Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 17:26

Je vais passer au système d’exploitation Windows 10 et voir si je m’y retrouve avec mes habitude et si la nouvelle version est pratique ou pas.

Windows 10

Je vais donc devoir délaisser un peu mon BLOG pendant ce temps d’apprentissage. Je sais déjà que je vais perdre un programme qui ne fera pas le transit du Seven au 10. Pourtant Media Center est un programme de Windows (télévision TNT), ce qui voudrait peut-être dire que ce qui était gratuit ne doit pas se retrouver sur la version la plus « mercantile » que l’on nous offre gratuitement.

L’appât est toujours gratuit, pour après payer pour tous les services qui nous seraient utiles.

GTell

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 17:16

Succès du cinéma suisse

Évoquer la Suisse du début des années septante c’est aussi parler de sa culture et plus particulièrement de son cinéma. C’est l’époque où les Français découvrent les films de Claude Goretta, d’Alain Tanner et de Michel Soutter, pour ne citer qu’eux. Grâce à la Télévision suisse romande et au « Groupe des Cinq » - ce n’est en effet qu’à partir de 1970 que la Confédération accordera une aide financière à des films de fiction -, de jeunes réalisateurs tournent des films à petit budget. Charles mort ou vif, d’Alain Tanner, exprime un ton nouveau et révèle une image différente de la Suisse. Une Suisse qui s’interroge sur elle-même, sur ses valeurs, sur son attitude face au monde et à une société en profonde mutation, comme l’avait déjà montré Henry Brandt dans le film qu’il avait réalisé en 1964 pour l’Exposition nationale.

De son côté, la télévision s’intéresse de plus en plus aux questions nationales. Cela est particulièrement vrai en Suisse romande. Nombreux sont les reportages consacrés à la Suisse, à ses problèmes, à ses ombres. Une nouvelle génération de journalistes apparaît. Moins respectueuse des tabous et des institutions, plus critique à l’égard des autorités, elle pratique un journalisme d’investigation qui agace les milieux conservateurs, suscite des crispations et crée des tensions. Mais l’appui des téléspectateurs et les taux d’écoute élevés des magazines d’information montrent que cette forme de journalisme correspond aux vœux des citoyens, à une évolution des mentalités et, surtout, au rôle que doit jouer la presse dans une démocratie.

[Aujourd’hui, le temps a passé et effacé, gommé cet élan qu’avait montré la vigueur journalistique de Suisse romande. Même si le magazine d’information « Temps présent » existe toujours, celui-ci n’a plus rien à voir avec celui des années septante. Tout a été nivelé, plus rien d’aussi aiguisé que les débats de « Table ouverte » le dimanche matin. Aujourd’hui on en a exclu le citoyen et les débats d’Infrarouge sont loin d’être le reflet démocratique qu’il devrait.]

(Les archives pour Table ouverte sont celles d’une époque assez ressente et non celles en noir et blanc d’avant la télévision couleur. Dommage.)

Repost 0
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 15:56

La Suisse ne peut pas s’isoler

Ces événements dramatiques font prendre conscience à l’opinion publique que la Suisse ne peut pas s’isoler dans le monde en profonde mutation et qu’il n’est plus possible de séparer politique étrangère et politique commerciale. Le développement des échanges internationaux rend illusoire l’idée d’une Suisse autonome, échappant aux crises internationales. À sa manière le détournement de l’avion de Swissair renforce le point de vue de ceux qui affirment que la Suisse doit redéfinir la conception de ses rapports avec le monde et adopter une politique étrangère plus active, plus solidaire, particulièrement au moment où les nouveaux Etats indépendants d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, entendent jouer un rôle accru sur la scène internationale.

.

[Ce qui est tout à fait normal.]

Cette évolution – à laquelle est favorable un homme comme Pierre Graber, le chef du Département fédéral des affaires étrangères – ne va pas sans se heurter à l’opposition d’une partie de l’opinion publique. Celle-ci est particulièrement forte au sein des mouvements xénophobes et de certains milieux conservateurs alémaniques. À leurs yeux, la Suisse doit adopter une politique prudente et une attitude de repli. Ce courant isolationniste s’exprimera avec succès à plusieurs occasions, notamment en obtenant le rejet d’un prêt destiné à l’Agence internationale pour le développement et en incitant le Conseil fédéral à repousser l’idée de soumettre au peuple la question d’une adhésion de la Suisse à l’ONU.

Lueur d’espoir au Jura

Un autre dossier domine également la vie politique fédérale : celui du Jura. Certes, la crise jurassienne n’est pas comparable avec ce qui se passe au même moment sous d’autres cieux. Mais elle est de plus en plus présente dans l’actualité helvétique. Elle empoisonne les rapports entre la Suisse alémanique et la Suisse romande et plus particulièrement entre le canton de Berne et les Romands.

L’échec, en 1959, de l’initiative lancée par le Rassemblement jurassien demandant que les Jurassiens puissent se prononcer sur le principe d’une séparation du canton de Berne, n’avait pas mis fin aux revendications autonomistes. Bien au contraire. Multipliant les manifestations et les gestes provocateurs, exprimant en permanence la volonté séparatiste des habitants de la partie nord (et catholique) du Jura, le Rassemblement jurassien va progressivement amener les autorités fédérales à intervenir par le truchement d’une « Commission des sages ».

De son côté, le canton de Berne fait des concessions et envisage une procédure de séparation par étapes, préservant les droits des uns et des autres. Cela alors que se constitue en décembre 1969 un « Mouvement pour l’unité du Jura », sorte de « troisième force » qui réunit des modérés qui rejettent les positions du Rassemblement jurassien et celles de ses adversaires.

L’adoption en mars 1970 de dispositions constitutionnelles reconnaissant au peuple jurassien le droit à l’autodétermination constitue une étape essentielle vers la solution du conflit. Le processus de séparation est dorénavant en marche. Cela en dépit des récriminations des anti-séparatistes qui , comme de bien entendu, accusent la presse, et plus particulièrement la télévision, de désinformer l’opinion publique…

Repost 0
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 16:33

« Nous voulons participer ! »

Oui, la société change rapidement. Trop rapidement même aux yeux de certains qui ont du mal à s’adapter. Dans tous les domaines l’évolution est profonde. Les vieilles structures « craquent » et les institutions les plus solides sont ébranlées. C’est l’époque aussi d’une revendication de participation. En déposant en 1971 une initiative fédérale qui réclame une participation des travailleurs à la gestion des entreprises, les syndicats suisses expriment la volonté d’un nombre croissant de gens d’être étroitement associés à tout ce qui détermine leur destin, notamment dans leur vie professionnelle.

Il est vrai que les événements de mai 1968 avaient conduit de nombreux citoyens – pas seulement des jeunes – à adopter une attitude plus critique à l’égard de la société, à mettre en cause les institutions et les valeurs établies. C’est l’époque où se développent des expériences de vie communautaire et du « retour à la campagne ». L’époque aussi de la drogue qui commence à faire des ravages. Déçus par les maigres résultats des rêves de Mai 68 et, ayant du mal à s’insérer dans une société qui paraît de plus en plus préoccupée par la seule satisfaction de ses besoins matériels, des jeunes se laissent séduire par la drogue.

Cette évolution suscite des réactions d’incompréhension et de crispation dans les milieux officiels qui acceptent difficilement cette remise en question. Si certains hommes politiques tentent de comprendre le désarroi des jeunes et le sens de leur révolte, la majorité, au contraire, se raidit. Les protestations suscitées en juillet 1970 par la diffusion du Petit livre rouge des écoliers sont démesurées par rapport à la valeur (très médiocre !) de cet ouvrage. Il en est de même de l’interdiction d’un festival pop par la ville de Lausanne qui parle « d’une exploitation commerciale douteuse et d’une recrudescence du trafic de drogue », de la crise avec les jeunes Zurichois du « Bunker » ou de la réaction du Conseil d’Etat genevois lors de l’occupation de la Maison des jeunes.

[Certes le Petit livre rouge des écoliers n’est pas une œuvre littéraire. Mais le but n’était pas de lire de belles phrases, élevées et pleines de poésie, non, il s’agissait de donner des clés, des modèles et conseils aux jeunes, pour se révolté, pour contester l’autorité parentale et « officiel ». Un mode d’emploi en quelque sorte.]

Le temps des orages et du terrorisme

On pourrait citer de nombreux autres exemples de ce divorce entre les autorités et une partie de la jeunesse qui s’insurge contre les règles sociales et remet en cause l’image traditionnelle de la famille et du monde des adultes. Certes, il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau. Chaque génération a vécu le même affrontement. Mais la crise paraît profonde en ce début des années septante ; d’autant plus qu’elle est amplifiée par l’écho que lui donnent les médias et qu’elle s’accompagne d’une critique plus générale de la société et d’une contestation profonde des structures sociales.

Un autre phénomène, plus grave celui-là, inquiète également les responsables politiques suisses ; le terrorisme. Attentats, enlèvements et actes de violence se multiplient. Dans plusieurs pays des mouvements extrémistes recourent à la violence pour se faire entendre et imposer leur idéologie. C’est l’époque des enlèvements, des prises d’otages et des détournements d’avions.

Au Québec, des nationalistes enlèvent et assassinent un ministre. En Uruguay, les Tupamaros exécutent un diplomate américain. Au pays basque espagnol, l’E.T.A. multiplie les attentats. Au Brésil, les « Escadrons de la mort » assassinent les opposants politiques.

La Suisse n’échappe pas à cette poussée de violence. Le détournement d’un avion de Swissair en septembre 1970 et l’obligation faite au Conseil fédéral de libérer trois militants palestiniens détenus en Suisse depuis l’attentat de Kloten en 1969 afin d’obtenir la libération des passagers, montrent brutalement à l’opinion publique que la Suisse n’est plus à l’abri des convulsions du monde. L’enlèvement, quelques mois plus tard, de l’ambassadeur de Suisse au Brésil, confirme cette mise en cause de notre pays, les ravisseurs justifiant leur action « en raison du soutien indirect » que la Suisse accorderait à la dictature brésilienne.

[La Suisse, pays neutre, s’est souvent dit ne pas être concernée par les blocus ou les directives collectives d’ostracisme à l’égard de tel Etat ou de tel Autre.]

Repost 0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:02

« Nous voulons participer ! »

Oui, la société change rapidement. Trop rapidement même aux yeux de certains qui ont du mal à s’adapter. Dans tous les domaines l’évolution est profonde. Les vieilles structures « craquent » et les institutions les plus solides sont ébranlées. C’est l’époque aussi d’une revendication de participation. En déposant en 1971 une initiative fédérale qui réclame une participation des travailleurs à la gestion des entreprises, les syndicats suisses expriment la volonté d’un nombre croissant de gens d’être étroitement associés à tout ce qui détermine leur destin, notamment dans leur vie professionnelle.

Il est vrai que les événements de mai 1968 avaient conduit de nombreux citoyens – pas seulement des jeunes – à adopter une attitude plus critique à l’égard de la société, à mettre en cause les institutions et les valeurs établies. C’est l’époque où se développent des expériences de vie communautaire et du « retour à la campagne ». L’époque aussi de la drogue qui commence à faire des ravages. Déçus par les maigres résultats des rêves de Mai 68 et, ayant du mal à s’insérer dans une société qui paraît de plus en plus préoccupée par la seule satisfaction de ses besoins matériels, des jeunes se laissent séduire par la drogue.

Cette évolution suscite des réactions d’incompréhension et de crispation dans les milieux officiels qui acceptent difficilement cette remise en question. Si certains hommes politiques tentent de comprendre le désarroi des jeunes et le sens de leur révolte, la majorité, au contraire, se raidit. Les protestations suscitées en juillet 1970 par la diffusion du Petit livre rouge des écoliers sont démesurées par rapport à la valeur (très médiocre !) de cet ouvrage. Il en est de même de l’interdiction d’un festival pop par la ville de Lausanne qui parle « d’une exploitation commerciale douteuse et d’une recrudescence du trafic de drogue », de la crise avec les jeunes Zurichois du « Bunker » ou de la réaction du Conseil d’État genevois lors de l’occupation de la Maison des jeunes.

[Certes le Petit livre rouge des écoliers n’est pas une œuvre littéraire. Mais le but n’était pas de lire de belles phrases, élevées et pleines de poésie, non, il s’agissait de donner des clés, des modèles et conseils aux jeunes, pour se révolté, pour contester l’autorité parentale et « officiel ». Un mode d’emploi en quelque sorte.]

Repost 0
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 15:52

La défense de l’environnement préoccupe les Suisses

Les lettres qu’adressent aux journaux ces nouveaux nationalistes, ces « oubliés de la prospérité », révèlent aussi un anticapitalisme sous-jacent, une dénonciation de la spéculation foncière et une protestation contre les atteintes à l’environnement. On assiste, en effet, à cette époque, à l’émergence d’un mouvement écologiste qui ne prendra une forme parlementaire que quelques années plus tard, mais qui va dorénavant jouer un rôle de plus en plus important.

Il est vrai que le développement rapide des banlieues et du réseau routier modifie progressivement le paysage auquel chacun était habitué. Les villes deviennent bruyantes. C’est le temps de la pollution, des déchets, du béton. En 1970, lors de son allocution du jour de l’an, le président de la Confédération, Hans-Peter Tschudi, se fait l’écho de cette inquiétude d’un nombre croissant de Suisses devant les atteintes à l’environnement. Il ne parle plus seulement de niveau de vie mais, ce qui est nouveau, de qualité de vie.

De son côté, le commandant Cousteau lance un cri d’alarme devant l’augmentation de la pollution des océans. La croissance est mise en cause. Alors que le Conseil de l’Europe proclame 1970 « Année de la nature » et que les Suisses adoptent très nettement en 1971 un article constitutionnel sur la protection de l’environnement, de plus en plus de voix s’élèvent pour protester contre un développement technique sans frein et ce que le Prince Albert de Liège appelle « une course infernale à la croissance économique » qui menace la survie de l’espèce humaine. L’opposition à l’urbanisation du site du Signal-de-Bougy ou la mise en demeure faite à Nestlé de mettre en service une installation de retraitement des eaux usées, sont deux exemples, parmi d’autres, de cette évolution des esprits et d’une prise de conscience écologique qui va dorénavant influencer la vie politique et l’activité économique helvétiques.

Les femmes votent enfin !

Cette votation fédérale sur l’environnement est la première à laquelle les femmes participent. En effet, le 7 février 1971, une nette majorité d’hommes (65,7 % de Oui) décident d’accorder le droit de vote aux femmes sur le plan fédéral.

Enfin, peut-on dire ! La justice l’a emporté sur l’égoïsme après des années de lutte. Même si le chemin est encore long jusqu’à la réalisation d’une véritable égalité entre hommes et femmes, la votation fédérale du 7 février 1971 marque un tournant. Il est vrai que ce résultat était prévisible. Dix ans après le premier canton romand, plusieurs cantons alémaniques venaient d’accorder le droit de vote cantonal aux femmes et le Valais avait fait de même en avril 1970, lui aussi par une très nette majorité. Les esprits avaient évolué.

[Certain hommes diront : « Ce n’est pas important, ma femme vote comme moi ! »]

C’est l’époque de l’affirmation des mouvements féministes et du développement du M.L.F, le « Mouvement de libération des femmes ». Dans de nombreux pays, en Suisse comme ailleurs, les femmes revendiquent. Victimes d’une réelle discrimination sociale, elles réclament l’égalité des droits dans tous les domaines. Après des siècles d’une domination masculine qui paraissait relever de l’ordre naturel des choses, les privilèges des hommes sont contestés, critiqués, remis en cause. Certains l’admettent difficilement et se gaussent des revendications des féministes, ne réalisant pas que la société évolue rapidement et que, eux aussi, devront changer.

Repost 0
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:32

Le problème numéro un

C’est à l’époque le problème numéro un de la Suisse. Celui qui divise l’opinion, soulève les passions et crée une incontestable tension.

L’expansion économique des années cinquante et soixante avait conduit les entreprises à recourir de plus en plus aux travailleurs étrangers, venus pour la plupart des pays méditerranéens et plus particulièrement d’Italie. Leur présence contribue à la prospérité générale, mais, malgré cela, suscite des critiques et réactions xénophobes.

Si certains milieux syndicaux, politiques et humanitaires accusent le Conseil fédéral de mener une politique qui empêche l’intégration de ces travailleurs et favorise leur exploitation par quelques entreprises, il faut bien dire que la majorité de l’opinion lui reproche au contraire de faciliter leur arrivée. A la fin des années soixante, la xénophobie gagne du terrain. Le courrier des lecteurs des journaux de l’époque révèle la virulence de cette xénophobie et le malaise ressenti par une part importante de la population. Les « laissés pour compte » de la société de consommation font de l’étranger le bouc émissaire de leurs frustrations.

En 1965, le parti démocrate zurichois, un groupuscule d’extrême-droite, lançait une initiative fédérale réclamant une réduction de 10 % du nombre des immigrés. Elle sera retirée peu après sous la pression du Conseil fédéral qui prend un certain nombre de mesures pour freiner l’arrivée des étrangers.

James Schwarzenbach, un conservateur zurichois

Cela ne suffit pas pour calmer les xénophobes les plus extrémistes. Une deuxième initiative réclamant le départ de 400 000 étrangers est lancée en 1969 par l’Action nationale, un mouvement nationaliste animé par un conseiller national inconnu jusqu’alors : James Schwarzenbach. Ce conservateur zurichois aux apparences de petit-bourgeois discret va diviser la Suisse. Personnage original et indépendant, il dit tout haut, d’un ton apparemment mesuré, ce que pensent beaucoup de gens.

Son initiative est rejetée le 7 juin 1970. Mais de peu. La marge est étroite puisque 46 % des citoyens l’ont appuyée. Cela va contraindre les autorités fédérales à prendre de nouvelles mesures restrictives qui vont aboutir, progressivement, à une réduction du nombre des travailleurs étrangers, puis à une stabilisation de la population étrangère autour de 16 %. Ce qui n’empêchera pas le lancement d’autres initiatives xénophobes, contre « l’emprise étrangère et la surpopulation en Suisse ».

Pendant plusieurs années ce problème va dominer la vie politique helvétique. Il agit comme un révélateur. C’est le prétexte inconscient de bien des citoyens – surtout dans les milieux modestes – pour exprimer leurs frustrations devant l’évolution rapide de la société, ses changements de valeurs, sa mutation culturelle. Il révèle aussi le clivage de plus en plus profond existant entre la classe politique et une partie des électeurs.

[Voilà les préoccupations du peuple, la surpopulation étrangère en Suisse. En 1942 la barque est pleine selon von Steiger, puis entre 1968 à 1970 c’est donc James Schwarzenbach et en ce moment l’UDC zurichoise qui s’insurge contre l’étranger.]

Repost 0
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 17:07

Par Claude Torracinta [Lien Internet]

L’article est tiré de : « Chronique et Images, la Suisse en 1969-1970-1971 », collection dirigée par André Eiselé avec la collaboration de Claude Torracinta, Éditions Eiselé, 1989 2e édition.

21 juillet 1969. Deux hommes marchent sur la Lune en direct devant des centaines de millions de téléspectateurs et accomplissent ainsi une étape spectaculaire dans l’histoire de l’humanité.

Douze ans après le lancement du premier « Spoutnik » soviétique et huit ans après le premier vol dans l’espace de Youri Gagarine, les Etats-Unis remportent finalement cette course à l’espace qui faisait la Une des journaux depuis plusieurs années.

Cette conquête de la Lune donne le sentiment à l’homme des années septante que tout est désormais possible. Venant après des années d’expansion économique, elle paraît annoncer un nouvel âge d’or. Celui d’une société scientifique aux perspectives multiples et fascinantes. Celui aussi de la révolution informatique. Car, ne l’oublions pas, c’est l’ordinateur qui a permis la conquête de l’espace. Un ordinateur dont les millions de téléspectateurs de cette nuit historique du 21 juillet ignorent les immenses possibilités et ne savent pas qu’il va progressivement bouleverser leur vie quotidienne et transformer les moyens de penser et de communiquer.

A l’heure où l’homme s’apprête à basculer dans la décennie des années septante, la réalisation de ce vieux rêve fou qu’est la conquête de la Lune apparaît comme la promesse que le progrès est infini. Même si le petit écran rappelle chaque jour que le Vietnam, le Biafra, le Moyen-Orient, l’Amérique latine et tant d’autres régions demeurent des lieux de tragédies, d’humiliations et de misère, en cette nuit du 21 juillet 1969, nombreux sont ceux qui croient à l’avènement d’un nouveau monde.

Un monde en crise

Lorsqu’on relit la presse de cette époque, on est frappé par le nombre d’événements majeurs qui surviennent dans le monde. Il faudrait des pages et des pages pour les évoquer et les analyser. En Pologne, on manifeste. En Tchécoslovaquie, on « normalise ». En Union soviétique, on emprisonne. Les dissidents sont arrêtés alors que le Prix Nobel de littérature est attribué à Alexandre Soljenitsyne, l’auteur de L’Archipel du Goulag, un livre qui a bouleversé l’opinion occidentale.

Au Biafra la guerre civile est terminée. Elle a fait des centaines de milliers de victimes au terme de l’un des conflits les plus tragiques de l’histoire africaine. En Jordanie, les troupes du roi Hussein écrasent les militants palestiniens qui menaçaient le régime hachémite. En Amérique latine, l’heure est aux enlèvements, aux prises d’otages, aux assassinats et aux disparitions. La violence règne au Brésil, en Argentine, en Uruguay.

Une lueur d’espoir cependant pour les opprimés : l’élection de Salvador Allende à la présidence du Chili. Autre signe positif : l’attitude du chancelier ouest-allemand Willy Brandt qui pratique une politique d’ouverture vis-à-vis des pays de l’Est, la fameuse « Ostpolitik », et qui, en un geste symbolique de réconciliation, s’agenouille devant le mémorial d’Auschwitz. Au Portugal, aussi, on se met à espérer. La disparition de Salazar annonce la fin prochaine de la dictature. En revanche, la mort subite du colonel Nasser ouvre une période d’incertitude en Egypte. Ses funérailles sont l’occasion d’une immense manifestation à la mesure de la popularité dont jouissait le Raïs dans les milieux déshérités du pays.

La présence des étrangers divise les Suisses

Au Vietnam, le conflit s’éternise. Les Etats-Unis sont impuissants à l’emporter sur le terrain, alors que Richard Nixon amorce en 1970 un changement important dans la politique étrangère de la Maison Blanche en annonçant une prochaine reconnaissance de la Chine populaire toujours boycottée par la majorité des pays occidentaux… et par l’O.N.U.

On le voit, le monde bruisse de crises et de fureurs en cette fin des années soixante. Pourtant, c’est vers la Suisse qu’il faut se tourner. Même si les événements qui s’y déroulent ne sont pas comparables à ce qui se passe hors de ses frontières, ils n’en sont pas moins fort importants pour l’évolution de la société helvétique.

Là aussi, une date doit être retenue : le 7 juin 1970.

Ce jour-là, les Suisses votent. Les hommes seulement, puisque les femmes devront attendre encore quelques mois avant d’obtenir (enfin) le droit de vote fédéral. Les électeurs se prononcent sur une initiative de l’Action nationale personnifiée par un homme, James Schwarzenbach, dont le nom est sur toutes les lèvres. Une initiative qui réclame une réduction sensible du nombre des étrangers établis en Suisse. Une initiative qui pose brutalement le problème de la présence étrangère en Suisse et divise l’opinion helvétique en deux camps passionnés.

Trois électeurs sur quatre se rendent dans les bureaux de vote en ce week-end de juin. Un chiffre rarement atteint dans une Suisse que ronge depuis plusieurs années le phénomène de l’abstentionnisme. Un chiffre révélateur de la passion soulevée par cette initiative xénophobe, qui obtient l’appui de 46 % des citoyens. Un résultat qui va contraindre les autorités fédérales à prendre des mesures de plus en plus rigoureuses pour limiter la venue de nouveaux travailleurs étrangers, en dépit des besoins des entreprises.

Repost 0
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:27
Libre propos sur la perception du monde Musulman

« Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves », écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur note qu'il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d'islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d'une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d'environ 70 millions sur le continent américain. (Hérodote.net)

Il est étrange pour moi de constater qu’il existe toujours une forme d’esclavage dans le monde musulman, mais qu’il est pratiquement interdit aujourd’hui de le dire. Pire est la situation des pays de l’Afrique noire, qui est musulman et au nom de Dieu, mettent en esclavage d’autres communautés, plus faibles, les femmes, chrétiens minoritaires et les enfants. Ces peuples noirs ont oublié qui, autrefois les mettaient en esclavage, pour aujourd’hui faire la même chose.

Les corvéables d’aujourd’hui dans le monde musulman est parfois assimilé, à nos yeux, à l’esclavage. Ce n’est pas les princes arabes qui vont se salir les mains au travail et c’est l’engagement de pauvres bougres venus du sud-est asiatique qui en font les frais. Pour un salaire de misère, ces miséreux sont le moteur de certains royaumes musulmans afin de réaliser les mégalo-constructions de ces princes.

On trouve sur Internet des pages bien plus incendiaires à ce sujet des « esclaves », puisque l’on ajoute très souvent la prostitution dans l’esclavage chez les musulmans, ce qui est pour bien des arabes, « normal » et est la continuité des harems tels qu’ils se l’imaginent. Et dans ce cas, toutes les dérives sont possibles et l’on n’exclue pas les excès qui aboutissent à la mort.

De Gaul disait l’incompatibilité du monde Musulman avec le sien et c’est l’une des raisons qu’il lâcha l’Algérie française.

Comme l’on côtoie au quotidien des musulmans sans pour autant le savoir, du moins jusqu’à ce qu’ils s’expriment, on est obligé de constater qu’il y a plusieurs mondes Musulman. Les moins visibles, sont probablement ceux qui nous viennent des Balkan, qui n’ont pas de signes extérieurs de leur religion et qui sont les plus laïcs dans leurs propos et actes. Par contre leurs femmes sont toutes voilées, comme pouvait l’être les italiennes jusqu’à un récent passé.

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 15:47
Vue du cloître avec, à gauche, le nouveau Musée lapidaire.

Vue du cloître avec, à gauche, le nouveau Musée lapidaire.

Le portail nord de la collégiale, dont le tympan remonte au XIe siècle.

Le portail nord de la collégiale, dont le tympan remonte au XIe siècle.

Vue plongeante sur quelques sarcophages abrités dans le Musée lapidaire.

Vue plongeante sur quelques sarcophages abrités dans le Musée lapidaire.

Le buste-reliquaire de saint Ursanne de 1519.

Le buste-reliquaire de saint Ursanne de 1519.

L’ermite médiéval au visage émacié, purifié par l’ascétisme, pauvrement vêtu, devient par la grâce de la Renaissance ce jouvenceau bouclé, aux lèvres sensuelles, couvert d’une chape richement brodée. À noter la fenestrella contenant le crâne, de style gothique flamboyant.

Un joyau de la collégiale : la crypte.

Un joyau de la collégiale : la crypte.

L’Annonciation : une fresque gothique sur le mur extérieur nord de la collégiale.

L’Annonciation : une fresque gothique sur le mur extérieur nord de la collégiale.

Trésor de la collégiale : crucifix ciselé du XIVe siècle.

Trésor de la collégiale : crucifix ciselé du XIVe siècle.

Chapiteau roman dans le bas-côté gauche.

Chapiteau roman dans le bas-côté gauche.

FIN

Nous voilà à la fin de cette visite de la Collégiale de Saint-Ursanne en photos. Mais rien, aucune photo, ne donnera l’atmosphère générale des lieux lors d’une visite sur place, tant la bourgade et la Collégiale méritent votre curiosité.

Repost 0