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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 16:31
La grande clé de voûte de la nef, datée de 1301.

La grande clé de voûte de la nef, datée de 1301.

Deux peintures du début du XVe siècle, sur les piliers de la nef.

Deux peintures du début du XVe siècle, sur les piliers de la nef.

L’autel de la chapelle Sainte-Anne.

L’autel de la chapelle Sainte-Anne.

Deux détails des peintures figuratives gothiques décorant les murs du bas-côté nord.

Deux détails des peintures figuratives gothiques décorant les murs du bas-côté nord.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Dédié à saint Henri et à saint Fiacre, ce retable est l’un des seuls éléments de style Renaissance dans la collégiale.

Dédié à saint Henri et à saint Fiacre, ce retable est l’un des seuls éléments de style Renaissance dans la collégiale.

Statue de la Vierge à l’Enfant, dans l’angle supérieur gauche du portail méridional.

Statue de la Vierge à l’Enfant, dans l’angle supérieur gauche du portail méridional.

Le loup allant à l’école : détail d’un chapiteau du portail sud.

Le loup allant à l’école : détail d’un chapiteau du portail sud.

[Un loup allant à l’école… quelle est la signification d’un tel fait ? Dommage que cela ne soit expliqué.]

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 16:20

La collégiale de Saint-Ursanne en photos.

Le tympan du portail sud

Le tympan du portail sud

La collégiale, vue de l’extérieur.

La collégiale, vue de l’extérieur.

Vue aérienne.

Vue aérienne.

Différentes étapes de construction à travers les siècles.

Différentes étapes de construction à travers les siècles.

Le chœur, d’architecture romane, contient un riche mobilier du XVIIIe siècle.

Le chœur, d’architecture romane, contient un riche mobilier du XVIIIe siècle.

La croix pattée, sur le linteau du Musée lapidaire, est un antique témoin de la chrétienté en terre jurassienne.

La croix pattée, sur le linteau du Musée lapidaire, est un antique témoin de la chrétienté en terre jurassienne.

La chaire, œuvre somptueuse d’Hugues-Jean Monnot (1707)

La chaire, œuvre somptueuse d’Hugues-Jean Monnot (1707)

Un détail du couronnement des stalles du chœur.

Un détail du couronnement des stalles du chœur.

L’intérieur de la nef, aux lignes sobres et harmonieuses.

L’intérieur de la nef, aux lignes sobres et harmonieuses.

Demain encore des photos.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 16:02

Treize siècles d’histoire

Saint-Ursanne se présente au visiteur, riche d’expression chrétienne. Outre la prestigieuse collégiale, la cité abrite aussi l’ancienne église paroissiale dédiée à saint Pierre. Bien que plus modeste, elle nous offre le monument le plus ancien du christianisme en pays jurassien : la croix pattée, ancienne dalle de sépulture de l’époque carolingienne devenue tympan de l’actuelle porte d’entrée du musée lapidaire.

Au tournant du VIIe siècle, de nombreux moines d’Irlande établis à Luxeuil viennent annoncer l’Evangile sous la conduite de saint Colomban. [Colomban est le saint patron des motards.] En conflit avec le pouvoir, les moines passent chez les Alamans et rayonnent en diverses régions du pays : saint Gall dans les environs de Constance, saint Sigisbert à Disentis, saint Ursanne au bord du lac de Bienne avant de se rendre dans le Clos du Doubs pour y chercher dans la méditation la force de l’évangélisation. Avec saint Germain et saint Randoald, avec encore saint Imier, saint Ursanne sera un des « saints du Jura ». Il aura fallu sa renommée de sainteté pour décider le noble Wandrille à établir, sur son tombeau, un monastère, gardien des restes vénérés de saint Ursanne.

Ainsi, petit à petit naîtra le bourg monastique, en contrebas du château, limité par la rivière et par les remparts de la ville.

Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir un ensemble de sarcophages monolithiques du VIIe au XIe siècle, tous orientés vers le soleil levant en signe de foi en la Résurrection du Christ.

A la période monastique succède, dès le XIIe siècle, un chapitre de chanoines. Les raisons pour lesquelles le monastère est devenu chapitre sont obscures et les documents sont muets. Il nous reste que des constatations générales pour essayer de comprendre. La chronique de Gaspard Merklin, selon laquelle les moines auraient été chassés, semble ne reposer sur aucun document historique. On sait, en revanche, que le pape Grégoire VII, par sa réforme dite « grégorienne », fit adopter, dans la seconde moitié du XIe siècle, la Règle commune des chanoines à toute communauté qui ne suivait pas la stricte observance de pauvreté et de vie commune, comme le demande saint Benoît. [Et surtout combattre le Simonie et le Nicolaïsme.]

On sait aussi qu’au moment où la Règle bénédictine cédait le pas à celle des chanoines, elle reprenait selon l’observance cistercienne, en 1124, à Lucelle.

Quoi qu’il en soit, la Révolution française mit fin tant aux prévôtés qu’aux abbayes. Une chose reste assurée : le Jura doit beaucoup à ses moines et à ses chanoines. Ceux de Saint-Ursanne nous laissent le plus vieux document conservé dans le fonds ancien de la Bibliothèque cantonale jurasienne, l’Evangéliaire de Saint-Ursanne. La Collégiale construite à la fin du XIIe siècle, l’ancien archidiaconé (actuellement la Maison des Œuvres), l’ancienne résidence (Fondation Béchaux), la maison du prévôt de Hallwil (l’actuelle cure) sont des témoins heureusement restaurés.

L’histoire de Saint-Ursanne est présente, riche de 13 siècles de chrétienté et de civilisation. Au cœur des hommes d’aujourd’hui, venus admirer, on pense à Jésus parlant de ses disciples : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront ! ». Ici, c’est dans le silence qu’on reçoit le message. Le visiteur saura respecter la maison de Dieu, en ayant une pensée de reconnaissance pour les bâtisseurs et les restaurateurs et une prière à Celui qui est présent au milieu de son peuple.

Abbé Pierre Salvadé curé du Clos du Doubs.

Saint-Ursanne

Saint-Ursanne

[La cité moyenâgeuse est encore bien circonscrite avec ses vieux bâtiments qu’aucune construction moderne à l’intérieur de la cité ne vient polluer ces lieux. Oui c’est vrai, toutes les maisons ne sont pas du moyen-âge, mais même un bâtiment du XIXe siècle ou du début du XXe, ont étés construit, semble-t-il, en harmonie avec les plus anciens.]

À suivre les photos

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:16

Oui, on a fini le match aux tirs au but, la « vedette » (Granit Xhaka) de notre équipe, celui qui a été chèrement payé pour rejoindre Arsenal (pour 50 millions), lui l’élégant footballeur a manqué son tir au but et fait perdre la Suisse.

Rien de plus à dire.

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Published by G.Tell - dans Actualité
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 17:06

Aujourd’hui comme hier le soleil brille avec un vent pour un semblant de fraîcheur sur la ville. Encaissée comme elle est, la ville de Sion profite comme souvent des meilleurs conditions d’ensoleillement, à tel point que dès qu’il fait beau et chaud, ses habitants quittent la ville pour se rafraîchirent à la montagne dans les mayens, leurs résidences secondaires.

Vue de Sion classique.

Vue de Sion classique.

Vieux mayens.

Vieux mayens.

Donc il suffit de dire qu’il fait beau pour ne plus voire personne ou pour entendre la météo annoncer des orages pour le lendemain. Ce qui est le cas prévu demain. C’est ça l’été.

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Published by G.Tell - dans gtell
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 16:29

Contribution bâloise à l’État Fédératif Suisse

Arrivée du premier train à la gare d’Alsace-Lorraine, 1844

Arrivée du premier train à la gare d’Alsace-Lorraine, 1844

La transformation de l’ancienne confédération d’États suisses en un État fédératif, réalisée avec la collaboration efficace d’un nombre de Bâlois, non seulement mit un terme aux différends de caractère religieux ou de partis en Suisse, mais fut aussi pour Bâle le point de départ d’un brillant essor économique. L’avènement de la machine à vapeur et l’apparition des chemins de fer – qui trouvèrent à Bâle des promoteurs énergiques – donnèrent à la ville en peu de temps un visage tout nouveau. Ses vieux murs tombèrent peu après l’arrivée sur territoire suisse du premier train de la ligne française Strasbourg-Bâle, en 1844. Dans les champs, aux portes de la ville, des fabriques et des habitations surgirent. Peu à peu, le travail à domicile fut transféré dans des établissements, ce qui stimula grandement la production et améliora les revenus et le niveau de vie des ouvriers et des employés. Cette évolution fut accompagnée d’une législation libérale dans le domaine fiscal et social qui servit de modèle pour le reste de la Suisse.

Bâle au vingtième siècle

Barfüsserplatz vers 1910

Barfüsserplatz vers 1910

[Regardez l’ouvrier dans le cercle, en bas à gauche, il est visiblement en position relaxe, peut-être en conversation avec l’homme au chapeau sur sa gauche, alors qu’il vient de réceptionner la lampe de l’éclairage public, afin d’entretien.]

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[La flèche montre une colonne d’affichage, connue sous le nom de « colonne Morris » à Paris et sous le nom de « Litfaßsäule » dans le monde germanique. (Invention de Ernst Amandus Theodor Litfaß)]

Les progrès remarquables réalisé depuis la moitié du XIXe siècle dans le domaine de la technique et des sciences ont accru considérablement le nombre des industries bâloises. La principale d’entre elles est aujourd’hui l’industrie chimique, née dans les anciennes teintureries. L’augmentation de la production et le développement des moyens de transport entraînèrent une forte progression du volume et de la valeur des échanges de marchandises. Ceux-ci offrirent un domaine d’activité féconde aux maisons d’expédition, aux assurances et aux banques et atteignirent leur point culminant par le rétablissement du trafic fluvial sur le Rhin, la création de la Foire Suisse d’Échantillons et l’installation d’un aéroport international aux portes de Bâle. Les années de guerre ou de crise ont, il est vrai, freiné l’évolution pour un temps ; mais elle reprit de plus belle entre les deux guerres mondiales et surtout après la seconde. C’est ainsi que Bâle, ville aux traditions d’art, de culture et de science, est devenue également un des centres modernes du commerce, de l’industrie et d’expositions entretenant des relations étroites avec le monde entier.

Bâle par SBS [8]

Crosse de Bâle caricaturée par Hieronymus Hess (1799-1850)

FIN

Texte et maquette : J.G. Huber

Société de Banque Suisse, Bâle

Bâle par SBS [8]
Bâle par SBS [8]

Partie du plan de la ville de Bâle de 1615, dessiné par M. Merian

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 15:11

Bâle sous le régime de l’absolutisme

L’ « Ernauerhof », reconstruit vers 1780 au St-Alban-Graben.  (Aquarelle)

L’ « Ernauerhof », reconstruit vers 1780 au St-Alban-Graben. (Aquarelle)

[L’«Ernauerhof» reçut son dernier visage vers 1780. Un bâtiment plus ancien avait été, au XVIIe siècle, propriété d’un M. von Ernau, dont le nom fut reporté sur le nouvel immeuble. Ce dernier eut une histoire mouvementée et servit maintes fois de quartier, selon les aléas des guerres, à des troupes étrangères: il abrita notamment des officiers français en 1799, des officiers autrichiens — avec leurs serviteurs et leurs chevaux — en 1814, et des Russes. L’«Ernauerhof» fut acquis en 1820 par Christophe Merian-Hoffmann, le «riche Merian», dont le fils Christophe Merian-Burckhardt devait devenir le plus grand bienfaiteur de Bâle. La veuve de ce dernier y mourut en 1886, chargée d’ans et sans laisser d’héritiers. En 1924, la maison fut vendue par ses nouveaux propriétaires à la Société de Banque Suisse, qui remplaça le vieil édifice baroque par un grand bâtiment. (Démoli en 1950)]

Malgré sa prospérité, la ville ne connut pas à cette époque l’essor qui aurait correspondu à ses possibilités, car le régime patriarcal de « leurs Seigneuries » entravait son développement. Pourtant, c’est à Bâle, ou plutôt à la compétence et à l’habileté de son bourgmestre, Jean Rodolphe Wettstein, que revient le mérite d’avoir obtenu, dans le traité de Westphalie de 1648, la reconnaissance juridique de l’indépendance de la Confédération suisse envers l’Empire allemand, indépendance qui existait d’ailleurs déjà de fait depuis 150 ans, c’est-à-dire depuis la guerre de Souabe. Sur le plan politique, Bâle fut secouée à deux reprises : en 1653, par un soulèvement des paysans de Bâle-Campagne, et en 1691 surtout, par une conjuration qui chercha à empêcher qu’un régime oligarchique ne se substituât à celui des corporations.

Bien que Bâle fût la ville la plus grande de l’ancienne Confédération, elle ne s’agrandit plus guère pendant tout le XVIIIe siècle, en raison de l’étroitesse des conditions d’admission de nouveaux citoyens. En revanche, l’aspect de la ville s’enrichit de nombreuses constructions nouvelles effectuées par des particuliers. En outre, la ville fut le berceau d’hommes remarquables, comme les mathématiciens Bernoulli et le génial Euler, ainsi que le grand philanthrope Isaac Iselin

Bâle pendant la Révolution

L’arbre de la liberté sur la place de la Cathédrale, 1798 (Gravure coloriée de F. Kaiser).

L’arbre de la liberté sur la place de la Cathédrale, 1798 (Gravure coloriée de F. Kaiser).

Sous la pression française et à l’instigation de l’ambitieux grand-maître des corporations Pierre Ochs, Bâle se vit contrainte, en 1798, d’introduire également les réformes imposées par la révolution et de se soumettre par la suite aux injonctions de Napoléon, comme du reste aussi les autres membres de la Confédération. Pendant la durée de la République helvétique, de la Médiation et de la Restauration, la ville eut à faire face à de graves problèmes d’ordre politique et économique. Bien que l’assujettissement de la campagne bâloise à la ville eût été aboli, les dissensions n’en continuèrent pas moins. Arrivées par des maladresses, des malentendus et aussi des malveillances, ces disputes finirent par dégénérer en un conflit armé qui aboutit, en 1833, à une division du canton de Bâle en deux demi-cantons, Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Ce fut un dur revers ; mais il marqua le début d’un renouvellement spirituel et culturel qui se traduisit par la régénération de l’Université et la fondation d’institutions sociales ou pieuses, précédées déjà, en 1815, par la constitution de la Mission de Bâle

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 17:38

Bâle dans l’alliance des Confédérés

Depuis le début du quinzième siècle, la ville de Bâle s’était rendue indépendante de l’empereur, de l’Empire et de l’évêque. Elle resta neutre pendant la guerre de Souabe (1499). Cette attitude lui valut l’animosité et les persécutions du parti de l’Empire dans sa cité et des villes autrichiennes avoisinantes. En raison de sa situation limitrophe très exposée, elle décida d'entrer dans l’alliance des Confédérés, non sans hésitations de part et d’autre, d’ailleurs. Le pacte fut scellé solennellement le 13 juillet 1501 sur la Place du Marché. La ville consolida par la suite ses anciennes et multiples relations avec les membres de la Confédération ; elle dut à la neutralité observée par les Suisses depuis la bataille de Marignan en 1515 de progresser pacifiquement pendant des siècles.

Prestation de serment lors de l'entrée de Bâle dans la Confédération, le 13 juillet 1501

Prestation de serment lors de l'entrée de Bâle dans la Confédération, le 13 juillet 1501

Bâle et les réfugiés

Le progrès des études classiques avait préparé le terrain à la Réformation qui fut introduite à Bâle en 1529 par Jean Oecolampade et qui, en achevant de destituer l’évêque de ses droits, établit définitivement la souveraineté des corporations. Ville réformée, Bâle s’employa dès le début à atténuer les antagonismes entre les confessions au sein de la Confédération et devint un lieu de refuge pour les émigrants de France, de Hollande et d’Italie persécutés pour leur croyance. Ces étrangers apportèrent, avec leurs mœurs plus fines, leurs initiatives et leurs talents, un esprit nouveau dans la vie intellectuelle et économique de la ville à un moment – c’est-à-dire vers la fin du XVIe siècle et durant tout le XVIIe siècle – où elle était menacée d’engourdissement. C’est à ces réfugiés que Bâle fut redevable de nombreuses entreprises dans le domaine commercial et industriel, telles que la passementerie, le tissage du velours et de la soie, la filature, la teinturerie et le commerce de la soie, qui contribuèrent beaucoup à accroître la prospérité et la richesse de la ville. Le degré de développement de son commerce et de son industrie lui valurent d’être le premier centre financier du Haut-Rhin jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Rubans de soie de Bâle du XVIIIe siècle

Rubans de soie de Bâle du XVIIIe siècle

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:01

L’âge d’or de Bâle

Frontispice de la première bible de Luther imprimée à Bâle ; bordure de Hans Holbein le Jeune

Frontispice de la première bible de Luther imprimée à Bâle ; bordure de Hans Holbein le Jeune

Première bible de Luther imprimée à Bâle

Durant la période qui suivit la victoire des Confédérés suisses sur les Armagnacs, à St-Jacques-sur-la-Birse (1444), et sur Charles le Téméraire (1477), la vie intellectuelle à Bâle, grandement stimulée par le concile, atteignit son plein épanouissement, L’université et la perfection atteinte par Jean Amerbach et Jean Froben dans l’art de l’imprimerie préparèrent le terrain pour l’éclosion de la culture classique. Quelques-uns des plus grands esprits de l’époque, comme Sébastien Brant, Erasme de Rotterdam et Thomas Platter. Des peintres et des dessinateurs, comme Urs Graf et Hans Holbein le Jeune, précédés de quelques dizaines d’années par Conrad Witz, se fixèrent quelque temps à Bâle et firent de la ville, dont la renommée s’étendait dans toute l’Europe, un centre d’art, d’érudition et de science. S’affranchissant de plus en plus de la tutelle de l’église, les études s’orientèrent dorénavant vers la connaissance de l’homme et de la nature, la culture générale de l’esprit et de la personnalité. Bâle devint la citadelle de cette noble conception dont le développement demeure aujourd’hui encore une des préoccupations principales de ses citoyens.

Le marché aux grains avec l’Hôtel de Ville (d’après une gravure de Jacob Meyer, 1651)

Le marché aux grains avec l’Hôtel de Ville (d’après une gravure de Jacob Meyer, 1651)

Le vieux Bâle. Vu du Petit-Bâle (d’après un dessin d’E. Büchel, 1761)

Le vieux Bâle. Vu du Petit-Bâle (d’après un dessin d’E. Büchel, 1761)

Remarquez le pont, moitié en pierre et moitié en bois.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 16:06

La peste et le tremblement de terre

Vue la plus ancienne de la ville de Bâle (d’après le « Liber Chronicarum » d’Hartmann Schedel)

Vue la plus ancienne de la ville de Bâle (d’après le « Liber Chronicarum » d’Hartmann Schedel)

Le « Liber Chronicarum » d’Hartmann Schedel

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[Remarquez la grue (flèche), comme aujourd’hui en photographiant une ville, on a presque obligatoirement une grue dans le paysage, et donc à l’époque, l’artiste n’a pas oublier d’illustrer ainsi la reconstruction de la deuxième tour de la cathédrale.]

Au moment où s’esquissait le passage du pouvoir entre les mains d’une bourgeoisie étroitement unie par ses liens corporatifs, deux terribles catastrophes vinrent interrompre brutalement l’évolution pleine de promesses de la ville : l’épidémie de peste des années 1340, qui parait avoir emporté plus de la moitié des habitants, et le tremblement de terre de 1356 qui réduisit en cendres et en ruines la ville et plus de 60 châteaux des environs. Malgré le profond désarroi de la population après ces rudes épreuves, la ville se releva avec une étonnante rapidité. Les maisons furent reconstruites en pierres, et un mur d’enceinte plus vaste remplaça l’ancien devenu trop exigu. Les corporations accrurent leurs pouvoirs grâce surtout aux graves pertes subies par l’aristocratie attachée à l’Autriche lors de la bataille de Sempach (1386). Par le rachat des droits épiscopaux, le gouvernement passa effectivement entre les mains de la bourgeoisie. En 1392, elle acquit aussi non seulement le Petit-Bâle, que l’évêque avait remis en gage aux Habsbourg, mais encore d’autres terres que les seigneurs des environs se virent contraints de céder ou de donner en gage. C’est ainsi que la ville commença par s’approprier et par administrer, indépendamment de l’évêque, un important territoire assujetti, celui de Bâle-Campagne.

Le grand concile

Cérémonie inaugurale de l’Université à la Cathédrale, le 4 avril 1460

Cérémonie inaugurale de l’Université à la Cathédrale, le 4 avril 1460

Bâle brilla un certain temps d’un éclat particulier, en quelque sorte comme centre de l’Occident, quand le grand concile, voulant rétablir l’unité de la chrétienté, mettre fin au schisme et régénérer la vie ecclésiastique, siégea dans ses murs de 1431 à 1448. La ville hébergea alors non seulement des cardinaux, évêques, abbés, théologiens et secrétaires, mais aussi un grand nombre de comtes, de ducs, de princes et même l’Empereur. Cette illustre assemblée donna à la ville un grand prestige, surtout lorsque fut couronné le nouveau pape Félix V, en 1440, après le conclave tenu dans la maison « zur Mücke »

[Münsterplatz avec la maison Haus zur Mücke (au centre, Le cercle rouge) et ancien monastère de l’Augustinergasse, emplacement du premier musée national de 1849 (en bas, près du chiffre 12)]

[Münsterplatz avec la maison Haus zur Mücke (au centre, Le cercle rouge) et ancien monastère de l’Augustinergasse, emplacement du premier musée national de 1849 (en bas, près du chiffre 12)]

Le concile fit naître à Bâle dans beaucoup d’esprits un besoin d’activité intellectuelle qui conduisit, en 1460, à la fondation de l’Université. Celle-ci fut établie en vertu d’un acte délivré par le pape Pie II qui, avant son élection, avait participé au concile comme secrétaire et estimait beaucoup la ville. En 1471, l’octroi d’un privilège impérial permit aux Bâlois de tenir chaque année deux foires commerciales. Alors que la foire d’automne s’est maintenue jusqu’à nos jours – encore qu’elle ne revête plus la même importance qu’autrefois – celle du printemps fut déjà supprimée en 1494. Elle ne devait renaître que quelques siècles plus tard, en 1917, sous forme de Foire Suisse d’Échantillons.

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