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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:30
Tiens tiens les revoilou !

Devant la poussée des forces coalisées contre l’Empereur Napoléon Ier, la garnison quitte Genève au matin du 30 décembre 1813. Le même jour, 10'000 soldats autrichiens, commandés par le Comte de Bubna, s’installent dans la ville. Le lendemain, des Genevois, la plupart anciens magistrats, qui avaient depuis quelque temps formé un conseil occulte, prennent leurs responsabilités vis-à-vis des anciens et nouveaux occupants : Ils les formulent dans cette proclamation d’indépendance affichée et qui sera lue dans les rues et sur les places de la ville le 1er janvier 1814.

[Vous avez remarqué, Les Magnifiques et Très Honorés Seigneurs Syndics et Conseil, sont de retour.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:02
Invitation à la délation

Malgré la présence de la garde bourgeoise, le drapeau placé sur la porte de l’Hôtel du Résident de France fut souillé par un liquide noirâtre dans la nuit du 27 au 28 mars.

A l’indignation et l’émotion, succéda la réparation publique. Un étendard neuf fut remis en cortège par les autorités et un grand concours de peuple qui ne ménagea pas ses acclamations. Le 15 avril 1798, les troupes françaises occupèrent Genève.

[On ne badine pas avec les symboles. On fait bonne figure face à la puissante France.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 16:16

Aux difficultés économiques, aux luttes politiques, aux séquelles de la guerre, vient s’ajouter l’immoralité. C’est vraiment l’heure pour les autorités de considérer qu’une République ne se soutient que par les mœurs et de prendre des mesures appropriées.

Prostitution sous l’œil de la Nation

[Une telle proclamation atteint-elle ses objectifs ?]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:45
Encore et toujours l’interdit de nudité

Les autorités de la « Nation Genevoise » se heurtent, elles aussi, à la difficulté d’extirper une habitude invétérée.

[Preuve qu’il était toujours bon de prendre un bain dans le Rhône, tout nu.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 15:34
Entre voisins

Le 4 avril 1797, des contrebandiers avaient dérobé, en douane de Carouge, - alors en terre française – des ballots de marchandises confisquées. Genève fut accusée d’avoir favorisé les auteurs de ce délit, et le Résident de France lui fit grief d’être « l’égout de la contrebande ». Cette affiche montre le souci genevois d’observer les règles d’un bon voisinage.

[Les tensions entre Genevois et Français ne datent pas d’hier, comme vous le voyez et l’on sent la force que peut avoir la désapprobation française.]

[C’est plus facile à lire, non ? Reste encore les « & » à remplacer par « et », et ça sera comme aujourd’hui.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 16:05

La « marque de l’impôt » vaut quelques ménagements aux chiens qui en sont pourvus. Les autres s’exposent à la manière forte qui vaut des insultes aux agents chargés de l’exercer. Encore nommés chasse-gueux en 1782, ceux-ci sont désormais qualifiés de « valets de ville ».

Les chiens

[Sans médaille, la mort ! Avec médaille et seul dans la rue, la fourrière ! Rien de changé depuis lors.]

[Remarquez que cet avis est pratiquement le dernier ayant cette graphie, avec les « s » qui sont encore en forme de « f », vont disparaître sur les prochaines affiches et qu’elles seront plus lisible. Un bienfait de la Révolution.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 16:13
La Loi est la Loi !

La fin du XVIIIe siècle coïncide pour Genève avec une grave dépression économique, c’est-à-dire avec du chômage et des faillites. Certains faillis en prennent à leur aise avec la prison domestique à laquelle les astreint leur situation, tant qu’un jugement n’a pas reconnu qu’ils sont, comme le disent encore les tribunaux, « excusables ».

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 15:54
Le tri de la population

Le présent rappel laisse un certain reflux des sentiments révolutionnaires de la population. A constater la gravité des sanctions, on mesure que les syndics et conseils ne voulaient pas badiner au sujet du port de la cocarde nationale genevoise.

[Ainsi il était plus facile de savoir qui était étranger à la Nation.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 15:32
Tous à Saint-Pierre !

« L’Acte de réunion », dont il est ici question, tend à la réconciliation civile par l’égalité politique, l’amovibilité des charges publiques et la séparation des pouvoirs. L’Adresse à tous les Genevois du 31 août 1795 avait été appuyée par 5031 citoyens. Le temple de Saint-Pierre, dénommé « Temple des Lois », à la fin de 1794, reprend sa dénomination séculaire et son service « à l’Être Suprême ».

[Après une demi-heure de cloche (de bondieuserie), la salve d’artillerie redonne la parole (la primauté) aux civiles.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:58

Les lettres de bourgeoisie ou d’habitation constituaient des « papiers » de caractère officiel reconnaissant les qualités de bourgeois ou d’habitant du titulaire. En proclamant, notamment, l’égalité politique, l’Édit révolutionnaire du 12 décembre 1792 rendit caducs ces documents. En les considérant comme « germes de dissensions » et en assimilant leurs détenteurs à des « Aristocrates incorrigibles », la Commission révolutionnaire manifesta sa volonté de supprimer ces vestiges de l’ancien régime.

Menace de travaux forcés

[Ça ressemble à des actes proclamés par des Communistes.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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