ne faut pas s’y exposer par une conduite répréhensible. Que cette considération, avec d’autres d’ordre plus élevé, instruise les princes : Et nunc, reges, intelligite ; erudimini, qui judicatis terram.
 
http://www.lagruyere.ch/archives/2006/06.11.14/magazine.htm

http://www.unifr.ch/webnews/fr/detail.php?nid=136
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 20:56


OÙ EST PASSÉ MON ARTICLE?

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 23:00

 

 

 

 

 

« Le Temps, c’est de l’argent » titre très évocateur pour un petit fascicule destiné à l’enseignement aux masses, de l’usage du Système métrique introduit le 1er janvier 1877.

En cette année 1877, on pouvait aussi se procurer ;

 

 

 

I.

 

 

 Capital de Francs 1000

 

 

Pour chaque jour de l’année

A 3 ½, 4, 4 ½, 4 ¾, 5 et 6 pour cent.

Pour calculer les intérêts pro rat

Avec

Une table pour calculer les termes.

 

 

 

 

 

II.

 

 

BARÊME COMMERCIAL ou TABLEAUX DU CALCUL des INTÉRÊTS depuis

 

1 franc jusqu’à 1 Million de francs

 

 

Au taux de 3 ½, 3 9/4, 4, 4 ¼, 4 ½, 4 ¾, 5 et 6 %

Avec deux tableaux pour le calcul du nombre des jours.

 

Prix Fr. 1.60

 

 

 

Je vous propose de lire l’avant-propos, qui est en vérité le seul texte ; en effet, aux pages suivantes, ce n’est que tableaux de chiffres de conversions d’une mesure à une autre. J’extrairai quelques exemples de chaque ancienne mesure en nouvelles afin de comprendre la situation que devait vivre le suisse moyen à la fin du XIXe siècle quand il devait peser, mesurer ou payer un certain prix pour un certain poids.

 

 

 

AVANT-PROPOS.

Depuis bien des années je publie de petits ouvrages de réductions, tels que tables d’intérêts, l’habile compteur, etc. Ces ouvrages m’ont fait vieillir, hélas sans m’enrichir. Cependant l’accueil fait à mes précédentes tabelles, m’engage à employer le peu d’heures de loisir que m’accordent mes occupations de bureau, pour composer les importantes tabelles qui suivent.

   Je ne pouvais rester en arrière en présence de l’important changement des poids et mesures suisses en poids et mesures métriques. Ma première édition de Décembre passé ne comprenait que les réductions des mesures de longueur, de pesanteur, de liquide, de matières sèches, et était destinée principalement aux marchands.

   Considérant la nécessité de donner plus d’extension à cet ouvrage, je me mis courageusement en campagne, et je puis maintenant offrir à mes lecteurs une collection de tabelles indispensables à ceux qui savent que : Le temps, c’est de l’argent.

 

 

Réduction des Braches (½ Aune) en Mètres. Et vice-versa.

 

 

10 braches = 6 mètres

 

 

10 Pots = 1 Boisseau (quarteron) = 15 Litres

 

 

Prix par Pied 1 centime = 3 centimes par mètre

 

 

50 centimes par pot = 33 centimes par litre

55 centimes par boisseau = 4 centimes par litre

300 centimes par boisseau = 20 centimes par litre

500 centimes par sac = 333 centimes par hectolitre

2950 centimes par sac = 1967 centimes par hectolitre

Prix par ½ once, 1 centime = 1 centime par décagramme

 

 

 

 

 http://perso.orange.fr/pierre.gay/PagesFra/SysMetFR

http://histoire.du.metre.free.fr/fr/index.htm

 

 

Prix par ½ once, 50 centimes = 33 centimes par décagramme

 

 

Prix par Pied 10 centimes = 33 centimes par mètre

 

 

Prix par Pied 15 centimes = 50 centimes par mètre

 

 

Prix par Pied 127 centimes = 423 centimes par mètre

 

 

Prix par Pied 180 centimes = 600 centimes par mètre

 

 

Prix par Pied 250 centimes = 833 centimes par mètre

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs aux surfaces (Pied carré).

 

 

Prix par pied carré 1 centime = 11 centimes par mètre carré

 

 

Prix par pied carré 37 centimes = 411 centimes par mètre carré

 

 

Prix par pied carré 250 centimes = 2778 centimes par mètre carré

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usirés relatifs aux surfaces (Arpents)

 

 

Prix par arpent 100 francs = prix par hectare 277 francs et 78 centimes = prix par are 2 francs et 78 centimes

 

 

Prix par arpent 2000 francs = prix par hectare 5555 francs et 55 centimes = prix par are 55 francs et 55 centimes

 

 

Prix par arpent 5000 francs = prix par hectare 13888 francs et 88 centimes = prix par are 138 francs et 89 centimes

 

 

Prix par arpent 10000 francs = prix par hectare 27777 et 77 centimes = prix par are 277 francs 78 centimes

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs aux solides (pied)

 

 

Prix par pied cube 1 centime = prix par mètre cube 37 centimes

 

 

Prix par pied cube 100 centimes = prix par mètre cube 3703 centimes

 

 

Prix par pied cube 250 centimes = prix par mètre cube 9259 centimes

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs à la Toise

 

 

Pour toise de 216 pieds cubes, prix 1 franc = 17 centimes pour 1 mètre cube = 1 stère

 

 

Pour toise de 216 pieds cubes, prix 69 francs = 11 francs et 83 centimes pour 1 mètre cube = 1 stère

 

 

Prix de 1 stère = 10 francs = prix de la toise aux bûches de 2 ½ pieds, 24 francs 30 centimes

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs au mesures de grains et mesures de pesanteur.

 

 

1 centime par pot = 1 centime par litre

10 Boisseaux = 1 >Sac = 150 Litres = 11/2 Hectolitre.

 

 

1 Litre = 2/3 Pot (Immi)

 

 

15 Litres = 1 Boisseau (quarteron)

 

 

100 Litres = 1 Hectolitre = 2/3 Sac

 

 

5 pots (Immi) = 7 ½ litres

 

 

5 boisseaux = 75 litres

 

 

5 sacs = 7 ½ hectolitres

 

 

31 sacs = 46 ½ hectolitres

 

 

13 litres = 8 2/3 pots

 

 

30 litres = 2 boisseaux

 

 

6 hectolitres = 4 sacs

 

 

15 hectolitres = 10 sacs

 

 

250 hectolitres = 166 2/3 sacs

 

 

Réduction des poids anciens en grammes et vice-versa

 

 

1 Loth = ½ Once

 

 

½ Once = 15 5/8 Grammes

 

 

2 Onces = 1/8 Livre = 62 ½ Grammes

 

 

4 Onces = ¼ Livre = 125 Grammes

 

 

8 Onces = ½ Livre = 250 Grammes

 

 

16 Onces = 1 Livre = 500 Grammes

 

 

1 Livre = ½ Kilogramme

 

 

1 gr. = 0,032 Once

 

 

10 gr. = 1 Décagramme = 8/25 Once

 

 

100 gr. = 1 Hectogramme = 1/5 Livre

 

 

1000 gr. = 1 Kilogramme = 2 Livres

 

 

9 onces = 281 ¼ grammes

 

 

14 onces = 437 ½ grammes

 

 

5 livres = 2 ½ kilogrammes

 

 

40 livres = 20 kilogrammes

 

 

35 grammes = 1,120 onces

 

 

250 grammes = 8,000 onces

 

 

28 kilogrammes = 56 livres

 

 

Réduction des Pots en Litres et vice-versa

 

 

1 Pot = 1 ½ Litre

 

 

3 Litres = 2 Pots

 

 

14 pots = 21 litres

 

 

74 pots = 111 litres

 

 

6000 pots = 9000 litres

 

 

1 décilitre = 1/15 pot

 

 

½ litre = 1/3 pot

 

 

19 litres = 12 2/3 pots

 

 

950 litres = 633 1/3 pots

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs aux mesures de longueur (Brache)

 

 

Prix par Brache 10 centimes = 17 centimes par mètre

 

 

Prix par Brache 100 centimes = 167 centimes par mètre

 

 

Prix par Brache 120 centimes = 200 centimes par mètre

 

 

Prix par Brache 1250 centimes = 2083 centimes par mètre

 

 

Prix par Brache 2000 centimes = 3333 centimes par mètre

 

 

Tableau de réductions des prix les plus usités relatifs aux mesures de longueur (Pieds)

31 mètres = 51 2/3 braches

 

 

150 braches = 90 mètres

 

 

1000 mètres = 1666 2/3 braches

 

 

J’ai cherché dans d’anciens dictionnaires français et cherché sur Internet le mot BRACHE, qui semble être le nom d’une ½ Aune. Rappel, 1 aune = 1,14300 mètres.

 

 

Réduction des Pieds en Mètres et vice-versa.

 

 

1 Pied = 30 centimètres = 3/10 du mètre. ● 1 Mètre = 100 centimètres = 1000 Millimètres = 3 1/3 Pieds.

 

 

Pieds Pouces Lignes

 

 

1 pouce = 3 centimètres

 

 

9 pouces = 27 centimètres

 

 

3 pieds = 90 centimètres

 

 

6 pieds = 1 mètre 80 centimètres

 

 

56 pieds = 16 mètres 80 centimètres

 

 

2500 pieds = 750 mètres

 

 

1 centimètre = 3 lignes

 

 

80 centimètres = 2 pieds 6 pouces 7 lignes

 

 

1 mètre = 3 pieds 3 pouces 3 lignes

 

 

19 mètres = 63 pieds  3 pouces 3 lignes

 

 

2000 mètres = 6666 pieds 6 pouces 7 lignes

 

 

Réduction des Lieues en Kilomètres et vice-versa.

 

 

1 kilomètre = 1000 mètres = 3333 1/3 Pieds

 

 

1 lieue = 16 000 Pieds = 4800 mètres = 4 4/5 kilomètres

 

 

1 kilomètre = 12 ½ minutes

 

 

5 kilomètres = 1 lieue 2 ½ minutes

 

 

¼ lieue = 1 km 1/5

 

 

1 lieue = 4 km 4/5

 

 

5 lieues = 24 km

 

 

76 lieues = 364 km 4/5

 

 

10 000 lieues = 48 000 km

 

 

13 km = 2 lieues 42 minutes ½

 

 

40 km = 8 lieues 20 minutes

 

 

3000 km = 625 lieues

 

 

7000 km = 1458 lieues 20 minutes

 

 

Réduction des pieds-carrés en mètres-carrés et vice-versa.

 

 

1 pouce carré = 9 centimètres carrés

 

 

1 pieds carré = 9/100 mètre carré

 

 

1 centimètre carré = 11 1/9 lignes carrés

 

 

90 centimètres carrés = 10 pouces carrés

 

 

1 mètre carré = 11 1/9 pieds carrés

 

 

8 pieds carrés = 72 décimètres carrés

 

 

23 pieds carrés = 2 mètres carrés 07 décimètres carrés

 

 

2000 pieds = 180 mètres carrés

 

 

30 mètres carrés = 333 1/3 pieds carrés

 

 

2500 mètres carrés = 27777 7/9 pieds carrés

 

 

Réduction des Arpents en Hectares et Ares et vice-versa

 

 

1 Arpent =  40 000 pieds carrés = 36 Ares

 

 

1 Are = 100 mètres carrés = 1111 1/9 pieds carrés

 

 

100 Ares = 1 Hectare = 10 000 mètres carrés = 111,111 1/9 pieds carrés = 2 7/9 Arpents

 

 

1 Are = 100 mètres carrés = 1111 1/9 Pieds carrés = 1/36 d’Arpents

 

 

1 Hectare = 100 Are = 10 000 mètres carrés = 111,111 1/9 Pieds carrés = 2 7/9 Arpents

 

 

1 Arpent = 36 Ares

 

 

3 Arpents = 1 Hectare 8 Ares

 

 

99 Arpents = 35 Hectares 64 Ares

 

 

9 Ares = 10 000 pieds carrés

 

 

14 Hectares = 38 8/9 Arpents

 

 

100 Hectares = 277 7/9 Arpents

 

 

Réduction des pieds cubes en mètres cubes et vic-versa

 

 

1 Ligne cube = 27 Millimètres cubes

 

 

1 Pouce cube = 27 Centimètres cubes

 

 

1 Pied cube = 27 Décimètres cubes = 1/27 de Mètre cube

 

 

1 Mètre cube = 37,037 Pieds cubes

 

 

1 Décimètre cube = 1/27 de pied cube = 37 1/27 Pouces cubes

 

 

1 centimètre cube = 1/27 Pouce cube = 37 1/27 Lignes cubes

 

 

13 pieds cubes = 351 décimètres cubes

 

 

38 pieds cubes = 1 mètre cube 026 décimètres cubes

 

 

35 mètres cubes = 1296 pieds cubes 296 pouces cubes

 

 

700 mètres cubes = 27777 pieds cubes 777 pouces cubes

 

 

Réduction de la Toise cube en Mètres cubes (Stères)

 

 

1 Toise cube = 6 pieds X 6 pieds X 6 pieds = 216 Pieds cubes = 5, 832 Stères

 

 

1 Stère = 0,1715 Toise cube ou 7 Stères = 1 1/5 Toise cube

 

 

1 toise cube = 5 stères 832 décimètres cubes

 

 

18 toises cubes = 104 stères 976 décimètres cubes

 

 

Une Toise de 2 mètres de long, deux mètres de large, et deux mètres de haut, contiendrait 296 8/27 pieds cubes =  8 stères

 

 

Réduction des Moules en Stères et vice-versa

 

 

1 Moule dont les bûches ont 3 pieds = 108 pieds cubes = 2,916 Stères

 

 

1 Stère = 0,3429 Moule dont les bûches ont 3 pieds

 

 

5 moules = 14 stères 580 décimètres cubes

 

 

34 moules = 99 stères 144 décimètres cubes

 

 

20 stères = 6 moules 8580 1/10000

 

 

500 stères = 171 moules 45 1/100

 

 

Réduction des mesures de grains en litres et vice-versa

 

 

1 Pot (Immi) = 1 ½ Litre

1 Brache = 60 centimètres = 3/5 du mètre. ● 1 mètre = 1 2/3 Brache.

 

 

 Prix 90 Cts.

 (CHIFFRE DÉCIMAL)

 Tables d’intérêts

 

 

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 00:00

Voici un récit chapitre par chapitre qui  sera entièrement montré ici.

 

 

 

 

Madame De Staël

 

Au

 

Château de Coppet

 

Pierre Kohler

 

Éditions SPES, Lausanne 1943

 

 

 

 

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Chapitre premier

 

 

Le château avant la châtelaine

 

 

 

 

  Les origines de Coppet sont relativement récentes. La petite ville n’est pas fondée, comme d’autres de la même région, sur le ciment romain. Son histoire commence avec la construction du château et du bourg fortifié. Ce castellum est mentionné pour la première fois, dans les chartes, en 1300, donc au début de cette période qui forme la transition entre le moyen âge et les siècles modernes. Période où la féodalité, tout en maintenant en apparence l’armature ramifiée de son système, commence à s’affaisser devant la puissance croissante des communautés libres, comme la neige des sommets s’amollit au soleil levant. La seigneurie de Coppet va conserver pendant des siècles, à travers les changements politiques et sociaux, un des caractères du moyen âge féodal où les prêtres et les chevaliers, les dignitaires de tout ordre, se déplaçaient avec tant d’aisance et ne connaissaient guère d’Etat intermédiaire entre le domaine natale et l’univers. Coppet est voué au cosmopolitisme, à l’universalité. Dès le début, ses maîtres lui vinrent du dehors.  

 

   La région est savoyarde. La tradition attribuait la construction du château de Coppet au fameux comte Pierre de Savoie. On prête aux riches. En réalité, c’est sous la suzeraineté de ses descendants immédiats que le fief de Coppet se constitue, fixant sur le rivage du lac le siège de la seigneurie du village voisin de Commugny. Au XIVe siècle, les sires de Coppet sont des Dauphinois, les Allamand. Mais le comte de Savoie, le comte de Gruyère, le sire de Grandson, interviennent dans leurs difficiles successions et se disputent leurs droits sur cette belle terre. Othon de Grandson, le brillant chevalier et le premier poète vaudois, épouse la dernière des Allamand. Celui qui mérita d’être appelé par Chaucer la fleur des poètes de France, n’adressa pas sans doute à cette châtelaine de Coppet ses virelais et ses ballades. Les rites du lyrisme courtois exigeaient qu’il servît une maîtresse idéale, une belle inflexible. On aimerait croire qu’il a cependant rimé pour la « souveraine » qui l’avait fait seigneur de Coppet, ce gracieux souhait de bonne année :

 

 

                           Joye, santé, paix et bonheur,

 

                                   Bon an, bonne nuit et bon jour,

 

                                    Bonne aventure et bonne estrainte,

 

                                    Ma belle dame souveraine,

 

                                    En toute parfaite plaisance,

 

                                    Vous doint (donne) Dieu qui en a puissance

 

                                    Et vous octroit, ma douce dame,

 

                                    Aise de corps et salut d’âme.

 

 

   Victime d’une sombre intrigue, accusé d’avoir trempé dans l’empoisonnement du « comte rouge » Amédée de Savoie, Othon de Grandson, tendre poète mais dur seigneur, peu aimé de ses vassaux vaudois, fut ruiné, poursuivi, innocenté, repris par le soupçon et les haines tenaces, et finalement tué par Gérard d’Estavayer en un duel judiciaire aux péripéties atroces. C’était en 1397.

 

   Après ce tragique héros qui fut un charmant poète, derechef la maison de Gruyère et la maison de Savoie mettent les mains sur Coppet, se partagent, se reprennent la seigneurie, prédestinée à servir d’appât aux grandes familles et de parure aux noms illustres. Le premier duc de Savoie, Amédée VIII, redevient seul maître de la châtellenie ; il inféode ses droits à son maréchal, le marquis de Saluces. Coppet passe bientôt à d’autres nobles savoyards, les Viry, en faveur desquels le duc érige Coppet et les fiefs voisins en baronnie. Lorsque les Suisses, au moment des guerres de Bourgogne, envahirent le Pays de Vaud, Coppet fut une des places qu’ils occupèrent quelque temps.

 

   Le Téméraire est battu. L’heure approche où la Savoie , cédant à la force des bourgeois de Berne, va se détourner de la terre fertile et modérée qui mûrit ses vins et ses blés au soleil du Léman et diriger son appétit de régner vers des rivages plus ardents.

 

   En 1536, Coppet se rend au général bernois conquérant. Malgré son opposition à la Réforme , M. de Viry conserve la baronnie de Coppet. Au milieu du XVIe siècle, il la vend au seigneur de Rolle. Écrasé de dettes, celui-ci remet Coppet à son protecteur le comte Michel de Gruyère. Mais ce siècle est dur aux grands féodaux. Le comte Michel a mené trop large vie ; il est ruiné lui aussi ; son comté, cette superbe et délicieuse Gruyère posée comme une parure fleurie à l’épaule de la Suisse alpestre, est saisie, liquidée, telle une simple maison de commerce. Coppet échoit en partage à un groupe de bourgeois de Mulhouse et de Bâle.

 

   Une ère nouvelle commence, où le pouvoir démocratique des bourgeois compose avec les traditions seigneuriales pour produire un dernier genre de féodalité.

 

   Propriétaires malgré eux, les créanciers du comte de Gruyère revendent Coppet à un seigneur français, conseiller du roi de Navarre et chef actif des réformés de France. Cet Antoine de Clervant meurt en 1588, endetté. La seigneurie de Berne rachète Coppet. Mais au lieu de l’incorporer au domaine de l’Etat, les magistrats bernois revendent notre baronnie à un autre protestant français, le fameux Lesdiguières. Vingt ans après, au moment d’imiter l’abjuration de son feu maître Henri IV, le maréchal duc de Lesdiguières remet la terre de Coppet à son confident Daniel de Bellujon, dont la veuve le vendra, au milieu du XVIIe siècle, pour le prix de 50 000 écus, au comte de Dohna, gouverneur d’Orange. Cet étranger reçut la bourgeoisie de Berne. Tandis que M. de Dohna, baron de Coppet, s’occupait, en voyages et négociations, des intérêts de la maison de Nassau, sa femme élevait une nombreuse famille au château de Coppet. Ses trois fils avaient besoin d’un précepteur. Pierre Bayle remplit cet office de 1672 à 1674. Ce jeune précurseur de Voltaire représente à Coppet les droits de l’intelligence, au milieu des intérêts de la propriété, et dessine comme un trait d’union littéraire entre l’infortuné poète Othon de Grandson et la châtelaine qui fera retentir le château des improvisations passionnées de Corinne.  

 

   Un des élèves de Bayle aliéna Coppet, en 1713, à M. Sigismond d’Erlach, qui le revendit au bout de deux ans à un financier suisse établi à Lyon, Jean-Jacques Hogguer. C’est le siècle des barons de banque et de comptoir. La veuve de J.-J. Hogguer donna la baronnie, en 1752, à sa sœur Marie-Elisabeth Locher, qui fut, pendant quinze ans, baronne de Coppet. En 1767, la terre et les droits seigneuriaux passent de nouveau à des mains étrangères. Gaspard de Smeth, de Francfort, négociant à Livourne, devient seigneur de Coppet ; ses armes et celles de sa femme Ursule Kunkler, se voient encore aujourd’hui au fronton de la cour centrale. Mais il meurt bientôt, et son neveu J.-R. von der Lahr, de Francfort, lui succède à Coppet en 1772. Il revend la baronnie en 1780 à P.-G. de Thélusson, de Genève, ce qui n’empêchera pas le fils von der Lahr, en 1812, d’intenter à Mme de Staël un procès en résiliation de vente, qui causera à la châtelaine, dans ces années si douloureuses pour elle, un surcroît d’inquiétudes.

 

   Le 3 mai 1784, M. de Thélusson revendit Coppet à son compatriote et ancien associé Jacques Necker, qui avait été et redevint bientôt ministre des finances du roi de France. Le prix d’achat fut de 500 000 livres de France ; le trésor bernois y gagna un lod ou droit de mutation de plus du tiers de cette somme.

 

   Sinner de Ballaigues, en son Voyage dans la Suisse occidentale, nous explique comment le gouvernement encourageait ces ventes de terres, si avantageuses pour le trésor de Berne :

 

   « C’est ainsi, ajoute-t-il, que l’on voit s’éteindre peu à peu cette noblesse du Pays de Vaud, tandis que des familles nouvelles s’enrichissent par le commerce, et que des étrangers se parent de titres achetés. Je me souviens que, passant un jour dans un des plus beaux châteaux de ce pays, aujourd’hui entre les mains d’un de ces étrangers parvenus, et voulant en voir les appartements, le domestique qui me conduisait me dit : voici le comptoir de M. le baron. »

 

   Cela ne se passait probablement ni à Coppet, ni à Prangins, ni à Aubonne. Cependant les belles propriétés du bord du Petit Lac tentaient tout particulièrement les financiers enrichis ou les étrangers. Ils se trouvaient là sur la meilleure voie de communication du pays, entre Genève et Lausanne, entre Tronchin et Tissot, entre public assuré par un gouvernement ferme et des mœurs pacifiques.

 

   Dans sa forme actuelle, le château de Coppet ne remonte pas au-delà du XVIIIe siècle. Au XVIIe siècle encore, l’ancien château formait une masse rectangulaire, un ensemble de bâtiments disposés autour d’une cour centrale ; un donjon carré à l’angle nord, des tours arrondies aux trois autres coins en accentuaient le caractère féodal. Le ruisseau qui court vers le lac alimentait le fossé qui entourait le château et que franchisait un pont-levis. Sous le comte de Dohna, le château fort ruineux et ses croulantes tours furent adaptés aux conditions d’une époque moins batailleuses. Les murs d’enceinte furent rasés, les fossés comblés ; une seule des tours conservée ; incorporée à l’édifice nouveau dont elle termine l’aile au sud-ouest, elle garde jalousement, sous le couvert de ses murs épais et de sa porte de fer, les archives du château et les précieux papiers de Mme de Staël. L’édifice actuel avec ses trois corps de logis, formant une cour séparée du parc par une grille, est dû, semble-t-il, au baron de Smeth, qui le timbra de ses armes, vers 1770.

 

   M. Necker ne put toutefois prendre possession de sa résidence nouvelle, en 1784, sans y faire exécuter d’importantes réparations. Pour sa femme, d’une santé si précaire, pour sa fille unique accoutumée aux riches hôtels parisiens, au luxe des palais royaux, le nouveau seigneur de Coppet améliora surtout l’aménagement intérieur du château. Certaines modifications y furent apportées plus tard. Mais, dans l’ensemble, les pieux héritiers des la châtelaine de Coppet dont l’éclat efface le souvenir de tous ceux qui l’ont précédée et suivie dans ces murs, n’ont pas changé le cadre, un peu lourd et sans couleur, que Mme de Staël anima de son activité passionnée et de sa radieuse parole.

 

 

 

 

 

 

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 http://www.swisscastles.ch/vaud/coppet/covisiteguidee2.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:00
 
Depuis la première capitulation militaire de 1521 et jusqu’en 1792, date à laquelle le dernier agent diplomatique français quitta la ville, Soleure entretint des relations privilégiées avec la France , lui fournissant régulièrement des troupes*. La France et ses ambassadeurs influencèrent profondément le goût du patriciat soleurois, tant dans le domaine architectural, comme peuvent en témoigner aujourd’hui encore de nombreux édifices, que dans celui de l’art culinaire avec des plats où transparaît un esprit raffiné. *Comme les autres cantons par ailleurs.
 
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Recette soleuroise
Coquelet farci aux petits oignons et champignons.
Pour 6 personnes
 
3        coquelets de 600 gr. Environ, avec les foies
100 gr                Viande hachée de veau
100 gr                Viande hachée de porc
80 gr                 pain au lait coupé en petits cubes
50 gr                 lard fumé haché
50 gr                      lard fumé en tranches pour barder
3 dl    vin blanc sec
2 dl    fond de volaille
50 gr beurre manié (beurre mélangé à de la farine)
100 gr petits oignons blanchis
100 gr          petits champignons frais
De la ciboulette ciselée
Temps de préparation : 1 heure 15 minutes
 Préparation.
100 gr          beurre
 
 
Mélanger les deux viandes hachées, les foies hachés et le pain en ajoutant 1 dl de vin blanc et l’assaisonnement.
Assaisonner les coquelets, les remplir avec la farce et les barder.
Dorer rapidement dans une partie du beurre. (Pour ne pas brûler le beurre, ajouter un peu d’huile)
Les rôtir au four environ 30 minutes.
Déglacer au vin blanc. Mouiller au fond de volaille. Lier au beurre manié. Vérifier l’assaisonnement en faisant ressortit la marjolaine.
Retirer les coquelets et dans la casserole faire suer les petits oignons et les champignons.
Sel, poivre, marjolaine
 
 
Monter la sauce avec le reste de beurre en flocons. (le beurre bien froid)
Servir les coquelets coupés en deux avec la garniture autour.
Napper le tout de sauce. Saupoudrer de ciboulette.
Une jardinière de petits légumes devrait suffire pour accompagner ce plat.
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 22:35

Automobile

 

Martin Fischer Cette marque ne vécut que de 1909 à 1914. Elle fut fondée à Zurich par Martin Fischer, qui avait fait ses premières armes dans la conception automobile à la Turicum et qui fut considéré comme l’un des plus inventifs et des plus éclectiques de son pays. Il inventa notamment un changement de vitesse avec pignons à denture interne et un moteur avec distribution à fourreau. La 10/33 fut un modèle de succès. Elle était dotée des deux innovations en question et de roues à fixation rapide, par un seul bouton central. Moteur à l’avant, refroidissement par eau, transmission à cardan. La puissance allait jusqu’à 33 ch. à 1 200 tours ; allumage à magnéto Bosch, embrayage à disques multiples, freins à pédale agissant sur la transmission, à main sur les tambours.

 

Avant la guerre, Fischer avait conçu un moteur à six cylindres qui ne put être réalisé qu’à 3 exemplaires. Il reprit son activité de concepteur libre après le conflit et proposa en 1919 une petite voiture avec places en tandem et en 1921 un nouveau moteur avec distribution à fourreau qu’il céda à une firme allemande.

 

L’invention la plus précieuse de Fischer fut peut-être la boîte à engrenages à denture interne ; aussi en illustra-t-il un emblème posé sur le tableau des voitures qu’il fabriquait.

 

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La Pic-Pic

 

Le nom bizarre de cette marque vient des trois premières lettres des noms de ses fondateurs Piccard et Pictet). D'abord, elle construisit des parties de voitures. En 1904, elle fut reprise par la S.A.G. (Société d'automobiles à Genève), qui avait comme concepteur Mark Birkigt. La S.A.G. dissoute, Piccard et Pictet reprirent une complète autonomie et se mirent à produire des machines solides et efficaces. Celle de 1919, avait un moteur à fourreau, sous brevet Argyll, d'une puissance de 50 ch à 1800 tours, carburateur Zénith, allumage à magnéto Scintilla. C'était une voiture très finie, avec compteur kilométrique, montre, ampèremètre et volmètre sur le tableau de bord. le niveau d'huile était également indiqué.

La Pic-Pic fut également engagée en cpmpétition: au Grand Prix de France de 1914 participèrent deux voitures de 4 432 cc avec moteur à fourreau et freins sur les quatre roues.

 

La Première Guerre mondiale valut à cette usine des bons de commande dus, à la robustesse de ses véhicules, mais, en 1920, elle commença à rencontrer des difficultés à cause de la concurrence des voitures d'importation. La Pic-Pic disparut en pratique en 1924, bien qu'en 1922, soit deux ans après avoir mis fin une première fois à son activité, elle eût été reprise par un nouveau groupe financier qui permit à la maison suisse de mettre en chantier une 3 000 à quatre cylindres dont furent vendus 300 exemplaires.

 

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le premier brevet pour un moteur à explosion, est déposé par François Isaac de Rivaz (Paris 1752 - Sion 1829) en savoir plus.... www.histomobile.com

 

  http://www.vea.qc.ca/vea/marques/picpic.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Piccard

http://www.pictet.com/fr/home.html

 

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